Investissement locatif : j’ai (encore) changé de locataire (au secours)

On m’avait prévenue qu’en achetant des petites surfaces, le taux de rotation des locataires serait plus important que si j’avais acheté un T5 loué à une famille pendant des années. Mais j’avoue que j’avais quand même pas imaginé que l’espérance de vie dans mon appart de mes locataires soit de …. six mois. 🙂

Alors qu’elle ne fut pas ma déception quand, la veille de la SaintéLyon, mon locataire m’a appelée pour m’annoncer qu’il s’en allait pour déménager à Londres. Ok, même mon petit appart vue Tour Eiffel ne pouvait pas rivaliser avec un premier CDI à Londres, j’avoue.

Je n’ai pas commencé la recherche d’un nouveau locataire tout de suite, déjà débordée entre les renouvellements de janvier au boulot et la récup poste SaintéLyon. J’ai tout de même posté une annonce mi décembre pour laquelle j’ai reçu quelques dossiers mais rien de transcendant, ce qui me faisait même un peu flipper, même si je sais que juste avant Noël est une des périodes les moins propices à louer un appartement.

J’ai au final retiré mon annonce en me disant que je chercherai après le départ de mon locataire le 5 décembre pour éviter de l’embêter avec des visites régulières, même si tous les autres propriétaires font ça.

Entre temps, une copine m’a dit qu’elle serait intéressée et est venue le visiter le jour du départ du locataire. Mes parents m’avaient prévenue que c’était difficile de louer à une amie, mais je n’avais pas imaginé à quel point, surtout quand l’amie en question ne fait aucun effort et ne se rend pas compte de la chance qu’elle a que son dossier soit retenu alors qu’elle ne répond à aucun des critères nécessaires pour mettre en location un appartement. Bref, une angoisse.

Au final, avant que j’aie eu le temps de reposter une annonce, les voisins de mon appartement m’ont contactée pour me dire que leur fils serait intéressé pour reprendre l’appartement. Après une rapide visite et un dossier envoyé en une heure top chrono, et me voilà en train de signer le bail avec mon nouveau locataire trop chou qui a tout pile un an de plus que moi et qui a des parents pour qui j’ai eu un coup de coeur.

Il faut savoir qu’une nouvelle fois, je n’ai pas forcément écouté les conseils des uns et des autres : mon locataire ne gagne pas trois fois le montant du loyer (loin de là) et donc la garantie loyers impayés que je paie chaque mois ne pourra pas être activée en cas de problème alors même que j’avais des dossiers de personnes plus de deux fois mieux payées, c’est son premier appartement et donc il sera potentiellement aussi peu indépendant que mon locataire chouchou qui vient de partir et surtout, encore une fois, compte tenu de son âge, il y a de fortes chances qu’il n’y reste pas des années. Mais j’espère avoir fait le bon choix et ne pas regretter d’avoir écouté mon coeur dans un futur proche ou moins proche. 😀

HMDS : Départ, J-7

Quand je me suis inscrite, un peu sur un coup de tête après avoir vu une vidéo YouTube sur le sujet, en juillet dernier, je pense qu’au fond de moi je n’avais soit pas réagi au fait qu’il y avait si peu de temps entre la SaintéLyon et le HMDS, soit déjà ancré au fond de moi que je ne finirais pas la SaintéLyon et donc que je n’aurais pas besoin de temps de repos après celle-ci. Et pourtant.

Après la SaintéLyon, j’ai fait un vrai gros mois de pause complète de course à pied car j’en avais besoin tant mentalement que physiquement. Mais, si je pensais que la reprise serait facile au moins au niveau mental (parce que oui, je pensais que courir ça allait un peu me manquer), ben ce ne fut pas du tout le cas. Et la reprise a été on ne peut plus compliquée.

Aujourd’hui, à J moins 7 du départ pour le Maroc, je me sens vraiment stressée à l’idée de relever ce défi qui, avant la SaintéLyon me paraissait petit mais qui, maintenant qu’il s’approche, m’angoisse un peu.

Alors nous y voilà : le sac est quasiment prêt, tout le nécessaire a normalement été acheté et mon cerveau commence à doucement réaliser ce qu’il va se passer. Et j’ai pas hâte de le faire, mais très hâte de le raconter.

SaintéLyon 2024 : j’ai réalisé le rêve de ma vie (partie 2)

30 novembre, 23h50 : le top départ pour le rêve de ma vie est donné.

J’avais suivi les conseils de tous ces gens qui disaient de beaucoup boire la journée avant la course et m’étais littéralement explosé le bide avec de l’eau et du thé. Quelle mauvaise idée….

Il était bien évidemment impossible d’aller aux toilettes dans le parc des expos (la file d’attente…) et dans le sas (pas de toilettes…), donc autant vous dire que le paysage du premier kilomètre s’est résumé à une énorme file de mecs qui pissaient sur le bord de la route pendant que les femmes dont je fais partie devaient se retenir dans l’espoir de trouver un petit coin discret (pas sous toutes les lumières) pour vider leur vessie. Ce moment n’est jamais arrivé et c’est donc la mort dans l’âme que j’ai dû la vider devant le portail d’une maison à 2km du départ. Ça commençait bien.

Les premiers kilomètres se sont très bien passés. On était sur du bitume et le terrain était plutôt plat malgré quelques montées qu’à ce moment-là je jugeais ENORMES alors que c’était du pipi de chat par rapport à ce qui allait arriver (heureusement que je n’en étais pas consciente, mdr). L’ambiance était bonne mais pas non plus transcendante, me poussant même à me dire que ce que j’avais vécu sur la SaintéSprint allait limite être plus émouvant (mdrrrrrrrrrrrr, si j’avais su).

Ravitaillement 1 : Saint-Christo en Jarez (19,95km – 2h56)

Après une vingtaine de kilomètres et un peu moins de 3h de course (mais vraiment un tout petit peu moins), nous voilà enfin au ravitaillement de Saint-Christo. Je dois vous avouer que j’ai tellement rêvé de cette course que j’avais imaginé vivre chacun des ravitaillements et donc que j’arrivais dans un endroit qui me semblait familier alors que je n’étais bien sûr jamais venue dans ce trou perdu de la mort où même un mort ne serait pas resté.

Le ravitaillement a été le pire de toute la course : une organisation à la hauteur de celle de mon mec (proche du néant donc) et des centaines de gens qui faisaient la QUEUE sur une COURSE pour avoir L’HONNEUR de pouvoir remplir leurs putains de FLASQUES D’EAU. Et une fois celles-ci pleines d’eau, on se retrouvait trempés jusqu’à l’os par des gens qui vidaient leurs flasques durement remplies sur nos pieds et nos fringues. Un extrême mauvais souvenir, à tel point que c’est le seul moment où j’ai dit à Alex « je vais abandonner » en repartant du ravitaillement.

Prise dans une folie de « j’veux me tirer de ce ravito », j’ai totalement zappé la partie ravitaillement solide. Et c’était ma première erreur.

Ravitaillement 2 : Sainte-Catherine (33,3km – 5h42)

Km33, ravitaillement de Sainte-Catherine. J’avais tant redouté ce passage où tout le monde me disait que voir les navettes d’abandon sur le côté me mettrait un petit coup au moral. Et pourtant, en voyant que leur vision ne me donnait absolument pas envie de m’arrêter, j’ai compris que ça allait le faire et que j’allais vraiment devenir finisher de ce trail iconique. Ben oui, on m’avait tellement dit « t’inquiète le plus dur c’est entre le 20e et le 50e » qu’arriver en forme au 33e me surprenait autant que ça me rassurait.

J’ai en revanche eu un petit coup au moral en apprenant que mon cousin, blessé au genou, avait dû abandonner à ce moment-là.

Pour ne pas tenter le diable et se refroidir, j’ai vite demandé à Alex de repartir après à peine 5 min d’arrêt au ravitaillement (dont 3 à chercher mon gant qui avait voulu quitter la course alors qu’avec 2 degrés j’avais besoin de lui jusqu’au bout). Deuxième ravitaillement solide quasiment sauté et deuxième grosse erreur.

La montée du Rampeau

Les kilomètres défilent et je me sens étrangement plutôt bien. Aucune douleur aux jambes n’est à signaler et les montées qu’on me décrivait comme étant atroces me semblent plutôt ok. Ahahahahahah. C’est exactement au moment où mon cerveau a pensé que les gens abusaient sur leurs visions des montées qu’est arrivée celle du Rampeau. La fameuse.

C’était atroce. Que personne ne mente : c’était ATROCE.

Il s’agit clairement d’une montée infinie (en plus je l’ai courue de nuit parce qu’à ce moment-là niveau chrono j’étais plutôt pas mal donc on ne voyait pas la fin de la montée) et, je suis peut-être légèrement marseillaise, mais j’ai l’impression que c’était un mur d’escalade qui a duré 4 bornes. 4 kilomètres à monter, prier pour que la montée se finisse là dans le noir profond où notre champ de vision s’arrête, puis découvrir que là dans le noir profond où notre champ de vision s’arrête c’est même pas le QUART de cette montée de l’angoisse.

Un énorme merci à toutes les personnes qui ont passé la nuit à nous encourager à ce moment de la course. Ça donne une force que les non coureurs ne peuvent même pas imaginer.

Une fois arrivée en haut de la montée, point culminant de la course, je me sans encore assez bien mais suis consciente que je puise dans des réserves que je n’ai plus. Et pour cause, je n’ai rien mangé et le ravitaillement qui arrive est un ravitaillement sans nourriture.

Ravitaillement 3 : Saint Genou (48,3km – 8h35)

Le soleil s’est levé et malgré le nouveau souffle qu’on m’avait promis au lever du jour, je commence à vraiment me sentir faible, me rassurant en me disant que c’est peut-être normal. Après tout, je viens de dépasser la distance maximum que j’ai jamais courue.

Je m’assieds pendant une quarantaine de minutes, laissant Alex gérer le remplissage des flasques et la remotivation des troupes (la mienne). Puis nous voilà repartis pour les 34 kilomètres qui me séparent de la réalisation de mon rêve.

Ravitaillement 4 : Soucieu en Jarrest (61,1km – 11h27)

Je savais que mes parents et ma belle-mère m’attendraient à Soucieu puis à l’arrivée, par peur de ne pas avoir le temps d’arriver à temps à Chaponost si j’activais mon mode fusée (mdr, l’histoire racontera qu’ils ont eu le temps d’aller à tous les ravitos et même de m’y attendre 2h30) et me raccrochais à cette idée, et au fait que je devais absolument faire croire à mes parents que tout allait bien sinon je savais qu’ils me forceraient à m’arrêter.

Le kilomètre qui précède Soucieu, je tente de sourire pour me convaincre moi-même que ça va, mais la vérité c’est que l’enfer commençait déjà.

Une fois arrivés au ravitaillement, je m’effondre en larmes. Je ne sais pas qui je pensais pouvoir convaincre que ça allait avec ma gueule de momie déterrée, mais personne n’y a cru. Mes parents me proposent de m’arrêter là mais comment s’arrêter à 20km de son rêve en sachant qu’il faudra tout recommencer l’année prochaine ?

Nous voilà donc repartis, consciente qu’il reste un semi marathon à peine et que le semi est une distance que je connais par coeur. Mais un peu moins par coeur quand elle a été précédée de trois autres semis.

Alex m’avait dit qu’il était normal d’être un peu démoralisé par les relayeurs en meilleure forme qui nous doublaient. En réalité, ça ne me faisait rien car je me disais que eux ils ne seraient pas finishers de LA SaintéLyon. En revanche, le vrai coup au moral a été de voir que les participants de la randonnée allaient plus vite que moi qui étais censée courir…

Ravitaillement 5 : Chaponost (68,5km – 12h57)

Km 68 et dernier ravitaillement à Chaponost. Mon état était assez inquiétant, sous nourrie et sans aucune énergie. Mes jambes tenaient à peine et s’est alors posée une dernière fois la question (enfin mes proches se la sont posée mais ça n’a jamais été une option pour moi) : s’arrêter en sachant que je ne serais jamais en mesure de recommencer l’année prochaine avec autant d’éléments de mon coté (santé ok, pas d’eczéma, météo au top) ou continuer dans la souffrance extreme. On choisira la deuxième option.

Un instant, j’ai hésité à demander à mes parents de m’emmener à l’arrivée en voiture. Ma mère m’avouera cinq heures plus tard qu’elle a proposé la même chose à mon père…

La fin de course

Km 73 et je n’ai toujours quasiment rien avalé. Au moment où Alex me donne une compote en me forçant à la manger, je m’écroule dans ses bras. Malaise.

Il me dit qu’il faut s’arrêter, que certes il reste que 9km et qu’en plus ce n’est que de la route, pile l’endroit où j’aurais dû foncer sans m’arrêter et faire les 9km en 1h-1h10 maximum, mais que vu mon état, il est impossible de courir alors que même marcher me demande une force et une résistance à la souffrance comme je n’ai jamais vécu et donc que continuer signifie repartir pour 3h-3h30, soit quasiment le record de durée de sport faite d’une traite dans ma vie. Il veut que l’on abandonne, c’est dangereux pour moi et malheureusement tout ce que je mangerai maintenant n’y changera rien.

Je supplie Alex de continuer en lui faisant croire que tout va mieux (l’illusion n’a duré que 500 mètres) et lui explique que s’arrêter veut dire repartir l’année prochaine et me supporter 80km l’année prochaine semble au-dessus de ses forces. Alors on continue. Et c’est terrible.

Mon corps ne peut plus me porter, je m’appuie sur Alex et marche à 15min au kilomètre, sur route, sur du quasi plat, sans aucun obstacle et sans montée (je regrette tout ce que j’ai dit sur le dénivelé quand j’ai fait la saintésprint, OUI LA FIN EST TOUT PLAT).

On nous annonçait 82km de course et quand tu marches à 15min au kilomètre, chaque mètre de plus te rajoute des minutes intenables. Quand je vois Confluence, cette scène dont j’avais tant rêvée car elle signifie que l’arrivée est proche, je m’effondre. J’ai mal, je leur en veux de voir 82,5km sur ma montre alors que je sais que l’arrivée est encore dans minimum 1km. Et je ne profite absolument pas de ce moment qui aurait dû être magique.

Des montées d’escaliers, des virages à 180 degrés, des pauses à 300 mètres de l’arrivée car je ne pouvais plus me lever : cette fin a été absolument atroce. Et le tapis bleu dont j’avais tant rêvé m’a paru si interminable que je n’ai même pas pu en profiter.

On a finalement passé la ligne d’arrivée avec 40 minutes de marge sur la barrière horaire. Je me suis effondrée, incapable même de parler. J’ai terminé la SAINTELYON 2024, OMG.

A un mois de la course, je crois que je ne réalise toujours pas ce qu’il s’est passé. Cette aventure a été la plus belle de ma vie et je sais que j’y retournerai même si j’ai tenté de me convaincre que c’était une mauvaise idée.

Rendez-vous en 2026 pour la revanche !

SaintéLyon 2024 : j’ai réalisé le rêve de ma vie (partie 1)

J’en ai rêvé d’écrire ce post, de pouvoir crier haut et fort que j’avais enfin réalisé le rêve de ma vie avec lequel je saoulais la moitié de la Terre (l’autre moitié étant des gens aussi passionnés que moi à qui je pouvais en parler dix fois par heure sans que ça les gave) et d’enfin pouvoir cocher cet objectif ultime dans ma bucket list : j’ai terminé la SaintéLyon 2024.

J’ai mis énormément de temps à pouvoir écrire ces mots. La course a eu lieu il y a maintenant plus de trois semaines, mais alors que je pensais que ça allait devenir, au lendemain de la disparition de mes courbatures, le plus beau souvenir de ma vie, je vous avoue que la petite cicatrice du traumatisme que cette course a causé a dû cicatriser. Alors me voilà enfin pour pouvoir coucher sur papier le déroulé de cette nuit / journée dont j’ai tant rêvé.

La veille

J’avais initialement prévu d’aller chercher mon dossard le samedi dans la journée puisque le dernier vendredi de novembre est le jour le plus chargé de l’année dans mon travail et qu’il est donc difficile de poser un congé. Je savais que ce serait compliqué et que dans cette journée de course qui allait être suivie d’une nuit blanche, chaque minute de sommeil comptait et le moindre pas ou piétinement pouvait rendre la course encore plus difficile que ce qu’elle n’était déjà.

Alors, prise d’un excès de folie et entourée de l’équipe la plus bienveillante que le monde du travail n’ait jamais connue, je me suis permise de demander de prendre mon vendredi après-midi, ce qui me permettait d’aller chercher mon dossard la veille de la course et donc de passer la journée du samedi à ………. pioncer. Et c’est exactement ce qu’il s’est passé.

A ce moment-là, j’étais terrorisée par cette course et je me sentais profondément incapable de la terminer. Ce qui n’est, je vous l’accorde, pas très rassurant à 24h du départ.

J’ai donc récupéré mon dossard, fait à peu près quinze fois le tour des stands où j’ai acheté encore une fois pour un demi SMIC de produits dérivés en priant pour la terminer et que tous ces produits estampillés SaintéLyon ne me donnent pas envie de vomir deux jours après, puis je suis rentrée à ma maison, à Saint-Etienne (seule fois de l’année où ça claque d’habiter à Sainté).

Sur le chemin du retour, et afin de me donner une raison supplémentaire de stresser, mon charmant locataire m’a appelée pour m’annoncer qu’il me quittait en janvier prochain. Je suis donc rentrée la mort dans l’âme et le stress dans le ventre.

Le jour de la course

J’avais initialement prévu de dormir jusqu’à midi puis de 14h à 19h. C’est bien évidemment absolument pas ce qu’il s’est passé.

Je me suis réveillée à 9h, me suis levée, ai regardé des vidéos de la SaintéLyon sur Youtube et me suis demandé pendant quatre heures « mais qu’est ce que je fous là ».

A 14h, je suis retournée me coucher jusqu’à 16h puis je me suis levée pour commencer la préparation du matériel et de mon mental. Je ne sais pas sur quel plan le travail était le plus gigantesque, mais y avait du taff sur les deux.

Etonnement, et alors que la veille mon corps entier était rempli de doutes, ceux-ci avaient totalement disparu au moment où j’ai mis un pied en dehors du lit (bon, ils sont un peu revenus quand je me suis rendu compte que j’avais une douleur à la cheville sortie de nulle part à 4h de la course, mais bon). Je me sentais archi sereine, probablement à des années lumières de comprendre ce que j’allais vivre et l’enfer dans lequel je me lançais.

On a mangé à 19h (pâtes au ketchup et jambon) et on s’est rendu au Parc des Expos de Saint-Etienne à 21h, pour un départ prévu à minuit. J’étais accompagnée de mes parents, ma belle-mère, mon copain, son cousin, mon cousin et…….. mon énorme sac d’hydratation qui pesait un demi âne mort avec 212 trucs que je n’ai absolument pas utilisés pendant toute la course :)))

A 22h, soit à deux grosses heures du départ, on est rentré dans la file d’attente et par chance (ou pas) on était au tout début de celle-ci puisque nous étions restés debout depuis notre arrivée. On a rencontré des personnes absolument incroyables dans la file d’attente qui en étaient à leur 7e SaintéLyon (comment c’est possible) et qu’on allait par la suite retrouver pendant toute la course, un peu comme des bouées de sauvetage qui me rappelaient que c’était possible au moment où je me demandais si ça l’était vraiment.

A 22h45 les portes pour accéder au SAS se sont ouvertes, et là……… j’ai vu ma putain de vie défiler. Un mouvement de foule comme je n’en ai jamais vu. On se serait cru à l’ouverture du concert où j’avais fait la queue en pensant que c’était celle de la remise des dossards du semi de Paris (cf : ici si t’as jamais lu cette histoire, ça vaut le détour). Les gens se piétinaient comme si leur vie en dépendait.

On est arrivés (vivants, et ça c’est déjà un exploit) dans le SAS numéro 2 (juste après celui des élites) et là, commença une heure d’attente dans le froid, debout, avec un pelo qui parlait, que dis-je qui HURLAIT, au micro en annonçant toutes les 10 minutes que le départ serait dans 10 minutes. J’ai été honnêtement un peu déçue de l’ambiance dans ce sas de départ qui était, disons-le, totalement à chier et absolument pas à la hauteur de l’évènement, ou du moins de ce qu’il représentait pour moi.

A 23h50, le départ pour la course de ma vie a été donné et j’ai envie de pleurer rien qu’en l’écrivant. 

Rendez-vous vendredi pour savoir si ce sont des larmes de joie ou de peine … 😂

J’ai couru le marathon de Nice 2024 !!!

Dans la foulée de mon abandon au marathon de Paris en avril dernier, je me suis inscrite au marathon de Nice prévu ce dimanche 3 novembre. Une sorte de thérapie pour oublier cet abandon qui m’avait détruite.

Malheureusement, tout ne s’est pas passé comme prévu, et cette course pansement est rapidement devenue une course bobo quand elle est tombée trois semaines après mon angine carabinée. Mais je suis ravie de pouvoir dire aujourd’hui que j’ai (enfin) couru mon second marathon.

Mon alignement sur la ligne de départ dimanche dernier était plus que remise en cause ces dernières semaines, lorsque même courir 5km le soir après le boulot devenait impossible à cause de mon encombrement des bronches. C’est donc un peu la mort dans l’âme que jusqu’au dernier moment je me suis demandé s’il n’était pas plus sage d’abandonner avant de me mettre dans le rouge comme je l’avais fait en avril dernier.

Dimanche 3 novembre, 6h du matin

J’ai l’habitude des départs matinaux, mais là c’était quand même vraiment très matinal, surtout après une nuit à angoisser et donc à pas forcément beaucoup dormir.

Une petite compote, une tenue de star tout en bleue et me voilà partie pour marcher 1,5km afin de rejoindre la ligne de départ et surtout la file d’attente des toilettes, passage obligé avant toute course de plus de 30 minutes pour tata Audrey.

On avait prévu large : une heure pour passer aux toilettes et rejoindre la ligne de départ me semblait plutôt pas mal. Mais visiblement pas assez, surtout quand l’organisation décide de mettre une vingtaine de toilettes pour 17 000 participants. Bref, j’ai dû uriner dans un buisson sur la promenade des Anglais, comme 90% des gens avant et après moi. Ça commençait bien.

J’ai la chance d’avoir vécu pas mal de courses officielles en deux ans et, si je ne peux pas dire qu’un 10km ou un semi ne me procure aucune émotion, il est évident que c’est pas vraiment la même chose sur un marathon, à tel point que j’étais en larmes avant même que le top départ soit donné. La peur de ne pas réussir, l’excitation à l’idée de peut-être enfin y arriver et les émotions habituelles que l’on ressent à l’idée de se surpasser ont donné un doux mélange de pleurs / sourires / envie de mourir.

Cette fois-ci, Alex avait fait le choix de se sacrifier pour courir les 42 kilomètres à mes cotés (merci). Je pense qu’il a vite regretté quand il a compris que je commençais déjà à saturer au km 15.

En fait, après deux semaines à courir 10km au total en deux fois, j’avais vraiment du mal à me souvenir de comment mettre un pied devant l’autre, de la manière dont il fallait gérer son souffle et de comment le mental prenait le dessus quand le physique ne suivait plus. Je voulais le terminer ce marathon, je ne pouvais pas me résoudre à abandonner une seconde fois même si mon état de santé l’aurait justifié.

Une grosse partie du marathon a été un chemin de croix, à jalouser tous les gens qui s’arrêtaient aux différents kilomètres des relais et à me demander pourquoi je me lançais encore ce type de défis alors que je savais que je n’avais pas la force de les réaliser.

J’étais d’un côté rassurée de voir que tout allait bien niveau cardio et même niveau jambes (aucune douleur pendant toute la course), mais agacée de ne pas pouvoir faire plus de dix pas sans m’étouffer à cause de mon nez bouché et mes bronches défoncées.

Au final, j’ai eu l’énorme chance et connu le bonheur de franchir à nouveau la ligne d’arrivée de ce deuxième marathon, heureuse d’avoir pu défier mes limites et dépasser mes handicaps.

Nice-Cannes est un superbe marathon avec une majorité de passages en bord de mer et pas mal d’ambiance mais une chaleur digne d’un mois de mai à Paris.

Je suis repartie à Paris avec des étoiles plein les yeux (et la médaille autour du cou partout où j’allais). Rdv en avril à Paris pour le 3e marathon.

Concert mal de crâne (et promis, c’est pas parce que les artistes chantaient mal)

Il y a quelques mois j’avais, sur un coup de tête, acheté une place pour le concert des années 2000 I gotta feeling au Dôme de Paris. L’affiche donnait hyper envie : des stars de mon enfance réunies pour un magnifique concert de 3h30 à quelques dizaines de minutes de trajet de chez moi, comment résister ? Et ben, je n’ai pas résisté, et j’ai pris une place (personne n’a voulu m’accompagner) pour ravir mes oreilles et remémorer mes souvenirs d’enfance. Si j’avais su.

Les quelques heures qui ont précédé le début du concert ont été particulièrement compliquées. Prise d’un coup d’une énorme migraine mais misant sur l’ambiance du concert pour me faire oublier ces douleurs au crâne, j’ai décidé de tout de même me rendre au concert et ne pas céder à la pression des personnes qui proposaient de racheter mes billets devant l’entrée du Dôme. Et c’était une erreur.

Le concept du concert est de réunir sur la même scène toutes nos idoles d’enfance (omg je parle comme les gens que je trouvais vieux il y a cinq ans) qui enchainent leurs meilleurs tubes et des reprises de titres iconiques des années 2000. Fantastique. Et les deux premières heures l’ont été, fantastiques.

Arrive la fin de la deuxième heure du concert et l’annonce de l’entracte. Comment ça l’entracte au bout de 2h de concert alors que depuis que j’ai installé l’appli Tik Tok (j’ai cédé…) ma capacité de concentration se limite à 36 secondes ? La patience d’un enfant de 4 ans additionnée à mon mal de crâne grandissant, me voilà à partir en plein milieu du concert, dix minutes après la reprise du spectacle post entracte et en devant faire déplacer toute la salle parce que j’étais évidemment assise au centre de la rangée.

Je ne sais pas quoi penser de ce concert : les artistes étaient top (gros coup de coeur pour Amine qui chante merveilleusement bien) et je sais que je n’aurai pas l’occasion de les revoir sur scène un jour car ils ne sont plus assez connus pour remplir des salles solo, mais j’ai trouvé la présentation vraiment pas au niveau et le concert beaucoup trop long, surtout quand on sait qu’il s’adresse majoritairement à des mamans qui emmènent leurs jeunes enfants découvrir les musiques qui les ont fait danser vingt ans plus tôt.

J’ai en revanche eu un énorme coup de coeur pour un concert fait quelques semaines plus tard, celui de Coeur de Pirate. Il durait environ 1h30 ce qui est le temps parfait pour 1/ en avoir pour son argent, 2/ ne pas s’ennuyer une seule seconde. Et sa voix est absolument sublime, davantage en vrai que sur ses albums. Ce qui est assez rare pour être souligné.

Bref : n’allez pas voir I Gotta Feeling, mais foncez voir Coeur de pirate !

Audrey

Bussi m’a tuer

L’heure est grave, j’ai abandonné mon premier livre avant de le terminer tellement j’arrivais pas à rentrer dans l’histoire. Et ce livre a malheureusement été écrit par mon auteur de livres avec une fin wtf préféré, j’ai nommé Michel Bussi.

Qu’on ne s’y méprenne pas : je me suis remise à la lecture grâce à lui et je tenterai de lire chacun de ses livres jusqu’à ce qu’il arrête d’en écrire. Mais ce livre-là, LUI, je ne pouvais pas. J’étais à deux doigts de la panne de lecture. Et la panne de lecture c’est comme la crampe en course à pied : faut pas trop tenter le diable car sinon il sait nous faire regretter.

Alors à contrecoeur et après deux jours à tenter de lire plus d’une page par heure, j’ai décidé de fermer ce bouquin et même de le rendre à Amazon (oui j’achète mes livres sur Amazon) tellement sa vue me rendait mal à l’aise. Ce fameux livre c’est … Mon coeur a déménagé.

L’histoire est touchante quand on lit le résumé : une petite fille assiste à une dispute entre ses parents qui précède la mort suspecte de sa mère. On la retrouve quelques années plus tard, remplie de haine et d’une soif de vengeance envers son père qu’elle considère coupable de la mort de sa mère.

Je ne sais pas si c’est moi ou si c’est un avis général, mais j’ai trouvé l’écriture tellement lourde. Ben oui, on est censé être dans la peau d’une fille d’une quinzaine d’année placée en foyer depuis dix ans qui considère que sa maman est partie à cause de son père.

J’ai détesté. Je me sentais mal à l’aise, comme si je rentrais dans la vie et l’intimité d’une petite fille que je ne connais pas parce qu’à aucun moment, jusqu’à au moins la page 70, l’auteur nous la présente.

Bref, j’ai testé et détesté pour vous. Passez votre chemin.

Hâte du prochain.

Audrey

Le Marathon de Nice c’est après-demain (et c’est la cata)

Après trois semaines à deux doigts de vomir mes tripes à chaque fois que je toussais (soit toutes les 14 secondes), je me suis enfin décidée à aller chez le médecin lundi dernier (enfin le rdv que j’ai pris il y a deux semaines est enfin arrivé) (augmentez le numerus clausus, bon sang).

L’objectif était d’enfin trouver une solution à mes 21 jours au bout de ma life et la trouver assez rapidement pour que je puisse m’aligner sur le marathon de Nice prévu cinq jours plus tard.

Assez fébrile quand à l’idée que je puisse envisager de faire un marathon alors que j’étais à l’époque à peine capable de marcher 200 mètres sans m’étouffer, le médecin m’a tout même mise en urgence sous cortisone, en m’embrouillant parce que j’étais venue le voir trop tard (mais t’avais pas de place avant, enfin!!!).

Il ne m’a pas menti et bien précisé que le marathon ça allait être chaud mais que ça pouvait se tenter, la petite Audrey étant censée être de nouveau sur pied quatre jours après, soit … aujourd’hui. Et ça a fonctionné.

Je m’étais inscrite au marathon de Nice juste après avoir abandonné sur celui de Paris en avril pour, certes, au moins finir un marathon en 2024, mais aussi tenter de battre mon record établi sur le seul marathon que j’ai fait (en 2023) : 4h07.

Mes deux semaines sans course à pied et ma petite forme du moment ont rendu cet objectif totalement inatteignable après-demain, mais je suis ravie de vous annoncer qu’après moult discussions avec mon copain et mon médecin, je m’alignerai bien (normalement) sur le marathon de Nice qui servira (un peu) de sortie longue avant la SaintéLyon.

J’ai hâte de vivre une aussi longue course sans la pression qu’entraine l’objectif de faire un chrono (même si j’avoue que je n’ai pas vraiment eu d’objectif de chrono depuis le semi de Paris en mars), mais une partie de mon petit coeur reste en colère du fait que, sur 52 semaines, mon corps ait choisi les 2 semaines qui ont entouré chacun de mes deux marathons de l’année pour tomber malade.

En tout état de cause, nous partons demain midi à Nice (parce qu’on avait pas capté quand on a pris nos billets que le vendredi était férié, on était juste très heureux d’avoir trouvé des billets peu chers pour le samedi, tu m’étonnes) pour un retour prévu lundi midi avec normalement une médaille de plus à accrocher sur le porte-médailles.

Hâte de vous raconter !

Investissement locatif : j’ai (encore) changé de locataire (et j’ai suivi aucun des conseils qui m’avait été donnés) (j’espère ne pas le regretter)

Début mai (ça date), mon second locataire (le premier que j’avais choisi, après l’ancienne propriétaire qui avait décidé de rester habiter pendant six mois dans le logement qu’elle voulait vendre en devant donc payer un loyer, longue histoire) a quitté mon appartement.

J’ai mis un mois et demi à me décider à le remettre en location, le temps d’y dormir à peu près 0 fois (alors que je le gardais que parce que c’était mon rêve de fermer les yeux avec vue sur la Tour Eiffel) et de me rendre compte que les 1 000 euros de loyer que je ne percevais pas me manquaient un peu, d’autant plus en ayant 1 300 euros de charges fixes en moyenne à sortir pour ce bel appart (le prix d’une nuit dans un hôtel avec une vue encore plus belle que la mienne quoi).

Depuis que j’ai acheté cet appartement, mon goal est de le louer à un étudiant car je sais à quel point il est difficile de trouver un propriétaire qui nous fasse confiance quand notre seul revenu est une bourse qui suffit à peine pour payer ses factures d’électricité puisque je l’ai moi-même vécu en 2020 et que c’était vraiment important pour moi de rendre la confiance qu’on m’avait donnée quand je suis arrivée à Paris.

Quand la propriétaire a quitté le logement, je m’étais rangée à l’avis d’Alex qui préférait que je le loue à un jeune actif avec des revenus de 2,5 fois le montant du loyer plutôt qu’à un petit étudiant trop mignon qui m’avait fait une lettre de motivation m’ayant brisé le coeur (mais à qui j’avais donc quand même dit non, grrr).

Le temps est passé et après seulement huit mois dans mon appartement, mon locataire est parti pour déménager dans plus grand.

La question s’est alors à nouveau posée : à qui louer ? Et les centaines de candidatures reçues en 3h ne m’ont pas aidée à me décider.

J’avais le coeur brisé par tous ces messages que je recevais de gens en détresse qui n’arrivaient pas à se loger et si j’avais pu tous les accueillir dans mon petit 27m2, je l’aurais fait. Malheureusement, j’ai dû faire un choix. Et pour les visites, j’ai choisi … deux étudiants.

Petit coup de coeur pour le premier qui déménageait à Paris pour son stage final d’école de commerce : petit gars très bien élevé, caution avec de très bons revenus (faut pas déconner non plus) et possibilité, à terme, qu’il s’installe définitivement à Paris et reste donc plusieurs mois (années) dans l’appartement. C’est donc à lui que j’ai confié mes clés pour une durée indéterminée.

Après quatre mois de location, et même si je suis de mon côté très bien tombée et que l’ensemble des points négatifs que je vais citer sont atténués par le fait que j’adore mon locataire et donc que ça ne me dérange pas d’avoir un peu plus de boulot que quand je le louais à un jeune adulte, je peux enfin comprendre pourquoi on m’avait dit de ne pas le louer à un étudiant.

Il faut savoir que louer à un étudiant c’est être un peu sa maman bis : il m’appelle au moindre problème. Une porte qui a gonflé, une odeur de cigarettes dans l’appart, une cave qu’il n’arrive pas à retrouver : au MOINDRE problème. Ça ne me dérange pas du tout car je l’aime beaucoup et que j’ai toujours adoré prendre soin des gens, mais je comprends que ce ne soit pas fait pour tout le monde et que beaucoup choisissent le confort d’un locataire plus âgé et donc plus expérimenté en vie quotidienne :))

Je me suis inscrite à la bibliothèque (omg)

Quelle inconfortable impression de revenir en primaire quand les jeudis après-midi étaient réservés à aller choisir un nouveau livre qu’on allait pas lire à la bibliothèque du quartier qui me semblait siiiiiii loin alors qu’avec un peu d’honnêteté je pense qu’elle était à 265 mètres de l’école, mais oui, vous avez bien lu : je me suis inscrite à la bibliothèque.

je vais pas vous mentir, quand j’ai fait les comptes de l’argent que j’avais dépensé en achat de livres en deux mois je me suis dit que l’abonnement à la médiathèque à 10 euros par an était peut-être tout compte fait pas trop mal. Alors j’ai sauté le pas de l’inscription.

Mais pour s’inscrire, il fallait vraiment être motivée. Pas que pour parcourir à pied les 700 mètres qui me séparent des locaux de la plus grande bibliothèque de Bois Colombes, mais pour parvenir à s’inscrire dans ce lieu si étranger à l’ancienne Moi, qui n’est ancienne que de trois mois.

Alors me voilà, un mardi soir, quittant le boulot un peu plus tôt pour me laisser de la marge pour aller m’inscrire. Partir à 17h pour une bibliothèque à 700 mètres qui ferme à 18h ça vous parait large, non ? Ben finalement pas tant que ça.

J’avais pensé à tout, m’étant même renseignée en amont sur leur site pour savoir les documents que je devrais fournir : carte d’identité ok, justificatif de domicile ok, moyen de paiement ok. Sauf que ce qui n’était pas noté sur leur site c’est que le seul moyen de paiement accepté était les espèces. Et qu’en 2024, personne n’a d’espèces. Ou en tout cas pas mois.

Un petit aller retour au distributeur le plus proche (à 1km aller retour), et me voilà perdue au milieu de dizaines de livres et d’une petite madame qui me demande quel est mon genre préféré (impossible de répondre la vérité c’est à dire que j’ai lu 8 livres dans ma vie dont 7 de Michel Bussi). Alors voilà la petite Audrey se retrouvant à visiter toutes les étagères de tous les livres y compris les BD ou annales de concours de gardien de la paix parce qu’elle avait répondu « euh je lis un peu de tout ».

Et comme, NON je ne lis pas un peu de tout, voici mon avis sur les trois derniers livres que j’ai lus.

1/ Un assassin parmi nous – Shari Lapena – 330 pages – 6/10

Comme vous le savez parce que vous êtes super fidèles à mes articles, Shari Lapena est l’autrice de mon livre préféré de tous les temps à savoir le Couple d’à côté. Alors mes espoirs étaient hauts quand j’ai ouvert ce second roman écrit par elle. Et malheureusement, j’ai un petit peu été déçue.

L’histoire est un remix non caché des dix petits nègres d’Agatha Christie mais n’est pas Agatha Christie qui veut et malheureusement la fin n’était pas à la hauteur de ce que j’aurais pu espérer et semblait tombée du chapeau sans que nous puissions apercevoir aucun indice sur cette fin au fil du livre.

L’intrigue se déroule dans un hôtel éloigné de tout, sans wifi et entouré de neige en raison d’une tempête. Un premier meurtre a lieu, puis un second, puis tout s’enchaine et tout le monde devient suspect. Tout le monde, sauf le principal suspect puisque nous avons entendu parler de lui tout au plus trois fois dans le livre en 500 pages. Grrrr.

2/ Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une – Raphaëlle GIODANO – 200 pages – 7/10

J’arrive dix ans après la bataille. La Terre entière a eu le temps de le lire puis probablement de le relire mais oui je dois avouer qu’avant cette année 2024 je n’avais jamais lu une ligne de ce livre de pur développement personnel.

Bon, j’avoue que je ne suis pas trop la cible car je me sens bien dans ma vie et n’ai pas besoin de lui trouver un but autre que celui de vivre chaque jour comme si c’était le dernier tout en faisant en sorte que ça ne le soit pas, mais j’ai trouvé la lecture finie en 4h assez sympathique et plutôt rigolote voire plus surprenante que certaines fins de Michel Bussi :)))))

3/ Un étranger dans la maison – Shari Lapena – 330 pages – 8/10

Elle se rattrape, elle se rattrape.

On suit l’histoire d’une femme accusée du meurtre de son ex mari avec qui elle n’a plus de contact depuis de nombreuses années. Entre preuves d’amour de son nouveau conjoint, suspense et incompréhension parfois : ce livre est vraiment magique et m’a tenue en haleine tout au long des pages.

Bon, il y a forcément un hic et le hic c’est que l’autrice avait une superbe fin mais a décidé à 4 pages de la fin de totalement changer la fin en en faisant un truc wtf que j’ai pas aimé. Mais si vous arrêtez votre lecture à la page 327 et non 330, c’est un superbe roman !

Bonne journée,

Audrey