From Marseille With Love

Salut les gens,

Pendant ces longs deux derniers mois, si mes publications se sont arrêtées, ce n’est pas le cas de ma vie. Je pense même que j’ai vécu plus de choses en soixante jours que dans tout le reste de mon existence (si si).

Il y a un mois, mon copain a enfin cédé et décidé de m’accompagner dans ma ville préférée du monde aka Marseille (je vais dire la même chose quand je vous ferai l’article sur Annecy, mais vous avez capté l’idée : j’aime BEAUCOUP Marseille).

Je l’avais si bien vendue qu’il a accepté (sans même négocier) de partir le samedi très tôt et rentrer le dimanche très tard pour profiter au maximum de cette si belle ville qu’est notre très chère cité phocéenne. S’il avait su.

Il faut savoir que j’adore Marseille mais au-delà de Marseille la ville, ben j’adore surtout les souvenirs que j’avais de Marseille parce que la réalité c’est que je n’y étais pas retournée depuis un petit moment maintenant (covid, tu connais). On dit toujours qu’on idéalise les gens qu’on ne voit plus, et je pense que c’est un peu la même chose pour les villes parce que je dois vous avouer que le Marseille de mes rêves était un peu mieux que le Marseille de ma réalité (un peu).

Etant des voyageurs aguerris (c’était notre deuxième week-end hors de Paris à deux, mdr), on s’était dit que ce serait une superbe idée de prendre un AirBnb juste à côté de la gare, histoire de pouvoir déposer nos valises avant d’aller prendre le train pour Cassis (ça c’était le plan initial). Un AirBnb juste à côté de Marseille-Saint-Charles, oui. Des mauvaises idées, on en a eu, mais alors celle-ci …

Pour ceux qui connaissent Marseille (mieux que moi donc), vous savez que dans le top 5 des quartiers à éviter, il y a la gare Marseille-Saint-Charles. Aie.

1er jour

On est arrivé vers midi je crois. A peine le temps de poser un pied par terre qu’on s’est rendu compte qu’on allait sûrement devoir passer tout le week-end à jongler entre des bouteilles par ci, des mégots par là, des sacs poubelles par là-bas. On nous annonce plusieurs semaines de grèves des éboueurs déjà : ah ouais, ça promet.

Bon c’est pas grave, nous voilà partis en direction de notre petit appart. Puis c’est cool, comme on a pris un appartement vraiment juste à côté de la gare, en cinq minutes on y sera.

L’appart est vraiment top, la proprio aussi, seul hic au programme : j’ai oublié ma brosse à dents. Mais c’est tellement courant, que limite je ne le mentionne plus. Le séjour s’annonce incroyable. Quelle formidable idée d’avoir pris un AirBnb juste à côté de la gare, nous voilà débarrassés de nos douze mille sacs (dans lequel il n’y a donc pas ma brosse à dents, vous l’aurez compris).

On décide de ressortir profiter du beau temps puisqu’ils annoncent de la pluie pour le lendemain. Consciente du fait qu’Alex était vraiment déçu de cette ville que j’avais si bien vendue, je me dis que je vais l’emmener au Vieux-Port pour qu’il voie à quel point l’endroit est superbe.

Pour aller au Vieux-Port en partant de l’endroit où on était, il fallait descendre une immense rue digne d’un film d’horreur : gens qui crient, crachats par terre, tags partout sur les murs, poubelles renversées, drogués dehors, voitures qui te foncent dessus ; un calvaire et/ou un rodéo géant. Je n’avais JAMAIS vu ça. Et pourtant, je viens de Saint-Etienne, pas de Neuilly sur Seine.

Bref, on arrive sur le Vieux-Port, tout était beaucoup moins mignon que dans mes souvenirs mais c’est pas grave, le reste sera incroyable j’en suis sure.

L’après-midi, on avait prévu d’aller à pied dans les Calanques. On s’installe dans un petit restaurant sympa, je prends un burger, Alex prend une salade parce qu’il est au régime pour son marathon qui aura lieu deux semaines après, je ne finis pas mon burger, Alex se dévoue pour le faire alors qu’il est au régime pour son marathon qui aura lieu deux semaines après. C’était vraiment super bon. Marseille est une ville incroyable.

Quand soudain, on entend une goutte, deux gouttes, trois gouttes. On se regarde et on comprend sans parler que faire 15km à pied pour aller aux Calanques ça va être compliqué. On se renseigne pour prendre un bateau. On nous dit qu’il ne circule pas à cause de la météo et qu’en plus ça nous reviendrait à 70 euros pour deux (pardon?, déjà les 40 euros d’Annecy je trouvais ça excessif). On se dit que finalement, le bus c’est peut-être pas mal.

Nous voilà donc à la borne d’achat des tickets de bus/métro. On calcule que le lendemain on fera tout à pied donc il nous faut uniquement deux billets chacun : un pour l’aller, un pour le retour.

Information importante : on devait prendre un métro jusqu’à l’arrêt de bus. A Marseille, contrairement à Paris je crois, les correspondances métro / bus avec un seul ticket sont possibles. On se dit que trop cool ça va nous couter que quatre euros chacun c’est génial et économique et nous ben on aime les trucs économiques.

On monte dans le métro. Je mets mon ticket à un endroit précis de mon portefeuille pour bien reprendre le même dans le bus où on devra à nouveau le valider. Je me dis qu’Alex va faire la même chose, enfin quand même il a une double licence, 18 diplômes post bac et en plus il a eu son permis du premier coup je crois : bref, cet homme est trop intelligent. Il va penser à mettre son ticket à un endroit où il saura le retrouver. MDRRRRRRRRRRRRRRRRR.

On monte dans le bus. Alexandre me dit « Audrey je ne sais plus quel est le ticket que j’ai validé pour le métro ». Je le regarde. Il me regarde. Je le regarde. Il me regarde. Je le TUE du regard. Je composte mon billet qui me dit « correspondance validée ». Je dis à Alex d’un prendre un au hasard et de voir s’il écrit ça.

Il en prend un au hasard. C’était pas le bon. Je rigole. Il doit racheter un billet dans le bus. Je rigole. Il a pas de monnaie. Je rigole moins. Il me prend 2 euros. Je rigole plus du tout.

Bref, nous voilà dans les Calanques.

Rien à signaler : c’était incroyable. Il fallait juste pas y aller en petits talons quoi.

On reprend le bus dans l’autre sens pour rentrer dans le centre de Marseille mais au bout de quelques minutes de trajet, il s’arrête. Le conducteur descend fumer sans remonter, une passagère lui demande pourquoi on n’avance plus depuis dix minutes, il l’ENGUEULE comme une merde en lui disant qu’il y a je ne sais quel événement qui empêche les bus de passer dans le centre. Frère, on est à Marseille, y a plus de touristes que d’habitants, tu penses vraiment qu’on est au courant des événements qui ont lieu tous les jours dans la ville ? Ben nan, donc préviens.

Bref, grosse galère. On est trop loin à pied. On prend un nouveau métro. Alex se souvient cette fois-ci bien de quel est son ticket (mdr). On arrive à Marseille. On rentre se préparer pour notre si bon resto du soir qu’on a pris la peine de réserver bien avant pour 20h30, histoire d’être large.

20h30 : on arrive au restaurant. On nous présente une carte. On salive déjà devant. On choisit ce qu’on veut manger. On passe commande. Ils nous disent qu’ils n’ont plus aucun des plats qu’on veut car c’est trop tard (20h30?). On dit qu’on ne veut plus aucun des plats qu’il reste. On part, en se disant qu’il y aura plein d’autres restaurants qui voudront bien de nous. Si on avait su.

Je savais que les gens du sud ne vivaient pas comme nous, mais je pensais justement que leurs soirées se terminaient plus tard que les nôtres, pas qu’ils allaient dormir à l’heure à laquelle on commençait à manger dans le reste du pays. Et pourtant, une vraie galère pour trouver un restaurant ouvert.

Jour 2

Le deuxième jour, jour du départ, on avait prévu de visiter tous les lieux touristiques de la ville donc il fallait pas trop trainer car notre train du retour partait à 21h.

J’ai finalement plutôt facilement réussi à convaincre Alex que profiter du lit jusqu’à l’heure de le rendre (11h max) c’était plutôt pas mal. Nous voilà donc sur le départ à 11h : opération trouver un restaurant.

On réussit plutôt facilement. On mange dans un délicieux restaurant italien, quand soudain une TEMPETE s’abat sur la ville. Pluie, vent, grêle, un cauchemar.

On se dit qu’on ne peut pas repartir immédiatement et on commence à gentiment regarder ce qu’on peut faire en intérieur (« un musée? c’est cool les musées Alex tu verras »). Je commande un dessert, Alex en commande quatre pour que ça prenne plus de temps. On attend. La pluie s’arrête un peu au bout d’une heure. On repart pour visiter la ville en ayant l’énorme chance de ne plus avoir de pluie sur tout le reste du temps là-bas.

Mon avis sur la ville :

  • C’était mieux dans mes souvenirs
  • Les coins touristiques sont archi sympa
  • Les calanques c’est incroyable
  • Les Marseillais sont bizarres
  • C’est une bonne ville à visiter si tu veux que ta présence sur Terre se termine plus tôt que prévu

21h : heure de rentrer. On avait pris les billets de train les moins chers, qui nous faisaient arriver à Paris à minuit. On savait qu’à cette heure il n’y aurait plus de métro à Paris. On a donc cherché une solution pour ne pas repayer 50 balles de Uber comme ça avait été le cas une semaine avant en rentrant d’Annecy. On a trouvé. On a payé moins cher. Mais on a vécu la pire soirée de notre vie. La suite, au prochain épisode ….

Bonne journée,

Audrey

4 réflexions sur “From Marseille With Love

  1. Avatar de Inconnu Anonyme

    Je me demande comment tu fais pour que plein de problèmes t’arrivent dessus chaque fois que tu pars visiter une ville. Tu écris tellement bien que je me sens coupable de rire de tes malheurs quand j’ai fini de lire. J’ai hâte de lire le reste de tes aventures. Bisous la meilleure 😉
    _vh

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