On a failli courir un trail de 10km avec ma mère (mais j’ai dû abandonner) (la remise des dossards en elle-même était déjà une épreuve)

Hello,

A la base, la sportive de la famille c’est ma maman. Elle a tenté de me motiver à l’accompagner courir tous les mercredis aprem quand j’étais jeune, mais j’étais trop fainéante pour accepter. Depuis, les années sont passées et maman a arrêté de courir pendant que sa fille s’y mettait (le sens du timing).

Convaincue que son corps devait bien se souvenir de ses années de coureuse accomplie, j’ai décidé de lui demander de m’accompagner courir le 5km de Courir pour Elles qui avait lieu à Lyon le 14 mai dernier.

Si elle avait initialement fini par céder, on s’est vite rendu compte que la logistique serait vraiment compliquée car il fallait se rendre sur le lieu du départ en voiture alors que ni elle ni moi ne pouvons conduire dans Lyon. On s’est finalement dirigées vers un petit trail de 10km à 30 minutes de chez nous.

Tout semblait parfait : à l’époque où on s’est inscrites il faisait un grand ciel bleu tous les jours, ma mère s’était même motivée à venir courir 5km un soir avec moi pour s’entrainer et le parcours de la course semblait vraiment sympathique. Bref, tout pour plaire.

Le jour avant la course

Je ne comprends pas comment chaque retrait des dossards de chaque course peut être une telle épreuve (cf : la remise des dossards du Semi de Paris).

On avait deux choix pour retirer les dossards : soit la veille de 14h à 18h, soit le jour même à 8h du matin, avant le départ.

Le vendredi soir, en rentrant du boulot, ma mère nous a dit « Ah dommage il y a un concours de caisses de savons dans la ville de la course samedi, on pourra pas aller chercher les dossards à un autre moment que juste avant la course ». Info retenue, on poursuit notre soirée normalement, puis on arrive au samedi aprem, jour où je demande à ma mère de me conduire dans une chocolaterie pour acheter un cadeau pour mon chef (salariée idéale, je sais).

On termine notre petit achat à 14h30 et ma mère me dit « comme on sait pas quoi faire cet aprem, pourquoi on n’irait pas chercher les dossards maintenant, comme ça demain on dort trente minutes de plus? ». Mais MERVEILLEUSE IDEE, MER-VEI-LLEUSE.

On se rend sur le lieu du retrait quand soudain, 20 minutes de route plus tard, on aperçoit les panneaux du concours de caisses de savon et là on se dit « putain on avait oublié les caisses de savon ». On arrive à littéralement 100 mètres du lieu de retrait, quand un charmant homme de la soixantaine nous dit « désolé, la route est barrée mais vous inquiétez pas si vous allez à droite puis tout droit puis à droite puis à gauche puis demi tour puis tout droit, vous arriverez sur l’hippodrome ».

Ma mère se décompose, mais bon comme on est là et que l’essence est précieuse, on décide de quand même suivre le chemin préconisé pour aller retirer notre dossard.

15 minutes de route plus tard, on arrive à l’hippodrome, on récupère notre dossard et les petits cadeaux et nous voilà toutes contentes, parées pour réussir cette course qui s’annonce grandiose.

Le jour de la course

J’ai des problèmes de santé et notamment mon problème actuel est que de manière aléatoire il m’arrive le matin de ne pas pouvoir marcher. Genre, littéralement, ma cuisse n’est plus capable de supporter mon poids (et pourtant j’en ai perdu du poids). Et bien évidemment, ce jour-là en a fait partie.

Bon, les signes ont commencé à arriver 48h avant, mais tout s’est aggravé le soir avant la course. Couchée à 19h30, je ne pouvais même pas me lever pour uriner seule. On a donc très vite compris que la course, ben on allait pas pouvoir la faire.

Ajoutez à cela une tempête comme never, et me voici, abandonnant ma 3e course (après la Course Royale de Versailles et la Marseille-Cassis auxquelles je n’avais pas non plus pu me rendre, une fois pour une cause médicale, une fois à cause de cette fichue SNCF que je maudis).

Le jour après la course

Mais ce n’est pas fini. Nous avions perdu 20 euros d’inscription mais gagné deux paires de chaussettes BV Sport qui valent approximativement ce prix. Donc le compte était plutôt bon (juste les frais d’essence pour aller au retrait des dossards ont rendu les frais de livraison de ces deux paires de chaussettes aussi chers que si elles venaient directement des USA alors qu’elles sont fabriquées à 100m de chez nous, mais bon). Mais ça ne s’est pas arrêté là.

Le lendemain de la course, ma mère et moi recevons un message de l’organisateur qui nous dit « hello les cocottes, vous nous avez pas rendu la puce électronique suite à la course d’hier, merci de les déposer dans ma boite aux lettres » (bon c’était presque ça). Comment ça ? Puce électronique ? Dans ta boite aux lettres ? Mais tu vis à côté du lieu de la course, soit à 20 bornes de chez nous.

Moment de panique pour moi, moment de calme pour ma mère qui gère très bien le stress (du moins mieux que moi) et décide de lui demander si un envoi postal est possible. Question à laquelle il répond que oui. Deux timbres plus tard, nous voilà fraichement libérés de notre obligation de remise de la puce d’une course à laquelle nous n’avons pas participé. 🙂

Bon, si cette course était en effet un échec, nous nous sommes inscrites le 16 juin à un petit 5km à Saint-Etienne. Stay tuned pour suivre tout ça.

Audrey

2 réflexions sur “On a failli courir un trail de 10km avec ma mère (mais j’ai dû abandonner) (la remise des dossards en elle-même était déjà une épreuve)

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