Week-end en Ardèche

Coucou,

Après trois mois à regarder en boucle des reportages sur des campings (Alex en peut plus), notre heure de partir pour la (presque) première fois en bungalow est enfin venue. Et pour cette première fois, nous avons choisi la plus belle région de France, à savoir : la mienne.

C’est donc en Ardèche (à quand même trois heures de voiture de chez mes parents) (ce détail a son importance), que nous avons choisi de poser nos valises pour trois jours, du 3 au 5 septembre. Un bon bol d’air chaud en prévision puisqu’ils annonçaient 32-33 degrés pendant cette période quand nous avons réservé. Bon, tout ne s’est in fine pas vraiment passé comme prévu.

On aurait dû sentir que ca allait être compliqué quand, en rentrant des courses trois jours avant le grand départ (parce que oui on a fait nos courses à Saint-Etienne avant de partir pour ne pas les faire à la petite supérette du camping, les rats) la canette de bière qu’on avait prise spécialement pas en verre pour pas qu’elle se casse a EXPLOSE dans notre sac . Mais non, toujours très positifs, nous étions plein d’espoir pour ce séjour. Si on avait su.

1/ La Gastro d’Alex

Lundi soir.

Alors que l’on aurait dû être en train de faire nos valises pour partir le lendemain matin (non je rigole, on allait encore les faire au dernier moment), Alex a commencé à se sentir mal. Mais pas mal en mode gentiment mal : TRES MAL.

Et après quelques dizaines de minutes au lit sans avoir voulu manger le merveilleux repas préparé par ma maman (elle lui en veut encore je pense), voilà qu’Alex vomit toutes les calories avalées depuis trois semaines. Et s’en est suivi une nuit d’horreur à vomir non stop et à regretter de s’être moqué de moi l’année dernière quand j’ai eu la grippe pendant nos vacances à la Réunion.

Les calculs ont vite été faits : impossible pour lui de conduire avec une gastro et impossible pour moi de conduire même sans gastro si on ne voulait pas mourir parce que j’avais confondu la gauche et la droite et fini dans un fossé. On a donc pris la terrible décision pour la petite fille en moi qui rêvait d’aller au camping de ne pas partir.

Ayant plus d’un tour dans mon sac et le QI d’Einstein, je me suis dit qui ne tente rien n’a rien et ai demandé à Alex d’appeler le camping pour savoir si, sur un malentendu, on ne pouvait pas décaler notre venue d’un jour, le temps qu’Alex se rétablisse (nous étions plein d’espoir). A notre plus grand étonnement, ils ont accepté moyennant un petit paiement en plus. Trop cool. Enfin, c’est ce que je croyais.

2/ La tempête au camping

Je vais pas vous mentir, le trajet a été relativement compliqué. 3h (3h30 quand le copilote est Audrey) à conduire dans des petites rues étroites et vallonées avec une gastro, ça doit être compliqué. Mais Alex a assuré comme un chef, l’idée de pouvoir se baigner sous le soleil dans la jolie piscine du camping en guise de carotte. Mdr.

On est donc arrivé au camping sous un magnifique ciel gris et une température de genre QUINZE DEGRES. Bon, on s’est dit que c’était pas pas grave puisqu’il y avait une piscine intérieure qui ferait totalement l’affaire. Enfin, c’est ce qu’on se disait pour se rassurer. La réalité c’est que le lendemain une sortie en canoë était prévue et que ça semblait assez compromis.

On s’est couché assez tôt, surtout Alex qui était en PLS. De mon côté, j’ai un peu trainé dans le salon de 2m2 pour ne pas le réveiller mais suis quand même allée assez rapidement me coucher parce que nous avions l’honneur de vivre une TEMPETE pour notre première nuit en bungalow. Entre vent, pluie, éclair, tonnerre, nous voilà donc à 200 bornes de chez mes parents sans aucun espoir de pouvoir faire THE activité pour laquelle on est venus ici, à savoir le canoë.

3/ La crevaison de Marius

Pour apaiser notre déception suite à l’annulation du canoë (enfin notre propre annulation parce que la base nautique n’a pas voulu nous rembourser et a maintenu les descentes malgré l’orage apocalyptique, un gag), un ami de la fac de Grenoble a proposé de venir nous voir en vélo jusqu’au camping.

Super moment, on a discuté autour d’un Coca pour moi, un café pour lui et je me suis dit « oh cool on sera pas venus pour rien, on a peut-être pas tant de malchance que ça ».

Une heure après son départ, il m’envoie un message me disant « ma roue a crevé, j’attends mon père qui doit venir me chercher en voiture pour rentrer ». Ah, visiblement en plus d’être poisseuse, je suis CONTAGIEUSE. Et pas contagieuse que niveau malchance visiblement…

4/ LA GASTRO D’AUDREY

La dernière soirée au camping se profilait. Rien à signaler : Alex se sentait mieux, moi ça allait, enfin bref, aucun signe annonciateur de la nuit que j’allais passer n’apparaissait.

On a décidé d’aller au restaurant. J’avais un appétit de monstre et ai commandé un magret entier en pensant partager un bout avec Alex pour accompagner sa salade jusqu’à finir par le manger intégralement. Mais ce n’est pas tout : j’ai également terminé la salade d’Alex parce que oui la gastro ça coupe l’appétit. Enfin, normalement.

Forte de mes 8 000 calories avalées à ce repas, je suis partie me coucher en rigolant avec Alex du fait qu’il soit une faible nature parce que même en dormant avec lui j’avais pas chopé sa gastro alors que je suis immunodéprimée. On a ri, fort, très fort, presque aussi fort que le bruit que j’ai fait à 2h du matin quand j’ai VOMI L’INTEGRALITE DE CE QUE J’AVAIS MANGE DEPUIS UNE SEMAINE, dont les 8 000 calories de la veille donc.

Une nuit d’horreur, les cheveux trempants dans le vomi, des vertiges, une envie extreme de mourir et surtout un souci énorme qui se posait : nous étions vendredi, jour du départ du camping. Je me suis retrouvée à devoir rester 4h en voiture avec une gastro, à m’endormir sur la fenêtre et supplier Alex d’aller plus vite mais quand même pas trop vite parce que sinon j’avais envie de vomir.

Bonnes vacances !

Audrey

J’ai fait ma première (vraie) déclaration d’impôts (spoiler : j’ai pleuré comme un bébé)

Il y a des étapes dans la vie que l’on redoute plus que d’autres : ma première vraie déclarations d’impôts solo (pas celle où j’avais juste à appuyer sur ok parce que tout était déjà rentré) en faisait partie. Et à mon plus grand malheur, elle a eu lieu cette année.

Hello la Team,

Après des semaines à repousser la sentence (ou plutôt à attendre que ma comptable veuille bien m’envoyer les montants que je devais déclarer pour mon appartement), c’est le 14 mai que j’ai choisi pour être LE grand jour, celui de ma première déclaration d’impôts pas automatique. Et je peux vous le dire, ce ne fut pas de tout repos.

Histoire de rentabiliser la galère, je me suis dit que j’allais en faire un article de blog. Mais étant un peu (beaucoup) superstitieuse et pas archi confiante sur ma déclaration, j’ai préféré attendre que l’administration fiscale valide ce que j’avais fait pour ne pas me porter la poisse. Voici donc venu le temps de vous conter ma terrible déclaration de revenus 2023.

Je sais depuis un an et demi que cette déclaration va être une galère sans nom pendant laquelle je vais devoir jongler entre différents supports, placements, revenus et tutti quanti. Et surtout, je sais depuis un an et demi que personne ne pourra m’aider parce que dans mon entourage ben personne n’y connait rien sur ça.

Mardi 14 mai. 8h.

C’est la routine. En mai je prends deux semaines de congé dont une demie journée réservée pour la déclaration d’impôts sur le revenu. En général, ayant quitté la team procrastination et ne voulant pas me pourrir une partie de mes vacances à y penser, je le fais dès le premier jour. Cette année, j’ai pourtant dû attendre que la comptable m’envoie les résultats de son travail pour les ajouter à ma déclaration.

Ainsi, en ce mardi 14 mai, quelle ne fut pas ma surprise d’ouvrir mes mails et découvrir que ma super comptable m’avait ENFIN envoyé le résultat de son travail et les sommes à déclarer aux impôts pour mon appartement (la comptable est obligatoire quand on est au régime réel de la LMNP, régime que j’ai choisi). Bon, elle m’avait aussi envoyé une jolie facture de 700 euros je crois, oklm, go me reconvertir. Non en fait, je comprends tellement rien que je préfère mon petit salaire je crois.

Son fichier PDF était accompagné d’un petit mail me disant t’inquiète soeurette, tout a été transmis à la DGFIP, la seule chose que tu devras faire c’est te connecter sur ton espace personnel des impôts et tout ce qui est relatif au studio sera déjà inscrit automatiquement. Spoiler : absolument rien n’était inscrit mais bon, elle m’avait bien précisé quelles cases remplir si rien n’apparaissait donc ce fut plutôt simple.

Une fois les données rentrées à la main et mes salaires vérifiés, je suis passée au gros du délire : la déclaration de mes investissements. Accrochez-vous.

PEA / Crowdfunding immobilier / Assurance vie

A ce niveau-là, passant par des plateformes françaises, il n’y a eu aucun souci. Les données étaient automatiquement rentrées et je n’avais qu’à vérifier (= leur faire confiance car j’ai aucune foutue idée des données à rentrer) et à valider. Rien de bien compliqué.

Compte-titres / Cryptomonnaies

Mon compte-titres et mon compte de Bitcoin sont hébergés sur Trade Republic, un courtier allemand. J’ai donc été dans l’obligation de déclarer que je possédais deux comptes à l’étranger, sous peine d’une amende de 1 500 euros par compte. J’avais anticipé le truc et regardé sur Internet comment faire. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que dans la vraie vie ben ça se passe absolument pas comme le disent les blogs.

Je ne sais pas si c’est moi qui ai merdé sur un truc ou si vraiment tout a changé en 2024, mais impossible de retrouver les cases dont les blogueurs parlaient. Impossible non plus de comprendre comment déclarer mes comptes à l’étranger. Pétard j’ai majoré le partiel de droit fiscal et je suis absolument incapable de déclarer mes revenus sans embuches, comment ils font les autres ???

J’en étais arrivée à me dire tant pis pour l’amende de 3 000 euros, je vais annuler ma déclaration et dire que je n’ai pas de comptes à l’étranger. Pas si malinx le lynx que ça, impossible de décocher la case sans appeler un conseiller. Je ne me voyais en aucun cas appeler un conseiller pour lui dire les yeux dans les yeux (la bouche sur la bouche au téléphone) que je n’avais pas de compte à l’étranger alors que si.

Bref, je remplis des cases, on me demande mes plus-value et moins value sur chaque action achetée ou vendue (j’en achète ou vends une centaine par an, mdr), le cours de l’action avant et après que je vende, l’heure de vente (???), que des trucs archi étranges dont je n’ai absolument aucune idée. Je commence à pleurer, gérant super mal le stress (ah bon, vous ne l’aviez pas encore remarqué ?) et là j’appelle ma comptable en dernier recours. J’étais honnêtement prête à la payer mille balles pour qu’elle me fasse ma déclaration, pour le bien de ma santé mentale.

Elle me propose un tarif, je dis ok, puis je demande le délai. Elle me répond que ce sera fait tout début juin, je lui dis non madame je peux pas rester avec cette angoisse dans la tête jusqu’à début juin, je vais gérer seule.

Je remplis des cases, d’autres cases, je mets des chiffres au pif, ça annule les données saisies automatiquement de mes comptes en France (:)), je remets des chiffres, je valide, ça me dit qu’il y a une erreur (sans me dire à quelle case, faut pas trop en demander), j’efface, je refais, ça fonctionne pas. Rien ne fonctionne.

Et là, j’appelle mon super pote investisseur à la rescousse qui me dit ah ben moi aussi je galérais donc j’ai appelé les impôts il faut faire ça ça ça. Je l’écoute, modifie ma déclaration de revenus que j’avais validée en voulant juste modifier la case qui semblait poser problème. Et là : catastrophe. Plus aucune donnée. PLUS. AUCUNE. DONNEE.

Toutes mes données rentrées automatiquement avaient été supprimées, sauf que je n’avais aucun moyen de les retrouver. Je panique, je pleure, je dis que je préfère rester pauvre toute ma vie plutôt que vivre cet enfer de déclaration d’impôts.

Et là par MIRACLE (me dites pas que vous n’y croyez pas), je me souviens que j’avais pris une capture d’écran d’une page sur laquelle le site me disait qu’il y avait une erreur pour l’envoyer à la comptable. Et cette page contenait l’intégralité des données automatiques que j’ai donc pu remplir à nouveau.

Après une heure à faire des essais pour tenter de trouver la combinaison qui me permettrait de valider ma déclaration, j’ai un éclair de génie et je me souviens que je n’ai pas rentré les impôts déjà prélevés à la source sur les dividendes ou le crowdfunding. 900 euros au total. Sauf qu’en fait il fallait cocher une toute petite case que tu vois à peine. J’ai donc failli payer deux fois 900 euros d’impôts sur mes dividendes, assurance vie et ventes d’actions. Un plaisir. L’administration fiscale français, on vous aime changez rien.

J’arrive enfin à valider ma déclaration d’impôts (sans savoir comment faire et dans l’incapacité de le refaire l’année prochain) et me promets à moi-même que je vais arrêter les investissements pour ne pas avoir à revivre ce cauchemar. Mais bon, à l’instar d’un accouchement, une fois les nouveaux dividendes reçus, on oublie la douleur et on se souvient que ça vaut le coup de galérer un jour par an pour ça. Rdv en mai prochain pour voir si je dis la même chose.

A bientôt,

Audrey

Rentrée sportive (omg, trop hâte)

Hellloooooo,

Je reviens vers vous avec le meilleur sujet d’article de blog qui existe : mes objectifs sportifs de la saison 2024-2025.

Bon, comme vous avez pu le remarquer, la saison 2023-2024 a été une catastrophe au niveau sportif. J’ai quand même réussi à battre mes records sur pas mal de distance dont le semi (ce qui compte le plus, on va pas se mentir), mais j’ai échoué à mes deux objectifs principaux, à savoir la SaintéLyon et le marathon de Paris. Mais bon, comme je suis têtue, vous verrez que ces deux courses font partie de mes échéances pour cette nouvelle année. Oups. 🙂

Voici donc la liste de mes prochaines échéances. Trop hâte.

  1. Memorun : 21 septembre (5km)

On commence en douceur (bof) avec un petit 5km dans deux semaines. L’année dernière j’ai fini troisième sur cette course mais avec un temps pas top (23 min je crois). Cette année, j’aimerais battre mon temps et le pompon sur la garonne serait d’égaliser ou battre mon classement aussi (je vais pas vous mentir, je m’en remets pas de mon expérience de faire un podium, c’était trop chouette).

Le hic c’est que je n’ai pas du tout pu préparer cette distance (vous comprendrez pourquoi après). Le second hic, et pas des moindres, c’est que j’ai attrapé une grosse gastro qui fait que je n’ai pas couru depuis plus d’une semaine :))) Donc j’ai peu d’espoir mais ça va être coooool.

2. 100km de Millau à vélo : 28 septembre

Ok j’avais dit plus jamais après avoir franchi la ligne d’arrivée l’année dernière (enfin non je l’ai même pas franchie, j’ai dû m’arrêter avant, mdr) mais figurez-vous que c’est MOI qui ai demandé à la refaire.

Je ne suis pas du tout préparée (mais un peu plus que l’année dernière quand même puisque je fais une séance de vélo par semaine) (depuis deux semaines, mdr) mais j’ai hâte de revivre cette folle aventure.

Bon, il faut savoir que c’est pendant cette course que j’ai pris la décision d’abandonner la SaintéLyon donc espérons que cette année soit meilleure.

3. 10km de Lyon : 6 octobre

Course absolument pas prévue puisque cette distance est la pire, inventée par le diable pour nous faire souffrir, mais j’ai gagné un dossard avec mon club d’athlé donc je me suis dit que c’était l’occasion d’y aller.

Je n’ai absolument aucun objectif de chrono (pour rappel, j’avais abandonné sur le semi l’année dernière donc dur dur d’avoir un bon a priori sur cet événement), mais on verra ce que ça donne !

4. 20km de Paris : 13 octobre

Idem, pas d’objectif de chrono, c’est juste la plus belle course de Paris donc je la fais chaque année.

La distance est ingrate, trop longue pour être cool et pas assez pour pouvoir se dire qu’on fait un semi. La gestion de course est également très différente (en général j’accélère à partir du 18-19e kilomètre sur un semi, mais là il faut accélérer avant sinon c’est fini). Bref, pas convaincue mais hâte d’y être.

5. La Parisienne (10km) : 20 octobre

10km réservés aux femmes dans les rues de Paris. Je la fais uniquement parce que je casse la tête de tous mes collègues en partant faire des séances de course à pied le midi ou en mettant mon plus beau short à fleurs pour rentrer en courant le soir donc je me voyais pas refuser de participer à cette course proposée par ma société.

Et puis l’ambiance est super fun et c’est sympa de courir avec ses collègues de boulot 🙂

Course tranquille donc, merci l’enchaînement d’une course par semaine.

6. Marathon de Nice : 3 novembre

Marathon pas prévu mais devenu obligatoire quand j’ai abandonné sur le marathon de Paris. L’objectif est clairement de battre mon temps mais son positionnement un mois avant la SaintéLyon ne me permettra de prendre aucun risque. Je ne sais toujours pas si c’est une bonne idée ou pas, on verra le moment venu.

7. SaintéLyon : 1er décembre

THE objectif de l’année, de ma vie. La course de mes rêves. Si je la finis, je peux arrêter de courir, c’est ce que je me suis promis.

Bon cette année ils l’ont allongée de quatre bornes pour fêter ses 70 ans d’existence. Ça n’arrange pas mes affaires (et la santé de mes gambettes), mais trop hâte de vivre cette course qui me fait tant rêver.

L’intégralité de la prépa est organisée en fonction d’elle donc j’espère que ça passera !

8. Le Half Marathon des Sables : 100km dans le désert – fin janvier

Très beau cadeau fait sur un coup de tête. J’ai vu une vidéo de gens qui l’avaient fait et ai décidé que ce serait mon cadeau de l’année pour me féliciter d’avoir réussi toutes mes autres courses avant (il faut donc les réussir 😉 ).

Le principe: entre 70 et 120 kilomètres dans le désert du Maroc. Dodo en tente et nourriture en autosuffisance.

Mes principales incertitudes concernent ma gestion de la chaleur avec mon eczéma et la gestion du sommeil. Mais je ferai des articles plus complets à ce sujet !

9. Semi et Marathon de Paris : mars & avril

La routine, rien à dire. Je pense que les organisateurs partent aux bahamas chaque année avec l’argent que je leur donne pour ces deux courses.

10. Ultra Marin : fin juin (100km)

Dernier gros objectif que j’espère pouvoir réaliser : les 100km de l’Ultra Marin en Bretagne (cette fois pas à vélo). Mais tout dépendra de comment je me sens après les précédentes courses. On verra 🙂

Bref, trop hâte de cette année bien chargée. Après un an à prioriser uniquement mon boulot, je suis ravie de pouvoir retrouver la passion du sport et l’envie de me dépasser.

J’espère réussir à garder une trace sur ce blog de chacune de ces courses. En attendant, et depuis le début de ma prépa SaintéLyon, je tiens un petit carnet avec mon ressenti quotidien. Et woua que c’est émouvant de relire tout ça (je m’auto ému, besoin de personne pour vivre des sensations fortes).

A+,

Audrey

La Parisienne en milieu hostile

Bonjour Bonjour,

J’ai quitté la campagne profonde où vivent mes parents (mon père dirait en lisant cette phrase qu’ils ne vivent pas du tout dans la campagne et que « non mais de quoi tu te plains on a déjà la chance d’avoir deux bus par jour pour aller en ville », ok papa mais c’est la définition même de la campagne profonde d’avoir deux bus par jour pour aller en ville) à 17 ans pour partir dans des plutôt grandes villes (Lyon puis Grenoble) et finir dans THE grande ville (Paris). Et je vais pas vous mentir, j’ai pas gardé grand-chose de mon passé de campagnarde qui avait des vaches comme voisines (enfin des vraies, pas celles qui vivent dans mon immeuble et laissent leurs gosses hurler dans les couloirs à 3h du matin).

Alors quand ma mère me parle d’activités purement campagnardes comme la soupe aux choux, la visite d’une ferme ou………. la foire agricole, ben la petite fille en moi ne peut s’empêcher de se dire qu’elle va trop aimer renouer avec ses origines, alors que dans la réalité la grande fille que je suis devenue est consciente qu’elle va détester ça, pétard.

C’est donc en écoutant la petite fille en moi que je me suis retrouvée à dire oui pour aller à la foire agricole annuelle qui consiste en une exposition de tracteurs (ptdr je sais même pas conduire un vélo) et une présentation des métiers de la ferme. Celle-ci a eu lieu samedi dernier et comment vous dire qu’il m’a fallu peu de temps pour regretter d’y être allée.

Bon, en vrai, c’était super sympa, on a mangé des lentilles avec de la joue de boeuf qui étaient absolument succulentes (meilleures que les lentilles D’Aucy, moi je vous le dis) avec mes cousins, mon oncle, ma tante, mes parents, ma grand-mère et plein d’autres gens gentils. Et ça, j’ai adoré.

Mais alors quand est venu le moment où tous les vieux (moyenne d’âge : 93 ans à vue d’oeil) étaient en extase devant un tracteur nouvelle génération vendu pour la modique somme de 40 000 euros (mdr hein quoi le prix de deux Mini Cooper) presque autant que moi quand j’ai pris les places pour le concert de la Star Academy, je me suis dit woua je crois que j’ai séché l’attribution des gènes agricoles de ma famille.

J’aurais adoré avoir la main verte, pouvoir manger mes petites tomates qui ont poussé dans mon petit jardin (et qui sont tellement meilleures que celles de Carrefour à 99 centimes, ça c’est vrai), mais non, je suis née avec si peu verte que je pourrais me faire renier de ma famille d’agriculteurs. Et encore, heureusement que j’ai pas dit à mon tonton qui a un jardin aussi grand que ceux de Versailles que j’avais réussi à faire mourir une plante grasse increvable…

Carrefour, ne vous inquiétez pas, je vais rester une cliente fidèle de vos tomates cerises à 99 centimes la barquette (mais j’ai encore tellement envie d’aller manger une soupe aux choux omg) ❤

Audrey

La balade à cheval de l’enfer

Hello,

On rentre tout juste de cinq jours au Cap d’Agde pour débuter (en beauté) nos deux semaines de congés payés qui sont enfin arrivées (j’en pouvais plus de voir les gens partir, revenir et repartir en congés depuis juin alors que j’attendais mon tour qui n’arrivait jamais) (j’ai dû décaler mes congés que je prends normalement début août pour arranger mes collègues mais PLUS JAMAIS) (même si en vrai là je suis contente qu’elles soient pas terminées :)).

Bref, on est parti au Cap d’Agde pendant cinq jours et on s’est dit que comme on n’avait aucun logement à payer (l’appartement dans lequel on était appartient à papy et mamie, merci pour l’accueil <3), on allait se faire plaisir niveau activités. Enfin, du moins on allait dépenser beaucoup niveau activités, parce que pas sure que cette sortie à cheval nous ait vraiment fait plaisir…

J’avais un peu (beaucoup) (pendant six mois) checké les activités cool que l’on pourrait faire et notre choix s’était porté sur quatre activités :

  • Du bateau (qu’on n’a pas pu faire car il faisait pas beau)
  • Du jet ski (qu’on n’a pas pu faire parce qu’on avait la flemme)
  • Du cheval (objet de cet article)
  • Du canoë (objet du potentiel prochain article)

Arrive donc le dimanche soir, moment de la sortie à cheval. J’avais pensé à tout : petite balade de 2h (c’est long, omg) sur la plage au coucher de soleil sur le dos de deux petits chevaux qui allaient être trop mignons : tout allait être parfait.

18h : heure à laquelle nous devions partir pour faire les 4 bornes à pied nous permettant de rejoindre le ranch. Parce oui, j’ai beau avoir fait une trilogie sur mon permis ici, ben je ne conduis toujours pas (et encore moins sur des longues distances). C’est donc à pattes et en train (la joie), que nous sommes allés dans le sud. Et c’est donc à pattes (et sans train parce que c’est le trou du cul du monde) qu’on a dû aller à nos activités. Et on avait pas mal la flemme. Mais bon, on s’est dit que 50 min de galère à pied pour 2h de bonheur à cheval ça valait le coup. Mdr.

J’avais tout prévu : mettre ma plus belle tenue, faire ma plus belle coiffure et emmener un portable chargé à bloc pour prendre mes best photos et rentabiliser les 90 balles qu’on venait de lâcher en les postant sur Instagram, vraiment TOUT prévu. Jusqu’à ce que, une fois arrivée au ranch, je voie « tout objet est interdit sur le cheval, merci de déposer vos téléphones et appareils photo dans le petit bac ci-dessous« . Ah. Heureusement, Alex la racaille a quand même gardé le sien pour m’offrir mes plus beaux clichés. Et le pire dans tout ça, c’est qu’on ne le savait pas, mais c’était que le début des galères.

En arrivant au ranch j’avais vu deux chevaux qui étaient un peu excités et avais dit en rigolant à Alex « mdr je suis sure qu’on va tomber sur eux ». Mdr. BEN OUI MA SOEUR, T’ES TOMBEE SUR EUX. ALORS ARRETE DE RIRE.

Une quinzaine de minutes après notre arrivée, un gentil monsieur me dit « mademoiselle, suivez-moi ». Je le suis, jusqu’à ce fameux cheval que je ne voulais surtout pas car il avait l’air archi excité. Il me fait monter dessus avec l’élégance d’un cachalot échoué sur une plage et me dit « je vous présente Hidalgo ». Attends, comment ça j’ai fait 800 bornes pour me retrouver sur le dos d’un cheval qui s’appelle HIDALGO ???

A l’image de la gestion de la ville de Paris, cette balade fut un naufrage.

Tout commence plutôt bien même si très vite (après une minute sur le cheval) je me demande ce que je fous là, au milieu de gens qui, je cite, « ne sont pas très à l’aise, enfin j’en fais une fois par semaine depuis 14 ans mais bon », fuck.

On avance au milieu de champs absolument atroces sans aucun intérêt. Enfin, avancer est un grand mot. Mon putain de cheval ne veut pas avancer. Je tape du pied, je lui parle (comme s’il me comprenait alors que même les humains me font répéter quand je parle), le supplie, me mets limite à pleurer en voyant les autres s’éloigner. Quand soudain, super Alix la monitrice me dit « vous êtes venue avec qui? ». Je lui montre Alex loin de moi du doigt. Elle me dit ok suis-moi et tire Hidalgo comme un enfant en train de faire un caprice.

On rejoint Alex et son cheval -insérer son nom que j’ai pas retenu-. Je me dis ah trop chouette on va passer une super balade à pouvoir parler à deux et prendre des photos avec le téléphone qu’Alex avait gardé.

L’illusion a duré deux minutes, le temps que le cheval d’Alex -insérer son nom que j’ai toujours pas retenu- parte en furie. Hidalgo venait de lui sentir le cul (y a pas qu’à Paris que c’est une lèche boules, mdr) et IL DETESTE CA.

Ok très bien super on se retrouve avec un cheval qui aime sentir le cul d’un autre cheval qui n’aime pas qu’on lui sente le cul qui portent deux cavaliers absolument pas à l’aise sur leurs dos. Je me dis punaise laissez-les loin je vais tomber dans ce champ d’orties, finir ma vie sur ce cheval, décéder en ce beau jour d’été, ET EN PLUS J’AI PAYE POUR CA. Mais non, Alix s’obstine à nous mettre ensemble alors que nos chevaux s’entendent autant que nous lors d’une sortie canoë (ça fera l’objet d’un prochain article).

Au bout de quelques dizaines de minutes qui parurent une éternité, Alix se résout à nous laisser terminer la balade loin très loin (l’un tout devant, l’autre tout derrière) et me trouve un cheval qui s’en fiche qu’on mette son museau dans ses parties intimes pour que Hidalgo puisse assouvir ses besoins.

La promenade se termine plutôt bien. Enfin non, elle se termine plus du tout puisque mamamia comment c’est long 2h de balade sur un cheval qui veut être avec tout le monde sauf toi. On passe dans des champs, on fait des pauses caca de chevaux qui lâchent la moitié de mon poids à chaque bouse, on arrive vers la plage et là je donne tout pour faire croire aux touristes qui nous regardent avec des étoiles dans les yeux que je vis un merveilleux moment alors que je compte les minutes avant la fin depuis 1h58. A défaut d’avoir lancé une carrière de cavalière, cette balade me permettra peut-être d’obtenir un Oscar lors de la prochaine cérémonie.

Prenez soin de vous (et laissez les chevaux tranquilles) !

Audrey

J’ai récupéré mon permis

Il y a des histoires sans fin… et mon permis en fait partie.

Après une faillite d’autoécole (avec mon argent avancé, sinon c’est pas drôle), un créneau (et un permis) ratés, une note de 20 à mon deuxième passage (le minimum pour réussir l’examen) et un retrait de permis pour cause médicale, je reviens vers vous avec le récit de ma récupération de permis qui ne fut pas de tout repos.

Quand j’ai été diagnostiquée épileptique, j’ai rencontré un ami sur un groupe Facebook dédié qui m’a expliqué une chose qu’aucune des cent mille médecins que j’ai croisés n’a jugé bon de me dire : être diagnostiqué épileptique annule notre permis. Ou du moins, entraine que l’assurance peut décider de ne pas payer en cas d’accident. Super fun.

Suite à ça, j’ai évoqué le sujet avec mes proches qui m’ont tous dit, mais à l’unanimité la plus parfaite, « t’inquiète Audrey, tant qu’aucun policier n’est venu te reprendre le permis, c’est que tu peux encore rouler ». J’y ai cru, tout en gardant un brin d’esprit critique en moi et en me disant que c’était quand même bizarre.

Bref, j’avais lu sur Internet que tout épileptique pouvait passer une visite médicale chez un médecin agréé pour obtenir une autorisation de conduite temporaire après un an sans crise sous traitement ou un an et demi sans crise sans traitement. Ayant arrêté mes deux traitements moins d’un an avant leur prise, j’ai dû attendre un an et demi depuis ma dernière crise (mai 2022) pour enfin me décider à aller voir un médecin pour obtenir une autorisation officielle (et non juste un « t’inquiète Audrey ») et pouvoir conduire en toute sécurité (et en toute légalité, j’avoue que c’est ce qui m’angoissait le plus).

J’ai donc sauté le pas et pris rendez-vous chez une médecin agréée du 92 que j’avais choisie uniquement parce qu’elle semblait super gentille sur sa photo Doctolib (mdrrr) (c’était vraiment mon seul critère) et qu’en plus, elle avait un rdv dispo cinq jours après (c’était louche, j’aurais dû me méfier).

Après cinq jours d’attente à ressortir du placard un par un chacun de mes examens médicaux pour que la médecin ait tout en sa possession et puisse prendre la meilleure décision (= me rendre mon permis), le jour J arrive enfin.

A peine arrivée en salle d’attente, j’aperçois qu’il y a une dizaine de personnes devant moi. Je me dis tiens c’est étrange j’ai vu qu’un nom de médecin sur la porte d’entrée (c’est étrange………..). Au détour d’une conversation avec le mec assis à côté de moi je me rends compte que oh ben tiens vous avez rdv à 17h15? Moi aussi. Ah et vous à 17h20? Ah. AH. OK.

Par chance (ou pas), la médecin finit sa consultation en cours et m’appelle. Ah c’est déjà mon tour ? Ah ben oui, en fait les consultations permis de conduire sont intercalées dans les consultations normales. Aux mêmes horaires. Etrange pour une consultation qui est censée consister en la vérification de la capacité d’une personne malade à conduire… étrange.

Je rentre dans son bureau, lui explique que j’ai une lettre de ma neurologue et que cette dernière m’a dit à l’oral que je n’avais pas besoin de consulter un médecin agréé car elle avait indiqué sur sa lettre qu’il y avait un doute sur les origines épileptiques de mes crises. La médecin me dit texto qu’elle m’a dit de la merde et que j’ai bien fait de venir car l’assurance aurait refusé de payer un accident en invoquant mon épilepsie même si celui-ci n’avait rien à voir avec (genre si un mec se jetait sous mes roues). Je me dis Wouaaa j’ai enfin trouvé un médecin compétent. Ptdr.

La consultation a duré une minute trente : j’ai déposé mon tout beau dossier bien trié sur son bureau qu’elle n’a même pas fait l’effort d’ouvrir pour faire semblant de s’y intéresser. Elle m’a fait lire deux lettres sur une feuille à 12 mètres de moi (je viens pas pour des problèmes de vue, qu’est-ce que tu fous), puis elle m’a dit « ça fera 36 euros ».

J’ai alors innocemment répondu « par carte, s’il vous plait » avant d’obtenir un « je ne prends pas la carte ». J’ai alors dit « ah je suis désolée je ne savais pas, par chèque alors ». Elle me répond « je ne prends que les espèces, la préfecture accepte pas le paiement par un autre moyen ». Euh ma soeur je paie pas la préfecture là je te paie toi et c’est totalement illégal de ne prendre qu’un moyen de paiement.

Avant même que j’aie le temps de répondre, elle me dit « vous sortez à droite à 20m il y a un distributeur, prenez vos affaires je vais prendre en consultation quelqu’un d’autre pendant ce temps (un des nombreux autres patients qui avait rdv à 17h15, sûrement) et prenez l’appoint svp je n’ai plus de monnaie ».

Je commence à pas être très bien. On est sur une sacré mauvaise journée, il pleut dehors, je suis dans un coin que je ne connais pas du tout, dans la nuit, je ne suis pas à l’aise mais bon je me dis tranquille il est à 20m le distributeur. Ce qu’elle avait oublié de me préciser, c’est que le distributeur à 20m était fermé, et vu la gueule du truc ça devait faire un moment qu’il l’était.

Je tape donc distributeur de billets dans Google map et j’en vois à 800m. Je me dis bon tant pis, je vais y aller c’est juste un sale moment à passer.

800m plus tard j’arrive dans une banque Société Générale je crois. Je me dirige vers le distributeur et là écran noir. Je rentre dans l’agence et leur demande où je peux retirer de l’argent. Et là ils m’indiquent une banque Crédit Agricole à 1km de là.

Je commence à voir trouble, et je me dis mais nan Audrey tu vas pas nous faire une petite crise d’épilepsie le jour où tu consultes une meuf censée te donner une autorisation de conduire parce que t’as pas fait de crise depuis un an et demi ?… Non… Audrey quand même.

Je chiale toutes les larmes de mon coeur, un peu à bout de nerfs et stressée par cette consultation où je me suis rarement sentie aussi mal. Je fais mon kilomètre de marche, m’avance vers le distributeur (qui fonctionne) et là, c’est le drame : plus de billets de 10 euros ni de 20 euros. Que des billets de 50. 36 euros me semblant déjà assez cher pour une consultation non remboursée par la Sécu chez une meuf qui sert à rien, il était hors de question que je lui file 14 euros de pourboire. J’avais un euro dans mon portefeuille, il fallait donc absolument que je trouve un distributeur avec des billets de 20, de 10 et de 5 pour faire l’appoint. Par chance, à une centaine de mètres plus loin j’ai pu en trouver un.

De retour dans le cabinet, la médecin me dit de rentrer en pleine consultation avec un autre patient (??????????) et me file le document attestant que je peux conduire (sans avoir rien vérifié, je vous le rappelle). Je sors, toute contente que ce cauchemar soit fini, et là je vois qu’elle a marqué dans mon adresse « 2 bise » au lieu de « 2 bis ». Un médecin ?? Dix ans d’études ??? Pour CA ??

J’attends une quinzaine de minutes qu’elle veuille bien me rouvrir la porte (c’est beaucoup moins rapide quand on n’a pas de fric à lui donner) et là elle me dit « ben vous mettez du blanco et basta ». Ok ma soeur, on va mettre du blanco.

Je repars, en appelant Alex en pleurant, choquée par ce qu’il vient de se passer mais heureuse d’avoir une autorisation de conduite de 5 ans. Et croyez-moi que plutôt mourir que retourner chez elle pour la prolongation de celle-ci.

Après avoir terminé ma demande sur le site de l’ANTS, je pensais que cette histoire allait enfin être terminée et que je pourrai me pavaner tranquillement dans ma petite voiture dès réception du nouveau permis, mais deux jours après avoir confirmé que toutes mes informations étaient correctes et que je prenais connaissance du fait que je ne pourrai plus les modifier, je me suis rendu compte que j’avais oublié de signer une partie que je devais signer sur la lettre du médecin. Je suis donc actuellement dans l’attente que l’administration veuille bien me dire que mon dossier est incomplet pour que je puisse la rajouter 🙂 Un bonheur de vivre en France ❤

Ce qui est sûr c’est que si je perds le permis, je ne le repasse JA-MAIS (mais si je conduis pas, j’ai peu de chances de le perdre, non?) ! Heureusement que ce même permis m’a fait battre des records de vues sur ce blog (et oui, mon article sur ma réussite au permis est encore aujourd’hui l’article le plus lu de ce blog, suivi de très près par l’article sur mon échec au permis) (vous êtes diaboliques), sinon je me demanderais encore pourquoi je l’ai passé…

A bientôt,

Audrey

La SaintéLyon 2023 est passée … sans moi

Hello,

Il y a deux semaines, c’était la SaintéLyon aka THE course de ma vie, THE rêve de mon existence, THE raison d’aller courir chaque soir (enfin une fois par semaine en ce moment, mdr)… et pourtant, j’étais aussi absente sur la ligne de départ de cette course que je le suis ici depuis quelques mois. Aie.

Mais alors que s’est-il passé pour que je passe de manger SaintéLyon, dormir SaintéLyon, respirer SaintéLyon à passer ma soirée du 2 décembre 2023 sur mon canapé à regarder la StarAc au lieu de tenter ma chance pour réaliser mon rêve ?

J’ai commencé l’année 2023 avec un focus énorme sur le sport. J’étais en pleine prépa marathon qui se déroulait très très bien, je ne pensais plus qu’à courir, améliorer ma vitesse et faire de grandes choses dont j’ai toujours secrètement rêver. Et est alors venue une question qui ne s’est pas posée très longtemps : est-ce que je ne tenterais pas MA course mythique, le grand format de la SaintéLyon ?

Comme beaucoup de course assez connues, il faut s’inscrire dès les ouvertures (en février, je crois) pour une course qui a lieu dix mois plus tard. A l’époque, même si je doutais un peu de moi car quand même 80 bornes de nuit dans le froid c’est compliqué, j’étais sure de vouloir tenter ma chance et vivre ce rêve, mon rêve.

Tout s’est très bien déroulé au niveau sportif entre janvier et avril. Je battais mes records à chaque course et mon niveau devenait franchement pas mal pour une fille de 25 ans qui s’était mise sérieusement à la course à pied un an plus tôt.

Bref, passé la discipline de la prépa marathon, je me suis retrouvée un peu sans but (la SaintéLyon étant trop loin), à tenter de courir pour le plaisir (mais j’en prenais aucun). Il y a également eu deux grippes au milieu (une en août, une en octobre), dont la dernière à un mois de la course qui m’a définitivement fait renoncer et me dire que ce serait mieux de reporter ma première participation à 2024, histoire de ne pas me dégoûter en tentant quelque chose de beaucoup trop dur pour moi (ça c’était avant d’apprendre que la SaintéLyon de 2024 ferait 90km au lieu des 78 des autres années :)))

Ca a été pas mal difficile moralement d’abandonner sans même avoir tenté ma chance parce que j’avais imaginé mon année en la finissant par la réalisation de ce rêve, mais quand je vois à quel point ça a été dur pour mes amies qui étaient mieux préparées que moi, je me dis que c’était la meilleure décision à prendre.

RDV l’année pro pour une vraie prépa et le franchissement de cette ligne d’arrivée mythique (enfin je l’espère) !

Audrey

Début de la prépa SaintéLyon : 16 semaines (et 80 bornes le jour J) à tenir, let’s go

Hello,

Pour une fois j’ai aucune excuse pour justifier mon absence, hormis le fait que je n’avais plus aucune discipline et donc que, en plus d’arrêter course à pied comme nous allons le voir dans les prochaines lignes, j’ai également stoppé tout ce qui me faisait du bien mais qui demandait de la rigueur, dont écrire ici. Sorry.

J’ai eu une période archi compliquée au boulot (je croyais que juillet allait être calme, mdr), puis je suis partie en vacances à la Réunion où j’ai attrapé la grippe A pour la seconde fois (on adore) et je suis revenue et me voilà.

Aujourd’hui on va se concentrer sur la course à pied et sur mes trois semaines d’arrêt total (enfin j’ai couru 1,5km en une semaine, ça compte quand même) avant le début de la vraie prépa SaintéLyon qui a donc démarré le 14 août avec notamment un super trail que j’ai totalement raté, histoire de bien se mettre en confiance avant cette nouvelle prépa. On en parlera.

Bon, le plan est que je vais suivre une prépa marathon sur 16 semaines, qui a donc débuté la semaine dernière, avec 4 séances dont des sorties longues etc. (c’est la même que celle que j’avais suivie pour le marathon de Paris, on rajoute juste 4 semaines de durée), en y ajoutant une séance par semaine dans l’idéal de cotes. Parce que qui dit SaintéLyon dit dénivelé et qui dit dénivelé dit Audrey est dans la merde.

Le rythme va être atroce. En plus, comme je le répète chaque année, la période de septembre à décembre est HORRIBLE au boulot, donc il va falloir concilier tout ça mais je ne perds pas espoir et je suis bien motivée à franchir cette putain de ligne d’arrivée, même si aujourd’hui rien ne me garantit que ce sera le cas.

Je vais encore une fois documenter toute cette prépa sur ce blog parce que j’avais adoré pouvoir relire ma prépa marathon. Donc restez connectés, si cela peut vous intéresser 🙂

A très vite,

Audrey

L’arrêt du Keppra

Hello,

Il y a maintenant trois mois je suis allée voir une nouvelle neurologue, différente de celle qui me suivait depuis le début et des deux neurologues que j’étais allée voir pour des avis complémentaires. Une superbe rencontre, un docteur aussi humain que compétent, bref, elle a changé ma vie, et surtout, elle m’a permis de tenter d’arrêter mon traitement.

Pour la petite histoire, j’ai fait une première crise convulsive en décembre 2020, dans le train, en rentrant d’un mois de confinement chez mes parents. J’ai fini aux urgences, avec 2h de trou noir dans mon esprit (je suis incapable de dire ce qu’il s’est passé entre le moment où j’ai quitté Lyon et celui où je me suis réveillée au milieu de pompiers à côté de Paris).

On a très vite pensé à de l’épilepsie mais le diagnostic de cette maladie ne peut intervenir qu’à la deuxième crise. Je suis donc allée voir une neurologue qui m’a fait passer une IRM cérébrale pour écarter la piste de la tumeur (je vous dis pas le stress avant les résultats…) (enfin si, je vous le dis, puisque je l’ai raconté sur ce blog) et qui suite à cela m’a dit que ça pouvait être une crise isolée, sans antécédents ni récidive.

On a donc attendu, mais pas si longtemps que ça puisque début mars 2021 j’ai refait une crise qui cette fois a entrainé la pose du diagnostic : je suis épileptique.

Ca a été très dur d’accepter cette maladie que je ne connaissais pas et qui m’angoissait énormément, déjà parce qu’être malade c’est pas fun, prendre un traitement une fois par jour c’est pas fun (et pourtant beaucoup plus qu’en prendre un 3 trois fois par jour comme ça a été le cas par la suite) et voir sa vie changer sans être préparée à cela c’est encore moins fun.

J’ai pris du Lamictal pendant quelques mois parce que c’est un traitement pas très contraignant (un cachet par jour), que 95% des personnes le supportent très bien et qu’il est un des seuls compatibles avec une grossesse, chose que j’envisageais dans un futur proche à l’époque.

Le souci c’est que six mois plus tard on a découvert que j’y étais allergique.

Je l’ai donc arrêté, non sans mal, et ai refusé de prendre un autre traitement car on avait des doutes sur l’origine épileptique de mes crises (je ne perdais pas d’urine et ne me mordais pas pendant les crises, les électroencéphalogrammes et IRM ne montraient rien, bref, on avait aucune preuve de l’épilepsie, le diagnostic avait seulement été posé en raison de ma récidive) et j’avais tellement souffert de mon allergie au Lamictal que je refusais de continuer et d’essayer un autre traitement.

Je suis restée quasiment un an sans médicament, jusqu’à ce que je refasse une crise et que ma neurologue me dise que je mettais ma santé en danger en décidant de ne pas me soigner. Elle m’a donc mise sous Keppra, deux fois par jour, toutes les 12h.

Je l’ai pris pendant six mois sans problème, à cela s’est rajouté le Propylex pour mon hyperthyroïdie en août, qui devait être pris trois fois deux comprimés par jour, ce qui commençait à faire beaucoup. J’ai essayé d’aller voir plusieurs neurologues en leur disant que je pensais que mes crises étaient dues au stress, comme j’en avais déjà fait (sans convulser en revanche) quand j’étais plus jeune, mais personne ne m’écoutait.

Puis j’ai découvert cette neurologue sur Doctolib qui me semblait vraiment à l’écoute. Je lui ai expliqué ma situation, le fait que je prenais énormément de médicaments (9 par jour), que je me sentais vraiment mieux et surtout que j’avais toujours senti mes crises arriver donc que je ne me mettais pas en danger, puis je ne conduisais pas, je ne faisais pas de sport à risque etc., donc le traitement ne semblait plus si indispensable que cela.

Elle a accepté de faire un essai qui s’est avéré pour le moment concluant puisqu’on a tout stoppé en deux semaines en février dernier et que depuis je ne ressens aucun changement. En revanche j’ai bien évidemment un suivi sur toute cette année 2023 avec une deuxième visite de contrôle en novembre et un électroencéphalogramme quelques semaines avant.

Aujourd’hui je sais pertinemment que je peux refaire une crise à tout moment mais je pense connaitre mon corps. Je n’ai jamais demandé à arrêter mon traitement pour la thyroïde car je sais que je suis malade. Les choses sont un peu différentes avec l’épilepsie puisque je ne me suis jamais sentie épileptique et que je ressens au plus profond de moi que je suis quelqu’un de très stressé et que ce stress peut provoquer des crises de ce type.

Je me sens à l’heure actuelle bien mieux dans ma vie et dans mon corps sans ce traitement pour l’épilepsie qui m’a énormément abimée (j’ai eu des gros soucis de peau avec le Lamictal que je n’ai jamais réussi à soigner, on envisage la possibilité que mon hyperthyroïdie soit également due à ce traitement) et même si j’ai très bien supporté le Keppra, je sentais que mon corps était au bout, mon foie était bousillé à chaque prise de sang et surtout j’avais de plus en plus de mal à accepter de donner autant de médicaments à mon corps.

Je ne sais pas si j’ai pris la bonne décision, mais je sais que j’aurais regretté de ne pas la prendre. On verra dans les prochains mois. 🙂

Audrey

La liste de mes investissements pour 2023

Hello,

Bien déterminée à préparer mon avenir (et un peu flemmarde à l’idée de laisser ma future retraite dépendre d’un gouvernement et de trois pelos qui manifestent contre lui dans la rue) (désolée, je fais partie des 5% de la population d’accord avec cette réforme), j’ai décidé de profiter de ma jeunesse (👶🏻) pour préparer mon avenir et de tenter de faire quelques sacrifices tant que je n’ai pas de responsabilités (ou de petit bébé à nourrir).

Je ne compte pas les investissements comme de l’épargne. J’essaie de mettre 1 000 euros de côté sur un livret sécurisé pour l’achat futur d’un second bien immobilier. Il faut bien garder en tête que les investissements ne sont jamais surs, mais même si j’ai beau être chat noir, je ne pense tout de même pas que tout s’effondre d’un coup. Cependant, pour rester super prudente, je préfère économiser également à côté des investissements, au cas où.

Voici donc la liste de mes investissements pour 2023 (l’investissement comporte des risques de perte partielle ou totale du capital prêté ou investi, ce qui suit ne pourra en aucun cas être qualifié de conseil financier mais a simplement une visée informative) (désolée c’est obligatoire d’écrire ça et j’ai bof envie de finir en prison maintenant qu’il fait beau).

1/ L’immobilier

Mon favori, puisque c’est une passion avant d’être un investissement. Acheter un appartement m’a toujours fait rêver. Bon, comme vous avez pu le voir dans mon article sur la rentabilité de cet appartement, je ne serai pas à l’équilibre avant de nombreuses années.

Le but de cette catégorie d’investissement est d’avoir un petit appartement tout payé à mes 45 ans pour choisir de le revendre (jamais) ou de profiter de ses fruits sans prêt à payer.

2/ La bourse

Je suis novice en tout point dans ce domaine. Si beaucoup conseillent de BIEN se renseigner avant de débuter (et je conseille la même chose), je ne l’ai pas fait et en paierai peut-être les conséquences dans le futur mais pour le moment ça va.

Notre métier permet à Alex et moi de savoir analyser les comptes de résultat, les bilans et les informations financières des entreprises puisque c’est ce qu’on fait toute la journée, alors j’ai osé me lancer en février.

J’investis de trois manières, avec des avantages et inconvénients pour chacune.

PEA : très avantageux fiscalement parlant, je mets 150 euros dessus chaque mois. Pour profiter des avantages fiscaux, il faut le garder pendant cinq ans sans effectuer de retrait. Ce n’est donc pas un placement à prendre à la légère, l’argent est bloqué dessus.

Assurance vie : j’ai réouvert l’assurance vie fermée pour l’achat immobilier (lol) mais en choisissant maintenant de la mettre en partie en unités de compte (40%) et non totalement en fonds euros. C’est un autre moyen de mettre de l’argent en bourse avec d’autres avantages fiscaux (je referai peut-être un article sur chacun de ces moyens quand je les maitriserai mieux).

Compte titres ordinaires : j’ai ouvert un CTO par le biais de l’application Trade Republic. Je ne sais pas si je recommande. Les frais de transaction sont élevés si comme moi vous ne mettez que de petites sommes, mais j’adore l’application qui est facile d’utilisation. Je verrai dans le futur si ça me correspond bien. Je mets 150 euros par mois, répartis entre des actions hors Europe (pour lesquelles on ne peut pas investir sur un PEA) et des ETF.

3/ Le crowdfunding immobilier

Le crowdfunding correspond à une sorte d’appel de fonds au public pour la réalisation d’un projet, en l’occurence je ne m’intéresse qu’aux projets immobiliers.

Je débute tout juste là-dedans (depuis un peu plus d’un mois). Je passe par la plateforme LaPremiereBrique que je trouve super. Je mets 20 euros par mois.

L’idée est de prêter de l’argent à une personne qui veut réaliser un projet immobilier pendant une certaine durée (environ un an). Une fois le projet terminé, on récupère notre argent (et des intérêts) s’il a été achevé et est rentable et on perd notre argent si ce n’est pas le cas.

°°°

Pour le moment, je n’investis ni en cryptomonnaie ni dans des investissements un peu moins communs comme l’or ou des choses plus exotiques.

Je ne suis pour le moment pas enclin à investir dans d’autres domaines. Mon objectif est vraiment de racheter un appartement dans un futur proche donc je privilégie l’épargne à l’investissement. Ce choix est également dû au fait que je n’aspire pas à un jour arrêter de travailler pour vivre de mes investissements car j’adore mon travail. Stratégie à ne pas reproduire donc si votre objectif à vous est de vivre de cela. 😀

Bonne journée,

Audrey