Ecotrail de Paris 2025 – 30km

Dans la suite logique des « 1 week-end, 1 course » de ce mois de mars, je me suis alignée samedi dernier (bon, comme j’ai mis deux semaines à poster l’article, c’est plutôt samedi d’avant) sur le 30km de l’Ecotrail de Paris. Et si ce n’est que ma 4e plus grosse course en termes de distance, je pense qu’elle rentre aisément sur le podium de mes meilleurs souvenirs depuis que j’ai commencé.

J’ai eu l’extrême honneur/bonheur/chance de gagner un dossard avec Campus, Salomon et I-Run. Et avec ce dossard (qui est déjà un super cadeau), allait également une tenue intégrale de la marque Salomon que j’ai pu tester (et garder car elle était trop cool) pendant la course.

Etape 1 : Récupérer la tenue

L’idée initiale de la marque était d’envoyer la tenue par la Poste, mais connaissant les problèmes de livraison de plus en plus courants, ils ont finalement décidé de les mettre à disposition dans une boutique I-Run (bien évidemment, c’était pas celle à 10 min de mon boulot mais celle à L’AUTRE BOUT de Paris).

C’est donc au terme d’une heure de transport que je suis arrivée dans la fameuse boutique qui…. n’était absolument pas au courant du fait que trois personnes allaient venir récupérer une tenue Salomon offerte. Il a donc fallu une heure quarante-cinq d’attente, de recherches, d’appels, et d’aide de Campus qui, dans ce cas, était la seule personne compétente, pour que je puisse enfin repartir avec ma merveilleuse tenue. Et en vrai, je ne vais pas vous mentir, si j’avais dû attendre une heure de plus, ben j’aurais attendu tellement elle était incroyable.

Etape 2 : La veille de course

Ça arrive rarement mais j’ai passé la veille de course seule à l’appart, Alex étant en soirée. Et quelle merveilleuse idée j’ai pu avoir de manger une … pizza. Oui oui, une PIZZA la veille de course.

Bon, j’étais un peu stressée car, si quand j’ai reçu la nouvelle du dossard offert j’étais on fire et trop motivée, plus le temps est passé et plus le traumatisme de la SaintéLyon se ré ouvrait en entendant le mot « trail » dans un nom de course. Mais bon, j’y allais pour le fun (on dit toujours ça) (ça a pas du tout été fun), alors j’ai tenté comme je le pouvais de me rassurer.

Etape 3 : La course

Quand on en a parlé avec Alex, il me disait que j’allais le faire en 3h30 voire 4h. Assez loin d’imaginer ce que c’était un TRAIL, j’avais dit que mon objectif était de le faire en 3h à 3h30. J’ai vite compris (à la première semi gamelle dans la boue) que faire du 10km/h serait impossible et je me suis alors lancée à la conquête du sub 3h30. Et c’était pas gagné.

On est parti vers 9h dans la deuxième vague, celle qui suivait les élites, sous la grisaille et après avoir survécu à la galère de garer une voiture à Meudon avant le départ d’une course. Moi qui ai connu une édition de SaintéLyon sèche, j’ai vraiment trouvé le terrain catastrophique avec des kilomètres de boue.

Les premières kilomètres sont passés assez tranquillement même si j’ai commencé à comprendre l’ampleur du fait que j’allais faire un 30 bornes et que non c’est pas quelque chose de facile ou de négligeable.

Le premier ravitaillement 100% liquide est arrivé assez tôt et j’avais en parallèle réussi à m’alimenter correctement en prenant un gel toutes les 30 min (j’espère que vous êtes fiers de moi).

Tout s’est un peu compliqué au 17e km : j’avais voulu tester au 10e km les gels Maurten dont tout le monde parle en en prenant un mais compte tenu du prix de ceux-ci et du fait que j’avais pas trop aimé, j’ai décidé de donner la moitié à Alex qui m’accompagnait sur la course pour qu’il goute. Suite à ça, j’attendais le second ravitaillement qui selon moi devait arriver au 17e donc je me disais que ça ne valait pas le coup de prendre un gel alors qu’il allait (normalement) y avoir un ravitaillement 1km et quelques après.

Sauf qu’en réalité, je ne sais pas si c’est moi qui ai mal lu les infos avant la course ou s’ils ont bougé le ravitaillement, mais il a été au 22e je crois. J’ai donc été sous alimentée pendant un long moment et je pense que ça a un peu flingué ma course.

La fin de course était sur du bitume, et si j’attendais ce moment depuis que j’avais failli glisser au moins 68 fois sur la terre, ben en fait les chaussures de trail étaient tout sauf agréables sur route et ces 10km de goudron sont rapidement devenus un enfer qui rendait le craquage mental très proche. Je m’en veux un peu mais j’ai quand même pas mal marché sur une portion qui n’obligeait en rien à marcher…

Je suis finalement arrivée par miracle au bout de 3h28 (omg le sub 3h30) dans un décor absolument féerique et avec l’immense fierté d’avoir trouvé un subterfuge pour pas faire ma sortie longue de 30 bornes de prépa marathon solo dans les rues de Paris.

Etape 4 : L’après course (la partie cool)

Après la course, Campus nous avait donné deux places (à Alex et moi) pour le brunch sur la péniche Salomon. Omg, il y avait la quasi intégralité des gens que je suis sur Insta sur cette péniche. Un vrai rêve. J’en ai pris plein les yeux, mais j’avais les jambes presque aussi lourdes que moi au km 20 quand je demandais à Alex si c’était bientôt fini (en sachant très bien que non).

Etape 5 : L’après course (la partie moins cool)

Souvenez-vous, nous avions laissé la voiture à Meudon avant le départ. Sauf que l’arrivée, elle est pas du tout à Meudon mais à la Tour Eiffel.

Après la course, il a donc fallu aller chercher la voiture à 40 min de là où on était. Et encore, 40 minutes c’est quand on ne mise pas sur Audrey pour retrouver la voiture sur Google Map. Parce que oui, après 20min de RER et 20min pour aller au lieu prétendu de stationnement de la voiture, je me suis rendu compte que par je ne sais quel malheur j’avais mal renseigné ce lieu et que la voiture était à 20min de là, à approximativement 2 min 40 de la gare RER dont nous venions :)) Alex a voulu divorcer, puis il s’est rappelé qu’il ne m’avait pas encore demandée en mariage. :p

J’ai ensuite à nouveau passé la soirée solo en, à nouveau, mangeant une pizza car Alex ce grand fou partait, le lendemain à 8h, sur le format 35km avec son père chez qui il a donc décidé. Y en a qui font des trucs parfois …

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