J’ai couru mon premier marathon

2 avril 2023. La date qui allait changer ma vie.

Si j’avais initialement prévu de raconter cette folle aventure dès sa fin, à chaud, pour retranscrire au mieux les émotions qui m’avaient envahie ce jour-là, j’ai finalement vite compris que réaliser ce que je venais d’accomplir allait être plus long que les 4h de course (qui l’étaient pourtant déjà pas mal..).

Alors nous y voilà, le 12 avril 2023, dix jours après ce qui est pour moi un exploit, à devoir poser sur papier le plus beau jour de l’éternité (oui, je fais partie de la vieille école qui écrit sur papier pour ensuite retranscrire sur ordi) (ndlr : c’est donc pour cela que l’article est rédigé le 12 avril mais publié le 23 aha).

La veille. 1er avril 2023.

Le stress, l’appréhension, mais aussi l’envie folle d’enfin arriver à cet événement qui me fait tant rêver. Je bouillonne et réalise la chance que j’ai de pouvoir vivre ce rêve que je pensais hors de portée puis qui a failli être reporté voire annulé.

Physiquement je me sentais prête (léger petit doute tout de même quand un 5km tout doux m’a essoufflée trois jours plus tôt), mais j’étais consciente que ma plus grande faiblesse ça allait être le mental et qu’il était hors de question que je rate cet objectif parce que j’étais une quiche molle mentalement parlant.

Un petit tour à la messe pour s’assurer que les forces supérieures seraient avec moi, un bon plat de pâtes bolognaise pour prendre soin de mon corps et mon esprit, une dernière vérification de l’équipement (non je rigole, on a fait ça le jour même à 6h du matin, mdr…) et hop, nous voilà partis pour une bonne nuit de sommeil… enfin… une nuit de sommeil…. enfin, BEAUCOUP de sommeil.

Et oui, parce que qui dit personne anxieuse dit stress et qui dit stress dit quasiment pas d’heures de sommeil. J’ai donc passé la nuit à faire des cauchemars à base d’Alex qui me larguait juste avant le marathon (c’est pas que je l’aime hein, mais c’était mon lièvre pour la course donc bon) et de plages horaires de 2-3h pendant lesquelles il m’était impossible de fermer l’oeil, imaginant tous les pires scenarii pour le lendemain. Bref, j’étais vraiment dans de superbes conditions pour réussir ce marathon. ❤

Jour J, 2 avril 2023

Levée à l’aube : aussi stressée que surexcitée, aussi pressée que paniquée, mais levée, et prête à réaliser ce défi fou (avec mon lièvre qui a vraiment failli me quitter quand je l’ai réveillé à 4h du mat pour m’assurer qu’il m’aimait encore contrairement à mon cauchemar, oups).

On s’habille, je prends le risque de courir ce marathon avec un short d’une marque inconnue acheté la veille sur le salon du marathon juste parce que je le trouvais beau, sans être sure qu’il allait être confortable et à la hauteur techniquement pour ces 42km. Priorité au look. Toujours.

20 min de transport plus tard, nous voilà sur le lieu de départ ou plutôt dans l’interminable file d’attente pour les toilettes. 40 minutes dans le froid et une vessie vidée plus tard, on arrive cette fois-ci dans la vraie entrée du SAS, destination : mon rêve.

Les minutes passent, le SAS se vide, on se retrouve à cent mètres de l’arche de départ quand Alex me dit d’enlever mon coupe-vent et de le ranger dans mon sac car ce n’est plus qu’une question de minutes avant que l’on ne parte. Je me sens de moins en moins prête mais pas question de reculer. De toute façon des milliers de gens entassés derrière moi dans le SAS bloquent la sortie. C’est trop tard, il va falloir se lancer.

Alexandre me fait un dernier petit briefing : mange bien, bois beaucoup, stresse pas trop. Ok chef. On va voir.

Ma stratégie d’alimentation était la suivante : je buvais dans ma gourde tous les kilomètres, je mangeais des noix de cajou salées tous les kilomètres impairs (un kilomètre sur deux quoi) et je prenais une compote ou une barre de céréales tous les dix kilomètres. Bon, ça c’était la théorie. En pratique ça n’a fonctionné que sur les 30 premiers kilomètres, avant que je ne me retrouve à ne même plus avoir assez d’énergie pour savoir à quel kilomètre j’en étais.

On s’approche de plus en plus de l’arche, jusqu’à se retrouver juste en dessous de celle-ci. Je réalise que ça y est, je vais enfin vivre mon rêve pour lequel je bosse depuis douze semaines et donc je rêve depuis au moins le triple.

Le départ est donné. Je m’élance sur les Champs Elysées qui me semblent vides alors que je suis sure que l’on n’a jamais été aussi nombreux dessus. Je me sens dans ma bulle, en train de réaliser le rêve de ma vie. Bon, la bulle a vite explosé quand j’ai commencé à me sentir essoufflée au bout de trois bornes, comprenant immédiatement que ça allait vraiment être compliqué d’en faire 40 de plus.

Initialement partis sur un rythme de 5’30 au kilomètre, on est vite descendu à 5’40 car je me sentais bien mieux à cette allure et que dix secondes au kilomètre ne changeraient in fine pas grand chose sur 42.

Les dix premiers kilomètres se sont plutôt bien passés, même si je m’inquiétais de ressentir des signes de fatigue (surtout mentale) alors que tout le monde me disait que sur le marathon le premier semi on ne le sentait pas passé (désolée de vous dire que si).

Tout va pour le moment bien. Je calcule dans ma tête que dans 17km c’est terminé puis je réalise qu’en fait c’est dans 27 et qu’il faut que j’arrête les calculs mentaux. Je ne ferai plus jamais ce genre de calcul jusqu’à la fin, ceux-ci me faisant plus mal à la tête que le marathon ne me faisait mal aux pattes et puis de toute façon ça déprime plus que ça ne rassure de calculer ce qu’il reste à parcourir.

On arrive au semi marathon. Les larmes commencent à monter. Il y a pile un an, j’avais attendu ma belle-mère au moment endroit et j’avais vu à quel point l’ambiance était folle. Je me sens bien en forme. Je trouve ça étrange car à chacun de mes semi marathon, quelle que soit l’allure, j’arrivais en étant morte à la fin. Tant mieux, si c’est comme ça tout le long je vais en faire toutes les semaines des marathons (spoiler : c’est pas comme ça tout le long).

Baptiste me rejoint, initialement pour faire 5 km avec moi (il se retrouvera à devoir finir la course, bichette). Mes parents m’appellent en FaceTime. Tout va bien.

Le 27e kilomètre est déjà là. Baptiste continue de courir avec moi. Je me sens super bien et ne comprends pas trop pourquoi tout le monde parle du mur du 30e km alors que rien ne laisse pour le moment présager un quelconque mur qui pourrait arriver. LOL.

28e kilomètre : le mur. Les montées, descentes et tunnels me semblent sans fin. Je n’ai pas mal aux jambes (enfin ça va quoi) mais mon mental craque totalement. Je savais que c’était mon point faible, mais j’avais pas réalisé à quel point.

Ma belle-mère nous rejoint au 31e kilomètre. Ca me donne un peu de pêche mais pas suffisamment pour ne pas craquer complètement au 34e. Et là commence un supplice, une bataille mentale intérieure pour ne pas craquer et marcher. Cette bataille contre moi-même durera 4 kilomètres. Je ne sais même pas comment décrire ce moment, entre vertiges, pleurs, souffrance, peur, dégout, douleurs : rien n’allait.

Je supplie Alex de me laisser marcher juste dix secondes pour repartir plus forte. Il refuse. Je ne comprends pas ses raisons et lui en veux de ne pas prendre en considération ma souffrance et ne pas me laisser quelques secondes de répit, sachant que contrairement à 99,9% des coureurs je n’avais pas marché une seule seconde aux ravitaillements précédents, Alex remplissant lui-même mes gourdes et étant en autosuffisance alimentaire. J’ai compris à l’arrivée pourquoi je n’aurais pas pu repartir si j’avais trop ralenti : les jambes se congestionnent dès que l’on s’arrête une demie seconde. Merci Alex (et heureusement que tu m’as pas quittée avant le marathon, sinon j’aurais marché).

Bref, 37e kilomètre, je pleure et supplie Alex de me laisser marcher. Il me demande de lui jurer que je ne peux pas continuer. Je ne peux pas jurer un truc faux puisque physiquement ça va, donc je me tais et continue. Je pense à ma famille qui me suivait (du moins jusqu’à ce que l’appli bug), je vois aussi tous les messages de mes super amis que j’avais briefés avant la course pour qu’ils m’écrivent à partir du 30e kilomètre et surtout je ne me vois pas ne pas terminer cette course que j’avais tant préparé.

On arrive au 38e kilomètre et là mon cerveau vrille, je me sens pousser des ailes, certaine que je vais réussir à terminer cette course et réaliser ce rêve. Cette sensation est folle. Je redoutais les derniers kilomètres alors que ça a été le meilleur moment de mon existence.

Les kilomètres défilent, Baptiste et ma belle-mère sont encore avec nous. Je rêve de ce moment où je verrai la ligne d’arrivée.

Elle est là, 200 mètres devant moi. J’ai tant admiré tous ces sportifs qui la passaient l’année dernière et maintenant c’est moi, la petite Audrey pas sportive qui s’est un jour dit que faire un marathon ça pourrait être chouette.

Je ne sais pas assez de force pour pleurer, je veux juste m’asseoir (terrible erreur de débutante, j’ai jamais pu me relever).

Après une bataille aussi longue que le marathon pour rejoindre la voiture située à littéralement 800 mètres de nous. Je me retrouve assise sur un siège, seule face à mes pensées, en train de me rendre compte que je viens de courir un marathon. Je récupère mon portable et lis tous les messages que j’avais ratés. J’ai eu tellement de chance d’être accompagnée dans ce défi auquel, au début, personne de mon entourage ne croyait. C’est fini, le plus beau jour de ma vie est fini.

J’ai tellement imaginé les émotions que je pourrais ressentir une fois ce défi coché dans ma liste d’objectifs pour 2023 mais aucune de mes pensées n’a représenté la réalité. Au-delà de la course en elle-même il y a tous les sacrifices que j’ai dû faire pour en arriver là, toutes ces heures de préparation dont 70% des séances pendant lesquelles j’étais pas motivée mais pour lesquelles je me suis forcée. Au-delà de la course en elle-même il y a aussi tous ces moments de doute auxquels je ne devais pas laisser une trop grande place pour ne pas être démotivée.

Je suis allée au bout de moi-même, je me suis prouvée qu’aucun rêve n’était inaccessible si on travaillait pour.

Je suis marathonienne. Et tellement heureuse.

A bientôt,

Audrey

Marathon de Paris : fin de prépa et J-1 (au secours)

Hello,

En effet je vous ai totalement abandonnés ici, à mon plus grand regret car je trouvais vraiment cela beau de documenter semaine après semaine ma préparation. Mais bon, le manque de temps et le relâchement dans la discipline ont fait que l’on passera ici de la semaine 7 de prépa à la semaine 12, et donc à la fin.

Si j’ai lâché les récits, je n’ai pas lâché la prépa. Trois semi marathon, un 30km et des centaines de bornes plus tard, me voilà à 24h du plus grand défi de ma vie jusqu’ici : le Marathon de Paris.

Bon, si la prépa avait bien commencé, j’ai eu un petit coup de mou à la semaine 9 suite à un retour chez mes parents qui a un peu cassé mon rythme. Au final, je m’en sors avec seulement 5 séances ratées sur tout le programme, ce qui est quand même vraiment pas mal vu à quel point c’était DUR punaise.

On est donc à un jour du marathon (à l’heure où j’écris, dans pile 24 j’aurai -normalement lol- déjà fini, la folie), je me sens prête mais pas à 100% quand même.

Si je pensais que le truc le plus incertain de ce marathon c’était ma capacité à en venir au bout, j’ai vite découvert la semaine dernière que mon pire ennemi dans cette épreuve c’était pas forcément moi, mais les grévistes à la noix qui cassent tout dans Paris. Et oui, à une semaine tout juste de l’événement, nous avons appris qu’en raison des dégâts causés par des chiens enragés camouflés dans les grévistes, le marathon allait probablement être annulé. Ni une ni deux, me voilà allumant des bougies et retournant à la messe pour la première fois depuis quinze ans. Au final, il semblerait qu’il soit maintenu. Merci la vie.

Je suis dans un état d’esprit étrange : parfois j’ai l’impression que je suis trop forte et que je vais le terminer en 1h40 (ndlr : le record du monde est d’environ 2h), et parfois je me dis que je ne me suis pas assez préparée, que je ne vais jamais aller au bout et patati et patata.

Mes 3h au salon Run Experience sur lequel on récupère notre dossard m’ont prouvé que j’avais vraiment fait le bon choix et que rien ne me rendrait plus heureuse que de finir ce défi fou. Alors voilà, demain une nouvelle page de mon histoire s’écrit et rien qu’en posant ces mots sur mon ordi j’ai eu les larmes aux yeux alors qu’est ce que ce sera quand je serai en train de le vivre…

A demain, pour le verdict <3.

Audrey

Prépa Marathon, Semaine 7/12 – La cata

Hello,

Je vous retrouve pour ma 7e semaine de préparation marathon, dont l’article va être aussi court que ne l’ont été mes sorties.

On m’avait prévenue qu’il y aurait un moment difficile dans la prépa, mais je ne pensais pas qu’il arriverait si vite (même si, en soi, on était à six semaines de la fin déjà ahaha).

Bon, je savais dès le début que cette semaine serait compliquée car je devais avoir mes règles et rentrer chez mes parents, ce qui allait vraiment casser mon rythme, ma routine et la discipline qui vont avec. Pourtant, j’avais mis toutes les chances de mon côté pour réussir à, malgré, tout caser les quatre séances de la semaine. Ce fut raté, bien sûr (et j’ai réussi à également rater la rédaction de cet article et sa publication en temps et en heure).

Séance 1 : 30 minutes d’endurance fondamentale et 4 fois 7 minutes de fractionné avec 3 minutes de repos (la mort)

Pas le choix, j’ai dû caser cette séance de la mort lundi, juste après ma séance de fractionné long du samedi et mon semi marathon du dimanche. C’était un peu compliqué, mais c’est passé.

Séance 2 : 1h de fractionné long à la salle de sport

Je déteste par dessus tout courir en salle de sport mais je n’avais pas le choix, je rentrais chez mes parents le lendemain pour toute la fin de semaine et je savais pertinemment que je ne pourrais pas caser cette séance dans mon emploi du temps une fois chez eux.

Fière de moi, je me sentais prête à caser mes deux dernières séances de la semaine (40 minutes et 2h15…mdr) chez mes parents. Mais c’était sans compter mes règles qui m’ont littéralement terrassée et fait, comme chaque mois, regretter d’être une femme dans ce monde de brute.

Au final, j’ai simplement fait 20 minutes de vélo elliptique le samedi et me suis dit que je rattraperais plus tard mes séances ratées (spoiler : je ne l’ai jamais fait).

Au niveau moral c’est devenu compliqué. Lâcher mon quotidien, ma routine, ma discipline m’ont fait remettre en question toute ma vie : allais-je réussir à finir le marathon, suis-je vraiment faite pour la course à pied (non), QUAND EST CE QUE CETTE PREPA HORRIBLE ALLAIT ENFIN SE FINIR (dans quatre semaines actuellement – on est le 5 mars). Bref, ça va bof.

A très vite (comme j’ai plein d’articles à rattraper…).

Bonne journée,

Audrey

Prépa Marathon : Semaine 6/12 – le dépassement de soi-même (littéralement)

Hello,

Nous y voilà, je viens de finir l’exacte moitié de la préparation marathon.

Mon état d’esprit actuel est partagé entre la fierté de tout ce qu’il vient de se passer et l’angoisse en imaginant tout ce qu’il reste à surmonter.

Résumé de cette 6e semaine de préparation qui m’a tant angoissée avant de la commencer.

Séance 1 : Lundi, 45 minutes d’endurance fondamentale

La première séance a été faite lundi, alors que j’étais exceptionnellement en télétravail ce jour-là (je déteste le télétravail le lundi, j’arrive pas à m’y remettre).

Cette séance d’endurance fondamentale était la seule séance facile de la semaine. J’ai décidé de la faire dès le premier jour pour ne pas traumatiser mon corps après la sortie longue de la veille, tout en sachant que caler trois séances difficiles sur le reste de la semaine allait être compliqué.

Séance 2 : Mardi, Seuil 60 & début des choses sérieuses

Mardi, jour de la Saint-Valentin, j’ai pris une grande décision, voyant que le reste de la semaine allait être beaucoup trop chargé pour caser toutes les séances prévues : rentrer du boulot en courant.

Je vais pas vous mentir, se motiver à courir quand on vient de passer dix heures au boulot c’est difficile, mais la séance s’est plutôt bien passée et il n’y a aucune meilleure sensation que de rentrer du boulot en sachant que le sport est fait et qu’on a plus qu’à aller dormir (ou aller manger un bon resto, comme ce soir là ahahah).

La séance se composait de 20 minutes d’endurance fondamentale puis 7 fois 4 minutes à fond / 2 minutes de repos puis encore 10 minutes d’endurance fondamentale.

Le fractionné court (qui est de moins en moins court d’ailleurs ahah) est plus facile pour moi que le fractionné long que je suis quasiment dans l’obligation de faire avec Alexandre sinon je n’y arrive pas.

Séance 3 (bonus) : Jeudi, 30 minutes d’endurance fondamentale

Jeudi je devais faire ma séance de fractionné long avec Alexandre mais Monsieur a fini le boulot trop tard pour partir courir. Je me suis donc retrouvée à rattraper la séance de 30 minutes d’endurance fondamentale que j’avais choisi de rater pendant la 4e semaine pour arriver fraiche aux 10km des Champs-Elysées.

Très bonne sensation, course plutôt lente pour ne pas engranger de la fatigue pour les deux dernières séances horribles de la semaine qu’il restait.

Séance 4 : Samedi, 77 minutes de fractionné long (la moooort)

Samedi c’était l’heure de la séance de la mort : fractionné long avec des intervalles de 12 minutes rapides, DOUZE.

C’était horrible, surtout le premier intervalle de 12 minutes que j’ai très mal vécu. Les deux suivants et l’endurance fondamentale se sont plutôt bien passés même si, encore une fois, cette séance est la plus dure de la semaine physiquement parlant.

Séance 5 : Dimanche, 2h d’endurance fondamentale

La sortie longue de la semaine était de 2h. Pour changer un peu de la Tour Eiffel et des prostituées sur la route quand on traverse le bois de Boulogne, on est parti à Montmartre. Qui dit Montmartre dit un peu de dénivelé mais étonnamment c’est une des sorties longues que j’ai préférées.

Bilan de cette semaine : la discipline que la prépa demande commence à être compliquée à tenir, le rythme est horrible j’ai l’impression de passer 99% de ma vie à courir ou à râler parce que je dois courir mais le fait de savoir que dans une semaine j’ai une semaine plus calme (avec le semi de Paris) apaise un peu mon coeur. Vivement la fin.

Audrey

Prépa Marathon, Semaine 5/12 : ça devient très dur

Hello,

Je vous retrouve en ce mardi pour parler de ma cinquième semaine (sur douze) de préparation marathon et garder un souvenir de cette horreur qui, au vu du programme des deux prochaines semaines, était en réalité la semaine de prépa la plus simple du mois. J’ai hâte. 🙂

Avant toute chose, je n’ai pas oublié de faire la suite des articles sur mon achat d’appartement, mais la dernière fois que j’en ai fait un il m’est arrivé une galère juste après donc je vais attendre la vente définitive (vendredi normalement) pour recommencer. Stay tuned.

Bref, la prépa.

Séance 1 : Mardi, 40 minutes d’endurance fondamentale

48h après les 10km des Champs dont mes jambes (et mon cerveau) ne s’étaient pas encore remis, me voilà partie pour 40 minutes d’endurance fondamentale à me demander comment j’ai fait pour tenir quasiment la même durée à une allure deux fois supérieure deux jours plus tôt mais ça, ce sont les mystères des courses officielles, tu te retrouves dotée d’un super pouvoir qui te fait avancer à une allure qui n’est en temps normal pas du tout la tienne.

Niveau mental, je restais un peu dans l’état de flow provoqué par mon record sur les 10km, persuadée que le marathon ça allait finalement pas être si compliqué (mdr), M D R.

Séance 2 : Jeudi, fractionné long

La pire séance, comme toujours.

Je suis pas chiante, j’aime bien courir, je trouve ça sympa de se dépasser, tout donner, rentrer en partant dormir dans la minute qui suit car on s’est épuisé à la sortie, enfin bref, j’aime bien le sport. Mais s’il y a bien un truc, UN TRUC, que je DETESTE, c’est le fractionné long.

Toutes les semaines c’est ma pire séance (jusqu’à ce que la sortie longue arrive et que je commence à regretter le fractionné long). Autant le court ça passe, c’est marrant, tu donnes tout sur 30 secondes et c’est fini, autant le fractionné de 8 minutes (12 la semaine pro, DOUZE), je déteste.

Pour m’aider dans cette galère, je peux bien évidemment compter sur Alex qui se fait un plaisir de m’accompagner sur mes pires sorties (dont elle). Merci.

Résultat : 1h15 de course, 14km, et deux énormes pizzas pour se récompenser à l’arrivée. Next.

Séance 3 : Vendredi, 40 minutes d’endurance fondamentale

Rien à signaler, petite séance d’endurance fondamentale, gardant à l’esprit qu’il me restait la (deuxième) séance de l’horreur aka….. la sortie longue.

Séance 4 : Dimanche, sortie longue

On a pris pour habitude (= on l’a fait une fois) de faire notre sortie longue le samedi soir plutôt que le dimanche matin, convaincus que la motivation est plus grande le samedi (le dimanche est le pire jour de la semaine pour moi). Le hic c’est que notre samedi était trop rempli pour y caser la sortie longue, que l’on a été obligés de faire le dimanche, donc.

Samedi on avait un diner le soir pendant lequel j’ai énormément énormément énormémeeeeent mangé, à tel point que je me suis vraiment demandé comment j’allais pouvoir déplacer mon corps pendant 1h50 le lendemain.

Dimanche matin on se lève et, pour ne pas refaire la connerie faite lors de la première sortie longue de ma prépa où nous étions partis sans manger, Alex décide gentiment de me faire le meilleur brunch de ma vie. Qui dit meilleur brunch de ma vie dit moi manger beaucoup. Qui dit moi manger beaucoup dit moi avoir du mal à me mouvoir, et donc à courir.

Les premières kilomètres ont été difficiles, je n’arrivais pas à courir sans m’arrêter et l’idée de savoir que j’allais encore devoir faire des heures et des heures de course me déprimait plus qu’elle ne m’excitait. Heureusement qu’on avait prévu d’aller à la Tour Eiffel à la mi-parcours pour me remotiver un peu.

Au final la sortie s’est plutôt bien passée même si c’était vraiment excessivement difficile.

Etat d’esprit : je me sens de moins en moins confiante pour le marathon. Courir 1h50 en m’arrêtant a déjà été atroce, donc je n’imagine même pas 4h30-5h sans m’arrêter le jour J. Il va falloir bosser le mental, mais il reste 7 semaines pour ça, et au vu de mes prochaines semaines de prépa, le mental ben il va être travaillé.

Bonne journée,

Audrey

Prépa Marathon : Semaine 4/12 & 10km des Champs-Elysées

Hello,

Je reviens aujourd’hui pour faire le bilan de ma quatrième semaine (sur douze) de prépa marathon.

C’était prévu qu’elle soit plus calme que les autres car je m’étais inscrite aux 10km des Champs-Elysées ce dimanche (aujourd’hui à l’heure où j’écris, je suis ko) et que je me sentais vraiment épuisée par les trois semaines qui venaient de passer. J’ai plus l’âge pour ce genre de conneries.

Séance 1 : 47 minutes de fractionné

On avait convenu avec Alex que je devais mettre la séance la plus difficile au tout début de la semaine (mardi) pour être en forme le dimanche pour le 10km officiel.

La séance était 47 minutes de fractionné avec des passages à 16km/h et d’autres à 15km/h ainsi que 30 minutes d’endurance fondamentale. C’était atroce. J’ai malgré tout eu de bonnes sensations mais ai commencé à me dire que ça allait vraiment être compliqué pour le 10km cinq jours après. Aie. Mais pas le temps de réfléchir, j’avais d’autres séances à caser dans mon planning plutôt chargé.

Séance 2 : 30 minutes d’endurance fondamentale et quelques accélérations

La deuxième séance était une séance d’endurance fondamentale avec des accélérations de quinze secondes, répétées six fois. Encore une fois j’avais peur de me blesser pour la course de dimanche, donc j’évitais de trop forcer. Tout s’est au final bien passé et quel bonheur de pouvoir partir courir en se disant que 40 minutes plus tard on sera rentré. Pensez à faire des séances plus courtes, on a pas tous toutes nos journées à y consacrer oh !

Séance 3 : 30 minutes d’endurance fondamentale

J’avais prévu de faire la dernière séance hors course officielle de cette semaine le samedi avant d’aller au musée avec une amie mais j’ai saisi l’occasion d’entendre Alex me dire « c’est peut-être pas la meilleure idée de faire ça la veille d’une course » pour m’auto-convaincre que c’était mieux pour moi de rester au lit. Séance reportée, donc. A quand ? Je ne sais pas, mais séance reportée quand même;

Séance 4 : 60 minutes d’endurance fondamentale

La dernière séance de la semaine devait être 60 minutes d’endurance fondamentale, finalement remplacée par les 10km des Champs Elysées.

Mon objectif officiel était de battre mon précédent record (fait sur le semi de Boulogne en novembre) de 52 minutes.

Mon objectif officieux était de faire moins de 50 minutes au 10km, une barre symbolique à dépasser, surtout quand on est une femme.

J’étais pas très en forme la veille : énormes maux de ventre (j’étais à deux doigts de préparer une Baby Shower tellement il était gonflé, je crevais littéralement sur le canapé devant Ninja Warrior), flemme intense (accentuée par la vision des premières gouttes de pluie tomber le matin de la course) et énorme peur d’échouer. Mais comme j’avais eu la MÊME chose la veille du semi marathon de Boulogne (qui reste à ce jour ma meilleure course en termes de performance ahaha), on en riait avec mon copain en se disant que ça me porterait peut-être chance.

Lol. Je ne sais pas. En tout cas, j’avais laissé tomber mon objectif des moins de 50 minutes, le reportant au 10km d’Adidas en juin prochain (ce qui aurait par ailleurs été grave symbolique puisque j’ai découvert mon hyperthyroïdie pendant cette course).

Le début de la course était atroce, j’ai dû m’arrêter pendant vingt secondes (c’est long) pour laisser passer une voiture qui avait bravé les interdictions de circuler sur le parcours. Ok, je veux bien qu’on m’accorde vingt secondes de pause gratuitement comme ça, mais pas au bout du 1er kilomètre, gardez ça pour le 7-8e quand je serai épuisée.

Le 1er kilomètre se termine, ma montre m’annonce une allure de 5’44 par km, mon objectif étant, je le rappelle, entre 4’59 et 5’10. Je déprime, commence à me dire que c’est mort, tout ça à cause d’une putain de voiture qui respecte pas les règles. Qu’elle finisse en prison, sans passer par la case départ. Grrr.

On arrive sur les Champs, commençant par les descendre avant de devoir les remonter. Le 2e km sonne et m’indique 4’50. Je comprends très vite que si je maintiens cette allure, je peux rattraper le temps perdu au premier kilomètre et finir en moins de cinquante minutes (bon, ok, j’avoue que même si officiellement j’avais abandonné cet objectif, il restait quelque part au fond de moi).

Je croise un mec qui a l’air de tenir l’allure que je vise (4’50 donc) et décide de le suivre.

Les kilomètres s’enchainent : 4’51, 4’49, même la remontée des Champs Elysées ne me ralentit pas. Je termine la première boucle de cinq kilomètres avec un kilomètre en 4’59. Je passe sous l’arche de départ, de mi-parcours et d’arrivée et me dis qu’il faut absolument que je maintienne cette allure pour réaliser mon rêve de faire moins de 50 minutes.

La deuxième boucle est plus compliquée : ça monte, ça descend (c’était aussi le cas à la première boucle mais ça parait plus horrible quand tu cours déjà depuis cinq bornes, croyez-moi), il y a des tonnes de virage à 360 degrés ou à 90 degrés que je dois prendre hyper large car il y a trop de monde sur les parties les plus courtes (résultat : je finirai la course avec 200 mètres parcourus en trop).

La dernière remontée des Champs me donne envie d’abandonner. Je connais le parcours que je viens déjà de faire une fois et je sais qu’il y a une autre montée juste après. Je regarde ma montre, mon objectif de moins de 50 minutes est encore atteignable mais m’arrêter ou ralentir le condamnerait. Alors je continue, je ne réfléchis plus.

L’entrée du parc Monceau qui signe le début du dernier kilomètre apparait au loin. Je donne tout ce que j’ai, abandonnant même le gentil monsieur qui m’a servi de meneur d’allure pendant six kilomètres car il est trop lent pour moi (mdr).

Ma montre sonne les 10km réalisés en 48 minutes 54 (incroyable), et pourtant, l’arche d’arrivée n’est pas encore là. Un mec qui court m’encourage, je fonce, j’arrive sous l’arche, Alex arrivé dix minutes avant (mdr) m’attendait sagement. Je ne peux pas parler, je suis éclatée.

Ma montre indiquera finalement 10,2km en 49’59, le résultat officiel est 49’57. Objectif plus que rempli. Audrey plus que heureuse et prête à repartir pour une nouvelle semaine de prépa (jusqu’à ce que je voie son contenu).

A vendredi,

Audrey

Prépa Marathon : Semaine 3/12 – Rigueur & Discipline

Hello,

Quand je me suis lancée dans la prépa marathon il y a trois semaines, je savais qu’il y aurait des moments compliqués, mais je dois vous avouer que je n’avais pas envisagé que cela le soit autant. Récit de ma troisième semaine de préparation (et il y a beaucoup de choses à dire).

Convaincue par ce truc qui ne me convainquait pas du tout au début, j’ai finalement décidé de poursuivre ma prépa avec Campus Coach. Les séances sont variées et tellement efficaces (je me suis surprise à courir à des allures très loin des miennes il y a trois mois et encore plus loin de celles d’il y a trois semaines). On sort de notre zone de confort tout en s’assurant de ne pas se mettre en danger.

Il y a toujours quatre séances par semaine, ce qui fait cette semaine un total de 45km (ahhhhhh, clap clap).

Séance 1 : Fractionné court

Prévu : 50 minutes de fractionné court (intervalles de 10 secondes)

Réel : une heure parce que j’aime pas finir proche des 10km sans les atteindre, mais j’ai douillé

J’étais en télétravail lundi (je déteste ça mais j’avais pas le choix car j’avais des rendez-vous sur Paris le mardi, le mercredi et le jeudi) (si j’avais su). J’ai donc pu faire cette séance le lundi, en ayant les pattes si peu fraiches suite à la sortie longue de 48h auparavant.

Le temps passe mais ce genre de séances restent mes préférées : pas le temps de s’ennuyer (surtout avant de découvrir la fonction fractionné sur la montre Garmin, quand il fallait appuyer sur ses boutons toutes les dix secondes pour la prévenir que l’on commençait ou finissait le temps de fractionné) mais pas non plus le temps de crever sur des temps de fractionné longs de 10 minutes. Bref, j’adore. La semaine commençait donc très bien.

Séance 2 : Endurance fondamentale

Prévu : 45 minutes d’endurance fondamentale

Réel : 25 minutes beaucoup trop vite pour mon niveau actuel

Le DGA tout juste revenu de l’Ile Maurice a finalement décidé de tous nous mettre en télétravail pour la fin de semaine car il faisait 15 degrés dans les bureaux (je l’aime trop). Je me suis donc retrouvée en télétravail lundi, mercredi, jeudi et vendredi, une aide précieuse pour faire toutes les séances prévues cette semaine (j’avais prévu de faire sauter celle-ci sinon).

Bon, c’était un peu une séance ratée. Je suis partie beaucoup trop vite, j’ai enregistré mon activité sans le vouloir au bout de 3km et me suis donc permise, d’un commun accord avec moi-même, de remplacer les 45 minutes d’endurance fondamentale par 5km de vitesse. Je sais, ce n’est pas bien. Je sais, je m’en suis voulue. Mais c’est toujours mieux que rien, non ?

Séance 3 : Fractionné long, la mort

La troisième séance était une séance de fractionné long (6 minutes super rapides, horrible). Autant vous dire que je n’ai réussi aucun des intervalles de 6 minutes sans m’arrêter. J’étais un peu déçue, mais l’important c’est de participer, on a dit.

J’ai quand même fait les 66 minutes prévues et fini à 12,5km. Le pire restait à venir, mais ça, je ne le savais pas encore.

Séance 4 : Endurance fondamentale de 100 minutes, la deuxième mort

100 minutes avec des fractionnés doux au milieu. Le fractionné ne me faisait pas peur, au contraire il allait rythmer une sortie (très) longue et me permettre de ne pas m’ennuyer comme cela avait été le cas la semaine d’avant. Les 100 minutes m’inquiétaient davantage.

100 minutes c’est à 10 minutes près mon temps au semi de Boulogne. Or on sait tous que 100 minutes de course solo (avec Alex <3) n’équivalent pas à 100 minutes de course officielle, portée par les autres qui souffrent autant que toi et le public qui t’encourage.

On avait prévu d’aller à la Tour Eiffel, mais dix minutes de course d’orientation dans le Bois de Boulogne rythmée par des têtes à têtes avec des prostituées en pleine action plus tard nous ont fait rebrousser chemin.

Au final, la sortie s’est beaucoup mieux passée que celle de 1h30. On a fait un peu plus de 18km (mon tempérament habituel m’aurait fait aller jusqu’au semi, mais mes jambes ne suivaient plus).

La semaine suivante est une semaine de repos, les séances sont plus douces avec juste un 10km officiel dimanche sur lequel j’espère battre mon record. Croisez les doigts.

A bientôt,

Audrey

Prépa Marathon : Semaine 1, 1 Bis et 2, coucou

Hello,

Il y a un an quasiment tout pile je me lançais le défi de courir le Semi Marathon de Paris. A l’époque ce rêve était totalement fou pour la petite moi essoufflée après trente secondes à courir après son tram qu’elle allait louper. Et pourtant, j’en suis aujourd’hui à une grosse dizaine de courses distance semi marathon (officielles ou non), et même si c’est toujours aussi difficile d’y aller (et d’en revenir vivante), je crois que je me suis prise au jeu.

Très rapidement la course à pied est devenue une thérapie, un moyen de me prouver que j’étais capable de faire des choses qui sont, à mon échelle, grandes, se dépasser, voir qu’on y arrive, parfois échouer mais ne jamais abandonner. Bref, j’ai beaucoup appris, j’ai beaucoup galéré mais j’ai aussi réussi à atteindre les objectifs sportifs que j’avais pour 2022.

Aujourd’hui on est en 2023 et l’objectif le plus grand de cette année c’est le Marathon de Paris.

J’ai passé une fin d’année excellente sportivement, je me suis lancée dans le trail, j’ai largement battu mon record de temps sur le Semi de Boulogne et j’ai passé trois mois à faire des courses quasiment toutes les deux semaines. Mes parents et mes proches en général pensaient que c’était épuisant pour moi, que ça allait accélérer mes maladies et notamment les problèmes de thyroïde qui sont très liés à la fatigue. Alors après la SaintéLyon j’ai décidé de faire une pause d’une semaine, transformée en trois semaines sans courir. Par flemme un peu, par maladie beaucoup.

Mon cardiologue m’avait prévenue après le diagnostic de l’hyperthyroïdie que ma chance dans mon malheur c’est que je faisais du sport et que pour lui ça avait indéniablement freiné les problèmes cardiaques inhérents à cette maladie et qui sont souvent la cause des décès liés à celle-ci. J’ai fait l’erreur d’arrêter quelques semaines et donc de laisser mes soucis de santé prendre du terrain, et ça s’est ressenti.

J’avais prévu de commencer la prépa marathon début janvier, à 13 semaines du Jour J. J’ai tenté et j’ai échoué. Les deux premières semaines de prépa (sur 13, donc), ont été chaotiques. Je pouvais faire que deux sorties par semaine contre 4 à 6 le reste du temps, je m’endormais sur des bancs dans des gares (oui oui), je dormais 9h par jour et me réveillais quand même fatiguée, c’était un enfer.

Après deux semaines comme cela je me suis dit que ça ne pouvait plus durer et j’ai décidé de me faire violence. Bienvenue donc dans ma deuxième semaine de prépa marathon, là où tout commence vraiment.

Quatre séances sont prévues pour cette deuxième semaine de préparation (les prépas marathon sont sur 12 semaines donc la première ne compte pas) : du fractionné, de l’endurance fondamentale et des sorties (très) longues (90 minutes).

Séance 1, Mardi : 10km avec du fractionné court au milieu

Je me suis appuyée sur le site Campus Coach, découvert car Romane Lemière aka mon idole du running y travaille et en fait la pub. Je n’utilise que la version gratuite car je suis pauvre depuis que j’ai (presque) acheté un appartement et que je ne suis pas fan à 100% des séances qui ne me correspondent pas forcément (j’aime pas le fractionné, comme 90% des gens, sauf que j’ai du mal à me forcer).

La séance prévue était de 51 minutes pour 7,5km avec des fractionnés de dix secondes au milieu. Au final j’ai fait 57 minutes et 10km, en gardant les fractionnés du milieu (et je déteste toujours autant ça).

Le but de cette séance était tout d’abord de me redonner confiance en moi. La période est compliquée sportivement pour moi, mon corps est faible et me le fait ressentir. J’avais donc réellement besoin de faire cette distance assez symbolique (j’ai découvert mon hyperthyroïdie sur un 10km en juin). Mission réussie, je repars motivée comme jamais et la tête pleine d’objectifs. Pour combien de temps ? Pas longtemps.

Séance 2, Jeudi : Fractionné long (j’ai détesté)

Jeudi c’était une séance de fractionné long rythmée par plusieurs fois 5 minutes super vite (enfin, super vite, disons qu’on est quasiment à l’allure que j’ai tenue 1h50 sur mon semi en novembre dernier mais comme j’ai tout perdu depuis, c’était duuuur).

J’ai galéré mais Alex était là et les séances de ce type nous permettent de progresser tous les deux : il court plus vite que moi sur les parties fractionné ce qui lui évite de m’attendre ou de s’adapter à mon allure comme pour les sorties longues. Et les sorties longues, parlons-en…

Séance 3, Samedi : Sortie (très) (trop) longue

Je n’avais pas encore compris pourquoi il était si important de suivre l’ordre donné par le site Internet, à savoir : une séance de vitesse, une séance d’endurance fondamentale, une de vitesse, une d’endurance fondamentale. Tout a pris sens ce samedi lors de notre sortie longue.

On devait faire 1h30 de course, on a fait 2h20. Pas parce qu’on est trop forts, non, juste parce qu’on a fait 50 minutes de pause.

J’ai fait l’erreur de laisser à Alex le soin de choisir le parcours. Il m’a emmenée pendant 2h autour d’une autoroute, avec un bruit atroce et zéro paysage à admirer. On avait encore mal aux jambes de la séance de fractionné de jeudi et je pense avoir dépensé autant d’énergie en pleurant qu’en courant. Autant, oui oui (énergie vite récupérée dans le paquet de chips barbecue qu’Alex m’a rapporté pour me consoler).

Bilan : 1h30 de course, 2h20 en comptant les pauses, 16,5km soit 1/3 du marathon. Ca va être compliqué.

Séance 4, Dimanche : Endurance fondamentale (enfin normalement)

La dernière séance prévue pour cette semaine était 45 minutes tout doucement pour récupérer des séances difficiles que l’on venait de faire. On s’était dit qu’on partirait vers 18h car c’est moins fatiguant de courir la nuit. On a vite compris qu’en fait on n’irait pas du tout, je l’ai dit à Alex qui m’a confirmé que son envie d’aller courir sous le froid glacial de ce dimanche aprem était proche de zéro.

Décision prise : ce sera finalement séance de renforcement musculaire à la place de la sortie d’endurance fondamentale prévue dans le programme.

Le hic c’est que dire cela à haute voix m’a fait regretter. Un élan de motivation sorti de nulle part plus tard et me voilà en train de courir 5km à toute allure (genre tout sauf de l’endurance fondamentale) pour rentrer le plus vite possible. Et hop, une bonne deuxième semaine de prépa finie !

Mon état d’esprit actuel : c’est la merde mais moins que samedi après la sortie longue. Je me sens extrêmement faible et pas du tout à la hauteur pour faire 42 bornes, mais il reste dix semaines pour remédier à ça et tout donner (ça va être atroce, je ne sais pas qui a eu cette idée).

A dans deux semaines,

Audrey

Acheter un appartement à 25 ans (Chapitre 1) : Achat locatif ou résidence principale, that is the question (et premières visites)

Hello,

Je voulais attendre la signature officielle de la vente car je n’aime pas parler de choses pas certaines d’arriver, mais comme je viens d’être prélevée de ma première mensualité d’assurance emprunteur, j’ose espérer que l’offre de prêt faite par ma banque était définitive et donc que je pourrai effectivement acheter mon appartement (croisons les doigts).

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours rêvé d’acheter un appartement jeune. Je pense qu’on a tous des rêves, pour certains c’est d’aller à New York, pour d’autres de gravir le Mont-Blanc, pour moi c’était d’acheter un appartement.

Quand j’ai négocié mon CDI dans l’entreprise dans laquelle j’avais fait mon alternance, j’avais deux exigences : pas de clause d’exclusivité pour continuer à travailler pour Capucine et pas de période d’essai pour acheter un appartement le plus vite possible. Les deux ont été acceptées, et me voici donc depuis septembre à pouvoir commencer à regarder les appartements en vente pour réaliser mon rêve.

1. La capacité d’emprunt

Début septembre, j’ai pris rendez-vous avec ma banque pour connaitre ma capacité d’emprunt. Elle m’annonçait 225 000 euros. soit environ 205 000 euros hors frais de notaire si je ne voulais mettre aucun apport.

J’ai commencé à regarder un peu ce qu’il se faisait, mais les prix à Paris pour un T2 (pour Alex et moi) étaient bien trop élevés pour emprunter seule. Comme il est malgré tout plutôt bon coloc, l’idée d’acheter un appartement pour le louer a germé, jusqu’à devenir définitive.

2. Les premières (et seules) visites

J’ai un peu regardé ce qu’il se faisait à Paris mais mon vrai rêve était d’acheter à Boulogne-Billancourt, ville dans laquelle j’ai vécu deux ans et que j’avais quittée avec des regrets pour suivre Alexandre à Bois-Colombes. On a fait une visite d’un appartement que je trouvais plutôt joli mais pour lequel je n’ai pas eu de coup de coeur et surtout qui me forçait à mettre, en plus de ma capacité d’emprunt (qui par ailleurs était bien bien abaissée puisque pour ne pas déclarer mes maladies à l’assurance emprunteur je devais emprunter moins de 200 000 euros) me forçait à mettre l’intégralité de mes économies et à n’avoir aucun matelas de sécurité, ce qui était hors de question.

Je suis entrée en contact avec des agences de Lyon, ville que je connais et qui me permettait, comme Paris, d’acheter sans grand risque d’avoir beaucoup de vacance locative. C’est pile au moment où j’ai décidé d’acheter à Lyon que j’ai reçu l’appel qui allait changer ma vie.

3. L’appart de mes rêves

C’était le 30 septembre. Une agence m’appelle pour me proposer une visite le lendemain pour un appartement de 27m2 à Asnières-sur-Seine. Je me dis ouais bof Asnières, ouais bof je viens de décider d’acheter à Lyon, ouais bof mais bon je vais quand même y aller, au cas où. C’était le MEILLEUR « au cas où » de ma vie.

On arrive le lendemain devant l’appartement. L’entrée de l’immeuble est grandiose, faux marbre sur les murs, fontaine dans le jardin, tout est incroyable. Je me dis « ah ouais quand même ».

Il faut savoir que je ne me souvenais pas du tout avoir contacté cette agence pour cet appartement (en fait je pense que j’ai cliqué sur je suis intéressée quand SeLoger.com nous suggérait d’autres apparts sans même ouvrir la page de celui-ci) (et heureusement, parce qu’après je suis allée voir l’annonce et je ne pensais pas que c’était possible d’aussi peu mettre en valeur l’appartement mdr), donc je ne m’attendais à rien.

On rentre, l’appartement est propre et semble neuf malgré l’année de construction de l’immeuble (1970). La cuisine est aménagée, il y a un balcon, et quel balcon.

Alex s’avance sur le balcon et me dit « tu vas l’acheter ». Je m’avance aussi et découvre qu’il y a une incroyable vue, d’un côté sur la Défense, de l’autre sur…………. la Tour Eiffel.

L’appartement était à 260 000 euros hors frais de notaire (287 000 euros tout compris). C’était vraiment chaud niveau budget donc j’abandonne un peu l’idée, juste le temps de redescendre dans le jardin et de me rendre compte qu’en fait je le veux.

Je calcule au centime près et me rends compte que ça peut passer. L’agence me dit qu’elle a une visite juste après (c’était faux) et donc qu’il faut lui communiquer l’offre au plus tôt. Je fais une offre au prix, sachant que je peux me rétracter dans les jours qui suivront la signature du compromis.

Et là, commencent les galères…

Suite au prochain épisode !

A bientôt,

Audrey

Je me suis fait opérer des dents de sagesse (et ça a été un fiasco)

Hello,

Il y a une dizaine d’années (ça nous rajeunit pas tout ça), mon dentiste avait mentionné que ce serait utile (important) que je me fasse enlever (rapidement) les dents de sagesse, celles-ci étant en train de pousser. Je l’aurais bien fait, mais un problème se posait : il m’avait dit que pour les retirer il fallait obligatoirement enlever mon fil d’appareil dentaire. Il était hors de question pour la petite Moi de l’époque qui venait de vivre deux ans atroces à ressembler à Ugly Betty pour avoir un sourire Colgate de retirer les appareils qui maintenaient le résultat de ces deux ans de souffrance et de prendre le risque que les dents bougent à nouveau.

J’ai donc attendu.

Attendu.

Et nous voilà dix ans plus tard, un dimanche soir, à chercher un nom de dentiste qui puisse me prendre en urgence sur Paris car une de mes dents de sagesse me faisait extrêmement mal. Mais quand je dis extrêmement mal, c’est vraiment extrêmement mal. Et pourtant, la bouche est le seul endroit de mon corps pour lequel je ne suis pas douillette.

Dent n°1

12 septembre, 18h. Alors que je m’apprêtais à vivre une consultation chez le dentiste on ne peut plus normale durant laquelle il allait me rassurer sur l’état de mes dents et me dire que se brosser les dents deux fois une minute par jour n’était pas suffisant, je me suis retrouvée à devoir attendre la fin de journée du docteur qui souhaitait m’enlever immédiatement une des dents mais ne voulait pas faire attendre davantage les patients calés après mon petit rendez-vous de normalement dix minutes pour contrôler que tout allait bien.

Une heure et demie d’attente plus tard, me voilà sur la table d’opération en train de dire au revoir (dans la douleur, mais ça allait) à une de mes dents avec laquelle je vivais depuis au minimum dix ans. Je ne vais pas vous faire de dessin mais l’état de celle-ci était tellement pitoyable que le dentiste m’a dit que si j’étais venue plusieurs mois voire années plus tôt, il m’aurait déjà dit que c’était urgent de l’enlever. Aïe.

Ayant des soucis de santé (épilepsie, syndrome de Stevens-Johnson, hyperthyroïdie) (si si), il était impossible pour moi de prendre de la codéine. Nous avons donc pris la décision (enfin lui, de mon côté je n’étais pas en mesure de réfléchir) de me retirer les dents une par une pour que la douleur soit plus supportable (et que le dentiste puisse partir en vacances tous frais payés par moi pendant tout 2023 <3).

La suite de l’opération s’est bien passée. J’avais une réunion super importante le lendemain (l’Histoire dira que ce sera également le cas pour les autres dents aha) mais dès le soir même (alors que j’ai été opérée à 19h30) j’ai pu manger sans soucis de l’autre côté.

Hein quoi, c’est que ça les dents de sagesse ? M’aurait-on menti ? (Non).

Dent n°2

Juste le temps de souffler un peu (et d’évacuer les dix kilos de pots de glace avalés après la première opération) que je prenais rendez-vous pour ma deuxième dent de sagesse, le 31 octobre. Cette fois-ci j’avais anticipé le truc : je faisais ça la veille d’un jour férié, histoire de pouvoir me reposer le lendemain. Tout était parfaitement calé, vraiment une reine de l’organisation cette Audrey.

Trois jours avant le rendez-vous je reçois un mail d’annulation du dentiste. Je me dis ah mince ça tombe mal, tout était parfait niveau timing, mais bon pas grave je vais prendre un autre rdv.

Je retourne sur Doctolib et là je vois que le rendez-vous qui vient d’être annulé est disponible sur l’application. Pas bête la bête, je reprends le même rdv, le même jour, à la même heure. J’appelle le cabinet pour être sure de ne pas me déplacer pour rien. Ils me confirment que le rendez-vous est bien maintenu mais que parfois ils annulent des créneaux sans faire exprès (???). Ok. Rdv le 31 octobre pour une extraction de dent (et un déguisement pour Halloween gratuit).

Entre temps, j’ai appris lors d’une de mes prises de sang que j’avais un souci de foie. Dans l’attente d’une échographie prévue pour le 7 novembre pour écarter un risque de cancer ou d’atteinte provoquée par mes nombreux traitements, je ne devais plus prendre AUCUN médicament hors Keppra et Propylex qui sont devenus vitaux pour moi. Pas de médicaments = pas de Doliprane. J’ai hésité à repousser l’opération mais j’avais envie que ça se finisse rapidement donc j’ai touché à rien, me disant que de toute façon la première fois c’était passé crème donc pourquoi la guerrière que je suis souffrirait cette fois-ci. Mdr.

31 octobre, nous voilà levés à 9h pour un rendez-vous deux heures plus tard. Tout se passe encore une fois très bien et très rapidement. Alex m’accompagne. On rentre, tout va bien, juste une énorme douleur à la tête que je ne pouvais pas soigner. C’était sans compter les voisins du haut qui ont passé la journée du lendemain à sauter sur leur sol, accentuant mes maux de tête et mon envie de les étriper un par un (au final ça va, on s’aime bien).

Dent n°3

21 novembre, petit rendez-vous de contrôle post opératoire. Je ris avec mes collègues en imaginant qu’il m’enlève par surprise une troisième dent. Ahahahahahah… ah…ah…ah.

Arrivée au rendez-vous, je tombe sur un remplaçant que je trouve génial et qui me dit « tant qu’à faire, comme vous êtes là, autant en enlever une autre, il n’en restera plus qu’une ». L’idée d’en avoir plus qu’une à enlever est beaucoup plus attrayante que celle d’en enlever une maintenant, mais je me laisse convaincre.

C’est la première dent du bas que l’on m’enlève. La douleur est plus forte que pour les autres dents, le dentiste et son assistante tentent tant bien que mal de me faire rire mais rien n’y fait, moment bof agréable.

Je rentre chez moi avec quelques Doliprane et je me dis « allez plus qu’une et c’est fini ». Si j’avais su.

Dent n°4, la PIRE

Si mes trois autres dents de sagesse avaient largement eu le temps en dix ans de pousser, celle en bas à droite était restée bien au chaud dans ma gencive.

Nous étions le 14 décembre. L’opération a duré une bonne quarantaine de minutes, rythmée par les « bon arrêtez de bouger, je vais rater le match de la France » du dentiste et les hurlements de la patiente (moi) totalement apeurée et remplie de souffrance. 40 minutes plus tard, je pensais que le pire était passé. Si j’avais su.

Nous sommes à l’heure où j’écris pile deux mois après l’opération (samedi 14 janvier). Mon trou n’est toujours pas rebouché, je suis obligée de gratter avec une petite brosse à l’intérieur trois fois par jour et dès que j’oublie je retrouve 12h après un bout de Big Mac ou de thon égaré dans le trou, la mutuelle refuse de me rembourser 240 euros sur cette opération et je ne peux pas boire de choses trop fraiches sans prendre de paille, au risque de hurler comme une personne qu’on ampute sans anesthésie.

Conclusion : les dents de sagesse c’est horrible, heureusement que je n’ai pas fait la quatrième dent en première sinon le dentiste ne m’aurait jamais revu et n’aurait pas pu payer ses deux semaines de vacances aux Maldives avec les frais délirants qu’il m’a appliqués (1 500 euros au total pour quatre dents de sagesse, dont au final 260 à ma charge, merci la France, merci la Sécu, pas merci la mutuelle qui veut pas me rembourser les 240 euros qu’elle me doit) et faites vous opérer dès qu’on vous le dit, pas dix ans après.

Bonne journée,

Audrey