Job d’été en banque : l’Indésirée

Salut les moustiques,

Je suis malade. Mais vraiment. Ce qu’il s’est passé c’est que jeudi j’ai acheté des tiramisu pour les ramener à Grenoble. Ma mère m’avait bien dit que c’était une mauvaise idée, « tu vas rompre la chaine du froid en les ramenant à Grenoble blabla ». Sauf que la petite Audrey, la chaine du froid ça lui parle autant que réussir à sauter plus de deux fois à la corde à sauter. Résultat, j’en ai mangé un hier, je suis malade depuis et comme j’aime pas gâcher la nourriture, je l’ai fini ce soir. On adore.

Bref.

L’année dernière j’ai travaillé dans une banque pendant trois semaines. Comme c’est la période pour envoyer ses candidatures, je me suis dit que ça pourrait être cool que vous ayez un petit retour dessus (enfin j’espère).

J’y ai bossé trois semaines en Juillet et étais HYPER motivée, attendant ça depuis mes dix-huit ans. J’avais d’ailleurs passé mon permis uniquement parce que c’était une condition sine qua non pour postuler. Sachant tout cela, vous pouvez deviner que ma motivation était bien plus importante que mon talent en la matière.

CANDIDATURES

Pour être honnête, je ne suis pas passée par la procédure normale puisque mon père travaille dans cette banque. J’ai donc simplement dû envoyer une lettre de motivation, un CV, un justificatif de mon statut d’étudiant et une copie de mon casier judiciaire, devant donc être vierge (ma sagesse enfin récompensée).

Je n’ai pas eu d’entretien ni rien mais une période d’essai de trois jours pour trois semaines de travail il me semble. Je ne doute pas que, de toute façon, mon père avait dû leur raconter à quel point j’étais LA fille parfaite donc bon.

ARRIVEE SUR LES LIEUX (ça se complique)

Le mardi matin, j’arrive dans l’agence figurant sur mon contrat, le sourire aux lèvres et avec un petit « coucou c’est moiiiiiii, la nouvelle auxiliaire vacances » comme si tout le monde m’attendait (alors que personne ne m’attendait) (mais quand je dis personne, c’est vraiment PERSONNE) (vous allez comprendre après).

Le mardi, c’est le jour des réunions dans les banques. On descend dans la salle prévue à cet effet et je vois que vraiment personne mais alors ABSOLUMENT personne ne s’attendait à ce que j’arrive. Vous voyez, je me sens très souvent pas à ma place, mais alors là j’avais carrément l’impression que la place que j’occupais n’existait pas.

Le grand directeur de l’agence me dit « Audrey, il faut qu’on parle, dans mon bureau ». Je commence à paniquer…. moi avoir déjà fait une connerie en 10 min ici ? Mais non pas être mon genre de faire une connerie en 10 min ici (si). Moi pas comprendre ce qui m’arrive. Moi vouloir rentrer chez moi. Moi vais rentrer chez moi beaucoup plus vite que prévu.

Le directeur me regarde, me dit « je suis embêté parce que je n’ai absolument pas besoin de vous ici ». Je regarde le directeur en me disant « je suis embêtée parce que moi j’ai VRAIMENT besoin de vous puisque j’ai déjà dépensé ma paie avant de l’avoir eue ».

Je sens mon portable vibrer. Mes amis n’étant pas du genre à être réveillés à 8h du matin pendant les vacances, je décroche et me retrouve avec la responsable des ressources humaines au bout du fil qui me gronde parce que « mais je vous ai dit il y a deux mois que vous deviez aller dans *insérer le nom d’une autre agence* »

Il est vrai qu’elle m’avait appelée il y a trois mois pour me dire que, contrairement à ce qui avait été annoncé, je serais dans une autre agence, sauf qu’entre temps j’avais oublié et surtout j’avais signé un contrat qui disait que j’étais affectée dans l’agence dans laquelle j’étais. Les gars, si j’ai eu 15,5 en droit du travail c’est pas pour remettre en cause la valeur d’un contrat de travail et de ce qui est écrit dedans hein.

Bon, finalement, je me suis retrouvée dans une agence à l’autre bout de Sainté, mais au moins, j’ai eu quelque chose à vous raconter.

MISSIONS 

Je devais d’abord répondre au téléphone avec une phrase tellement longue et compliquée et qui, pourtant, à chaque appel ne devait pas changer.

Je devais aussi faire des virements, donner des « cartes minutes » qui permettent aux personnes sans carte bancaire de retirer (nous n’avons absolument pas accès à de l’argent liquide donc c’est la seule solution pour nous de le faire), répondre à des questions, expliquer à des clients comment marchait l’application de la banque alors que punaise, je découvrais en même temps qu’eux.

Il y a bien sûr eu des conneries, mais ça, je les garde pour vendredi.

AVIS

J’ai adoré mon expérience là-bas. Je postulerai à nouveau cette année, même si je pense que les dates n’accorderont pas car je suis en partiels en Mai, en stage en Juin et peut-être en entreprise en Août. J’ai vraiment adoré, l’équipe, le métier, même les clients chiants me touchaient.

Hésitez pas à envoyer vos candidatures.

A vendredi pour mes conneries,

Audrey

4 réflexions sur “Job d’été en banque : l’Indésirée

  1. Avatar de Inconnu Anonyme

    Il faut avoir un casier vierge pour travailler dans les banques mtn….? Pourquoi ça m’étonne? ^^
    Je vois pas pourquoi tu dis ça pour tes amis. Généralement on se lève vers 6h30 pour aller écouter des personnes nous parler de droit ou pour aller faire des dossiers d’avocats…
    Je me disais que je trouvais l’article un peu court, mais c’est normal il y a pas les conneries. On va voir si tu m’as tout dit :p
    Super article teaser en tout cas. To be continued… ❤
    _vh

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  2. Avatar de Un admirateur très relativement anonyme Un admirateur très relativement anonyme

    Sacrée toi… ah la la ! 😉

    (Moi j’ai fait plus dangereux, il y a quelques années : j’ai rompu la chaîne du froid avec des langoustes… je ne pouvais me résoudre à les jeter… ah ah)

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