Marathon des Sables Atlantic Coast : la plus belle aventure de ma vie (Partie 1 : l’Avant course)

Je rentre tout juste du Marathon des Sables au Maroc et woua, quelle claque. Je ne pensais pas pouvoir vivre un jour quelque chose d’aussi fort émotionnellement parlant que la SaintéLyon. Et pourtant.

On nous a dit en partant que personne d’autre que nous qui l’avions vécu ne pourrait comprendre ce qu’on ressentait et plus j’en parle autour de moi, plus je comprends que c’est la réalité et que pour beaucoup cette course se résume à marcher des heures dans du sable, pisser dans un tonneau et dormir sur des cailloux.

Bon, je vais pas vous mentir, tout n’est pas faux, et si cela se résumait à ça, je ne serais pas là en train de regarder la prochaine destination que j’allais faire. La réalité c’est que seuls ceux qui l’ont vécu peuvent comprendre l’aventure humaine que c’est, au-delà d’être une simple course. Et pour ne jamais oublier ce que j’ai vécu (jusqu’à la prochaine fois), j’ai décidé d’en écrire ici le récit.

Je ferai, plus tard, un article sur la préparation et notamment sur celle du sac parce que c’est pas une course à laquelle on s’inscrit sur un coup de tête. Non non, ça demande une préparation énorme. Mais pas juste une préparation physique comme n’importe quelle course : ça demande DES MOIS d’organisation, et si je peux vous éviter les petits soucis que j’ai eus, ce serait avec grand plaisir. Mais dans l’intervalle on va avancer un petit peu le temps jusqu’à arriver à samedi dernier et notre départ pour Agadir.

La SaintéLyon m’a épuisée mentalement et quand, en juillet dernier, je me suis inscrite au Marathon des Sables je n’imaginais déjà pas que j’allais la finir (lol), mais je n’imaginais surtout pas à quel point cette course allait m’user. Alors je ne voyais pas le problème qui allait se poser si j’enchainais deux grosses courses de ce type. Mais je peux vous dire que, avec du recul, ben c’était pas l’idée du siècle.

Après un mois de coupure sèche sans aucun sport pour me reposer physiquement et mentalement, l’heure de la reprise a sonné le 1er janvier. Et malheureusement, je n’étais absolument pas prête mentalement à repartir et encore moins en sachant que j’avais un nouvel énorme objectif 3 semaines après.

Je suis donc arrivée samedi dernier à l’aéroport en n’ayant pas du tout envie d’être là, tout en étant consciente de la chance que j’avais d’avoir pu me l’offrir. Je sentais que psychologiquement je n’y étais pas du tout et que ça allait être très compliqué pour moi de survivre à cette semaine qui me rebutait énormément. Si j’avais su.

Une fois arrivés à l’aéroport d’Agadir, soulagés de voir que la valise en soute n’avais pas été perdue (ma pire angoisse), on s’est regardé avec Alex en rigolant et en se disant que rien ne pouvait plus nous arriver maintenant. Ahaha. Oui, on a bien ri. Jusqu’à ce que l’on entre dans la navette affrétée par l’organisation et que l’on découvre que l’une de mes deux pochettes sur mon sac de course avait disparu. DISPARU.

J’ai couru avec un sac WAA (marque sponsor de la course) qui a la particularité d’avoir pas mal de poches dont deux qui s’attachent au niveau de la ceinture et permettent de stocker tout ce dont on a besoin pour la course du jour (nourriture, portable etc). Mais ce n’est pas tout. Elles permettent aussi et surtout, en accrochant les poches des deux côtés, de stabiliser le sac quand on court. Vous comprendrez donc qu’il était absolument indispensable d’avoir les deux poches pour pouvoir courir. Et il m’en manquait une.

Après une petite alerte enlèvement et la joie de découvrir que la poche que j’avais perdue n’était pas celle qui contenait l’intégralité de mes papiers d’identité (la gourde) (mais je pensais pas qu’elles pouvaient se décrocher, enfin!!!), nous nous sommes résolus à admettre qu’elle était définitivement perdue. Premier problème à régler donc : racheter un sac avant le début de la course prévue 36h plus tard.

Par chance, l’organisation tenait un stand le lendemain sur lequel ils vendaient tout un tas de babioles et notamment des sacs (à 189 euros, j’en pleure encore) pour les idiots comme moi qui arrivent sans matos.

Je me suis donc retrouvée avec un sac jaune alors que j’avais accordé toute ma tenue avec le sac vert initialement acheté. Au final, Alex mon styliste m’a proposé de garder le sac vert qui allait avec ma tenue (fallait penser au côté instagrammable de mes futures photos à 90 euros le pack) sur lequel nous avons accroché les poches jaunes du sac que je venais d’acheter. Un style comme un autre après tout. J’ai jamais aimé me fondre dans la masse…

Après une bonne nuit de sommeil dans une chambre d’hôtel assez sympathique mais sans wifi (la mort), nous voilà en route pour le contrôle antidopage de la course. Ah les bénévoles n’ont pas été déçus quand ils vont vu la liste de mes pathologies et de mes traitements longue durée. Mais bon, contre toute attente j’ai réussi haut la main les tests antidopage (puisqu’ils m’en ont pas fait) et ai obtenu le Saint Graal : un petit bracelet qui m’autorisait à partir le lendemain à 2h du matin pour 6h de bus, direction : le Sahara.

La dernière soirée à l’hôtel a été un peu compliquée. Je ne comprenais pas comment je pourrais courir 120 bornes dans le désert le lendemain (spoiler : je me suis arretée à 70) et encore moins comment je pourrais me lever à 2h pour rejoindre la navette. Et encore, je ne savais pas que l’hôtel avait choisi ce jour en particulier pour organiser une soirée karaoké avec des gens qui chantent encore moins bien que moi jusqu’à 23h30. On adore.

Et c’est ainsi qu’après moins de 3h de dodo, nous sommes partis en direction de la navette qui nous emmenait, on ne le savait pas encore, vivre la plus belle aventure de notre existence.

Rdv dans le prochain article pour le résumé de notre premier jour dans le Sahara 🙂

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