Inscrite sur un coup de tête après être passée devant une affiche il y a quelques semaines en rentrant du boulot, j’étais loin de me douter que cette superbe course deviendrait le lieu d’un nouveau (mini) RP. Le bonheur.
Après une semaine dernière parfaite (60km svp) et un début de semaine plutôt top (27km en 2 jours) (oui, je suis trop fière), j’ai été freinée dans mon élan par mon lissage brésilien qui interdit toute transpiration pendant 72h (+ la journée de mercredi avant de le faire où je n’ai pas eu la foi de me lever tôt pour courir avant le boulot et le rdv) et m’a donc empêchée de courir jusqu’à ce matin, j’étais très peu confiance vis à vis de cette course que je voyais plus comme un énième moyen de dépenser mon argent de manière inutile que comme une occasion de battre un record.
J’ai payé un peu moins de 23 euros, argent vite remboursé quand j’ai vu tout ce qu’ils offraient comme cadeaux au retrait des dossards : une boisson, des chips, de la crème solaire, un tee-shirt, une serviette, un sac + à l’arrivée : une médaille, des canettes de Coca (très important les canettes de Coca), du chocolat, des barres de céréales, des jus de fruit, bref : je pense que celui qui a fait le business plan de la course est le même que celui qui creuse le déficit de la France. Je n’ai jamais vu ça.
Le départ était à 1km de chez moi (assez rare pour être souligné quand on court toutes ses courses dans le centre de Paris où on aurait les moyens d’acheter à peu près 0,1 mètre carré) et, malgré la date, la météo était super clémente avec un beau lever de soleil au départ (pour une fois qu’il se lève après moi).
On s’est élancé pile à l’heure prévue pour deux boucles de 5km sur les quais, à alterner entre tunnels montées et descentes. Décrit comme ça c’est à peu près tout ce que je déteste mais en réalité c’était beaucoup moins difficile qu’imaginé.
J’ai eu un énorme coup de mou du 4e au 7e kilomètre (oui, c’est long, mdr), puis je me suis dit que si j’avais été aussi folle que l’année dernière j’aurais surement pris un dossard pour le 20km de Paris qui avait lieu en même temps et que si j’avais dû courir 20km, j’aurais été contente de pouvoir m’arrêter au 10e comme j’allais le faire au final.
J’ai mis du temps à réaliser que je pouvais battre mon record et je le regrette un peu car j’en avais encore (un peu) sous le pied pour potentiellement tenter un sub47, mais je suis très contente de ce merveilleux résultat bien au-delà de mes espérances et qui me prouve que la blessure de 5 mois a été difficile à vivre mais que le meilleur reste à venir.
En janvier dernier, nous avions commencé mes 27 ans en s’offrant notre première course dans le Sahara : le Marathon des Sables Atlantic Coast.
Si mes impressions étaient mitigées et que j’ai abandonné au 70e kilomètre au lieu de faire les 120km prévus initialement car j’avais laissé tout mon mental à la SaintéLyon un mois avant, je ne vais pas vous mentir, je peux aujourd’hui dire sans hésiter que c’était la plus belle aventure de ma vie. Les souvenirs, les rencontres, les sensations, les émotions, tout était absolument incroyable. Et à peine rentrés, nous voulions déjà y retourner.
Le problème est que la majorité des Marathons des Sables intéressants à nos yeux ont lieu en deuxième partie d’année et qu’en bossant en souscription il est très compliqué de pouvoir partir en congés à cette période. J’avais vaguement tenté de convaincre Alex que refaire celui que nous avions fait mais il avait refusé sans me laisser d’espoir sur le fait de pouvoir changer d’avis, arguant que payer aussi cher pour revivre exactement la même chose n’avait pas grand intérêt (il avait raison, je crois).
On avait donc un peu laissé tomber, jusqu’à ce que le Marathon des Sables annonce l’ouverture d’un nouveau concept : le Marathon des Sables ULTRA, début janvier. Deux formats : 100km ou 160km, dans le Sahara, d’un coup (sans nuit sur le camp donc, et sans pause, aïe) et dans une limite de 40h.
J’ai bien évidemment choisi le format 100km, parce que si je ne suis pas sure de pouvoir les finir, je ne peux en aucun cas envisagé d’en faire 60 de plus.
Il va donc falloir enchainer les sorties longues, les entrainements avec un sac super lourd et croire très fort en la capacité de mon corps d’endurer une telle épreuve après 5 mois de blessure. Car oui, ma blessure post marathon est malheureusement tout sauf un vilain souvenir !
J’ai beau avoir un CDI depuis trois ans, il y a des réflexes d’étudiante qui ne sont jamais partis, et celui d’être un rat en fait partie.
Alors quand j’ai dû choisir entre un aller en train pour le sud à 17h à 80 euros et un aller en train pour le sud à 21h à 40 euros, j’ai bien évidemment choisi le train de nuit, pensant que j’aurais la même expérience qu’en bus de nuit (pour rappel, j’ADORE le bus de nuit). Mais pas exactement.
J’ai déjà fait trois trajets aller-retour en train de nuit : deux en couchettes (un pour Millau, un pour Cannes), que j’avais peu aimés, et un en place assise que j’avais vachement préféré. C’est donc tout naturellement que je me suis tournée sur une place assise pour ce nouveau trajet (et en plus, la vie est bien faite : c’était le moins cher :D).
Je ne m’attendais de toute évidence pas à ce que ce soit le trajet le plus confortable de mon existence, mais j’étais loin d’imaginer la réalité de l’enfer que ça allait être.
Bon déjà tout a commencé quand j’ai découvert que mon wagon était le plus loin en partant de la gare, et donc que j’avais bien 1km à marcher avec une énorme valise et deux sacs parce que je suis toujours trop prévoyante, même quand je pars 6 jours. Mais ça, c’était rien, en comparaison avec le reste de la nuit que j’allais passer.
Une fois arrivée à ma place, il a aussi fallu supporter de faire le trajet avec une colonie de vacances. Je n’ai pas de problèmes particuliers avec les enfants, mais j’étais en télétravail le lendemain et non en congés et avec une arrivée prévue à 7h30 du matin, si je n’arrivais pas à dormir de la nuit, je n’allais pas être fraiche pour enchainer sur une journée de boulot chargée. En réalité, ce ne sont absolument pas les enfants qui m’ont empêchée de dormir mais… la lumière du train qui ne fonctionnait pas.
Et oui, après une heure de trajet, un gentil monsieur de la SNCF est venu nous indiquer que la lumière du wagon ne fonctionnait pas (comprenez, ne s’éteignait pas) (???) (??????????) et nous proposer d’aller poursuivre le trajet en couchettes. Le hic est qu’étant une femme vivant dans un monde de dégénérés mentaux, il m’était absolument impossible de me retrouver en couchettes au dernier moment avec des gens que je ne connaissais pas et sans m’y être préparée avant et les couchettes réservées aux femmes étaient bien évidemment pleines.
J’ai donc refusé et ai passé une merveilleuse nuit (blanche?) à me demander si ça arrivait à d’autres individus que ceux de la SNCF d’avoir une lumière qui, quand elle bug, ne peut pas s’éteindre (et non pas s’allumer comme celle des gens normaux). J’ai eu ma réponse à 5h du matin quand le soleil a commencé à se lever et que la fucking lumière blanche archi agressif qui était restée allumée toute la nuit s’est, comme par magie, éteinte… 🙂
Résultat, j’ai de suite modifié mon train de nuit du retour pour, telle une gosse de riches que je ne suis pas, m’offrir le luxe de pouvoir voyager dans un TGV digne de ce nom ! Il est évidemment arrivé en retard, mais, au moins, il est arrivé. Et c’est tout ce qu’on lui demandait, non ?
Deux mois de silence : c’est, au moins, ce qu’il me fallait pour me remettre de ce qu’il s’est passé depuis que j’ai disparu d’ici.
Il n’y a pas eu de compte-rendu du Marathon de Paris 2025 que j’ai pourtant bel et bien fini (mais à quel prix, c’est bien ça le problème) car c’était un petit peu douloureux mentalement d’en reparler alors que j’étais en pleine descente aux enfers. Mais il arrivera un jour, quand je me serais sortie de la galère dans laquelle je m’étais mise.
Bref. Comme l’expliquait mon dernier article, je me suis fait une entorse trois jours avant le marathon. Et, après de nombreuses heures d’hésitation, j’ai décidé de tout de même prendre le départ, alors même que la Terre entière me disait que c’était une mauvaise idée. Et j’aurais dû davantage vous écouter.
J’ai pu terminer ce marathon dans la souffrance mais le problème est que suite à une compensation excessive sur la jambe qui n’avait pas d’entorse, je me suis bousillé le genou et que cela ne passe pas depuis 2 mois.
On peut donc dire sans s’avancer de trop que c’était une mauvaise idée de partir avec une entorse. La réalité c’est qu’au début je m’en voulais un peu d’avoir été si bête, mais avec le recul je me dis que si j’avais pas pris le départ je n’aurais jamais su ce qu’il se serait passé et que j’aurais regretté de ne pas y être allée. Donc aujourd’hui le seul objectif est de réparer mon genou sans me ruiner le moral qui est déjà pas au top à cause de ça.
J’espère ne pas trop me porter la poisse en disant que j’ai l’impression que ça commence à aller mieux. On croise les doigts 🙂
J’ai un peu attendu avant de poster cet article car, si j’en rigole beaucoup maintenant, c’était un peu moins le cas quand c’est arrivé et que ça a compromis mon marathon.
Mercredi 9, lors de mon avant dernière sortie de la prépa marathon et alors même que j’étais censée ne faire que 38 min, quand la fin de séance a sonné et que je me suis retrouvée à 6,6km, mon côté addict à Strava est ressorti et je me suis dit que je ne pouvais pas m’arrêter avant de faire un chiffre rond et donc d’aller jusqu’à 7km. Et c’était une vraie connerie 🙂
Après à peine 100m supplémentaires, mon pied a atterri dans un trou, ma cheville a tourné, j’ai hurlé, les voisins se sont retournés, je me suis aussi retournée parce que j’avais honte qu’ils se soient retournés, et puis je suis retournée (mdr) à cloche pied sur mon canapé. Et c’était le début du drame de la semaine.
J’ai beau ne jamais m’être blessée avant cet épisode, j’ai TOUT DE SUITE compris que c’était la merde.
Alex m’a dit de ne pas stresser et d’attendre a minima 2h avant de voir les potentiels dégâts. 2h après, et en voyant les GROS dégâts, il m’a autorisée à stresser et à commencer à devoir envisager le fait de ne pas pouvoir passer, dimanche, la ligne d’arrivée (ça je peux y être préparée) mais aussi et surtout de ne même pas pouvoir m’aligner sur le départ… et ça, ben c’était plus compliqué.
Le lendemain mon pied se composait de doigts de pied (dont deux ongles perdus lors du semi de Paris) et …. d’une énorme boule au niveau du haut du pied. Marcher sans béquilles était absolument impossible et je commençais à vraiment comprendre que le marathon allait être compliqué voire inenvisageable. Je veux bien être habituée à la douleur depuis la SaintéLyon, mais faut pas pousser mémé dans les orties. Un marathon est traumatisant quand on est en pleine forme, alors à la moindre faiblesse c’est à proscrire. Et ça, je l’ai compris l’année dernière.
Psychologiquement, cette épreuve a été assez compliquée puisque même si le marathon de Paris n’était pas l’objectif de mon année, j’avais quand même couru 400km depuis le début de l’année pour le préparer et je ne pouvais pas accepter de ne même pas y participer.
On a donc passé 48h à me mettre de la glace, du chaud, du baume du tigre, des chaussettes de compression, à faire des exercices pour stabiliser la cheville, à strapper. Bref, on a fait littéralement tout ce qu’on pouvait.
Le vendredi soir au salon du Marathon de Paris, je pouvais de nouveau marcher sans aide et quasiment sans douleur mais je sentais une vraie gêne que je savais pertinemment que je ne pourrais pas la supporter pendant 42km. Alex me disait que de toute façon il faudrait prendre une décision le lendemain mais que c’était peut-être pas la peine de tenter le diable et risquer de me faire encore plus mal pour une course dans laquelle je ne ferai en tout état de cause pas de RP. Ça ne vous étonnera pas, mais je ne l’ai pas écouté.
Le samedi, après avis « médical » d’un kiné, on a décidé de me laisser partir, consciente du fait que je ne pourrai peut-être pas finir et que si je m’arrêtais à nouveau à 30 bornes comme l’année dernière, ça commençait à faire cher le kilomètre :p mais qu’importe. Je ne me voyais pas rester chez moi pendant cet événement qui me tenait tant à coeur. Et j’ai bien fait.
Rendez-vous la semaine pro pour le récit du marathon mais spoiler : j’ai fini !!!
Il y a des courses comme ça qui sont des madeleines de Proust, devenues presque des routines tant on les fait chaque année. Bon, je vais pas vous mentir, mon souci c’est qu’approximativement toutes les courses de France de l’année sont mes madeleines de Proust que j’en viens à faire une course par week-end. Va falloir grandir Audrey.
En tout état de cause, les Foulées de l’Assurance fait partie de ces courses que je ne raterais pour rien au monde. Je déteste à peu près tout de cette course : le parcours, la date (pendant le changement d’heure chaque année alors que vous savez à quel point le sommeil est primordial pour l’hyperthyroïde que je suis), la météo (il fait tout le temps gris, à croire que même Mère Nature n’aime pas cette course), mais cette course est au final une de celles qui compte le plus chaque année puisque je la fais grâce et au nom de mon entreprise que j’aime à la folie.
C’est donc sans grande surprise que je me suis réinscrite cette année.
J’ai quand même appris de mes erreurs : après deux éditions du 10km, je fais le choix, depuis l’édition 2024, de m’aligner seulement sur le format 5km qui est un de ceux que j’aime le plus (avec le semi) en ce moment.
L’année dernière j’avais fini 6e avec un temps de 21 minutes et quelques. Le parcours était de 4,75km, ce qui donnait une équivalence à à peu près 22 minutes.
Mon objectif initial était bien sûr de battre ce temps mais je n’avais aucune idée de si c’était possible ou pas. Je me pense en meilleure forme physique qu’il y a un an, en revanche c’est difficile pour moi de me mettre dans le mal mentalement depuis la SaintéLyon, et c’est sûrement ce qui m’a coûté ma minute aujourd’hui. Je termine donc en 23 min, mais avec la fierté d’avoir gagné une place dans le classement : 5e femme, youpi.
Cette course a été l’occasion pour moi de voir où je devais concentrer mes forces : la préparation mentale. Qu’importe le niveau physique, si le mental ne suit pas, c’est mort d’avance et je vais stagner pendant encore des années.
Elle a également été l’occasion de me prouver que j’étais capable d’enchainer les kilomètres, car oui, la fermeture de la ligne 9 m’a forcée à venir sur le lieu de départ en courant ce qui a forcément ajouté des bornes au total de la journée !
C’est maintenant l’heure de la pause pour 15 jours et avant le rendez-vous sur la plus émouvante des courses : le Marathon de Paris 🙂
Dans la suite logique des « 1 week-end, 1 course » de ce mois de mars, je me suis alignée samedi dernier (bon, comme j’ai mis deux semaines à poster l’article, c’est plutôt samedi d’avant) sur le 30km de l’Ecotrail de Paris. Et si ce n’est que ma 4e plus grosse course en termes de distance, je pense qu’elle rentre aisément sur le podium de mes meilleurs souvenirs depuis que j’ai commencé.
J’ai eu l’extrême honneur/bonheur/chance de gagner un dossard avec Campus, Salomon et I-Run. Et avec ce dossard (qui est déjà un super cadeau), allait également une tenue intégrale de la marque Salomon que j’ai pu tester (et garder car elle était trop cool) pendant la course.
Etape 1 : Récupérer la tenue
L’idée initiale de la marque était d’envoyer la tenue par la Poste, mais connaissant les problèmes de livraison de plus en plus courants, ils ont finalement décidé de les mettre à disposition dans une boutique I-Run (bien évidemment, c’était pas celle à 10 min de mon boulot mais celle à L’AUTRE BOUT de Paris).
C’est donc au terme d’une heure de transport que je suis arrivée dans la fameuse boutique qui…. n’était absolument pas au courant du fait que trois personnes allaient venir récupérer une tenue Salomon offerte. Il a donc fallu une heure quarante-cinq d’attente, de recherches, d’appels, et d’aide de Campus qui, dans ce cas, était la seule personne compétente, pour que je puisse enfin repartir avec ma merveilleuse tenue. Et en vrai, je ne vais pas vous mentir, si j’avais dû attendre une heure de plus, ben j’aurais attendu tellement elle était incroyable.
Etape 2 : La veille de course
Ça arrive rarement mais j’ai passé la veille de course seule à l’appart, Alex étant en soirée. Et quelle merveilleuse idée j’ai pu avoir de manger une … pizza. Oui oui, une PIZZA la veille de course.
Bon, j’étais un peu stressée car, si quand j’ai reçu la nouvelle du dossard offert j’étais on fire et trop motivée, plus le temps est passé et plus le traumatisme de la SaintéLyon se ré ouvrait en entendant le mot « trail » dans un nom de course. Mais bon, j’y allais pour le fun (on dit toujours ça) (ça a pas du tout été fun), alors j’ai tenté comme je le pouvais de me rassurer.
Etape 3 : La course
Quand on en a parlé avec Alex, il me disait que j’allais le faire en 3h30 voire 4h. Assez loin d’imaginer ce que c’était un TRAIL, j’avais dit que mon objectif était de le faire en 3h à 3h30. J’ai vite compris (à la première semi gamelle dans la boue) que faire du 10km/h serait impossible et je me suis alors lancée à la conquête du sub 3h30. Et c’était pas gagné.
On est parti vers 9h dans la deuxième vague, celle qui suivait les élites, sous la grisaille et après avoir survécu à la galère de garer une voiture à Meudon avant le départ d’une course. Moi qui ai connu une édition de SaintéLyon sèche, j’ai vraiment trouvé le terrain catastrophique avec des kilomètres de boue.
Les premières kilomètres sont passés assez tranquillement même si j’ai commencé à comprendre l’ampleur du fait que j’allais faire un 30 bornes et que non c’est pas quelque chose de facile ou de négligeable.
Le premier ravitaillement 100% liquide est arrivé assez tôt et j’avais en parallèle réussi à m’alimenter correctement en prenant un gel toutes les 30 min (j’espère que vous êtes fiers de moi).
Tout s’est un peu compliqué au 17e km : j’avais voulu tester au 10e km les gels Maurten dont tout le monde parle en en prenant un mais compte tenu du prix de ceux-ci et du fait que j’avais pas trop aimé, j’ai décidé de donner la moitié à Alex qui m’accompagnait sur la course pour qu’il goute. Suite à ça, j’attendais le second ravitaillement qui selon moi devait arriver au 17e donc je me disais que ça ne valait pas le coup de prendre un gel alors qu’il allait (normalement) y avoir un ravitaillement 1km et quelques après.
Sauf qu’en réalité, je ne sais pas si c’est moi qui ai mal lu les infos avant la course ou s’ils ont bougé le ravitaillement, mais il a été au 22e je crois. J’ai donc été sous alimentée pendant un long moment et je pense que ça a un peu flingué ma course.
La fin de course était sur du bitume, et si j’attendais ce moment depuis que j’avais failli glisser au moins 68 fois sur la terre, ben en fait les chaussures de trail étaient tout sauf agréables sur route et ces 10km de goudron sont rapidement devenus un enfer qui rendait le craquage mental très proche. Je m’en veux un peu mais j’ai quand même pas mal marché sur une portion qui n’obligeait en rien à marcher…
Je suis finalement arrivée par miracle au bout de 3h28 (omg le sub 3h30) dans un décor absolument féerique et avec l’immense fierté d’avoir trouvé un subterfuge pour pas faire ma sortie longue de 30 bornes de prépa marathon solo dans les rues de Paris.
Etape 4 : L’après course (la partie cool)
Après la course, Campus nous avait donné deux places (à Alex et moi) pour le brunch sur la péniche Salomon. Omg, il y avait la quasi intégralité des gens que je suis sur Insta sur cette péniche. Un vrai rêve. J’en ai pris plein les yeux, mais j’avais les jambes presque aussi lourdes que moi au km 20 quand je demandais à Alex si c’était bientôt fini (en sachant très bien que non).
Etape 5 : L’après course (la partie moins cool)
Souvenez-vous, nous avions laissé la voiture à Meudon avant le départ. Sauf que l’arrivée, elle est pas du tout à Meudon mais à la Tour Eiffel.
Après la course, il a donc fallu aller chercher la voiture à 40 min de là où on était. Et encore, 40 minutes c’est quand on ne mise pas sur Audrey pour retrouver la voiture sur Google Map. Parce que oui, après 20min de RER et 20min pour aller au lieu prétendu de stationnement de la voiture, je me suis rendu compte que par je ne sais quel malheur j’avais mal renseigné ce lieu et que la voiture était à 20min de là, à approximativement 2 min 40 de la gare RER dont nous venions :)) Alex a voulu divorcer, puis il s’est rappelé qu’il ne m’avait pas encore demandée en mariage. :p
J’ai ensuite à nouveau passé la soirée solo en, à nouveau, mangeant une pizza car Alex ce grand fou partait, le lendemain à 8h, sur le format 35km avec son père chez qui il a donc décidé. Y en a qui font des trucs parfois …
Comme je l’avais annoncé dans mon article retraçant les courses prévues en 2025, le mois de mars est très chargé avec une course par week-end pendant 4 semaines. :))) C’est donc tout naturellement que 6 jours après le semi de Paris, je me suis lancée sur ma première course nocturne depuis la SaintéLyon : les 10km de la Sine Qua Non Run.
Bon, je vais pas vous mentir, la distance 10km est approximativement ma pire ennemie : trop court pour être lent mais trop long pour être agréable. Bref, le 10km, c’est la distance du diable. Et pour être honnête, si je n’étais pas tombée par hasard sur cette course NOCTURNE dans un moment de grande nostalgie de la SaintéLyon, ben je ne m’y serais jamais inscrite. Et j’aurais eu tort.
Compte tenu de mon état physique (et des deux ongles perdus dans la bataille sur le semi de Paris la semaine juste avant), je ne pensais pas être capable de battre mon RP (47 minutes 40) et doutais même de ma capacité à finir en moins de 50 minutes, même si j’allais tout faire pour.
C’est donc équipée de mes super baskets carbone et de tout le stress de Paris que je me suis élancée sur cette distance, ne sachant absolument pas ce que je pouvais faire (ni dans quelle mesure mes ongles tombés seraient un handicap).
Le premier kilomètre a été relativement lent à cause d’un embouteillage alors même que je partais dans les 5 premiers pourcent des coureurs. Je ne comprends pas comment c’est possible, mais c’est ce qu’il s’est passé.
La nuit n’était pas encore tombée mais on était sur une fin de soleil et il commençait à faire vraiment froid (merci à la Audrey du passé qui a laissé tomber l’idée de courir en débardeur et short car même en legging et manches longues en haut je me suis gelée) ce qui accentuait les douleurs sur mes ongles, car il faut savoir que mon principal handicap dans la vie c’est que même en période de canicule, les extrémités de mon corps sont toujours très froides. Alors je vous laisse imaginer l’état de mes pieds quand il fait 0 degrés.
Bref, les kilomètres ont défilé et j’étais sur une assez bonne allure même si j’ai commencé à craquer au 3e à cause de vraies douleurs aux ongles. J’ai un peu chouiné, avant de réaliser que ça me faisait perdre une énergie que je n’avais pas et qu’Alex me dise « bon Audrey, ok t’as mal, mais plus t’es lente et plus t’auras mal longtemps« . Et c’est sûrement grâce à cette phrase dite au km5 que j’ai fait mon RP in fine.
J’ai fait une bien meilleure deuxième partie de course en me rendant compte que j’étais quasiment certaine de faire moins de 50 minutes, mais en aucun cas je pensais envisageable le fait de battre mon record.
Au 8e kilomètre et alors même qu’il faisait nuit noire (et que j’avais pas de frontale car je l’avais passée à une copine qui partait à la Réunion), j’ai eu la chance de croiser un copain de fac de Grenoble (???) dans les supporters sur le côté qui m’a RECONNUE (???????) (je sais pas si c’est positif qu’il me reconnaisse après sept ans sans se voir quand je suis au bout de ma vie mais bon) et a crié mon nom et ça m’a tellement boostée.
Au final, j’ai passé les 2 derniers kilomètres à 4’35 d’allure alors que je finis à 4’45 de moyenne et surtout pas autant dans le mal que sur mes précédents 10km, donc je pense que si j’avais imaginé pouvoir faire un bon chrono je me serais davantage donnée. Mais quel plaisir de pouvoir retrouver un peu de vitesse après avoir tout perdu pendant un an.
Courez, ça rend heureux je vous promets (et faire tomber ses RP ça rend encore plus heureux !!).
Après pas mal de doutes (la gastro de la semaine d’avant et la crise d’eczéma du week-end n’ont pas aidé), j’ai finalement pris le départ du Semi de Paris 2025 dimanche dernier. Et quel bonheur de pouvoir vous annoncer que, contre toute attente et avec un chrono pas trop degueu, je suis : FINISHER.
L’avant veille
A peine remise de ma gastro / crise de foie / intoxication alimentaire / on sait pas trop ce que j’ai eu, que me voilà victime d’une énorme crise d’eczéma. Probablement la plus forte que j’ai eue depuis octobre dernier.
Je devais aller récupérer mon dossard avec mes copines vendredi mais, dans l’incapacité de le faire, Alex est allé chercher nos deux dossards. C’était mal parti pour faire un record, mais aussi et surtout mal parti pour faire la course tout court 🙂 Mais bon, remplie d’espoirs de guérison en 36h (ce qui est impossible), je me suis promis de prendre le départ coute que coute.
La veille
Après un petit run d’activation de 35 minutes et frustrée de ne pas avoir vu mes copines la veille, j’ai pu les retrouver autour d’un bon cookie afin de parler de notre course du lendemain et de se rendre compte que c’était vraiment la merde pour moi.
Bon, le cookie à 12h d’une course c’était pas la meilleure idée de ma vie, mais je suis rentrée le coeur rempli d’amour et l’esprit noyé sous les doutes pour ce semi qui me semblait aussi compliqué que stimulant.
Le jour de la course
J’ai passé une nuit d’avant course absolument horrible. On avait pris de bonnes résolutions en nous couchant à 21h mais rien à faire, je n’ai pas réussi à dormir : un doux mélange de stress (c’était ma première course qui comptait depuis le marathon des sables et ma première course matinale depuis …. OCTOBRE !!!) et d’excitation de pouvoir à nouveau fouler les pavés de la plus belle ville du monde et participer à ma course préférée.
Après un petit réveil à 6h30 avec 20 minutes top chrono pour se préparer (on aime le danger), nous voilà partis pour 45 minutes de transport jusqu’à Gare de Lyon, elle-même à 2 bornes du départ. Un bonheur.
On pensait avoir prévu large pour ne pas être en retard et avoir le temps de passer aux toilettes, et finalement ben on était pas larges du tout puisqu’on est arrivés au sas de départ à peu près 10 minutes avant qu’Alex ne commence sa course.
Dans mon sas, j’ai rencontré un mec avec qui, je ne sais plus comment, on a fini par parler de la SaintéLyon qu’il avait faite en 2023 et j’ai commencé à stresser pour mon semi quand il a dit « non mais c’est rien 21km, tu en as fait 80 en décembre ». NON C’EST PAS RIEN 21 KM MEME QUAND T’EN AS FAIT 80 (83 svp) EN DECEMBRE.
8h40, départ avec des sensations étrangement bonnes. L’objectif était, même si je savais que j’avais peu de chances de le réussir vu mes conditions de santé, de battre mon record d’1h46 (5 minutes 05 au kilomètre).
J’étais plutôt bien partie avec une moyenne de 5’03 au kilomètre jusqu’au 12e, même si j’étais consciente que je ne prenais pas suffisamment d’avance pour parvenir à maintenir cette allure jusqu’à la fin, notamment en devant m’arrêter sur chaque ravitaillement pour boire car il faisait très chaud pour un mois de mars et très chaud pour un corps qui vient de vivre 5 mois de froid intense.
J’ai peu à peu laissé tomber l’objectif du record en me disant que faire moins d’1h50 serait déjà suffisant pour cette course. Et oui, moins d’1h50 c’est déjà bien. Il ne faut pas l’oublier.
Des douleurs que je connais malheureusement que trop bien ont apparu à mes deux ongles d’orteil. Des douleurs qui me rappelaient en tous points celles ressenties quand, au marathon de Paris 2024, j’ai PERDU mes deux ongles d’orteil qui venaient à peine (en janvier, après huit mois) de repousser totalement.
A 20km, voyant qu’il me restait 6 minutes pour faire moins d’1h50, j’ai compris que c’était faisable à une allure de 5 minutes au kilomètres, mais on sait aussi qu’un semi ne fait quasiment jamais la vraie distance de 21,1km. J’ai donc dû taper mon meilleur sprint pour avoir le bonheur, que dis-je, l’HONNEUR de terminer ce 4e semi de Paris en 1h49. ❤
Toute novice dans le monde de la lecture, je me suis parfois laissée convaincre par des livres tendances sur les réseaux sociaux pour avoir une idée de quoi lire. Et si régulièrement, c’était un succès, il y a aussi eu quelques loupés. Alors pour vous éviter de faire les mêmes erreurs que moi et de ne pas passer de superbes moments avec vos lectures, voici mes avis sur les romans tendance que j’ai lus !
1/ Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une – Raphaëlle Giordano (6/10)
Bon, alors si je n’ai pas aimé celui-ci c’est aussi et surtout car je ne suis pas très branchée développement personnel qui me semble davantage être une perte de temps qu’un gain de qualité de vie.
Ce roman raconte l’histoire d’une femme pas forcément bien dans sa vie ni dans son job qui, après un accident de voiture, rencontre une personne qui va l’aider à atteindre la vie de ses rêves en travaillant sur différents points et en améliorant plusieurs domaines de son quotidien. Etant parfaitement comblée dans mon boulot, j’avoue que le livre ne m’a pas vraiment parlé et que je l’ai même trouvé extrêmement cliché. Mais je n’ai aucun doute sur le fait qu’il ait pu aider certaines personnes …
2/ La femme de ménage – Freida McFadden (9/10)
J’ai longtemps hésité à le lire, me disant que si tout le monde en parlait autant c’était forcément qu’il y avait anguille sous roche et que j’allais avoir trop d’attentes pour l’apprécier. Et pourtant.
Le récit est très bien ficelé, avec un rebondissement final auquel personne ne peut penser (ou alors je suis peut-être pas assez intelligente pour y avoir pensé) et un style d’écriture très facile à lire et entrainant. Bref, un petit coup de coeur, contrairement à ce que j’aurais pu parier !
3/ Les Sept Maris d’Evelyn Hugo – Taylor Jenkins Reid (3/10)
Je suis vraiment désolée mais je ne comprends pas la hype autour de ce livre.
Alors je ne sais pas si j’étais pas dans le mood nécessaire pour le savourer ou si juste il est éclaté au sol mais comme tout le monde dit qu’il est génial ben personne n’ose contredire, mais vraiment, j’ai été assez imperméable à ce style d’écriture, à l’histoire en elle-même et à la fin que je n’ai même pas comprise…
Mais je ne vais pas rester sur cet échec et je tenterai bien évidemment de lire un autre livre de cette autrice qui semble conquérir tout le monde (sauf moi).