Il y a des courses comme ça qui sont des madeleines de Proust, devenues presque des routines tant on les fait chaque année. Bon, je vais pas vous mentir, mon souci c’est qu’approximativement toutes les courses de France de l’année sont mes madeleines de Proust que j’en viens à faire une course par week-end. Va falloir grandir Audrey.
En tout état de cause, les Foulées de l’Assurance fait partie de ces courses que je ne raterais pour rien au monde. Je déteste à peu près tout de cette course : le parcours, la date (pendant le changement d’heure chaque année alors que vous savez à quel point le sommeil est primordial pour l’hyperthyroïde que je suis), la météo (il fait tout le temps gris, à croire que même Mère Nature n’aime pas cette course), mais cette course est au final une de celles qui compte le plus chaque année puisque je la fais grâce et au nom de mon entreprise que j’aime à la folie.
C’est donc sans grande surprise que je me suis réinscrite cette année.
J’ai quand même appris de mes erreurs : après deux éditions du 10km, je fais le choix, depuis l’édition 2024, de m’aligner seulement sur le format 5km qui est un de ceux que j’aime le plus (avec le semi) en ce moment.
L’année dernière j’avais fini 6e avec un temps de 21 minutes et quelques. Le parcours était de 4,75km, ce qui donnait une équivalence à à peu près 22 minutes.
Mon objectif initial était bien sûr de battre ce temps mais je n’avais aucune idée de si c’était possible ou pas. Je me pense en meilleure forme physique qu’il y a un an, en revanche c’est difficile pour moi de me mettre dans le mal mentalement depuis la SaintéLyon, et c’est sûrement ce qui m’a coûté ma minute aujourd’hui. Je termine donc en 23 min, mais avec la fierté d’avoir gagné une place dans le classement : 5e femme, youpi.

Cette course a été l’occasion pour moi de voir où je devais concentrer mes forces : la préparation mentale. Qu’importe le niveau physique, si le mental ne suit pas, c’est mort d’avance et je vais stagner pendant encore des années.
Elle a également été l’occasion de me prouver que j’étais capable d’enchainer les kilomètres, car oui, la fermeture de la ligne 9 m’a forcée à venir sur le lieu de départ en courant ce qui a forcément ajouté des bornes au total de la journée !
C’est maintenant l’heure de la pause pour 15 jours et avant le rendez-vous sur la plus émouvante des courses : le Marathon de Paris 🙂