Crise convulsive – Episode 2 : Examens

Hellloooooo,

Bien rentrée chez mes parents le dimanche qui a suivi la crise mais travaillant du lundi au jeudi midi (vendredi étant férié et jeudi après-midi offert par la boite) (merci), je n’ai pu aller voir mon médecin que deux semaines après ma crise convulsive, le 31 décembre.

GENERALISTE

Jeudi 31 décembre, 14h : J’arrive dans le cabinet, rassurée de ne pas avoir de tumeur mais un peu inquiète pour mes globules blancs et de plus en plus inquiète pour le sida parce que même si c’est impossible ben c’est la dernière piste qu’on a. J’ai la chance, l’honneur, de tomber sur une généraliste hyper jeune, remplaçante de ma médecin, qui a fait sa thèse sur …………………… la transmission du SIDA. POPOOOOOOOOOOOPOOOOOO.

Bon, elle me rassure un peu en me disant que j’ai très peu de chances de l’avoir mais que très peu de chances ne veut pas dire zéro chances et que, comme déjà dit, ben c’est un peu la dernière piste qu’on a.

Non mais super, merci bien madame moi qui étais déjà angoissée. Je vous rappelle que j’ai quand même été à deux doigts de faire un test de grossesse car j’avais quatre jours de retard de règles alors que biologiquement je ne POUVAIS PAS être enceinte, donc bon, si tu me dis qu’il y a peu de chances que j’aie le SIDA mais que quand même il y en a, ben tu gâches ma semaine entière.

Elle m’envoie refaire une prise de sang pour vérifier mon taux de globules blancs et en profite pour checker l’intégralité de ma personne (retenez ça pour la suite), hormis le coronavirus qui est pourtant LE truc du moment. Toujours pas compris ce choix mais bon, il est sûrement judicieux.

Je rentre chez moi à 15h, appelle le laboratoire pour savoir s’il faut prendre un rendez-vous pour faire une analyse de sang, il me disent que non mais qu’en raison de la date (on est le 31 décembre, pour rappel), ils arrêtent les prélèvements à 15h30. Bon, ok, j’irai un autre jour.

Le lendemain était férié pour fêter comme il se doit ce début d’année couvre-feuté, j’ai pu aller faire mes analyses uniquement le samedi d’après, le 2 janvier.

ANALYSES SANGUINES

Samedi 2 janvier, 9h (et veille de mon anniversaire) : j’ai peur des araignées mais je peux les supporter et j’ai peur des ascenseurs mais je les prends à chaque fois que j’ai la flemme de monter cinq étages à pied (soit approximativement tous les jours), bref, je suis une personne super courageuse quoi. Mais s’il y a bien une phobie que j’arrive pas à surpasser, c’est celle de toutes les choses qui piquent. De l’abeille au couteau en passant donc par les aiguilles, je suis terrorisée à l’idée de me faire piquer.

Les peurs sont mentales. Le jour de mon admission aux urgences j’avais été piquée cinq heures non stop mais ça m’avait pas dérangée car j’étais tellement dans les vapes que j’aurais pu tout supporter. Ce ne fut bien évidemment pas la même chose en ce 2 janvier et alors que ça faisait déjà deux semaines que l’idée d’avoir le SIDA m’angoissait.

J’arrive au laboratoire, abandonnée sur le parking par ma mère qui m’a conduite ici parce que bon à 22 ans et 364 jours je pense qu’il était temps que je prenne ma vie en main et que je puisse aller me faire piquer sans mamannnnn (non). Je donne mon ordonnance. La secrétaire me dit « l’analyse doit porter sur tous ces éléments? » euh oui c’est le principe d’une ordonnance en fait. Elle me prévient que le prélèvement risque d’être long car il faudra prendre beaucoup de tubes (7) (aïe).

Je patiente dans la salle d’attente. Un médecin très mignon arrive et me dit de rentrer dans une petite salle très mignonne où j’allais vivre un calvaire. Il me dit de m’asseoir. Je le préviens que j’angoisse et qu’à tout moment je peux tomber dans les pommes (exagération) (en fait non).

Il me dit que tout va bien aller. Je lui dis que non. Il me dit qu’il va prendre une aiguille plus grosse pour que le sang coule plus rapidement pour remplir les tubes. Je lui dis d’arrêter de prononcer le mot aiguille (silvoupléééééé). Il se tait. J’angoisse.

Il trouve pas ma veine puisque j’ai déjà eu un cathéter dans la meilleure veine mais qu’il ne veut pas reprendre la même pour je ne sais quelle raison. Il trouve la veine, me pique. Et là c’est le drame.

Premier tube ça allait.

Deuxième tube ça allait.

Cinquième tube ça commençait à pas trop aller.

Sixième tube ça allait pas du tout. Et voilà que Tatie Audrey s’évanouit pendant une prise de sang à l’aube de ses 23 ans.

Pour ma défense, j’ai des règles hémorragiques qui venaient de débuter, je pèse moins de 50 kilos donc j’ai peu de sang et en plus de ça on venait de m’enlever sept tubes après m’en avoir déjà enlevé autant deux semaines auparavant.

Le médecin ne sait pas s’il doit rire ou pleurer. Je reprends mes esprits et lui dit qu’il peut rire. Il me demande si j’ai un risque d’avoir le sida (punaise). Je lui dis que je suis célibataire. Il me dit (en rigolant) que ça ne l’étonne pas (mdrrrrr). Il me pose un pansement Disney, me donne un gâteau Milka pour reprendre des forces et me laisse appeler ma maman pour qu’elle vienne me récupérer étant donné que je suis littéralement au bord de la mort.

Je ne tiens plus debout. Je pars sans payer (j’apprendrai après qu’en fait il ne fallait pas payer grâce à cette formidable invention appelée la Sécurité sociale qui me pompe 30% de mon salaire). Je m’écroule dans la voiture. Ma mère pense que je fais exprès. Je monte me coucher et reste allongée en me tordant de douleur (j’avais mal au ventre) (mes règles, suivez) et en ayant la tête qui tourne pendant la moitié de la matinée. Ma mère se rend compte que je ne fais pas exprès. Je vais mieux. J’attends les résultats.

RESULTATS

Le laboratoire ne fait pas d’analyses le samedi après-midi et de toute façon pour les MST il faut laisser reposer 48h donc je vais devoir attendre lundi, passant donc mon anniversaire à angoisser dans l’attente de ces résultats.

Lundi matin, dès la première heure et pendant le cours de compta (on m’avait dit en fin de matinée mais j’actualise la page des notes de mes partiels dès janvier alors que les résultats ne sont communiqués qu’en mars donc vous comprenez le délire), je me mets à rafraichir la page des résultats toutes les trois minutes. A midi, toujours rien. La reloue que je suis appelle donc le labo qui lui dit que l’analyse pour les MST est toujours en culture mais qu’ils peuvent m’envoyer un SMS quand les résultats seront disponibles, qu’il faudra que je clique sur le lien………. et que le mot de passe sera modifié pour devenir ma date de naissance, mon identifiant restant le même qu’avant. Tatie Audrey toujours angoissée et ayant à moitié écouté continue de rafraichir la page alors que ça n’a absolument aucune utilité.

Vers 13h30, je me retrouve déconnectée du site. Pas grave, je connais mon mot de passe par coeur à force de le faire inlassablement depuis samedi alors que le laboratoire était fermé. Et là, c’est le drame : l’ancien mot de passe ne marche plus. J’essaie, j’essaie… mais punaise je l’ai noté je peux quand même pas m’être trompée.

J’appelle le laboratoire en disant que mon mot de passe ne fonctionne plus. Ils me disent que c’est étrange car les résultats sont tombés. Je les SUPPLIE de me dire si j’ai une IST. Après de longues négociations car secret médical oblige, ils finissent par me dire que non. Je raccroche et ai un éclair de génie : la madame m’avait dit que mon mot de passe allait devenir ma date de naissance à compter de la réception du SMS (que je n’ai jamais reçu soit dit en passant), c’est pour ça que l’ancien ne marche pas.

J’ouvre la page, tout fonctionne, mes analyses sont nickel(les?). Mes globules blancs de retour à la normale. Aucun problème au niveau glycémie alors que je buvais un litre de coca tous les deux jours (j’essaie d’arrêter, je me limite à 1,75 litre par semaine ce qui est déjà énorme mais les petits ruisseaux font les grandes rivières et plus les jours passent plus je tente de diminuer mes verres).

Bref, toujours rien à signaler. Ma médecin m’envoie donc chez un neurologue.

La suite, au prochain épisode.

Bonne soirée,

Audrey

2 réflexions sur “Crise convulsive – Episode 2 : Examens

  1. Avatar de Inconnu Anonyme

    Oh, tu n’as même pas parlé du harcèlement car tu ne comprenais pas tes résultats. Tu ne dis même pas le plus important, quel manque de professionnalisme, c’est un scandale :p partialité 😉
    T’es trop mignonne dans ton style. Quand on te lit on a l’impression que le monde s’écroule mais tu en rigoles ❤
    Hate de pouvoir encore te lire. Bisous Audrey, lâche rien et tu n'es pas toute seule, l'oublie jamais. merci pour tout.
    _vh

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