J’ai couru le marathon de Nice 2024 !!!

Dans la foulée de mon abandon au marathon de Paris en avril dernier, je me suis inscrite au marathon de Nice prévu ce dimanche 3 novembre. Une sorte de thérapie pour oublier cet abandon qui m’avait détruite.

Malheureusement, tout ne s’est pas passé comme prévu, et cette course pansement est rapidement devenue une course bobo quand elle est tombée trois semaines après mon angine carabinée. Mais je suis ravie de pouvoir dire aujourd’hui que j’ai (enfin) couru mon second marathon.

Mon alignement sur la ligne de départ dimanche dernier était plus que remise en cause ces dernières semaines, lorsque même courir 5km le soir après le boulot devenait impossible à cause de mon encombrement des bronches. C’est donc un peu la mort dans l’âme que jusqu’au dernier moment je me suis demandé s’il n’était pas plus sage d’abandonner avant de me mettre dans le rouge comme je l’avais fait en avril dernier.

Dimanche 3 novembre, 6h du matin

J’ai l’habitude des départs matinaux, mais là c’était quand même vraiment très matinal, surtout après une nuit à angoisser et donc à pas forcément beaucoup dormir.

Une petite compote, une tenue de star tout en bleue et me voilà partie pour marcher 1,5km afin de rejoindre la ligne de départ et surtout la file d’attente des toilettes, passage obligé avant toute course de plus de 30 minutes pour tata Audrey.

On avait prévu large : une heure pour passer aux toilettes et rejoindre la ligne de départ me semblait plutôt pas mal. Mais visiblement pas assez, surtout quand l’organisation décide de mettre une vingtaine de toilettes pour 17 000 participants. Bref, j’ai dû uriner dans un buisson sur la promenade des Anglais, comme 90% des gens avant et après moi. Ça commençait bien.

J’ai la chance d’avoir vécu pas mal de courses officielles en deux ans et, si je ne peux pas dire qu’un 10km ou un semi ne me procure aucune émotion, il est évident que c’est pas vraiment la même chose sur un marathon, à tel point que j’étais en larmes avant même que le top départ soit donné. La peur de ne pas réussir, l’excitation à l’idée de peut-être enfin y arriver et les émotions habituelles que l’on ressent à l’idée de se surpasser ont donné un doux mélange de pleurs / sourires / envie de mourir.

Cette fois-ci, Alex avait fait le choix de se sacrifier pour courir les 42 kilomètres à mes cotés (merci). Je pense qu’il a vite regretté quand il a compris que je commençais déjà à saturer au km 15.

En fait, après deux semaines à courir 10km au total en deux fois, j’avais vraiment du mal à me souvenir de comment mettre un pied devant l’autre, de la manière dont il fallait gérer son souffle et de comment le mental prenait le dessus quand le physique ne suivait plus. Je voulais le terminer ce marathon, je ne pouvais pas me résoudre à abandonner une seconde fois même si mon état de santé l’aurait justifié.

Une grosse partie du marathon a été un chemin de croix, à jalouser tous les gens qui s’arrêtaient aux différents kilomètres des relais et à me demander pourquoi je me lançais encore ce type de défis alors que je savais que je n’avais pas la force de les réaliser.

J’étais d’un côté rassurée de voir que tout allait bien niveau cardio et même niveau jambes (aucune douleur pendant toute la course), mais agacée de ne pas pouvoir faire plus de dix pas sans m’étouffer à cause de mon nez bouché et mes bronches défoncées.

Au final, j’ai eu l’énorme chance et connu le bonheur de franchir à nouveau la ligne d’arrivée de ce deuxième marathon, heureuse d’avoir pu défier mes limites et dépasser mes handicaps.

Nice-Cannes est un superbe marathon avec une majorité de passages en bord de mer et pas mal d’ambiance mais une chaleur digne d’un mois de mai à Paris.

Je suis repartie à Paris avec des étoiles plein les yeux (et la médaille autour du cou partout où j’allais). Rdv en avril à Paris pour le 3e marathon.

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