Début prépa SaintéLyon

Hello,

Ma vie est une catastrophe depuis la fin du marathon (dĂ©but avril dernier, tout de mĂȘme). Entre absence de routine et dĂ©motivation extrĂȘme, rien ne va plus pour moi.

Si Alex m’a laissĂ©e un peu rĂ©agir comme je le voulais pendant deux mois, l’heure a maintenant sonnĂ© pour moi de reprendre la course Ă  pied correctement et de recrĂ©er la routine qui me manque tant. Et puis, c’est pas tout ça, mais la SaintĂ©Lyon c’est dans quelques mois maintenant.

Le plan d’action

Bon, la SaintĂ©Lyon c’est dĂ©but dĂ©cembre et actuellement mon niveau en course Ă  pied est trÚÚÚÚÚÚÚÚs loin de celui attendu pour la terminer.

Le plan est donc : j’ai commencĂ© une prĂ©pa marathon lundi qui se terminera dĂ©but aoĂ»t. L’objectif est de retrouver mon niveau de course Ă  pied d’il y a six mois, quand j’Ă©tais au top de ma forme.

DĂ©but aoĂ»t commencera la vraie prĂ©pa SaintĂ©Lyon pour quatre mois. Au programme : beaucoup beaucoup de kilomĂštres et surtout l’introduction du dĂ©nivelĂ© et des conditions extrĂȘmes (chaleur, froid, nuit, trop tĂŽt le matin, trop tard le soir, bref l’horreur). On part dĂ©but aoĂ»t Ă  la RĂ©union (aka le meilleur endroit pour commencer une prĂ©pa trail). Trop hĂąte de ce vrai dĂ©but de prĂ©paration.

Mon Ă©tat d’esprit

Bon, j’avoue, j’ai l’impression d’avoir Ă©tĂ© emportĂ©e dans une tornade qui ne veut plus me ramener sur Terre depuis la fin du marathon.

Au niveau du boulot j’ai ENORMEMENT de choses Ă  faire et notamment beaucoup d’Ă©vĂ©nements (cocktails, dĂ©jeuners, dĂ©placements chez le client, dĂ©placements chez les courtiers) qui ok sont vraiment trop cool et que je me sens chanceuse de pouvoir vivre mais bon sang qu’est ce que c’est fatiguant car le boulot de base Ă  faire reste le mĂȘme et doit donc ĂȘtre rĂ©alisĂ© sur le peu de crĂ©neaux disponibles qu’il me reste.

Au niveau personnel, je sors beaucoup avec des amis et surtout le mois de mai Ă©tait un mois consacrĂ© Ă  ma famille avec mon retour sur Saint-Etienne pendant deux semaines. J’essaie aussi de profiter au maximum de Paris pour visiter des lieux, aller voir des spectacles ou faire des activitĂ©s qu’on a pas forcĂ©ment en province. Le bonheur oui, mais la fatigue surtout.

Au niveau santĂ©, ma thyroĂŻde s’est de nouveau Ă©croulĂ©e alors mĂȘme que l’on pensait arrĂȘter mon traitement dans trois mois car tout allait mieux. Je pense qu’une Ă©norme part de cet effondrement est dĂ» Ă  mon arrĂȘt du sport (enfin je parle d’arrĂȘt mais je cours quand mĂȘme entre deux et trois fois par semaine, mdr), donc je veux changer ça.

Enfin, au niveau investissements j’avais pris idĂ©e d’acheter un parking et un 2e appartement. Il y a donc eu une visite, un rendez-vous Ă  la banque et un abandon de l’idĂ©e d’acheter un parking quand je me suis retrouvĂ©e Ă  visiter objectivement LE MEILLEUR PARKING DE PARIS sans avoir de papillons dans le ventre. Meuf, t’as mĂȘme plus le permis, Ă  quel moment t’as pensĂ© qu’acheter un parking pourrait te faire rĂȘver ?

Bref, je me sens dĂ©bordĂ©e sur tous les plans mais je suis prĂȘte Ă  me remettre sur le droit chemin et Ă  profiter Ă  fond des retours des beaux jours pour retrouver ma pĂȘche d’enfer.

Restez connectĂ©s pour voir Ă  quel point mes bonnes rĂ©solutions vont tenir (ou pas) dans le temps. 😀

Audrey

On a failli courir un trail de 10km avec ma mĂšre (mais j’ai dĂ» abandonner) (la remise des dossards en elle-mĂȘme Ă©tait dĂ©jĂ  une Ă©preuve)

Hello,

A la base, la sportive de la famille c’est ma maman. Elle a tentĂ© de me motiver Ă  l’accompagner courir tous les mercredis aprem quand j’Ă©tais jeune, mais j’Ă©tais trop fainĂ©ante pour accepter. Depuis, les annĂ©es sont passĂ©es et maman a arrĂȘtĂ© de courir pendant que sa fille s’y mettait (le sens du timing).

Convaincue que son corps devait bien se souvenir de ses annĂ©es de coureuse accomplie, j’ai dĂ©cidĂ© de lui demander de m’accompagner courir le 5km de Courir pour Elles qui avait lieu Ă  Lyon le 14 mai dernier.

Si elle avait initialement fini par cĂ©der, on s’est vite rendu compte que la logistique serait vraiment compliquĂ©e car il fallait se rendre sur le lieu du dĂ©part en voiture alors que ni elle ni moi ne pouvons conduire dans Lyon. On s’est finalement dirigĂ©es vers un petit trail de 10km Ă  30 minutes de chez nous.

Tout semblait parfait : Ă  l’Ă©poque oĂč on s’est inscrites il faisait un grand ciel bleu tous les jours, ma mĂšre s’Ă©tait mĂȘme motivĂ©e Ă  venir courir 5km un soir avec moi pour s’entrainer et le parcours de la course semblait vraiment sympathique. Bref, tout pour plaire.

Le jour avant la course

Je ne comprends pas comment chaque retrait des dossards de chaque course peut ĂȘtre une telle Ă©preuve (cf : la remise des dossards du Semi de Paris).

On avait deux choix pour retirer les dossards : soit la veille de 14h Ă  18h, soit le jour mĂȘme Ă  8h du matin, avant le dĂ©part.

Le vendredi soir, en rentrant du boulot, ma mĂšre nous a dit « Ah dommage il y a un concours de caisses de savons dans la ville de la course samedi, on pourra pas aller chercher les dossards Ă  un autre moment que juste avant la course ». Info retenue, on poursuit notre soirĂ©e normalement, puis on arrive au samedi aprem, jour oĂč je demande Ă  ma mĂšre de me conduire dans une chocolaterie pour acheter un cadeau pour mon chef (salariĂ©e idĂ©ale, je sais).

On termine notre petit achat Ă  14h30 et ma mĂšre me dit « comme on sait pas quoi faire cet aprem, pourquoi on n’irait pas chercher les dossards maintenant, comme ça demain on dort trente minutes de plus? ». Mais MERVEILLEUSE IDEE, MER-VEI-LLEUSE.

On se rend sur le lieu du retrait quand soudain, 20 minutes de route plus tard, on aperçoit les panneaux du concours de caisses de savon et lĂ  on se dit « putain on avait oubliĂ© les caisses de savon ». On arrive Ă  littĂ©ralement 100 mĂštres du lieu de retrait, quand un charmant homme de la soixantaine nous dit « dĂ©solĂ©, la route est barrĂ©e mais vous inquiĂ©tez pas si vous allez Ă  droite puis tout droit puis Ă  droite puis Ă  gauche puis demi tour puis tout droit, vous arriverez sur l’hippodrome ».

Ma mĂšre se dĂ©compose, mais bon comme on est lĂ  et que l’essence est prĂ©cieuse, on dĂ©cide de quand mĂȘme suivre le chemin prĂ©conisĂ© pour aller retirer notre dossard.

15 minutes de route plus tard, on arrive Ă  l’hippodrome, on rĂ©cupĂšre notre dossard et les petits cadeaux et nous voilĂ  toutes contentes, parĂ©es pour rĂ©ussir cette course qui s’annonce grandiose.

Le jour de la course

J’ai des problĂšmes de santĂ© et notamment mon problĂšme actuel est que de maniĂšre alĂ©atoire il m’arrive le matin de ne pas pouvoir marcher. Genre, littĂ©ralement, ma cuisse n’est plus capable de supporter mon poids (et pourtant j’en ai perdu du poids). Et bien Ă©videmment, ce jour-lĂ  en a fait partie.

Bon, les signes ont commencĂ© Ă  arriver 48h avant, mais tout s’est aggravĂ© le soir avant la course. CouchĂ©e Ă  19h30, je ne pouvais mĂȘme pas me lever pour uriner seule. On a donc trĂšs vite compris que la course, ben on allait pas pouvoir la faire.

Ajoutez Ă  cela une tempĂȘte comme never, et me voici, abandonnant ma 3e course (aprĂšs la Course Royale de Versailles et la Marseille-Cassis auxquelles je n’avais pas non plus pu me rendre, une fois pour une cause mĂ©dicale, une fois Ă  cause de cette fichue SNCF que je maudis).

Le jour aprĂšs la course

Mais ce n’est pas fini. Nous avions perdu 20 euros d’inscription mais gagnĂ© deux paires de chaussettes BV Sport qui valent approximativement ce prix. Donc le compte Ă©tait plutĂŽt bon (juste les frais d’essence pour aller au retrait des dossards ont rendu les frais de livraison de ces deux paires de chaussettes aussi chers que si elles venaient directement des USA alors qu’elles sont fabriquĂ©es Ă  100m de chez nous, mais bon). Mais ça ne s’est pas arrĂȘtĂ© lĂ .

Le lendemain de la course, ma mĂšre et moi recevons un message de l’organisateur qui nous dit « hello les cocottes, vous nous avez pas rendu la puce Ă©lectronique suite Ă  la course d’hier, merci de les dĂ©poser dans ma boite aux lettres » (bon c’Ă©tait presque ça). Comment ça ? Puce Ă©lectronique ? Dans ta boite aux lettres ? Mais tu vis Ă  cĂŽtĂ© du lieu de la course, soit Ă  20 bornes de chez nous.

Moment de panique pour moi, moment de calme pour ma mĂšre qui gĂšre trĂšs bien le stress (du moins mieux que moi) et dĂ©cide de lui demander si un envoi postal est possible. Question Ă  laquelle il rĂ©pond que oui. Deux timbres plus tard, nous voilĂ  fraichement libĂ©rĂ©s de notre obligation de remise de la puce d’une course Ă  laquelle nous n’avons pas participĂ©. 🙂

Bon, si cette course était en effet un échec, nous nous sommes inscrites le 16 juin à un petit 5km à Saint-Etienne. Stay tuned pour suivre tout ça.

Audrey

Investissement locatif : calculer sa rentabilitĂ©

Hello,

Je vous retrouve avec un article qui va parler argent. Je ne sais pas trop si c’est tabou ou si c’est ok d’en parler, mais j’aurais bien aimĂ© tomber sur un article de ce genre avant d’acheter mon appartement, histoire de rĂ©aliser tous les coĂ»ts cachĂ©s (mĂȘme si je ne regrette absolument pas mon achat).

Bon, ça ne fait pas du tout un an que j’ai mon appartement. Je referai un update une fois les un an passĂ©s (et surtout une fois que j’aurais payĂ© des impĂŽts dessus) pour avoir une image un peu plus fiable du coĂ»t annuel d’un appartement en investissement locatif.

Pour information, j’ai arrĂȘtĂ© de prendre en compte les dĂ©penses au 25 mai. Le loyer et la mensualitĂ© de juin ne sont donc pas pris en compte dans ce calcul.

1/ Les recettes

Les recettes sont simples et d’une seule nature : le loyer (qui comprend 70 euros de charges et 10 euros de provision pour la taxe sur les ordures mĂ©nagĂšres).

Ayant achetĂ© mon appartement le 17 fĂ©vrier, le mois de fĂ©vrier a Ă©tĂ© payĂ© au prorata de la durĂ©e (que j’ai arrondi au chiffre infĂ©rieur car je suis quand mĂȘme une proprio trop cool). Les recettes totales de cet appartement en 3 mois et demi sont donc de 3 290 euros.

2/ Les sorties

Les sorties sont plus intéressantes car elles sont de diverses natures.

  • Apport

L’apport correspond Ă  la ligne apport dans le tableau mais aussi aux lignes notaires. Au total, j’ai mis 84 588 euros (je pensais avoir mis plus, quelle belle surprise) d’apport pour l’appartement, soit environ 1/3 de son coĂ»t total.

J’avais dĂ©jĂ  expliquĂ© que je n’avais pas vraiment eu le choix car Ă©tant malade je ne pouvais pas emprunter plus de 200 000 euros Ă  la banque sans fournir de dossier mĂ©dical, il fallait donc que j’emprunte moins de 200 000 (195 000 pour pas que ce soit trop suspect) pour ne pas subir la sĂ©lection des dossiers mĂ©dicaux. DĂ©fi rĂ©ussi.

  • Assurance emprunteur

L’assurance emprunteur correspond Ă  une garantie que prend la banque en cas de dĂ©cĂšs ou de maladie entrainant notre impossibilitĂ© de remboursement.

J’ai eu la super surprise de dĂ©couvrir que je devais payer cette assurance emprunteur dĂšs dĂ©but janvier (date de la signature du contrat de prĂȘt) et non fin fĂ©vrier (jour de dĂ©blocage des fonds) (ce qui m’aurait semblĂ© plus logique mais bon, visiblement pas).

Il est vraiment super important de faire attention au coĂ»t de l’assurance emprunteur qui peut totalement changer le coĂ»t final du prĂȘt. Etant donnĂ© que de nombreuses banques font aussi assurance, elles ont tendance Ă  imposer discrĂštement (mĂȘme si la loi les empĂȘche) de prendre l’assurance emprunteur chez elles, ce qui leur permet de se faire de l’argent d’une autre maniĂšre (les assureurs, tous des voleurs, tmtc).

De mon cĂŽtĂ©, j’ai eu beaucoup de chance puisque ma conseillĂšre bancaire m’a permis d’obtenir une sacrĂ© rĂ©duction sur le coĂ»t total de mon assurance emprunteur qui me revient donc Ă  16,15 euros par mois, soit 80,75 euros depuis que j’ai l’appartement.

  • Frais bancaires

A la signature du contrat de prĂȘt, la banque fait payer des frais de dossier Ă  hauteur de 850 euros et 1 755 euros d’assurance dĂ©cĂšs (c’est Ă©normeeeeeeeeeee) dans mon cas. Tout cela est inscrit dans le contrat de prĂȘt. Les frais de dossier sont nĂ©gociables. Je ne l’ai pas fait, mais je sais qu’ils le sont. Soit un total de 2 605 euros.

  • Assurance PNO (propriĂ©taire non occupant)

Tout propriĂ©taire doit avoir une assurance PropriĂ©taire Non Occupant, en sus de l’assurance habitation du locataire (Ă  demander chaque annĂ©e).

J’ai dĂ©cidĂ© de la prendre Ă©galement au CrĂ©dit Agricole pour un total de 12,92 euros par mois. Je n’ai aucune idĂ©e de si c’est cher ou non. J’ai commencĂ© Ă  la payer le 17 fĂ©vrier, jour de la vente officielle, ce qui m’amĂšne Ă  un total de 38,91 euros.

  • MensualitĂ©s du prĂȘt

Je rembourse chaque mois (sauf le premier, aucune idĂ©e de la raison) 1012 euros de prĂȘt. Au dĂ©but du remboursement du prĂȘt, on ne paie quasiment que des intĂ©rĂȘts, le remboursement du capital arrivant vers la fin. J’ai aujourd’hui remboursĂ© 2 934,61 euros de mon prĂȘt.

  • Charges

Les charges sont les sommes dues au syndic de copropriĂ©tĂ© qui est en charge de la maintenance des ascenseurs, de l’entretien des parties communes et des espaces verts, bref de tout ce qui appartient Ă  la communautĂ© des propriĂ©taires.

Dans mon cas, cela correspond Ă  329,34 euros par trimestre. Il faut faire attention Ă  bien prendre en compte cette donnĂ©e lors de l’achat d’un appartement car mĂȘme si certaines charges sont rĂ©cupĂ©rables dans le loyer (les 70 euros mentionnĂ©s plus haut), toutes ne le sont pas et une bonne partie reste Ă  notre charge.

  • Cotisation centre de gestion agréé

Ma comptable m’a recommandĂ© d’adhĂ©rer Ă  un centre de gestion agréé qui permet une rĂ©duction d’impĂŽts sur les frais de comptabilitĂ©. Je n’ai pas encore vraiment compris ce que c’Ă©tait, je ferai un compte rendu par la suite pour savoir si ça vaut ou non le coĂ»t.

J’ai adhĂ©rĂ© au centre de gestion agréé de Saint-Malo, sous les conseils de ma comptable, et la cotisation de la premiĂšre annĂ©e s’Ă©lĂšve Ă  50 euros. A suivre.

  • Comptable

Ayant choisi le rĂ©gime LMNP au rĂ©el pour tenter de payer le moins d’impĂŽts possible, je suis dans l’obligation de prendre une comptable pour certifier mes comptes. Elle m’a aujourd’hui coĂ»tĂ© 250 euros pour la crĂ©ation de ma sociĂ©tĂ© puisqu’elle n’a pas encore de dĂ©claration d’impĂŽts Ă  faire pour 2022, l’annĂ©e prochaine cela me coutera environ 500 euros.

  • Autres coĂ»ts

Il est important de budgĂ©tiser les autres coĂ»ts cachĂ©s (ou non) : les meubles pour un meublĂ© (j’ai dans mon cas achetĂ© l’appartement avec les meubles donc je n’ai rien eu Ă  dĂ©bourser), les potentiels travaux dans les parties communes ou dans les parties privatives, la taxe fonciĂšre, les impĂŽooooots. Bref, plein de petits trucs qui au final font une grosse addition.

Aujourd’hui, mon achat n’est pas rentable et je le savais dĂšs le dĂ©but. J’ai investi dans une logique patrimoniale et en raison d’un Ă©norme coup de coeur pour le logement (il est trop beau). Attention Ă  bien choisir ses achats en fonction de ses objectifs afin de ne pas se retrouver avec de trĂšs mauvaises surprises par la suite.

A plus tard,

Audrey

J’ai (re) couru le Semi de Paris

Hello,

DĂ©but mars, j’ai couru pour la seconde fois de ma petite vie le semi marathon de Paris. Si j’avais dĂ©jĂ  racontĂ© mon expĂ©rience sur la premiĂšre Ă©dition que j’ai courue (en 2022) et que j’ai longtemps pensĂ© qu’il n’y aurait pas grand-chose de diffĂ©rent Ă  raconter, sachez que je me suis totalement trompĂ©e. Me voilĂ  donc ici pour vous raconter mon expĂ©rience sur le semi marathon de Paris, Ă©dition 2023.

Le Semi de Paris tombait pendant la prĂ©pa du Marathon de la mĂȘme ville, quatre semaines prĂ©cisĂ©ment avant celui-ci. Si beaucoup disent qu’il est impossible de tout donner sur un semi marathon Ă  un mois d’un marathon, au risque de se blesser, j’ai dĂ©cidĂ© d’en faire qu’Ă  ma tĂȘte et de tenter de battre mon record qui Ă©tait Ă  ce moment-lĂ  de 1h52 pour 21,1km.

Mon rĂȘve secret et objectif de l’annĂ©e 2023 Ă©tait de passer sous la barriĂšre symbolique des 1h50. Je savais que sur un parcours aussi exigeant que l’est celui du semi de Paris (= c’est pas tout plat la connerie), passer sous les 1h50 serait compliquĂ©, je m’Ă©tais donc dit que j’allais viser 1h51 et que je gardais le moins d’1h50 pour le semi de Boulogne-Billancourt, au moins de novembre.

Départ

Seule, abandonnĂ©e, je me suis retrouvĂ©e Ă  pouvoir cogiter une trentaine de minutes sous un froid polaire (alors que j’Ă©tais en dĂ©bardeur) sur ma technique de gestion de la course : Ă  quelle vitesse partir ? Comment gĂ©rer les ravitaillements ? Est-ce que ce n’Ă©tait pas trop dangereux de tout donner au risque de me blesser ?

Bref, tant de questions pour aucune rĂ©ponse formelle, envahie du souvenir des avis totalement diffĂ©rents de mes amis, entre un groupe prĂŽnant le fait d’aller vite pour ĂȘtre fier de soi et un autre me disant que mon objectif principal restait le marathon et que c’Ă©tait trop dangereux de prendre le risque de se blesser sur un semi juste avant.

Le go est donnĂ©. Je me mets directement derriĂšre la meneuse d’allure du 1h50 en me disant que si besoin je ralentirais par la suite.

Je me connais par coeur et je sais que la technique d’ĂȘtre rĂ©gulier dans l’allure du dĂ©but Ă  la fin ne fonctionne pas avec moi. Qu’importe ma vitesse initiale, je craque toujours vers le 18e kilomĂštre, donc autant partir vite pour pouvoir se permettre de ralentir sans perdre trop de temps sur mon allure cible par la suite.

Km 0 Ă  7

Les premiers kilomĂštres se font trĂšs facilement, je maintiens l’allure d’1h50 (soit 5’12 min au km). Vers le 6e, Ă  l’arrivĂ©e du ravitaillement, je commence Ă  accĂ©lĂ©rer et m’Ă©loigner de la meneuse d’allure. Je m’en sens capable et surtout je sais que je ne m’arrĂȘterai pas au ravitaillement donc que je gagnerai quelques prĂ©cieuses secondes sur elle.

J’avais dĂ©cidĂ© d’ĂȘtre en totale autonomie alimentaire : je buvais dans ma gourde Ă  chaque fois que ma montre sonnait donc tous les kilomĂštres et j’avais des compotes dans mon sac d’hydratation en cas de petit creux. Comme toujours, je n’ai rien mangĂ© (aie aie aie). Comme toujours, c’est passĂ© (ouf ouf ouf).

Km 7 Ă  12

Tout roule parfaitement, je ne me sens pas du tout en difficultĂ© Ă  la mi-parcours. J’ai les jambes pour maintenir mon allure qui est pourtant bien au-delĂ  de mon allure cible et j’ai le mental pour finir cette course en Ă©tant fiĂšre de moi. Je me demande mĂȘme comment c’est possible que je me sente aussi bien alors que je viens de faire 12 bornes, c’est suspect.

J’ai des vagues souvenirs de l’annĂ©e d’avant dans lesquels ok j’Ă©tais pas ko mais j’Ă©tais quand mĂȘme pas bien (notamment parce que je venais de comprendre que contrairement Ă  ce que je pensais, j’allais pas du tout avoir le droit de m’arrĂȘter 2 secondes Ă  chaque ravito, NAN, Alex voulait que je le coure SANS M’ARRETER) (c’Ă©tait ma premiĂšre course officielle, soyez indulgents).

Km 13 Ă  19

Je me sens encore une fois Ă©trangement bien. Je me souviens exactement du moment oĂč j’ai craquĂ© l’annĂ©e derniĂšre (sur les quais, avec les montĂ©es et descentes) mais comme je connais le parcours et que je connais cette sensation de crever qui nous habite du 18e au 20e km, ben lĂ  tout va bien. Je me dis ne t’Ă©coute pas Audrey, tu es en train de faire un chrono de folie que t’aurais jamais osĂ© imaginer faire alors donne tout jusqu’Ă  la FIN (qui, si tu ralentis pas, est proche, yeah).

Km 19 Ă  21

Et lĂ , c’est le drame. Vraiment, les deux derniers kilomĂštres ont Ă©tĂ© horribles, Ă  tel point que j’en venais Ă  me dire, au moment il me restait 300m, « vas-y marche, de toute façon mĂȘme si tu marches tu finiras sous les 1h50, ce qui Ă©tait ton objectif ». MAIS NON AUDREY ! Tu ne peux pas dire ça. MĂȘme si tu es sure de rĂ©ussir ton objectif, tu ne peux PAS marcher Ă  300 mĂštres de l’arrivĂ©e. Tu ne PEUX PAS FAIRE CA.

Une petite claque mentale Ă  moi-mĂȘme et me voilĂ  passant la ligne d’arriver en 1h48 et quelques petites secondes, dĂ©couvrant en mĂȘme temps que ma puce Ă©lectronique n’a une nouvelle fois pas marchĂ© (merci Strava pour le chrono donc).

Je m’en serais tellement voulu d’Ă©couter ceux qui me disaient d’aller doucement et de ne pas avoir pu ressentir cette joie ressentie au moment de franchir la ligne d’arrivĂ©e en un temps que je ne pensais jamais faire (on Ă©tait bien en dessous du 1h49 et 59 secondes cible).

Courez, ça change la vie ! ❀

Audrey

Acheter un appartement Ă  25 ans (Chapitre 4) : signature du bail et de l’acte authentique de vente –> Je suis PROPRIETAIRE

Hello,

On se retrouve pour le dernier Ă©pisode de la saga Acheter un appartement Ă  25 ans (mais pas le dernier concernant cet appartement, of course) : la signature du bail et de l’acte authentique, qui se sont faites le mĂȘme jour.

AprĂšs un mois de galĂšre pour trouver une date de signature qui arrangeait la propriĂ©taire, l’agence immobiliĂšre, la notaire de la propriĂ©taire, mon notaire et moi, nous avons tablĂ© sur le 17 fĂ©vrier 2023 Ă  16 heures.

Anticipant le truc, j’avais demandĂ© Ă  prendre ma journĂ©e entiĂšre. Et j’ai bien fait puisqu’on s’est servi de la matinĂ©e pour rĂ©diger le premier bail de ma vie avec l’ancienne propriĂ©taire devenue nouvelle locataire. 🙂

1/ La préparation du bail

L’agent immobiliĂšre qui a plusieurs appartements en location m’avait gentiment proposĂ© de me donner le bail dĂ©jĂ  rĂ©digĂ© qu’elle utilise pour ses appartements. Vous ne pouvez mĂȘme pas imaginer la valeur qu’a eue ce don puisque, mĂȘme si j’ai changĂ© quelques trucs dessus, j’ai pu partir d’une base solide et non de zĂ©ro.

Elle est donc venue chez moi le mercredi soir juste avant la signature pour me donner tous ses documents, m’expliquer comment rĂ©cupĂ©rer les charges notamment et plein d’autres choses super prĂ©cieuses que Jean Michel 50 ans aurait vendu 7 000 balles sur Instagram sinon.

J’ai quand mĂȘme mis Ă  profit mes six annĂ©es de droit pour modifier certaines clauses ou ajouter des Ă©lĂ©ments manquants, mais la base Ă©tait gĂ©niale et m’a beaucoup aidĂ©e. EspĂ©rons que je ne dĂ©couvre pas des problĂšmes par la suite… 😀

2/ La signature du bail et l’Ă©tat des lieux

AprĂšs avoir envoyĂ© le projet de bail Ă  la propriĂ©taire pour qu’elle me fasse ses commentaires, je suis allĂ©e dans son ancien appartement qui allait devenir le mien pour faire l’Ă©tat des lieux. L’agent Ă©tait lĂ  mais ne disait rien, hormis quand je faisais de grosses conneries (genre oublier un meuble sur l’Ă©tat des lieux).

On a fait le tour de ce merveilleux petit appart, notant les moindres dĂ©tails sur le document d’Ă©tat des lieux, mĂȘme si plus le temps passait et plus je me disais que j’allais vraiment totalement rĂ©amĂ©nager cet appartement une fois la locataire partie (tellement de perte d’espace et de meubles un peu vieillots, mĂȘme si franchement il est dix fois mieux que 90% des logements sur le marchĂ© parisien, mais j’ai trop envie que mes futurs locataires se sentent super bien dedans).

Cet Ă©tat des lieux Ă©tait aussi l’occasion de vĂ©rifier qu’il n’y avait pas de vice cachĂ© dans l’appartement. Contrairement Ă  une vente classique dans laquelle l’ancien propriĂ©taire est dĂ©chargĂ© de toute responsabilitĂ© aprĂšs la vente et a donc tout intĂ©rĂȘt Ă  dissimuler un mur un peu abimĂ© ou une prise qui ne fonctionne pas, la propriĂ©taire savait ici qu’elle devrait payer les Ă©lĂ©ments dĂ©tĂ©riorĂ©s Ă  sa sortie de l’appartement en tant que locataire si elle ne les mentionnait pas dans l’Ă©tat des lieux d’entrĂ©e. Ca m’a donc Ă©normĂ©ment rassurĂ©e.

On s’est au final rendu compte chez le notaire qu’on avait oubliĂ© l’Ă©tat des lieux de la cave mais bon, on apprend de ses erreurs et comme la cave Ă©tait littĂ©ralement vide, l’erreur n’est finalement pas trop grave.

Le deal Ă©tait que l’on faisait l’Ă©tat des lieux le matin, je l’imprimais chez moi le midi car la vendeuse n’avait pas d’imprimante puis je le ramenais chez le notaire l’aprĂšs-midi pour qu’elle le signe. C’Ă©tait pas le plus pratique, mais on n’a pas eu le choix.

3/ La signature de l’acte authentique de vente ou la concrĂ©tisation de mon rĂȘve

Franchement j’en ai chiĂ© pour rĂ©aliser ce rĂȘve, j’en ai pleurĂ© et j’en ai tellement stressĂ©, en revanche je crois que je n’ai jamais regrettĂ©.

Je me suis donc retrouvĂ©e devant le notaire qui voyait mon Ă©motion Ă  l’idĂ©e de rĂ©aliser mon rĂȘve. On a relu l’acte de vente, il m’a demandĂ© si j’Ă©tais certaine de vouloir signer (ben si je signais pas je laissais 30 000 euros d’indemnitĂ© d’immobilisation donc j’avais plus trop le choix) et on a signĂ©.

Et hop, me voilĂ  propriĂ©taire pour la vie (car mon rĂȘve le plus ultime serait de ne jamais avoir Ă  revendre cet appartement qui est tout ce dont je rĂȘvais).

Merci d’avoir suivi cette aventure aussi stressante qu’enrichissante. N’achetez pas de formation Ă  10 000 euros sur Instagram, ça ne sert Ă  rien, et n’hĂ©sitez pas Ă  me poser toutes les questions que vous avez, soit par mail audrey_vaan@outlook.fr, soit par commentaire.

Stay tuned pour parler argent et vous dĂ©voiler ce que ça coute rĂ©ellement chaque mois d’avoir un appartement en investissement locatif. 😉

A plus tard,

Audrey

Le lissage brĂ©silien de l’enfer

Hello,

Il y a quelques semaines, l’Atelier du 8 m’a offert un lissage brĂ©silien pour se faire pardonner du dernier qui avait Ă©tĂ© catastrophique (spoiler : ça a fonctionnĂ©, ils sont tout pardonnĂ©s).

Je fais en gĂ©nĂ©ral un lissage brĂ©silien tous les six mois. Comme j’avais commencĂ© fin aoĂ»t 2021, j’en ai fait un en janvier 2022 et un aprĂšs les vacances en aoĂ»t 2022. Si le quatriĂšme devait initialement avoir lieu en janvier 2023, j’ai trouvĂ© au dernier moment un crĂ©neau juste avant NoĂ«l et me suis dit que c’Ă©tait une trop bonne idĂ©e de le faire pour les fĂȘtes et non mi janvier quand tout le monde s’en fiche de comment t’es coiffĂ© (bon au final j’ai passĂ© NoĂ«l et le jour de l’An au lit et en arrĂȘt de travail Ă  cause d’une grippe mais cette donnĂ©e n’Ă©tait pas connue au moment de ma prise de dĂ©cision).

Sentant que c’Ă©tait quand mĂȘme un peu louche de pouvoir avoir un rdv au dernier moment (mais genre vraiment au dernier moment, une heure avant quoi) un samedi juste avant NoĂ«l, j’ai pris le soin de contacter le service client pour qu’ils me confirment mon rdv, histoire de pas me dĂ©placer pour rien, d’autant plus que ça me forçait Ă  aller dans un salon Ă  PerpĂšte-LĂšs-Oies mais bon, on ne peut pas tout avoir.

J’envoie un message au service client qui me rĂ©pond que oui bien sĂ»r le rdv a bien Ă©tĂ© pris et qu’ils m’attendent au salon dans une heure. GĂ©nial, trop bien, super, youpi. Si j’avais su…

Je me dĂ©place donc un samedi sous le froid glacial de Paris en hiver. J’arrive au salon, on me dit de patienter, je m’installe dans un fauteuil grave confortable, j’attends, j’attends, l’heure du rendez-vous est passĂ©e et que les coiffeurs soient en retard il n’y a pas de soucis, je comprends, une prestation peut durer plus longtemps que prĂ©vu, mais je vous avoue qu’attendre alors qu’il n’y a personne au salon hormis les quatre coiffeuses qui discutent ensemble depuis 20 minutes, c’est moyen. Bref.

On vient enfin me voir en me demandant si j’ai rendez-vous. Je dis oui. Ils me disent « euh je crois que vous vous ĂȘtes trompĂ©e de salon, nous n’avons plus de rendez-vous programmĂ© pour la matinĂ©e ». Je me dis intĂ©rieurement « euh tu te fiches de moi lĂ ? ». Je leur dis extĂ©rieurement « regardez j’ai un SMS qui prouve que j’ai bien rendez-vous ». Finalement, les coiffeuses forcent l’une d’elles se dĂ©vouer pour me faire la prestation, et malheureusement, ben je ne suis pas tombĂ©e sur la meilleure (du moins j’espĂšre pas).

La coiffeuse m’emmĂšne vers le bac pour me nettoyer les cheveux et commence Ă  Ă©normĂ©ment se plaindre de sa vie, de son temps de transport, du fait qu’elle est trĂšs fatiguĂ©e et qu’elle n’arrive pas Ă  rĂ©cupĂ©rer. Franchement, ça ne me dĂ©range pas du tout, je suis persuadĂ© que le mĂ©tier de coiffeur est trĂšs difficile et c’est pas moi qui fait 38h assise derriĂšre un bureau qui vais pouvoir critiquer des gens debout toute la journĂ©e. Donc je l’Ă©coute, je la plains mĂȘme, me disant qu’elle a raison, c’est quand mĂȘme dur blabla.

Puis dix minutes plus tard, partie dans un dĂ©lire de racontage des moindres dĂ©tails de sa vie, j’apprends qu’elle ne travaille que le vendredi et le samedi matin. Bon, petit choc sur le coup parce que je viens quand mĂȘme de passer dix minutes Ă  avoir pitiĂ© de son rythme de travail, mais bon, je me dis que chacun a une tolĂ©rance diffĂ©rente Ă  la fatigue (mdr) et que tout compte fait, ça servirait Ă  rien de lui dire qu’elle est un peu fainĂ©ante, hormis la blesser.

Elle passe toute sa vie en revue : son mec est jamais Ă  la maison donc c’est normal qu’il l’entretienne et lui paie des paires de chaussures toutes les deux semaines (?), elle bosse quand mĂȘme un jour et demi par semaine pour rester les pieds sur Terre (???), il faut qu’elle se dĂ©pĂȘche de finir car elle a un dĂ©jeuner entre copines aprĂšs (?????) : plus les minutes passent et plus je me demande oĂč je suis.

Elle me dit de m’installer sur le fauteuil sur lequel je vais rester le temps du lissage, regarde mes cheveux et me dit « ah ben mademoiselle je ne sais pas qui vous a fait le lissage la derniĂšre fois mais vos cheveux sont brĂ»lĂ©s » euh ben Ă©coute j’ai jamais fait de lissage ailleurs que dans la chaine de salons qui t’emploie donc pose-toi peut-ĂȘtre des questions.

Bref, le temps passe, elle me sĂšche les cheveux en tirant comme une malade sur mes noeuds provoquĂ©s par la maniĂšre dont elle a attachĂ© mes cheveux Ă  la sortie du bac (je n’ai en temps normal quasiment jamais de noeud). N’Ă©tant pas trĂšs douillette sur cette partie du corps, je ne dis rien. Puis comme elle se plaint sans arrĂȘt depuis que je suis arrivĂ©e, ça aurait dans tous les cas Ă©tĂ© difficile d’en placer une.

Une fois les cheveux sĂ©chĂ©s, elle me met la kĂ©ratine sur le crĂąne et s’en va. Normalement cette Ă©tape dure 20, allez 30 minutes, mais lĂ  ça a bien durĂ© une heure. Je commençais Ă  avoir les yeux qui piquaient Ă  cause du produit, et ayant des problĂšmes de peau, le dessus de mon crĂąne devenait tout rouge. Elle revient environ une heure aprĂšs, ne me parle plus (le stock de plaintes Ă©tait Ă©puisĂ©), fait le lissage (qui pour le coup Ă©tait trĂšs bien fait, elle peut pas ĂȘtre nulle en tout), manque de me brĂ»ler l’oreille tellement elle lisse vite pour rattraper son retard dĂ» Ă  l’heure d’attente Ă  l’Ă©tape prĂ©cĂ©dente, me coupe 10cm de cheveux alors que j’avais dit de couper le minimum et me dit « Ă§a fera 199 euros ».

Je paie, trĂšs contente de mon lissage brĂ©silien mais dĂ©goutĂ©e de l’expĂ©rience humaine que je viens de vivre, mais bon je laisse couler.

Environ un mois aprĂšs, on m’envoie un questionnaire de satisfaction dans lequel je donne ma vraie opinion : rĂ©sultat du lissage parfait, mais sens du commerce de la coiffeuse niveau zĂ©ro.

Une personne du siĂšge social m’appelle et me demande ce qu’il s’est passĂ©. Je raconte, et j’ai mĂȘme pas eu le temps de terminer qu’ils me disent « vous parlez d’une petite blonde avec les cheveux courts? ». Je dis oui, ils me disent elle vient d’ĂȘtre virĂ©e aprĂšs seulement quelques semaines car tous les retours sur elle Ă©taient comme le vĂŽtre.

Pour se faire pardonner, ils m’ont offert un lissage brĂ©silien que j’ai dĂ©cidĂ© de faire juste avant mon cocktail avec le boulot, prĂ©vu pour fin mai. Je suis retournĂ©e dans mon salon habituel, j’ai merveilleusement bien Ă©tĂ© accueillie (avec un Coca et des confiseries, ahhhhh) et j’y retournerai pour NoĂ«l prochain avec joie.

Bilan :

  • Recrutez bien vos coiffeurs
  • Offrez des lissages (et des Coca) pour vous faire pardonner

Audrey

Acheter un appartement Ă  25 ans (Chapitre 3) : la recherche du prĂȘt

Hello,

Je reviens avec le 3e Ă©pisode de votre saga du printemps : « Acheter un appartement Ă  25 ans », avec la partie la moins fun de tout le processus (et pourtant, Dieu sait que les premiĂšres ne l’Ă©taient pas non plus) : la recherche du prĂȘt.

J’ai voulu acheter Ă  un moment compliquĂ©. Les taux des emprunts bancaires augmentaient Ă  vitesse grand V, les banques devenaient peureuses Ă  l’idĂ©e de prĂȘter de l’argent alors que l’on ne savait pas si l’Ă©conomie allait redevenir ce qu’elle Ă©tait avant la guerre en Ukraine (et toutes les autres choses qui servent d’excuses Ă  l’explosion des prix actuellement) et, surtout, j’Ă©tais trĂšs jeune. Et mĂȘme si ĂȘtre jeune ça rassure les banques sur le plan financier puisque je ne suis pas censĂ©e mourir avant la fin de mon prĂȘt prĂ©vue pour mes 45 ans, ben il est difficile de faire confiance Ă  une jeune de 24 ans que l’on ne pense pas assez mature pour avoir anticipĂ© et budgĂ©tisĂ© l’ensemble de l’opĂ©ration.

J’avais initialement prĂ©vu de passer par une courtiĂšre recommandĂ©e par une amie russe qui avait rĂ©ussi Ă  obtenir un prĂȘt par son biais un mois plus tĂŽt (chose trĂšs difficile actuellement quand on vient du pays de Poutine…). TrĂšs bon feeling avec la courtiĂšre, elle Ă©tait vraiment top et avait plein de bons conseils. Je la recommande Ă  1000%.

Elle m’a trĂšs vite indiquĂ© qu’elle pouvait m’obtenir un prĂȘt sur 25 ans Ă  un taux d’environ 2,7% – 2,8% (wtf). Si les emprunts sur 25 ans font rĂȘver de nombreux investisseurs immobiliers en raison des faibles mensualitĂ©s de remboursement qui n’amputent pas Ă©normĂ©ment la capacitĂ© d’emprunt, ce n’Ă©tait pas du tout mon cas. Mon but Ă©tait de payer le moins possible d’intĂ©rĂȘts (qui s’allongent quand la durĂ©e de l’emprunt s’allonge), quitte Ă  mettre de ma poche chaque mois. J’ai donc dĂ©cidĂ© de demander Ă  ma courtiĂšre l’autorisation de contacter une seule banque (la loi lui interdit de contacter les banques dĂ©jĂ  contactĂ©es par son client donc il faut vraiment faire attention), ma banque familiale, pour voir ce qu’elle pouvait me proposer.

Je savais que le logement rentrait dans ma capacitĂ© d’emprunt (dĂ©jĂ  calculĂ©e par ma banque familiale quelques mois plus tĂŽt), lĂ  je voulais juste obtenir le taux le plus bas possible, sachant pertinemment qu’il allait ĂȘtre bien plus haut qu’en septembre, lors de ma premiĂšre simulation. Je visais 2,6% sur 20 ans. Ma courtiĂšre me proposant 2,7 sur 25, ça me semblait plutĂŽt cohĂ©rent.

J’ai donc contactĂ© ma conseillĂšre bancaire qui Ă©tait au courant du projet et qui a Ă©tĂ© d’une aide prĂ©cieuse sur ce plan. Je lui ai envoyĂ© un dossier bĂ©ton : un justificatif de domicile, une copie du projet de bail avec le montant du loyer (facile Ă  obtenir puisque j’avais dĂ©jĂ  trouvĂ© la locataire), le compromis de vente mentionnant cette location et le loyer qui j’obtiendrai, mon contrat de travail, mes trois derniĂšres fiches de paie, ma carte d’identitĂ©, une capture d’Ă©cran de mon compte d’Ă©pargne salariale (je n’ai pas eu Ă  fournir les captures de mes sorties et entrĂ©es d’argent des trois derniers mois puisque mes comptes Ă©taient dans cette banque, mais sinon il faut les fournir) et mon avis d’imposition.

A ce stade, mon conseil est de faire un dossier trĂšs carrĂ©, avec les documents dans l’ordre, pour que le banquier n’ait pas Ă  chercher de partout les informations. Il sera plus enclin Ă  dire oui si on lui facilite la vie, ça reste un humain et c’est important de ne pas saouler le banquier avant mĂȘme d’avoir pu Ă©changer avec un dossier en bazar.

Suite Ă  ça, ma banquiĂšre m’a fait une simulation de prĂȘt Ă  2,4% (au-delĂ  de mes attentes) sur 20 ans, pour un montant de 195 000 euros (Ă  ma demande, j’expliquerai pourquoi ensuite), sans report d’Ă©chĂ©ances (j’aurais pu choisir de commencer le remboursement dans quelques annĂ©es, c’est une pratique trĂšs utile notamment quand des travaux sont nĂ©cessaires avant de mettre le logement en location, mais j’ai fait le choix de me priver en Ă©tant jeune pour le rembourser le plus rapidement possible). Elle m’a dit qu’elle allait essayer de nĂ©gocier le taux avec son supĂ©rieur et m’a Ă©galement fait une assurance emprunteur Ă  16 euros (ce qui est INCROYABLE), sous conditions que je prenne mon assurance propriĂ©taire non occupant chez eux, ce que j’ai fait pour environ 12 euros par mois.

Pourquoi j’ai dĂ©cidĂ© d’emprunter que 195 000 euros alors que je pouvais emprunter plus et que le cout total de l’appartement Ă©tait de 290 000 euros ? Tout simplement parce que je suis malade et qu’une loi est passĂ©e rĂ©cemment qui interdit de demander Ă  fournir un dossier mĂ©dical pour les prĂȘts infĂ©rieurs Ă  200 000 euros. Je voulais pas faire la reloue Ă  demander 199 999 euros, c’Ă©tait un peu louche, donc je suis partie sur 195 000 euros, heureuse de ne pas avoir de dossier mĂ©dical Ă  fournir. Si seulement. 🙂

Ma banquiĂšre a nĂ©gociĂ© avec son chef pour m’obtenir un taux de 2,35% (c’Ă©tait dingue Ă  l’Ă©poque, on Ă©tait dĂ©jĂ  Ă  2,8% en moyenne, super banquiĂšre merci bien) pour une mensualitĂ© de 1012 euros hors assurances (1028 et quelques avec assurance emprunteur) sur 20 ans.

J’ai reçu la proposition de prĂȘt Ă  signer au plus tĂŽt dix jours aprĂšs rĂ©ception. Ce 10 jours aprĂšs rĂ©ception tombait le jour de la veillĂ©e de NoĂ«l.

24 dĂ©cembre 2022 : je me connecte au site pour signer, au rythme des cloches de NoĂ«l et du sapin qui brille, et lĂ  on me demande un questionnaire mĂ©dical. Je m’effondre. LittĂ©ralement, ma vie s’effondre. Je sais qu’ils ont tort, qu’aucun certificat n’a Ă  m’ĂȘtre demandĂ© mais je sais aussi que leur dire qu’ils ont tort et ne pas fournir ce dossier mĂ©dical alors que j’ai 24 ans et que je n’ai aucune raison apparente (ils savent pas que je suis malade) de ne pas le fournir, ben c’est louche.

J’appelle ma banque qui bien Ă©videmment est fermĂ©e, je chiale, je passe un super noĂ«l avec une bonne grosse grippe en prime. J’attends le 26 dĂ©cembre, je les appelle, ma conseillĂšre n’est pas lĂ  (y en a qui ont le droit de prendre des congĂ©s Ă  NoĂ«l, contrairement Ă  moi 🙂 ), je tente de joindre le service client qui me dit ben c’est bizarre mais au pire fournissez le vous ĂȘtes jeune on ne vous refusera pas votre prĂȘt (j’avais envie de leur hurler Ă  la tronche que j’Ă©tais malade mais je ne pouvais pas le dire).

Je rĂ©essaie d’appeler mon agence et je tombe sur la fille de l’accueil qui me dit « mais madame, le certificat vous est demandĂ© pour la souscription de votre assurance dĂ©cĂšs que vous avez surement demandĂ©e Ă  votre conseillĂšre lors d’un de vos rdv ». Alors je veux bien ĂȘtre teubĂ©e, mais je n’ai JAMAIS demandĂ© Ă  souscrire cette assurance. J’ai donc failli signer un contrat d’assurance dĂ©cĂšs qui allait me couter 16 euros par mois soit le montant exact de mon assurance emprunteur alors que je n’avais jamais demandĂ© ça, mais qu’ils ont essayĂ© de le passer en douce lors de la souscription de mon prĂȘt. Si moi qui bosse dans les assurances j’ai failli me faire avoir, j’imagine pas le nombre de petits vieux qui se font avoir aussi.

Bref, me voilĂ  rassurĂ©e, je refuse de signer l’assurance dĂ©cĂšs, je signe uniquement la demande de prĂȘt qui vaut adhĂ©sion automatique Ă  l’assurance emprunteur et me voici fraichement propriĂ©taire d’un beau petit prĂȘt de 195 000 euros. 🙂

Je prĂ©viens mon notaire de la signature, il me fĂ©licite et on cale une date pour la signature de l’appartement : le 17 fĂ©vrier 2023.

A bientĂŽt pour la suite des pĂ©ripĂ©ties parce que non, ce n’est pas fini. 😀

Audrey

La remise des dossards du semi de Paris, aka le plus grand Ă©chec de ma vie

Hello,

En mars dernier (le retard, je sais…) j’ai couru pour la seconde fois le Semi Marathon de Paris. Si j’apprĂ©hendais dĂ©jĂ  pas mal la course en elle-mĂȘme, je n’imaginais pas un seul instant que la remise des dossards 48h avant allait ĂȘtre l’Ă©preuve la plus compliquĂ©e de ma semaine. RĂ©cit.

Comme avant chaque course officielle, j’ai dĂ» aller rĂ©cupĂ©rer mon dossard (et celui d’Alex que j’avais gentiment proposĂ© d’aller chercher Ă©galement) Ă  l’endroit prĂ©vu Ă  cet effet. En l’occurence, le rendez-vous Ă©tait donnĂ© Ă  la Grande Halle de la Villette, Ă  l’autre bout de Paris, littĂ©ralement L’AUTRE BOUT DE PARIS.

J’avais tout prĂ©vu : je sortirais du boulot vendredi Ă  16h piles pour arriver avant que tout le monde n’arrive, je rĂ©cupĂ©rerais mon dossard et celui d’Alex et repartirais faire ma sĂ©ance d’endurance fondamentale de 40 minutes afin de pouvoir ĂȘtre tranquille le samedi juste avant le semi. TOUT Ă©tait prĂ©vu, mais rien ne s’est passĂ© comme je l’imaginais.

AprĂšs 30 minutes de trajet dans une ligne de mĂ©tro Ă©tonnement vide, je suis arrivĂ©e Ă  Porte de Pantin oĂč je me suis permise de taper l’adresse exacte du lieu de retrait sur Google. J’ai alors dĂ©couvert que le salon se trouvait Ă  1,2km de l’arrĂȘt pourtant indiquĂ© sur le mail d’invitation du semi marathon (faut pas croire que parce qu’on fait des semis marathon on est tous des grands sportifs hein). Bref, mĂȘme si ma tenue n’Ă©tait pas du tout adaptĂ©e Ă  une marche de dix minutes dans le froid glacial (j’Ă©tais en talons) je me suis dit que c’Ă©tait pour la bonne cause et ai marchĂ© droit au but sans me retourner (j’aurais peut-ĂȘtre dĂ» le faire).

ArrivĂ©e Ă  l’adresse indiquĂ©e, je vois une Ă©norme queue assez incroyable. Je me faufile en vitesse dedans et attends, attends, attends. On ne bouge pas d’un centimĂštre. Au bout d’une heure, je commence Ă  m’impatienter et Ă  appeler Alex pour savoir ce qu’il se passe. Il me dit que ce n’est pas normal, qu’il doit y avoir un problĂšme car normalement ça va plus vite.

Je lui dis que je ne comprends pas, que je suis perdue au milieu de milliers de gens habillĂ©s tous de maniĂšre assez Ă©trange et qui ont tout sauf un physique de sportifs. Mais bon, je me dis que je suis peut-ĂȘtre arrivĂ©e en mĂȘme temps qu’un club de vacances qui s’est inscrit au semi (les gens ont l’air d’avoir 15 ans Ă  tout casser) et continue d’attendre sans bouger pendant 2h, gelĂ©e de la tĂȘte aux pieds et maudissant ce foutu retrait de dossard dont j’avais pas un souvenir aussi horrible l’annĂ©e derniĂšre (en mĂȘme temps on avait sĂ©chĂ© les cours pour y aller un vendredi matin…). Alex m’appelle et me dit qu’il me rejoint (en rĂ©alitĂ© ça s’est pas exactement passĂ© comme ça, je l’ai littĂ©ralement SUPPLIE de me rejoindre car je gelais et que les gens autour me faisaient peur).

Entre temps, une fille derriĂšre moi dans la file d’attente me demande si je suis bien ici pour rĂ©cupĂ©rer mon dossard du semi. Je confirme et lui dis que c’est Ă©trange que la file d’attente n’avance pas d’un millimĂštre mais bon, on est dans le mĂȘme bateau donc on se met Ă  parler. Elle me dit qu’elle vient chercher le dossard de son copain mais qu’il lui a dit que ça avancerait vite le vendredi soir donc elle lui en veut un peu d’ĂȘtre lĂ  Ă  poireauter depuis dĂ©jĂ  deux heures.

A l’instant oĂč Alex me dit qu’il va descendre Ă  l’arrĂȘt de mĂ©tro Ă  cĂŽtĂ© de l’entrĂ©e des dossards (quel arrĂȘt de mĂ©tro Ă  cĂŽtĂ© de l’entrĂ©e des dossards, mdr?) j’ai une lueur d’intelligence et je dĂ©cide de tout de mĂȘme demander aux gens habillĂ©s bizarrement derriĂšre moi s’ils sont bien tous lĂ  pour rĂ©cupĂ©rer le dossard du semi marathon. Et lĂ , moment de gĂȘne, la fille Ă  qui je demande me regarde d’un air affolĂ© en mode hein quoi un semi marathon. Elle rajoute « on est lĂ  pour le concert de * insĂ©rer le nom de quelqu’un que je connais pas *. Moment de gĂȘne ultime.

Alex m’appelle pour me dire qu’il est devant la Grande Halle et qu’il n’y a pas de queue. Il me demande oĂč je suis, je ne peux pas mentir. Je lui dis que je me suis trompĂ©e de file d’attente et que je fais la queue depuis deux heures pour un concert d’un mec qui a pour seule caractĂ©ristique d’ĂȘtre le sosie de Marylin Manson (je comprends donc mieux les tenues des gens qui attendaient).

Je me mets Ă  rire de nerfs, Alex rit beaucoup moins. On rentre dans la Grande Halle, on rĂ©cupĂšre notre dossard en une minute trente top chrono. Je n’ose plus le regarder dans les yeux. Il me dĂ©teste. On ne s’adresse plus la parole (jusqu’Ă  ce que je lui fasse des crĂȘpes le lendemain pour le goĂ»ter, meilleure technique pour se faire pardonner mesdames).

Conclusion :

  • Je n’irai plus jamais chercher les dossards
  • Il ne faut jamais Ă©couter le GPS
  • Il y a plusieurs entrĂ©es qui ne mĂšne pas au mĂȘme endroit Ă  la Grande Halle de la Villette :))))))

On apprend de ses erreurs. Et plus elles sont grosses, plus l’on apprend, il parait.

Pardon Alex, je suis sure que tu rĂȘvais d’aller chercher les dossards toi aussi.

Audrey

Acheter un appartement Ă  25 ans (Chapitre 2) : la signature du compromis de vente

Hello,

Je vous retrouve dans ce deuxiĂšme Ă©pisode de ma saga « Acheter un appartement Ă  25 ans » aprĂšs une pause encore plus longue que ma pause sportive (qui l’Ă©tait pourtant dĂ©jĂ  pas mal) (le premier Ă©pisode est ici), pour vous parler de ce qu’il s’est passĂ© entre le moment oĂč la vendeuse m’a renvoyĂ© mon offre d’achat signĂ©e (et donc acceptĂ©e) et celui oĂč j’ai signĂ© mon compromis de vente, le 25 novembre 2022.

J’ai fait l’offre d’achat dans une pĂ©riode trĂšs dure de ma vie : ma thyroĂŻde n’allait pas bien du tout, ma lapine venait de perdre un rein, on devait se lever toutes les 6h pour lui donner de la morphine et j’Ă©tais dans une pĂ©riode professionnelle un peu compliquĂ©e. Bref, ça n’allait pas et ce petit (gros) projet d’achat Ă©tait un peu la seule chose qui me permettait de garder la tĂȘte en dehors de l’eau. Si j’avais su.

1/ Les zones d’ombre autour de cette vente

Je ne connaissais rien de la vendeuse ni mĂȘme du contexte de la vente. J’avais rencontrĂ© l’agent en charge de cette opĂ©ration une fois et mĂȘme si elle m’avait fait trĂšs bonne impression, ben j’ai vite appris que les bonnes tĂȘtes font pas forcĂ©ment les bons amis.

Tout a commencĂ© quand, le dimanche avant d’accepter mon offre d’achat (envoyĂ©e le samedi Ă  midi), l’agent m’a Ă©crit pour m’avertir que la proprio avait bien rĂ©flĂ©chi et souhaitait rester locataire le temps de dĂ©mĂ©nager dans le sud. Ainsi, j’allais racheter l’appartement Ă  la propriĂ©taire qui allait elle-mĂȘme devenir locataire de l’appartement qu’elle venait de vendre. Ca commençait Ă  puer un peu mais bon je me suis dit ok tant mieux pas besoin de payer une agence pour trouver un locataire, allons-y.

J’accepte cette proposition, l’agent me dit que la propriĂ©taire souhaite le louer 900 euros (970 euros charges comprises) car c’Ă©tait le loyer qu’elle payait avant de devenir locataire (hein quoi la propriĂ©taire Ă©tait locataire avant de devenir propriĂ©taire puis de redevenir locataire, du MÊME appartement ???) (oui ok ça pue vraiment beaucoup lĂ ). Je dis ok. Ca me semble pas mal de louer 970 euros un appartement de 27m2 alors que je loue 550 euros un appartement de 48m2 Ă  1km de lĂ , donc parfait.

Il fallait bien que mes six ans d’Ă©tudes de droit me servent un jour. J’ai donc rĂ©digĂ© un petit mail avec de grosses conditions Ă  cette mise en location (cf : capture d’Ă©cran ci-dessous).

La propriĂ©taire (ex locataire et future nouvelle locataire donc) donne son accord et me dit qu’elle me transmettra les papiers en temps voulu. Ok.

Je choisis mon notaire (une connaissance de l’agent, agent Ă  qui je faisais vraiment confiance) : tout va bien dans le meilleur des mondes. J’ai un appartement trop beau, une locataire dĂ©jĂ  en place et l’agent est super sympa et me donne plein de conseils pour la future mise en location. Au top.

Quand soudain, un beau matin d’automne, la clerc de notaire m’appelle et me dit que la vendeuse a achetĂ© l’appartement une semaine avant de le remettre en vente et qu’elle Ă©tait avant locataire depuis 2019 soit pendant trois ans. Je trouve ça vraiment louche et commence Ă  flipper, peut-ĂȘtre qu’elle a dĂ©couvert des vices cachĂ©s ou que de gros travaux sont Ă  prĂ©voir. Je suis un peu perdue et la clerc de notaire n’est absolument pas rassurante puisqu’elle me dit que c’est la premiĂšre fois qu’elle voit une telle vente et que si j’Ă©tais sa fille elle me dirait de ne pas acheter (superrrrr).

J’appelle l’agence qui me dit que la vendeuse a achetĂ© l’appartement qu’elle louait depuis 2019 car ses propriĂ©taires le vendaient. Elle a fait une offre en fĂ©vrier 2022 qui a Ă©tĂ© acceptĂ©e, puis elle a signĂ© le compromis deux mois plus tard. Malheureusement elle a appris en juillet qu’elle allait ĂȘtre mutĂ©e Ă  Bordeaux. Impossible pour elle de se dĂ©sengager, elle a donc attendu la signature dĂ©finitive de la vente pour le remettre en vente en septembre dernier.

Elle l’avait mis Ă  un prix trĂšs Ă©levĂ© (35 000 euros de plus que ce qu’elle venait de payer, mdr :))), pensant qu’elle aurait le temps avant de trouver un acquĂ©reur et donc de dĂ©mĂ©nager. Or un pigeon nommĂ© Audrey a fait une offre au prix, elle se retrouvait donc Ă  devoir redevenir locataire de l’appartement dans lequel elle habitait jusqu’Ă  sa mutation dĂ©finitive, prĂ©vue pour 2024 normalement.

Les raisons donnĂ©es me semblent crĂ©dibles, je dĂ©cide donc de faire confiance (et j’ai bien fait, la locataire est pour le moment irrĂ©prochable, elle paie son loyer en avance et est adorable, en plus elle fait de la course Ă  pied, un bonbon), tout en sachant que je n’ai ni le soutien de la clerc de notaire qui a peur que la vendeuse ait vendu sans rĂ©flĂ©chir (car l’agent l’a forcĂ©e Ă  signer un mandat d’exclusivitĂ© sans possibilitĂ© de rĂ©tractation dĂšs leur premier rendez-vous) et moi qui semble plus prĂ©occupĂ©e par la vue sur la Tour Eiffel que par la future rentabilitĂ© de mon investissement locatif (c’Ă©tait vrai) ni le soutien de mes parents qui trouvent que c’est trop prĂ©cipitĂ© d’acheter aprĂšs seulement deux biens visitĂ©s.

2/ Le problĂšme du Livret A

Une fois que j’ai dĂ©finitivement dĂ©cidĂ© d’acheter cet appartement, le notaire m’a demandĂ© de faire un virement de la moitiĂ© de l’indemnitĂ© d’immobilisation, soit de 13 000 euros (c’est 10% du bien, soit 26 000 euros dans mon cas, mais j’ai appris qu’Ă  Paris comme les apparts coutent trĂšs cher, on ne paie que la moitiĂ© de l’indemnitĂ© d’immobilisation lors de la signature du compromis et on s’engage Ă  payer la seconde moitiĂ© par la suite si on se dĂ©sengage sans raison aprĂšs le dĂ©lai de rĂ©tractation).

Mes parents m’ont ouvert un livret A Ă  la Caisse d’Epargne alors que tous mes autres comptes sont au CrĂ©dit Agricole. J’avais fait la dĂ©marche l’Ă©tĂ© dernier d’aller les voir en leur demandant si je pouvais faire des virements de mon Livret A Ă  mon compte courant au CrĂ©dit Agricole sans avoir de compte courant Ă  la Caisse d’Epargne. On m’avait certifiĂ© que oui. Ma mĂšre Ă©tait prĂ©sente et peut ĂȘtre tĂ©moin de cela. On m’avait CERTIFIE QUE OUI.

Le lundi, Ă  rĂ©ception de la demande du notaire (je signais le compris le vendredi), je tente donc de me faire un virement de la somme puisque mon livret A est le seul compte Ă©pargne non bloquĂ© que j’avais Ă  l’Ă©poque. Et lĂ  stupeur : impossible de faire un virement depuis mon Livret A sans compte courant dans la banque, ni au notaire, ni Ă  moi-mĂȘme sur me comptes du CrĂ©dit Agricole.

Je prends rendez-vous avec ma conseillĂšre qui me dit qu’il n’y a aucun moyen de faire un virement sans compte courant et qu’il faut donc que je vienne en ouvrir un. Mais comment ça que je vienne en ouvrir un ? Je vis Ă  Paris, ma banque est Ă  Saint-Etienne, on est lundi, le virement doit ĂȘtre fait dans trois jours maximum et je n’ai aucun moyen de descendre en trois jours, on est en novembre, c’est le pire mois avec dĂ©cembre au niveau du boulot, je ne peux pas prendre de congĂ©s pour descendre ouvrir un compte courant.

Je me mets Ă  pleurer, la conseillĂšre me dit qu’elle est dĂ©solĂ©e que le stagiaire (la bonne excuse) qui m’a renseignĂ©e cet Ă©tĂ© s’est trompĂ© (lol) et que je n’ai aucun autre moyen que de descendre ouvrir mon compte. En parallĂšle je demande au CrĂ©dit Agricole de me dĂ©bloquer mon assurance-vie mais les dĂ©lais sont d’un mois (……………………………………). Je me retrouve donc totalement bloquĂ©e avec l’appartement de mes rĂȘves qui risque de me passer sous le nez pour une histoire d’indemnitĂ© d’immobilisation que je ne peux pas payer.

Le jeudi, ma conseillĂšre de la Caisse d’Epargne (que j’ai jamais vue, au passage, c’est vraiment un compte fantĂŽme sur lequel je mets juste mes Ă©conomies) me dit (aprĂšs douze appels Ă  la supplier) qu’elle peut essayer de me faire un chĂšque de banque qu’elle donnerait Ă  ma mĂšre (qui n’a pas procuration, donc c’est chaud) qui irait ensuite l’encaisser au CrĂ©dit Agricole. Elle n’a pas le droit mais elle voit ma dĂ©tresse et dĂ©cide d’ĂȘtre un peu humaine (et trĂšs gentille).

Elle me dit de faire une lettre mentionnant que je veux que la banque fasse un chĂšque de 13 000 euros Ă  mon nom et que je donne procuration Ă  ma mĂšre pour venir le rĂ©cupĂ©rer avec le livret de famille mentionnant que c’est bien ma maman.

Je fais la lettre, j’envoie le mail, elle ne le reçoit pas, je le renvoie et lĂ  elle me dit « pourquoi vous indiquez vivre Ă  Bois Colombes dans la lettre alors que l’adresse que nous avons est Ă  Boulogne Billancourt ? ». Et merde, j’avais pas changĂ© mon adresse lĂ -bas suite au dĂ©mĂ©nagement. Je panique, elle me dit que lĂ  ça devient compliquĂ© et qu’elle est obligĂ©e de signaler mon dossier pour fraude (hein quoi fraude de mon propre argent, qu’est ce qu’elle me raconte elle?).

Je lui dis que c’est pas possible, que ma signature est le lendemain. Je lui envoie une lettre d’Alex attestant m’hĂ©berger (je n’avais pas de justificatif de domicile Ă  mon nom Ă  cette adresse comme je ne suis pas sur le bail). Elle finit par cĂ©der et me fait le chĂšque le samedi matin (entre temps j’avais obtenu un dĂ©lai chez le notaire lors de la signature du compromis).

Le samedi matin, ma mĂšre rĂ©cupĂšre le chĂšque, le dĂ©pose au CrĂ©dit Agricole. L’argent arrive sur mon compte Ă  11h et quelques. Je tente de faire un virement sur le RIB envoyĂ© par le notaire, quand soudain, plafond de virement atteint. J’appelle en panique ma banquiĂšre pour qu’elle augmente le plafond et arrive Ă  l’avoir 10 minutes avant que l’agence ne ferme jusqu’au mardi matin. Amen.

IndemnitĂ© d’immobilisation payĂ©e, Livret A dĂ©bloquĂ©, petite Audrey extĂ©nuĂ©e.

3/ La signature du compromis en elle-mĂȘme

Je n’Ă©tais jamais allĂ©e chez le notaire avant cet achat. DĂšs mon arrivĂ©e j’ai vraiment Ă©tĂ© impressionnĂ©e par cet endroit qui recense autant d’Ă©vĂ©nements joyeux (mariages, achats immobiliers) que d’Ă©vĂ©nements tristes (hĂ©ritages, divorces).

On se met dans une petite salle avec mon notaire, l’agent, la vendeuse et la notaire de la vendeuse qui est restĂ© en visio. Et lĂ , s’ensuivent 2h de lecture du compromis de vente. Je me rends compte de l’engagement Ă©norme que je suis en train de prendre. Je regarde la vendeuse qui a quasiment mon Ăąge et qui a vĂ©cu la mĂȘme chose deux mois plus tĂŽt du coup (mdr). Je rentre dans la vie d’adulte, et j’adore ça.

Je signe, ça y est je suis engagĂ©e pour la vie (enfin techniquement j’ai 10 jours pour me rĂ©tracter mais c’est inenvisageable). Je vais rĂ©aliser mon rĂȘve, je vais devenir propriĂ©taire.

°°°

Si je pensais avoir vĂ©cu le pire lors de ce mois de novembre, croyez moi que c’Ă©tait rien face Ă  ce qui m’est arrivĂ© par la suite. Rendez-vous au prochain Ă©pisode (et achetez plein d’apparts, c’est le meilleur truc du monde).

A+

Audrey

L’aprĂšs marathon : c’est dur, ça fait mal; c’est quoi la suite ?

Hello,

Ce blog est Ă  l’image de ma vie depuis le marathon : un beau bordel dans lequel j’essaie de me repĂ©rer, au milieu de dizaines d’articles que j’ai commencĂ© Ă  rĂ©diger avant d’arrĂȘter aprĂšs trois paragraphes car rien de pertinent ne sortait, au milieu de centaines de gribouillis sur mon carnet d’idĂ©es que je pensais pouvoir un jour mettre au propre pour tĂ©moigner de ce que je vivais, au milieu de milliers de doutes qui m’envahissent chaque fois que je pense m’ĂȘtre trouvĂ©e : bref, c’est compliquĂ©.

Je savais que l’aprĂšs marathon serait difficile, tout le monde m’avait prĂ©venue et mĂȘme si j’Ă©tais tentĂ©e de croire ceux qui avaient (beaucoup) plus d’expĂ©rience que moi, ben au fond de moi je me disais que ce serait quand mĂȘme cool de ne plus avoir la pression que je me mettais pour rĂ©ussir et de pouvoir faire autre chose que courir entre 50 et 70 bornes par semaine. Et ben non. J’ai dĂ©primĂ©. Et ça a Ă©tĂ© plutĂŽt difficile de me relever.

Mes deux objectifs principaux de cette annĂ©e 2023 Ă©taient d’acheter un appartement et de courir un marathon. J’ai rĂ©alisĂ© le premier en fĂ©vrier et le second dĂ©but avril. Je me suis donc un peu sentie orpheline d’objectifs et sans rĂ©elle motivation pour continuer cette annĂ©e.

Alors il a fallu se reprendre, trouver d’autres objectifs dans d’autres domaines.

D’abord, au niveau professionnel, mon manager m’a bien aidĂ©e en me donnant lui-mĂȘme une liste d’objectifs Ă  rĂ©aliser pour avril prochain (et enfin un booooonnuuuus $$$$), dont le plus gros est de donner une formation sur la propriĂ©tĂ© intellectuelle Ă  mes collĂšgues. J’ai toujours voulu au fond de moi donner un jour des cours. Bon, j’avoue, je pensais plutĂŽt le faire Ă  des Ă©tudiants et pas Ă  des gens de deux fois mon Ăąge mais c’est un chouette dĂ©fi tout de mĂȘme.

Ensuite, au niveau personnel j’ai commencĂ© Ă  investir en bourse. Bon, j’y connais pas grand-chose et c’est sĂ»rement un peu une bĂȘtise de se lancer sans vraiment maitriser la matiĂšre mais ça me rend tellement heureuse de me lancer dans un nouveau domaine, d’analyser les entreprises avec Alex (dont c’est le boulot, mĂȘme si on n’investit pas sur des entreprises sur lesquelles on travaille dans notre job), bref, de dĂ©couvrir de nouvelles choses, que mĂȘme si je perds tout, au moins je me serais un peu amusĂ©e (et j’ai toujours plus de chances de gagner qu’en jouant au Loto).

Enfin, au niveau sportif je me suis inscrite Ă  la SaintĂ©Lyon de 80km pour dĂ©cembre. Le dĂ©fi est totalement fou et je ne suis aujourd’hui pas du tout prĂȘte Ă  le relever (j’ai dĂ©jĂ  du mal Ă  suivre ma prĂ©pa 10km donc une prĂ©pa 80 c’est un peu compliquĂ© actuellement), mais ça me fait du bien de savoir que je vais retrouver l’effervescence d’une prĂ©pa (qui dĂ©butera dĂ©but juillet), le stress d’avant course et la joie post course, qu’importe le rĂ©sultat.

Aujourd’hui ça va un peu mieux, je recommence Ă  trouver de l’excitation dans chaque journĂ©e et Ă  mieux imaginer oĂč je veux aller. L’aprĂšs marathon (ou l’aprĂšs grand objectif en gĂ©nĂ©ral) est trĂšs dur car quand ta vie tourne autour d’un dĂ©fi pendant trois mois, tu te sens un peu orpheline une fois celui-ci accompli.

Ne pas mettre tous ses oeufs dans le mĂȘme panier. Le marathon m’aura aussi appris ça. 😀

A bientĂŽt,

Audrey