Hello,
Il y a un an quasiment tout pile je me lançais le défi de courir le Semi Marathon de Paris. A l’époque ce rêve était totalement fou pour la petite moi essoufflée après trente secondes à courir après son tram qu’elle allait louper. Et pourtant, j’en suis aujourd’hui à une grosse dizaine de courses distance semi marathon (officielles ou non), et même si c’est toujours aussi difficile d’y aller (et d’en revenir vivante), je crois que je me suis prise au jeu.
Très rapidement la course à pied est devenue une thérapie, un moyen de me prouver que j’étais capable de faire des choses qui sont, à mon échelle, grandes, se dépasser, voir qu’on y arrive, parfois échouer mais ne jamais abandonner. Bref, j’ai beaucoup appris, j’ai beaucoup galéré mais j’ai aussi réussi à atteindre les objectifs sportifs que j’avais pour 2022.
Aujourd’hui on est en 2023 et l’objectif le plus grand de cette année c’est le Marathon de Paris.
J’ai passé une fin d’année excellente sportivement, je me suis lancée dans le trail, j’ai largement battu mon record de temps sur le Semi de Boulogne et j’ai passé trois mois à faire des courses quasiment toutes les deux semaines. Mes parents et mes proches en général pensaient que c’était épuisant pour moi, que ça allait accélérer mes maladies et notamment les problèmes de thyroïde qui sont très liés à la fatigue. Alors après la SaintéLyon j’ai décidé de faire une pause d’une semaine, transformée en trois semaines sans courir. Par flemme un peu, par maladie beaucoup.
Mon cardiologue m’avait prévenue après le diagnostic de l’hyperthyroïdie que ma chance dans mon malheur c’est que je faisais du sport et que pour lui ça avait indéniablement freiné les problèmes cardiaques inhérents à cette maladie et qui sont souvent la cause des décès liés à celle-ci. J’ai fait l’erreur d’arrêter quelques semaines et donc de laisser mes soucis de santé prendre du terrain, et ça s’est ressenti.
J’avais prévu de commencer la prépa marathon début janvier, à 13 semaines du Jour J. J’ai tenté et j’ai échoué. Les deux premières semaines de prépa (sur 13, donc), ont été chaotiques. Je pouvais faire que deux sorties par semaine contre 4 à 6 le reste du temps, je m’endormais sur des bancs dans des gares (oui oui), je dormais 9h par jour et me réveillais quand même fatiguée, c’était un enfer.
Après deux semaines comme cela je me suis dit que ça ne pouvait plus durer et j’ai décidé de me faire violence. Bienvenue donc dans ma deuxième semaine de prépa marathon, là où tout commence vraiment.
Quatre séances sont prévues pour cette deuxième semaine de préparation (les prépas marathon sont sur 12 semaines donc la première ne compte pas) : du fractionné, de l’endurance fondamentale et des sorties (très) longues (90 minutes).
Séance 1, Mardi : 10km avec du fractionné court au milieu
Je me suis appuyée sur le site Campus Coach, découvert car Romane Lemière aka mon idole du running y travaille et en fait la pub. Je n’utilise que la version gratuite car je suis pauvre depuis que j’ai (presque) acheté un appartement et que je ne suis pas fan à 100% des séances qui ne me correspondent pas forcément (j’aime pas le fractionné, comme 90% des gens, sauf que j’ai du mal à me forcer).
La séance prévue était de 51 minutes pour 7,5km avec des fractionnés de dix secondes au milieu. Au final j’ai fait 57 minutes et 10km, en gardant les fractionnés du milieu (et je déteste toujours autant ça).
Le but de cette séance était tout d’abord de me redonner confiance en moi. La période est compliquée sportivement pour moi, mon corps est faible et me le fait ressentir. J’avais donc réellement besoin de faire cette distance assez symbolique (j’ai découvert mon hyperthyroïdie sur un 10km en juin). Mission réussie, je repars motivée comme jamais et la tête pleine d’objectifs. Pour combien de temps ? Pas longtemps.
Séance 2, Jeudi : Fractionné long (j’ai détesté)
Jeudi c’était une séance de fractionné long rythmée par plusieurs fois 5 minutes super vite (enfin, super vite, disons qu’on est quasiment à l’allure que j’ai tenue 1h50 sur mon semi en novembre dernier mais comme j’ai tout perdu depuis, c’était duuuur).
J’ai galéré mais Alex était là et les séances de ce type nous permettent de progresser tous les deux : il court plus vite que moi sur les parties fractionné ce qui lui évite de m’attendre ou de s’adapter à mon allure comme pour les sorties longues. Et les sorties longues, parlons-en…
Séance 3, Samedi : Sortie (très) (trop) longue
Je n’avais pas encore compris pourquoi il était si important de suivre l’ordre donné par le site Internet, à savoir : une séance de vitesse, une séance d’endurance fondamentale, une de vitesse, une d’endurance fondamentale. Tout a pris sens ce samedi lors de notre sortie longue.
On devait faire 1h30 de course, on a fait 2h20. Pas parce qu’on est trop forts, non, juste parce qu’on a fait 50 minutes de pause.
J’ai fait l’erreur de laisser à Alex le soin de choisir le parcours. Il m’a emmenée pendant 2h autour d’une autoroute, avec un bruit atroce et zéro paysage à admirer. On avait encore mal aux jambes de la séance de fractionné de jeudi et je pense avoir dépensé autant d’énergie en pleurant qu’en courant. Autant, oui oui (énergie vite récupérée dans le paquet de chips barbecue qu’Alex m’a rapporté pour me consoler).
Bilan : 1h30 de course, 2h20 en comptant les pauses, 16,5km soit 1/3 du marathon. Ca va être compliqué.
Séance 4, Dimanche : Endurance fondamentale (enfin normalement)
La dernière séance prévue pour cette semaine était 45 minutes tout doucement pour récupérer des séances difficiles que l’on venait de faire. On s’était dit qu’on partirait vers 18h car c’est moins fatiguant de courir la nuit. On a vite compris qu’en fait on n’irait pas du tout, je l’ai dit à Alex qui m’a confirmé que son envie d’aller courir sous le froid glacial de ce dimanche aprem était proche de zéro.
Décision prise : ce sera finalement séance de renforcement musculaire à la place de la sortie d’endurance fondamentale prévue dans le programme.
Le hic c’est que dire cela à haute voix m’a fait regretter. Un élan de motivation sorti de nulle part plus tard et me voilà en train de courir 5km à toute allure (genre tout sauf de l’endurance fondamentale) pour rentrer le plus vite possible. Et hop, une bonne deuxième semaine de prépa finie !
Mon état d’esprit actuel : c’est la merde mais moins que samedi après la sortie longue. Je me sens extrêmement faible et pas du tout à la hauteur pour faire 42 bornes, mais il reste dix semaines pour remédier à ça et tout donner (ça va être atroce, je ne sais pas qui a eu cette idée).
A dans deux semaines,
Audrey
Grande question que je me pose après la lecture de ton article, à quoi ça sert le fractionné?
En tout cas, je peux dire que vu le rythme de publication des articles sur ton blog, tu maitrises très bien le fractionné.
Ne lâche rien pour ta course, tu vas la réussir haut la main, je crois en toi et je t’applaudirais depuis le Mans. Courage ❤
_vh
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Merci beaucoup pour ton message, yes j’essaie de redevenir active ici, ça me manquait et j’ai trouvé ça cool de pouvoir relire des souvenirs écrits il y a quelques années ahah !
Le fractionné permet de travailler le coeur et la puissance il me semble, mais je t’avoue que je ne sais pas et que je me demande à chaque séance la raison de son existence ahahah
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A moi aussi ça me manquait de te lire. C’est agréable de relire ce qu’on a fait il y a quelques années, on se rend compte de combien on a progressé, même si c’est plus compliqué pour toi vu comme ta plume était déjà agréable à l’époque.
_vh
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