SaintéLyon 2024 : j’ai réalisé le rêve de ma vie (partie 1)

J’en ai rêvé d’écrire ce post, de pouvoir crier haut et fort que j’avais enfin réalisé le rêve de ma vie avec lequel je saoulais la moitié de la Terre (l’autre moitié étant des gens aussi passionnés que moi à qui je pouvais en parler dix fois par heure sans que ça les gave) et d’enfin pouvoir cocher cet objectif ultime dans ma bucket list : j’ai terminé la SaintéLyon 2024.

J’ai mis énormément de temps à pouvoir écrire ces mots. La course a eu lieu il y a maintenant plus de trois semaines, mais alors que je pensais que ça allait devenir, au lendemain de la disparition de mes courbatures, le plus beau souvenir de ma vie, je vous avoue que la petite cicatrice du traumatisme que cette course a causé a dû cicatriser. Alors me voilà enfin pour pouvoir coucher sur papier le déroulé de cette nuit / journée dont j’ai tant rêvé.

La veille

J’avais initialement prévu d’aller chercher mon dossard le samedi dans la journée puisque le dernier vendredi de novembre est le jour le plus chargé de l’année dans mon travail et qu’il est donc difficile de poser un congé. Je savais que ce serait compliqué et que dans cette journée de course qui allait être suivie d’une nuit blanche, chaque minute de sommeil comptait et le moindre pas ou piétinement pouvait rendre la course encore plus difficile que ce qu’elle n’était déjà.

Alors, prise d’un excès de folie et entourée de l’équipe la plus bienveillante que le monde du travail n’ait jamais connue, je me suis permise de demander de prendre mon vendredi après-midi, ce qui me permettait d’aller chercher mon dossard la veille de la course et donc de passer la journée du samedi à ………. pioncer. Et c’est exactement ce qu’il s’est passé.

A ce moment-là, j’étais terrorisée par cette course et je me sentais profondément incapable de la terminer. Ce qui n’est, je vous l’accorde, pas très rassurant à 24h du départ.

J’ai donc récupéré mon dossard, fait à peu près quinze fois le tour des stands où j’ai acheté encore une fois pour un demi SMIC de produits dérivés en priant pour la terminer et que tous ces produits estampillés SaintéLyon ne me donnent pas envie de vomir deux jours après, puis je suis rentrée à ma maison, à Saint-Etienne (seule fois de l’année où ça claque d’habiter à Sainté).

Sur le chemin du retour, et afin de me donner une raison supplémentaire de stresser, mon charmant locataire m’a appelée pour m’annoncer qu’il me quittait en janvier prochain. Je suis donc rentrée la mort dans l’âme et le stress dans le ventre.

Le jour de la course

J’avais initialement prévu de dormir jusqu’à midi puis de 14h à 19h. C’est bien évidemment absolument pas ce qu’il s’est passé.

Je me suis réveillée à 9h, me suis levée, ai regardé des vidéos de la SaintéLyon sur Youtube et me suis demandé pendant quatre heures « mais qu’est ce que je fous là ».

A 14h, je suis retournée me coucher jusqu’à 16h puis je me suis levée pour commencer la préparation du matériel et de mon mental. Je ne sais pas sur quel plan le travail était le plus gigantesque, mais y avait du taff sur les deux.

Etonnement, et alors que la veille mon corps entier était rempli de doutes, ceux-ci avaient totalement disparu au moment où j’ai mis un pied en dehors du lit (bon, ils sont un peu revenus quand je me suis rendu compte que j’avais une douleur à la cheville sortie de nulle part à 4h de la course, mais bon). Je me sentais archi sereine, probablement à des années lumières de comprendre ce que j’allais vivre et l’enfer dans lequel je me lançais.

On a mangé à 19h (pâtes au ketchup et jambon) et on s’est rendu au Parc des Expos de Saint-Etienne à 21h, pour un départ prévu à minuit. J’étais accompagnée de mes parents, ma belle-mère, mon copain, son cousin, mon cousin et…….. mon énorme sac d’hydratation qui pesait un demi âne mort avec 212 trucs que je n’ai absolument pas utilisés pendant toute la course :)))

A 22h, soit à deux grosses heures du départ, on est rentré dans la file d’attente et par chance (ou pas) on était au tout début de celle-ci puisque nous étions restés debout depuis notre arrivée. On a rencontré des personnes absolument incroyables dans la file d’attente qui en étaient à leur 7e SaintéLyon (comment c’est possible) et qu’on allait par la suite retrouver pendant toute la course, un peu comme des bouées de sauvetage qui me rappelaient que c’était possible au moment où je me demandais si ça l’était vraiment.

A 22h45 les portes pour accéder au SAS se sont ouvertes, et là……… j’ai vu ma putain de vie défiler. Un mouvement de foule comme je n’en ai jamais vu. On se serait cru à l’ouverture du concert où j’avais fait la queue en pensant que c’était celle de la remise des dossards du semi de Paris (cf : ici si t’as jamais lu cette histoire, ça vaut le détour). Les gens se piétinaient comme si leur vie en dépendait.

On est arrivés (vivants, et ça c’est déjà un exploit) dans le SAS numéro 2 (juste après celui des élites) et là, commença une heure d’attente dans le froid, debout, avec un pelo qui parlait, que dis-je qui HURLAIT, au micro en annonçant toutes les 10 minutes que le départ serait dans 10 minutes. J’ai été honnêtement un peu déçue de l’ambiance dans ce sas de départ qui était, disons-le, totalement à chier et absolument pas à la hauteur de l’évènement, ou du moins de ce qu’il représentait pour moi.

A 23h50, le départ pour la course de ma vie a été donné et j’ai envie de pleurer rien qu’en l’écrivant. 

Rendez-vous vendredi pour savoir si ce sont des larmes de joie ou de peine … 😂

8 réflexions sur “SaintéLyon 2024 : j’ai réalisé le rêve de ma vie (partie 1)

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