Hello Hello,
Le week-end dernier on est parti à Venise avec mon copain.
C’était mon (trop beau) cadeau d’anniversaire, et pour que ses souvenirs soit à la hauteur de cette attention, Alex a pu compter sur moi pour rendre ce voyage I-NOU-BLI-ABLE.
Je viens d’une famille qui ne voyage pas, et la Moi adulte (qui a dit que je l’étais?) a préféré mettre ses salaires dans des Coca du distributeur de la fac plutôt que dans des voyages, donc ce vol était un de mes premiers (vous me permettrez de ne pas comptabiliser notre aller-retour à Londres parce que dans mes souvenirs c’était bien moins horrible que ce que j’ai vécu pour aller à Venise et je refuse de penser que j’exagère quand je dis que l’avion c’est le pire truc du monde).
L’avion c’était donc un lointain truc que je pensais ne jamais prendre, à tel point que j’adorais passer des soirées entières à me faire peur en lisant le livre sur la disparition du Vol MH370 ou des articles sur le suicide du pilote Andreas Lubtiz. Lol, trop drôle… mais beaucoup moins drôle quand il a fallu prendre l’avion ce 9 avril 2022.
Mon copain avait bien regardé pour y aller en train, imaginant déjà la galère que ça allait être de me supporter une heure trente encore plus angoissée que d’habitude, mais avait abandonné l’idée quand il a vu la durée et le prix du trajet.
Nous voilà donc à 10h à l’aéroport (pour un départ trois heures plus tard), allégés de 9 euros 50 de OrlyVal pour faire littéralement cinq minutes de trajet (pour les Lyonnais, c’est le même genre de piège à touristes que le Rhonexpress) (arrrgh).
Une fois mon billet scanné, je rentre dans un univers parallèle : des boutiques duty free plus chères que celles soumises aux taxes, des Pringles à 7 euros le paquet (mdr on est où là?!) (dans un aéroport) et un sandwich triangle dégueulasse offert par mon copain que je devais faire semblant d’apprécier par politesse (nan je rigole, il a bien compris que ça c’était PLUS JAMAIS).
Plus le temps passe et plus je me rends compte que ok on est peut-être arrivé un peu trop tôt comme le prévoyait Alexandre mais au moins ça lui laisse le temps de bien m’expliquer comment ça va se passer dans l’avion : ceinture au décollage, après tu t’endors jusqu’à ce qu’on te demande de remettre ta ceinture 15 minutes avant l’atterrissage. Je le vois encore me dire « t’inquiète, ça secoue que pendant les 15 premières et 15 dernières minutes, tout le reste est calme ». M. D. R. Tous des menteurs ces mecs !
Une petite photo dans la salle d’attente pour mes fans ( = mes parents) et nous voilà embarquant dans l’avion. Je découvre que je suis assise à côté d’Alex à gauche et un touriste français qui a l’air grave cool à droite. Devant nous, il y a des gosses. Je suis trop contente (plus pour longtemps). J’adore les enfants. Je vais vivre un trajet excellent………………M. D. R.
Tout se passe bien pendant les premières dizaines de minutes. Quand soudain, au bout d’environ 45 minutes sur 1h30 de trajet, on commence à beaucoup bouger. Le personnel nous demande en italien de rattacher nos ceintures (j’ai pas compris mais j’ai vu tout le monde se rattacher donc j’ai fait pareil).
J’ai jamais été bonne en calculs mentaux et pourtant il m’a fallu moins de dix secondes pour comprendre qu’on était loin des 15 minutes avant l’atterrissage auxquelles on était censé se rattacher.
L’avion bouge de plus en plus. Mon copain avait fermé le hublot pour être tranquille donc je ne vois rien, je sens simplement l’avion être aspiré vers le bas, remonter, être aspiré à nouveau, remonter, et tout ça, sans fin. Je regarde Alex, lui demande si c’est normal, il me dit « mais oui c’est des trous d’air ça arrive tout le temps » (spoiler : ça n’arrive pas du tout tout le temps).
Ma tête se met à rejouer en boucle l’histoire du suicide du pilote dans les montagnes ou de la disparition du vol en Asie. Je commence à avoir envie de vomir et des vertiges. Et là, les nains devant moi hurlent « PAPAAAAAAAAAA L’AILE ELLE EST CASSEE ». Comment ? Ca ? L’aile ? Elle ? Est ? Cassée ?
Je ne comprends pas, je n’imaginais pas finir ma vie comme ça, après une semaine de boulot intense et alors que les vacances venaient tout juste de commencer. En plus, je n’avais pas encore mangé mes pâtes et pizzas promises. Non, je ne veux pas mourir ici. Non. Laissez-moi.
Après quarante minutes de cauchemar, on voit l’aéroport sur les hublots de l’autre coté. Mon calvaire va enfin se terminer. L’avion descend, je souffle, l’avion remonte, je pleure. Sûrement une erreur d’aiguillage, la piste n’était pas libre, nous voilà partis pour refaire un tour dans le ciel. Je ne peux plus tenir.
Alex tente tant bien que mal de me rassurer mais il ne sait pas comment faire. Je sens que je ne peux plus me retenir. Nos chemins avec le sandwich triangle vont se séparer ici. Je demande à Alex un sac, il commence à vider son sac à dos (❤️), mon voisin de droite qui a pitié (et un meilleur niveau en anglais que moi) demande à l’hôtesse de l’air un sac plastique.
Je suis enfin en possession d’un sac.
Je vomis mes tripes (et mon sandwich triangle).
On arrive à Venise.
Je dis plus jamais (l’Histoire racontera que je suis finalement remontée dans l’avion trois jours après pour le retour et que tout s’est extrêmement bien passée) et Alexandre racontera que de tous ces trajets en avion (et ils furent nombreux), c’était un des pires.
Morale de l’histoire : choisissez bien votre voisine de trajet et 18h de train avec moi seront toujours moins difficiles à supporter que 1h d’avion.
En tout cas, je pensais que ce voyage en avion serait le numéro 1 des trajets les plus éprouvants mais je peux vous assurer que mon Saint-Etienne – Lyon en ce Lundi de Pâques l’est tout autant.
Bonne soirée, la mienne ne fait que commencer avec 20 minutes de retard de train ❤
Audrey
Le sandwich triangle est vraiment le fil rouge de cet article. Merci d avoir raconte ton voyage. Ca a fini de me convaincre que je ne monterai pas dans ses appareils.
Hate que tu nous racontes tes nouveaux deboirs avec la sncf. Depuis que je suis a l ecole aucun de mes voyages ne se passe bien
N arrete jamais d écrire
_vh
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