Les amis, j’ai couru mon premier semi marathon !!!

Helllloooooooooooo,

Je ne sais pas ce qui est le plus incroyable : le titre (qui n’est pas putaclic) ou le fait que j’aie pas encore échoué à publier tous les mardis et vendredis ? Je vous laisse choisir (même si j’ai quand même ma petite idée sur le sujet).

Pour ceux qui n’ont pas suivi, il y a un mois, après que mon copain et un ami à moi ont terminé le marathon de Paris, j’ai décidé de me lancer un ENORME objectif pour la petite fille essoufflée après une course de 200 mètres que j’étais : m’inscrire au semi marathon de Paris qui aura lieu le 6 mars prochain.

Initialement ça devait être un secret entre mon ami et moi. Je ne voulais pas l’ébruiter, ni même le dire à mon copain, par peur d’échouer et de décevoir. Au final, j’en ai parlé à Alexandre avant de m’inscrire et j’ai gaffé devant mes parents. Une fois eux au courant, tout le monde pouvait l’être. J’ai alors publié un article ici annonçant ce défi, que je n’étais VRAIMENT pas sure de relever.

La première semaine d’entrainement a été horrible. On a commencé le vendredi 22 octobre par une simple course de 3 kilomètres que j’ai terminée lessivée et en pleurs (mdrrrrr). Je me suis dit que c’était mal barré pour le semi dans quatre mois mais mon copain qui sait à quel point je suis radine (team capricorne) savait que le fait d’avoir payé 60 euros pour l’inscription allait me motiver. Il a donc continué à croire en moi.

Il m’avait fait un programme super cool à base de trois séances par semaine : une de fractionné, deux d’endurance (une sortie courte et une sortie longue). Les séances de fractionné commençaient à 3 fois 400 mètres et on ajoutait une fois par semaine. Les sorties courtes commençaient à 3km et on ajoutait 0,5 par semaine. Les sorties longues commençaient à 5km et on ajoutait 1 km par semaine.

Je n’ai raté aucune séance (ah si, une de fractionné la semaine dernière et une sortie longue il y a deux semaines mais je l’ai rattrapée la semaine d’après). Il y en a eu des difficiles, d’autres plus faciles, jusqu’à hier, jour où la séance de 9km était programmée.

On a un peu visité tous les coins vers chez moi et mon rêve ultime était de courir jusqu’à la Tour Eiffel en passant par les quais. Les quais, c’est loiiiiiin d’être le chemin le plus court puisqu’on est quasiment sur 8km aller.

Comment on devait en faire 9, j’ai proposé à mon copain de faire les 8km pour s’y rendre et de faire 1km dans Paris puis rentrer en métro, mais l’idée l’enchantait peu donc il m’a proposé de plutôt tenter de faire 14. Ni moi, ni lui n’y croyions, mais j’ai quand même accepté parce que je voulais aller à la Tour Eiffel (de toute façon il allait pas me porter sur 8km pour le retour donc si je ne voulais pas avancer il aurait bien été obligé de me suivre dans le métro).

J’avais remarqué dans mes autres séances que quand je partais pour courir 5km, j’étais fatiguée au bout de 2-3 alors que quand je partais pour 8, je commençais à en avoir marre au bout de 4-5. Je me suis donc dit que si je voulais faire 14km, il fallait que je fasse croire à mon cerveau qu’il allait en faire 21, comme ça il en aurait marre, au pire, au bout de 11-12. Et il l’a tellement cru, que mon corps a fini par le faire.

On part en direction de la Tour Eiffel. Ca a mal commencé puisqu’au bout de littéralement 25 mètres on a dû s’arrêter parce que Alex perdait son pantalon (mdr). Mais bon, faux départ, retour dans la course, nous voilà lancés pour rejoindre la Tour Eiffel.

On court, j’ai un point de côté très vite mais, partie dans ma tête pour faire 21km, je ne peux pas m’arrêter au bout de 2. N’ayant pas l’habitude d’en avoir, je tente tous les moyens pour le faire passer : inspirer, expirer, lever les bras, faire la Tour Eiffel au milieu de la rue en me tenant plus droite qu’à l’entretien d’admission à mon master : rien ne marche. C’est au moment où j’arrête tout ça qu’il finit par passer. Je ne sais pas trop quoi en conclure (rien de positif en tout cas).

On arrive à 3km500. Ma belle-mère appelle mon copain donc pause forcée pour la team. Je regarde ma montre, je me sens vraiment très bien, suffisamment pour commencer à me dire que les 21km, ça va pas juste être pour mieux faire les 14, mais les 21, je VAIS les faire. Je ne préviens pas Alexandre de mon envie pour pas me mettre une pression inutile, mais au fond de moi, je sais que je veux atteindre ce but. Il l’apprendra au 18e km.

On court, on court, on arrive au 8e km et surtout dans Paris et là, je suis dans un état d’euphorie que je ne saurais pas expliquer. Je ne m’arrête même plus aux feux rouges, je manque de me faire renverser par un Parisien qui a eu son permis dans un Kinder Surprise mais je ne céderai pas, on est à plus d’un tiers de fait sur mon objectif de semi-marathon, mais surtout on est à 1km de mon objectif de la semaine de 9km alors que j’ai l’impression de même pas avoir commencé à courir.

On fait des tours du Champ-de-Mars. J’essaie de gratter des kilomètres car j’ai la flemme d’arriver devant chez moi à 14km et devoir faire 7km dans les rues de Boulogne sans but. Mon copain ne comprend pas, dans sa tête je devais avoir du mal à terminer les 14km et ça l’arrangerait qu’on rentre à pied maintenant plutôt que je m’épuise ici et qu’on doive prendre le métro en transpirant comme jamais et en étant trop peu habillés pour supporter la clim. Je ne veux pas lui dire que je vise les 21km. Je lui dis simplement que le paysage est trop beau.

(et c’est vrai, le paysage était trop beau)

On fait 10km devant la Tour Eiffel. Je demande une petite pause de 2-3 minutes. On repart. Il me lance un défi : si je fais 15km, on mange pizza ce soir. Ben mon grand, bien sûr que je vais les faire les 15km. T’es pas encore au courant mais on va en faire six de plus même.

On arrive aux 15km, je lui dis « viens on va jusqu’aux 16 ». Au 16e kilomètre, on fait une pause plutôt longue (7-8 minutes) sur un banc et là pour la première fois j’ai pensé à arrêter avant de dire « allez c’est bon on repart ». Mon copain comprend pas trop ce qu’il se passe mais c’est reparti, je lui dis qu’on va jusqu’aux 18. Il me suit. Enfin plutôt, je tente de le suivre.

Ca commence à être dur. La petite Moi qui faisait des chorégraphies et chantait dans la rue en courant au 10e kilomètre laisse place à une fille qui souffre à cause de son ongle d’orteil qui se retourne contre sa basket, mais je lâche pas.

18e kilomètre, on est devant chez moi. Je dis à Alex de ne pas arrêter sa montre. Il me demande si je veux aller jusqu’au semi. Je dis oui. J’aurais jamais dû.

Je SAVAIS dès le début que si mon objectif officiel était de faire 21km, j’allais galérer. Et ça n’a pas manqué. Instantanément, tout est devenu beaucoup plus difficile. Me dire qu’officiellement on devait faire que 9km puis 14 puis 15 puis 16 rendait la chose plus facile car je savais que je pouvais m’arrêter sans décevoir Alexandre puisque ça aurait été normal de s’arrêter à cette distance. Là je n’avais plus le choix, je devais finir mon semi.

Les 3 dernières kilomètres ont été difficiles, vraiment difficiles, mais je ne voulais pas lâcher. Et surtout, je ne pouvais pas lâcher.

On arrive au 20e kilomètre. La fin s’approche. Je peine à avancer. 20,5, 20,8, 21….. 21,2. La délivrance.

L’après semi-marathon : le retour à l’appart a été terrible. J’avais vraiment du mal à marcher et je ne sentais plus mon ongle que j’ai depuis dû couper.

Je suis descendue de l’appart acheter du Coca pour fêter ça pendant que mon copain commandait des pizzas. Heureusement qu’il y avait un ascenseur parce que honnêtement je ne suis pas sure que j’aurais pu monter cinq étages en escalier (et pourtant, je peux faire beaucoup pour du Coca…).

Aujourd’hui, à J+1 quasiment heure pour heure, je ne réalise pas encore que j’ai rempli un de mes trois objectifs de 2022, je ne réalise pas que ça m’ouvre des portes que je pensais fermées à tout jamais et notamment celles de m’amuser en courant, je ne réalise pas que mon copain, coureur expérimenté dont le palmarès serait trop long à rappeler, m’a accompagnée et soutenue dans ce projet en croyant assez en moi pour qu’il devienne réalité…

Croyez en vos rêves. Et faites tout pour les réaliser.

Bonne soirée,

Audrey

7 réflexions sur “Les amis, j’ai couru mon premier semi marathon !!!

  1. Avatar de Inconnu Anonyme

    Toutes mes félicitations pour avoir réussi tes objectifs Audrey. Tu es une fille plein de ressources et je sais que tout ce que tu veux, tu peux les avoir car rien n’est hors de ta portée. Ca demandera forcément du temps, mais tu as la volonté pour cela.
    Là où tu es la meilleure, c’est lorsque tu te fixes tes propres objectifs, c’est ce qui te donne le plus d’envie et d’énergie pour les réussir. Je sais que tu peux terminer ton marathon et je serai là pour te soutenir, au moins par la pensée (dsl, il fait froid dehors, mon admiration pour toi se limite à 0°C).
    Ne lâche rien et prends soin de toi. Tu es la meilleure.
    _vh

    J’aime

Répondre à Audrey Annuler la réponse.