Marathon de Paris 2025 – Y a pas que les marchés boursiers qui ont chuté 💩

J’ai un peu attendu avant de poster cet article car, si j’en rigole beaucoup maintenant, c’était un peu moins le cas quand c’est arrivé et que ça a compromis mon marathon.

Mercredi 9, lors de mon avant dernière sortie de la prépa marathon et alors même que j’étais censée ne faire que 38 min, quand la fin de séance a sonné et que je me suis retrouvée à 6,6km, mon côté addict à Strava est ressorti et je me suis dit que je ne pouvais pas m’arrêter avant de faire un chiffre rond et donc d’aller jusqu’à 7km. Et c’était une vraie connerie 🙂

Après à peine 100m supplémentaires, mon pied a atterri dans un trou, ma cheville a tourné, j’ai hurlé, les voisins se sont retournés, je me suis aussi retournée parce que j’avais honte qu’ils se soient retournés, et puis je suis retournée (mdr) à cloche pied sur mon canapé. Et c’était le début du drame de la semaine.

J’ai beau ne jamais m’être blessée avant cet épisode, j’ai TOUT DE SUITE compris que c’était la merde.

Alex m’a dit de ne pas stresser et d’attendre a minima 2h avant de voir les potentiels dégâts. 2h après, et en voyant les GROS dégâts, il m’a autorisée à stresser et à commencer à devoir envisager le fait de ne pas pouvoir passer, dimanche, la ligne d’arrivée (ça je peux y être préparée) mais aussi et surtout de ne même pas pouvoir m’aligner sur le départ… et ça, ben c’était plus compliqué.

Le lendemain mon pied se composait de doigts de pied (dont deux ongles perdus lors du semi de Paris) et …. d’une énorme boule au niveau du haut du pied. Marcher sans béquilles était absolument impossible et je commençais à vraiment comprendre que le marathon allait être compliqué voire inenvisageable. Je veux bien être habituée à la douleur depuis la SaintéLyon, mais faut pas pousser mémé dans les orties. Un marathon est traumatisant quand on est en pleine forme, alors à la moindre faiblesse c’est à proscrire. Et ça, je l’ai compris l’année dernière.

Psychologiquement, cette épreuve a été assez compliquée puisque même si le marathon de Paris n’était pas l’objectif de mon année, j’avais quand même couru 400km depuis le début de l’année pour le préparer et je ne pouvais pas accepter de ne même pas y participer.

On a donc passé 48h à me mettre de la glace, du chaud, du baume du tigre, des chaussettes de compression, à faire des exercices pour stabiliser la cheville, à strapper. Bref, on a fait littéralement tout ce qu’on pouvait.

Le vendredi soir au salon du Marathon de Paris, je pouvais de nouveau marcher sans aide et quasiment sans douleur mais je sentais une vraie gêne que je savais pertinemment que je ne pourrais pas la supporter pendant 42km. Alex me disait que de toute façon il faudrait prendre une décision le lendemain mais que c’était peut-être pas la peine de tenter le diable et risquer de me faire encore plus mal pour une course dans laquelle je ne ferai en tout état de cause pas de RP. Ça ne vous étonnera pas, mais je ne l’ai pas écouté.

Le samedi, après avis « médical » d’un kiné, on a décidé de me laisser partir, consciente du fait que je ne pourrai peut-être pas finir et que si je m’arrêtais à nouveau à 30 bornes comme l’année dernière, ça commençait à faire cher le kilomètre :p mais qu’importe. Je ne me voyais pas rester chez moi pendant cet événement qui me tenait tant à coeur. Et j’ai bien fait.

Rendez-vous la semaine pro pour le récit du marathon mais spoiler : j’ai fini !!!

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