J’ai changĂ© de couleur de cheveux ! ;)

Salut 🙂

J’ai changĂ© de couleur de cheveux hier.

Pour ceux qui s’intĂ©ressent un peu Ă  ma vie, vous savez que j’avais dĂ©jĂ  fait une couleur ton sur ton cet Ă©tĂ© pour tenter de camoufler le fait que mes cheveux soient aussi secs que ma peau (spoiler : ça marche pas). Mes cheveux Ă  nouveau colorĂ©s (et le compte bancaire de mes parents vidĂ©), j’Ă©tais prĂȘte Ă  conquĂ©rir le monde avec ma jolie chevelure caramel. Sauf que, vous pouvez vous en douter, ce rĂ©sultat n’a pas durĂ©.

PrĂ©fĂ©rant que mes parents mettent 70 euros dans des chaussures (et des bonbons au Coca) (d’ailleurs, hier j’ai trouvĂ© des schtroumpfs dans mes bonbons bouteilles de Coca………………………………………………………. pas sĂ©rieux tout ça), je me suis dĂ©cidĂ©e Ă  sauter le pas et Ă  faire une coloration Ă  la maison.

Nous sommes donc allĂ©es hier avec ma petite maman Ă  Leclerc puis Ă  Auchan (punaise ça rime) (je vous promets que c’est vraiment ce qu’il s’est passĂ© et que je ne dis pas ça juste pour faire la poĂšte mal aimĂ©e) pour me trouver une couleur qui puisse ĂȘtre Ă  la hauteur.

Son objectif ? Le plus clair possible (« prends pas noir, ça va faire morbide vu comme t’as la peau blanche » c’est elle qui l’a dit) (« quand je dis morbide ça veut dire que ça sera vraiment pas beau hein » c’est elle qui a voulu le prĂ©ciser, au cas oĂč j’avais pas compris).

Mon objectif ? Le plus noir possible parce qu’il y a deux ans j’ai vu une fille sur Insta qui avait une couleur noire tout en Ă©tant hyper blanche et que je suis une victime du marketing et de la fausse rĂ©alitĂ© renvoyĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux donc je me suis dit que moi aussi ça m’irait (big up Ă  Brian qui me dirait « ponctuation !!!!! les virgules ça change le sens d’une phrase » je sais, mais cette phrase n’a pas de sens donc pourquoi tenter, en vain, de lui en donner un ?)

On a donc trouvĂ© un compromis (= ma mĂšre m’a laissĂ©e choisir) et j’ai optĂ© pour la coloration Schwarzkopf marron glacĂ© (la plus chĂšre du magasin) (of course).

Bon, j’ai d’abord hĂ©sitĂ© Ă  la reposer quand j’ai pensĂ© aux longues minutes que j’allais devoir passer Ă  tenter d’Ă©crire correctement le nom de la marque pour venir vous raconter mon aventure puis je me suis dit que ma future beautĂ© valait bien ces quelques minutes. BeautĂ©… je l’espĂ©rais.

Finalement, aprĂšs une demie heure d’application (faite par ma mĂšre, qui a perdu un short et un dĂ©bardeur dans l’aventure, paix Ă  leur Ăąme), vingt minutes de pose Ă  Ă©viter tous les murs (moi qui me les prends H24) et un bon rinçage avec de l’eau tellement noire que j’en venais Ă  douter de ma propretĂ©, j’ai pu dĂ©couvrir ma nouvelle couleur qui, au final, n’a pas trop changĂ© (mdr) (tout ça pour ça ?) (oui).

Trop hĂąte d’ĂȘtre assez fraiche pour vous poster une photo.

A bientĂŽt

❀

Audrey

Cher cousin,

Je suis toujours passĂ©e par les mots pour soigner mes maux. J’ai toujours cru qu’Ă©crire pourrait me permettre de guĂ©rir. J’ai toujours Ă©tĂ© convaincue que dire les choses me permettrait de m’en sortir.

Notre vie s’est arrĂȘtĂ©e samedi 8 juin. Ton accident de la veille, les larmes de ma mĂšre, mon incomprĂ©hension initiale, la colĂšre qui s’installait, mais aussi la volontĂ© d’y croire et cette conviction intime que tu t’en sortirais.

J’apprĂ©hendais tellement de te voir comme ça. J’apprĂ©hendais tellement de ne pas te reconnaitre, de ne pas retrouver celui que j’avais limite vu naitre. Et pourtant…

Evidemment, tu as changĂ©. Mais je crois que cette Ă©preuve m’a autant changĂ©e que toi. Si « grĂące » Ă  toi j’ai appris que tout Ă©tait Ă©phĂ©mĂšre, j’ai surtout appris que rien n’Ă©tait plus prĂ©cieux qu’une minute de plus passĂ©e sur cette Terre.

Les mĂ©decins disent que tu es fragile, tu avais pourtant l’air si fort. Bien plus que nous qui pleurons autant qu’on t’aime devant ton lit. Bien plus que nous qui maudissons Ă  un point inimaginable la vie.

Tu nous as donnĂ© la plus grande leçon de courage de toute notre existence mais si tu savais Ă  quel point c’est difficile, si tu savais Ă  quel point on prie pour que tu ailles bien, si tu savais Ă  quel point ton retour est la seule chose Ă  pouvoir nous faire du bien.

Les jours passent. L’attente devient insoutenable mais l’espoir reste parce que devant ton courage, on sait qu’on n’a pas le droit de sombrer.

Si tu savais comme on t’aime. Mais tu le sauras un jour, j’en suis convaincue. Je crois tellement en la vie que je n’imagine pas que la mort puisse gagner.

Je t’aime tellement. Pardon de ne pas l’avoir dit avant.

Audrey

 

 

TOEIC : comment ça se passe ?

Salut le peuple,

Un mois de silence. Je suis dĂ©bordĂ©e, pas inspirĂ©e et, honnĂȘtement, pas motivĂ©e. Je passe 13-14 heures par jour sur mon ordinateur, donc en rajouter encore une pour Ă©crire, c’est moyen. Mais je suis en grandes vacances dans quelques semaines, tout ira mieux. Vraiment mieux.

Pour une fois, il s’est passĂ© un truc un peu cool dans ma vie (hors routine tram boulot dodo) (on n’a pas de mĂ©tro Ă  Grenoble) : J’AI PASSE LE TOEIC.

Continuer Ă  lire « TOEIC : comment ça se passe ? »

Gilets jaunes & compagnie

Je vais me faire taper sur les doigts mais bon, Ă©vitez de me faire trop mal si vous voulez que je puisse continuer Ă  Ă©crire…

Les taxes augmentent, le peuple en a marre, le gouvernement s’en fout : ça aurait pu ĂȘtre une rĂ©bellion justifiĂ©e, c’est devenue une pĂąle copie d’un Secret Story ratĂ© oĂč cris, colĂšre et violences sont les clĂ©s pour exister.

Gilets jaunes : comment leur action a-t-elle décrédibilisé leur cause ?

Au dĂ©but, ils protestaient contre la hausse des taxes sur les carburants. Aujourd’hui, ils ne savent plus trop pourquoi ils protestent, mais ils le font quand mĂȘme. SĂ»rement un peu de fiertĂ©. Evidemment un manque d’honnĂȘtetĂ©.

Ils sont lĂ , partout, Ă  bloquer les uns qui n’ont que leur travail pour manger, Ă  insulter les autres qui se battent pour tenter de se relever.

Ils prĂ©tendent agir au nom et dans l’intĂ©rĂȘt de ceux qu’ils arrĂȘtent sur le bord de la route pendant des heures, ces Hommes transformĂ©s en objet dont l’utilisation est censĂ©e faire rĂ©agir le gouvernement.

Ils prĂ©tendent agir pour le peuple, ce mĂȘme peuple devant reprĂ©senter l’ensemble des Français dont ils excluent pourtant ceux qui ont choisi une marque de voiture trop chĂšre Ă  leurs yeux.

Ils prétendent agir pour toi, pour eux, pour nous, nous réduisant au silence, derriÚre la parole de quelques uns censée traduire celle de chacun.

Ils implorent la baisse des taxes tout en rĂ©clamant la hausse du nombre de professeurs, de chambres d’hĂŽpital ou un accĂšs gratuit Ă  la culture.

Ils critiquent l’inertie du gouvernement face Ă  la fraude fiscale qui fait perdre des milliards d’euros Ă  l’Etat mais tentent de bloquer les centres commerciaux pour que la TVA cesse d’entrer dans les caisses de ce mĂȘme Etat.

Ils rĂ©futent l’idĂ©e de devenir un mouvement politique, cette et ces politique(s) qu’ils dĂ©testent, mais agissent main dans la main avec une partie de l’opposition politique, cette mĂȘme opposition pour qui voter en 2017 n’Ă©tait mĂȘme pas, pour eux, une option.

Ils pointent du doigt ces milliardaires pour qui payer des impĂŽts est loin d’ĂȘtre une prioritĂ© mais quĂ©mandent quelques lignes dĂ©fendant leur cause dans leurs journaux.

Ils ont commencé par se battre pour des idées, ils finissent par lutter contre une personnalité.

Ils auraient pu tenter de parler, ils ont prĂ©fĂ©rĂ© tout casser. Ecartant alors toute forme de dialogue au profit d’une violence non maitrisĂ©e.

 

 

 

Cavalaire-sur-Mer : la galĂšre

A peine le temps de dĂ©faire mes valises que je suis dĂ©jĂ  lĂ , Ă  vous raconter mes petites aventures Ă  Cavalaire (bon, en fait j’ai mis deux secondes Ă  commencer l’article, certes, mais trois semaines Ă  le terminer , oups). Si c’est pas de l’amour ça …

Je suis partie la semaine du 15 aoĂ»t (1Ăšre fausse bonne idĂ©e) Ă  Cavalaire (2Ăšme fausse bonne idĂ©e) avec mon copain (3Ăšme fausse bonne idĂ©e) (non je rigole :p). Bref, je suis partie LA semaine oĂč tout le monde part, dans LE coin oĂč tout le monde part, avec LA personne avec qui tout le monde veut partir (au moins). Donc forcĂ©ment quand t’es dĂ©jĂ  poissarde Ă  la base mais qu’en plus tu nargues la poisse, ben il ne peut que t’arriver des galĂšres. RĂ©cit.

La SNCF 

On passera la grĂšve des TER Lyon – Saint-Etienne. La SNCF fait tellement de trucs aberrants chaque semaine que j’ai dĂ©jĂ  Ă©puisĂ© tout mon stock de blagues sur elle. En revanche, on va parler de la suppression des trains Marseille – Toulon PILE au moment oĂč je devais les prendre. Pas besoin d’avoir d’idĂ©es de blagues pour le coup, cette annulation en est une immense Ă  elle seule.

Pour ceux qui ne sont jamais allĂ©s Ă  Cavalaire, il n’y a pas de gare lĂ -bas. Oui oui, il n’y a PAS DE GARE LA-BAS (alors qu’il y en a une Ă  Agde, ok).

Plusieurs solutions s’offrent alors Ă  vous : vous arrĂȘter Ă  Toulon puis prendre un bus, vous arrĂȘter Ă  Marseille puis prendre un autre bus (mais pendant que vous ferez Marseille – Cavalaire en bus, votre soeur aura le temps de se faire trois allers-retours en Australie : Ă  Ă©viter) ou vous arrĂȘter Ă  Saint-RaphaĂ«l (chose que j’avais faite l’annĂ©e derniĂšre pour Ramatuelle) (chose que j’aurais dĂ» refaire cette annĂ©e) (mais chose que je n’ai pas faite cette annĂ©e). Nous avions bien Ă©videmment choisi la premiĂšre, sinon c’est pas drĂŽle.

A peine le temps de poser mes six sacs / valises (pour cinq jours, beau ratio) sur le quai de la gare de Marseille que mon regard avait dĂ©jĂ  croisĂ© celui du panneau d’affichage des trains et surtout du petit « annulĂ© » Ă  cĂŽtĂ© de TOUS ceux pour Toulon. Je rĂ©pĂšte : TOUS les trains pour TOULON.

Me voilĂ  donc, bloquĂ©e dans une gare que je ne connaissais pas, sans moyen pour aller Ă  ma destination souhaitĂ©e, sans aucun moyen pour retourner d’oĂč je venais non plus. La belle vie quoi.

Les valises dans le bus

AprĂšs avoir enfin rĂ©ussi Ă  trouver un train, restait encore l’Ă©preuve du car (ben oui, je vous avait dit qu’en s’arrĂȘtant Ă  Toulon, l’aventure Ă©tait encore loin d’ĂȘtre terminĂ©e). Si prendre le bus est quelque chose de banal pour beaucoup, chaque petit geste est une aventure pour moi.

Qui dit jolie ville dit jolies photos Instagram. Qui dit jolies photos Instagram dit jolies tenues. Et qui dit jolies tenues dit ……………….. GROSSE VALISE POUR LES TRANSPORTER (j’aurais dĂ» mettre valise au pluriel, mais j’ai pas osĂ©).

Me voilĂ  donc partie avec mes quarante tenues pour cinq jours et presque autant de sacs (parce qu’on ne mĂ©lange pas les chapeaux et les vĂȘtements quand on s’appelle Audrey). Le problĂšme (encore un) quand on emporte douze valises et qu’on doit prendre un car, c’est que rien ne te garantit que tes valises rentrent dans sa mini soute. Rien. Encore moins en pleine saison quand TOUS les autres ont eu la mĂȘme idĂ©e que toi (Ă  savoir, emporter toute leur garde-robe).

Si pour l’aller les choses se sont Ă  peu prĂšs bien passĂ©es, ça a Ă©tĂ© vachement plus compliquĂ© au retour. Bien sĂ»r, rentrer le vendredi de la semaine du 15 aoĂ»t alors mĂȘme qu’Ă  peu prĂšs toute la planĂšte Terre rentrait ce jour-lĂ  n’Ă©tait pas forcĂ©ment une bonne idĂ©e, mais vis ma vie de jeune qui travaille deux semaines par an (c’est dur la vie, vraiment trĂšs dur)…. dont la semaine juste aprĂšs le 15 aoĂ»t. Rentrer Ă  ce moment-lĂ  n’Ă©tait alors pas un choix mais bel et bien une obligation.

Bref, j’ai rapidement regrettĂ© d’avoir arrĂȘtĂ© de jouer Ă  Tetris il y a quinze ans quand il a fallu faire rentrer les valises de quarante passagers dans la soute d’un car oĂč mĂȘme les petites fesses de ces quarante personnes ne rentraient pas. On a finalement rĂ©ussi, ma mĂšre m’ayant toujours dit que quand on veut, on peut. Vous savez bien.

S’il y aurait encore des dizaines de petites galĂšres Ă  raconter (faire une mousse au chocolat avec un batteur qui dĂ©gage les oeufs du saladier au lieu de les monter en neige, passer trois heures dans les embouteillages de Saint-Tropez pour faire vingt kilomĂštres et plein d’autres petits trucs que le politiquement correct m’empĂȘche de rĂ©vĂ©ler ici), ça, je le garde pour une fois ou je le tairai Ă  tout jamais.

A vendredi. Merci.

Audrey

 

 

 

 

 

 

Cher Leeroy,

Je ne peux pas dire que je pensais ne jamais avoir Ă  Ă©crire ces mots, mais je peux certifier qu’il m’Ă©tait inconcevable d’imaginer devoir le faire si rapidement.

Tu es arrivé il y a moins de trois ans et demi.

Attendu comme le Messie, on s’est vite rendu compte que tu Ă©tais pourtant loin, trĂšs loin, d’ĂȘtre un saint. Mais qu’importe, notre amour pour toi Ă©tait proportionnel au nombre de gants de toilette et chaussettes que tu avalais chaque jour. Oui, c’est beaucoup.

Ca n’a pas toujours Ă©tĂ© facile entre toi et nous, entre toi et moi. Si on a toujours tendance Ă  comparer les gens entre eux, les chiens n’Ă©chappent pas Ă  cette rĂšgle, et Dieu sait combien tu Ă©tais diffĂ©rent de celui d’avant. « Virus Ă©tait plus gentil », « Virus Ă©tait moins indĂ©pendant », oui, mais tu n’Ă©tais pas Virus. Autant que le prochain ne sera pas toi.

Si tu savais comme je m’en veux aujourd’hui de tous ces moments oĂč je te rejetais. De ces jours oĂč tu m’agaçais avec tes lĂ©chouilles salissantes quand je rentrais de Grenoble ou tes aboiements pĂ©nibles quand je regardais la tĂ©lĂ©, toutes ces choses pour lesquelles tu ne m’en as jamais voulu mais dont je me sens aujourd’hui coupable.

Tu es parti du jour au lendemain. Comme si tu aimais bien trop la vie pour accepter de te voir mourir. Jeudi tu nous trainais, vendredi on te portait. Jeudi tu galopais, samedi tu mourrais.

Je te souhaite un beau sĂ©jour au paradis, fait de cĂŽtes de porc et de salami. Tu laisses un grand vide ici, et pas seulement parce qu’un truc de soixante kilos affalĂ© dans la salle Ă  manger ça prend de la place.

Je t’aime mon Kiki. Adieu.

Audrey

 

 

PARIS 🌂

Pour ceux qui n’ont pas encore compris, je suis en deuxiĂšme annĂ©e de licence de droit  (enfin je l’ai terminĂ©e) et vu qu’Ă  Grenoble, en plus d’avoir des montagnes trop belles, on a des profs trop cool, l’un d’eux a organisĂ© un concours de plaidoirie. Les finalistes de ce concours gagnaient ….. un voyage Ă  Paris.

Vous devez vous dire que ça ne mĂ©rite pas la rĂ©daction d’un article sur le sujet car c’est un voyage scolaire (enfin universitaire) (enfin vous m’avez comprise quoi) et qu’il n’a ainsi pas pu m’arriver de merdes…. mdr. Ben si.

Capture d’écran 2018-06-18 Ă  17.47.25.png

Vendredi 11 mai (M-1 avant le départ)

Comme un petit avant-goût, les choses ont commencé à merder un mois avant mon départ.

Je vis en rĂ©sidence universitaire chez Nexity. Cet Ă©tĂ©, ils ont dĂ©cidĂ© de changer les matelas et de nous prĂȘter de la vaisselle. C’est adorable de leur part (sauf quand, comme moi, tu n’arrives dĂ©jĂ  pas Ă  ranger toutes tes fringues dans 21m2).

Le problĂšme est que qui dit changer les matelas, dit pouvoir rentrer dans l’appartement (on est pas dans Harry Potter Ă  pouvoir traverser les murs) et qui dit pouvoir rentrer dans l’appartement dit avoir les CLES de l’appartement.

Un matin en ouvrant ma boite aux lettres, je dĂ©couvre un petit mot me demandant de venir dĂ©poser mon double de clĂ©s Ă  l’accueil. Petite fille modĂšle, je m’empresse d’y aller. L’adorable responsable me dit qu’ils ont un badge donc que ce n’est pas nĂ©cessaire que je laisse mes clĂ©s si je leur signe une autorisation d’entrĂ©e. Ca me rassure un peu car je ne sais pas si j’aurais pu rĂ©cupĂ©rer mon double pendant l’Ă©tĂ©.

Mardi 5 juin (J-10 avant le départ) (enfin je crois)

Je suis retournĂ©e Ă  Grenoble deux semaines avant de partir Ă  Paris, entre autres, pour pouvoir vĂ©rifier que ma note en institutions europĂ©ennes Ă©tait bien la mienne parce que penser avoir 2/20 Ă  une matiĂšre pour finir avec un 17, je n’y crois toujours pas.

Si j’Ă©tais entiĂšrement disponible pendant treize jours car je n’ai strictement RIEN-FAIT, c’est le quatorziĂšme jour que ma rĂ©sidence universitaire a choisi pour changer les matelas de mon appartement. J’ai appris ça dix jours avant mon dĂ©part Ă  Paris, en lisant un petit mot glissĂ© sous ma porte par lequel la responsable m’engueulait parce que je n’avais pas encore donnĂ© mes clĂ©s. What ?

Un peu Ă©nervĂ©e, je descends dans son bureau et lui explique que je lui ai dĂ©jĂ  donnĂ© l’autorisation d’entrĂ©e blabla. Elle me regarde et me dit « ah oui mais finalement on ne peut pas donner le badge Ă  la sociĂ©tĂ© qui s’en occupe, il faut que vous nous laissiez le double de vos clĂ©s« . Mais tu m’expliques comment tu veux que je te donne mes clĂ©s alors que je les ai laissĂ©es chez mes parents puisque TU m’as dit que tu n’en avais pas besoin il y a deux semaines ?!

Mais bon, parce que Nexity c’est comme Gifi, ils ont toujours des idĂ©es de gĂ©nie, elle me regarde et me dit « mais c’est pas grave, mettez vos vraies clĂ©s dans notre boite aux lettres le matin et on vous les mettra dans la vĂŽtre le soir comme ça il n’y aura aucun problĂšme et vous pourrez rentrer chez vous en revenant de Paris« . Ben oui, puis si tu oublies je vais rester bloquĂ©e dehors de vendredi minuit Ă  lundi matin puisque vous ne travaillez pas le week-end. Ben oui.

Bon, aprÚs avoir un peu (beaucoup) exprimé mon mécontentement, la gentille responsable a trouvé une solution. ProblÚme réglé, clés conservées.

Capture d’écran 2018-06-18 Ă  17.48.03.png

Jeudi 14 juin (J-1 avant le départ)

Notre prof nous avait incitĂ©s vivement Ă  apporter un pique-nique pour le vendredi midi afin de ne pas perdre deux heures Ă  faire la queue Ă  la Mie CĂąline (ce que presque personne n’a fait d’ailleurs) (Ă  part moi) (mais je suis trop bonne, vous savez bien).

AprĂšs trois heures (vraiment) au rayon bio de Carrefour (je ne mange pratiquement jamais bio, au passage) pour trouver quelque chose Ă  manger, j’ai fini par acheter des petits beurre LU, aka le truc le moins diĂ©tĂ©tique qui existe.

Le soir, M6 n’avait rien trouvĂ© de mieux que de programmer Cauchemar en cuisine (mon programme prĂ©fĂ©rĂ© de l’univers). Se reposer ou regarder ? TrĂšs honnĂȘtement, le seul truc qui m’a fait hĂ©siter entre aller dormir pour ĂȘtre en forme le lendemain ou regarder Philippe Etchebest engueuler des mecs qui n’en ont rien Ă  foutre, c’est les cernes Ă©normes que j’aurais le lendemain sur toutes les photos. Mais bon, je ne suis quand mĂȘme pas allĂ©e dormir tĂŽt.

Capture d’écran 2018-06-18 Ă  17.48.41.png

Vendredi 15 juin (Jour J)

J’avais peur de ne pas me rĂ©veiller, j’ai fini debout trois heures avant de partir, ayant mĂȘme le temps de ranger mon appartement et de prendre mon temps pour me prĂ©parer. J’ai peut-ĂȘtre un peu trop pris mon temps d’ailleurs.

On avait rendez-vous Ă  7h45 Ă  la gare. Etant donnĂ© que j’habite Ă  trente-deux secondes de la gare, je m’Ă©tais dit que partir Ă  7h43 pour ĂȘtre Ă  l’heure serait suffisant. Ben oui, en temps normal ça l’est … mais pas quand l’ascenseur de ta rĂ©sidence tombe en panne alors que c’est ton SEUL moyen de sortir.

Bref, je suis quand mĂȘme (presque) Ă  l’heure. Nous voilĂ  partis pour trois heures de train. Les merdes auraient pu s’arrĂȘter lĂ , mais en fait non.

Capture d’écran 2018-06-18 Ă  17.48.28.png

On arrive vers 11h30 Ă  Paris avant de manger au Jardin des Tuileries qui est juste Ă  cĂŽtĂ© du Conseil d’Etat (enfin « juste Ă  cĂŽtĂ© », tout est relatif) (surtout quand t’es perchĂ©e sur dix centimĂštres de talons) (hein Audrey). Le repas se passe Ă  peu prĂšs bien. Ma salade de haricots semblait assez ravie de pouvoir enfin atterrir dans mon estomac et j’Ă©tais tout aussi ravie d’enfin pouvoir arrĂȘter de sentir une odeur de jambon bizarre dans mon sac.

12:30 : direction le Conseil d’Etat et qui dit Conseil d’Etat dit vĂ©rification des sacs Ă  l’entrĂ©e histoire de ne pas introduire une bombe pour faire sauter Bruno Lasserre (ou le guide absolument naze qu’on a eu). Je stressais un peu Ă  l’idĂ©e que mon dĂ©o ne passe pas. Le mec met mon sac dans sa machine pour voir ce qui est dedans mais ne semble pas relever le fait que j’aie ça. Ouf. Me voilĂ  sauvĂ©e. Ah ben non.

Il me fait passer dans le portique de sĂ©curitĂ© …. qui se met Ă  sonner. Ni ceinture ni bracelets, la seule chose qui pouvait provoquer cela Ă©tait le bouton sur mon pantalon (j’ai priĂ© intĂ©rieurement pour qu’il ne me demande pas de l’enlever :/).

Capture d’écran 2018-06-22 Ă  12.22.07.png

On ressort et se prĂ©cipite au Conseil constitutionnel. Et lĂ , la galĂšre de la vĂ©rification des sacs recommence. Je prĂ©vois le coup et demande au mec qui s’occupait de nous dans la file d’attente avant de passer au dĂ©tecteur s’il est grave d’avoir du dĂ©o dans son sac. Il me regarde et me dit « mademoiselle, nous ne sommes pas Ă  l’aĂ©roport, il n’y a pas de problĂšme » ok ok si tu le dis. Il rit et homme qui rit Ă  moitiĂ© dans ton…. bref.

Capture d’écran 2018-06-22 Ă  12.21.59.png

RassurĂ©e par ses mots, j’arrive super sure de moi quand soudain : ça sonne. Et lĂ , je dĂ©couvre que le truc qui fait sonner la machine Ă  chaque fois que je passe c’est ……. *roulements de tambour*…… MON APPAREIL DENTAIRE. Merci merci.

Capture d’écran 2018-06-22 Ă  12.22.14.png

Fin des visites : temps libre pour nous. Histoire de bien profiter de Paris, mon meilleur ami et moi-mĂȘme dĂ©cidons d’aller dans un endroit qu’on ne trouve pas du tout chez nous….. au McDo (brisant ainsi mes deux mois et demi sans McDo, snif). AprĂšs une heure de recherches dans Paris, on tombe enfin sur le McDo (qui Ă©tait en rĂ©alitĂ© Ă  une minute trente d’oĂč on Ă©tait initialement). Chouette, il n’y a personne, ça va aller vite.

M

D

R

Je commande un menu Big Mac avec frites et Coca, comme toujours, quand la serveuse me dit « profitez de notre offre du moment : un menu Maxi achetĂ© = quatre nuggets pour deux euros de plus« . La victime du marketing que je suis se dit « oh ben tiens, prenons ça ». Partie pour avoir un mini menu Big Mac, je repars donc avec un menu Maxi… et quatre nuggets.

Mais ça ne s’arrĂȘte pas lĂ . Rappelez-vous, il n’y avait personne, ça devait aller vite. Oui ça devait, mais le problĂšme est que mes quatre nuggets achetĂ©s Ă  deux euros n’Ă©taient pas prĂȘts pour le moment.

J’ai donc passĂ© vingt minutes Ă  attendre mes nuggets tout en ayant le regard fixĂ© sur douze mille boites de six nuggets dĂ©jĂ  prĂȘtes. J’ai plusieurs fois demandĂ© Ă  la serveuse si elle pouvait me donner une boite de six quitte Ă  en enlever deux (mĂȘme si tmtc que le patron de McDo va pas finir SDF Ă  la fin du mois si tu m’offres deux nuggets de plus) mais bon : impossible.

Capture d’écran 2018-06-22 Ă  12.33.15.png

ArrivĂ©s Ă  la gare de Lyon (Ă  Paris), on se dit qu’on va boire un verre en attendant le train (un Pepsi Ă  4,90 euros, lol). Je me retrouve assise en face du prof MAIS SURTOUT en face du panneau d’affichage des trains. Quand soudain, mes yeux croisent les lignes des trains en direction de Grenoble et je vois que les trains pour Grenoble ont (pour le moment) deux heures de retard.

ProblĂšme numĂ©ro 1 : notre train nous faisait dĂ©jĂ  arriver Ă  minuit Ă  Grenoble donc s’il Ă©tait en retard il n’y aurait plus de trams pour rentrer chez nous.

ProblĂšme numĂ©ro 2 : notre train Ă©tait le dernier pour Grenoble, s’il Ă©tait annulĂ© on se retrouvait bloquĂ©s Ă  vingt-cinq Ă  Paris toute la nuit.

Devant la dĂ©tresse de mon prof, le dieu de la SNCF a dĂ©cidĂ© que notre train serait le seul Ă  l’heure, ce qui, en fait, ne nous arrangeait plus du tout car, rappelez-vous, on avait commandĂ© des Pepsi (Ă  5 euros) (je force). Sauf que les serveurs du bar ne devaient pas ĂȘtre habituĂ©s aux gens pressĂ©s (c’est sĂ»r que c’est super rare, surtout quand ton bar est dans une gare, mdr) et ont mis une demi-heure Ă  nous servir trois verres de Pepsi, ce qui a, bien Ă©videmment, failli nous faire rater le train.

La SNCF annonce enfin la voie de notre train…. Ă  l’autre bout de la gare (et « l’autre bout de la gare » de Paris n’est pas le mĂȘme « autre bout de la gare » que Grenoble). C’Ă©tait littĂ©ralement Ă  L’AUTRE BOUT DU MONDE (au moins j’ai perdu les 6000 calories de mon McDo en courant).

Capture d’écran 2018-06-22 Ă  12.41.49.png Finalement, tout le monde a rĂ©ussi Ă  monter. Sauf que le seul mec de la SNCF qui savait compter devait ĂȘtre en grĂšve quand la fac a achetĂ© les billets de train parce qu’on s’est retrouvĂ©s avec quinze places assises pour vingt-cinq personnes. A l’aller ça n’aurait pas posĂ© de problĂšme, s’asseoir sur les autres ça peut mĂȘme crĂ©er des rapprochements, mais au retour quand t’as bouffĂ© douze McDo et bu quinze litres de vin, ça l’est beaucoup plus.

Le retour s’est donc passĂ© entre vomissements, prof qui demandait qu’on se taise toutes les trois secondes et demie, et parties de jeux de cartes, Ă  se rendre compte qu’on venait de vivre une aventure formidable qu’on ne vivrait plus jamais de notre vie. Merci.

Capture d’écran 2018-06-18 Ă  17.47.38.png

Paris, on t’aime. Mais pas aujourd’hui.

Audrey

J’ai visitĂ© pour vous : Annecy đŸ˜

Ceux qui me connaissent savent qu’Annecy c’est la ville de mon coeur, de mon Ăąme, de mes tripes (au moins). Que ce soient mes amis Instagram, lassĂ©s de ne voir que des photos de cette ville sur mon compte, mes camarades de fac qui n’en peuvent plus que je lĂšche les fesses de tous les gens qui viennent de lĂ -bas dans l’espoir qu’ils m’invitent un jour, ou ma famille, dĂ©sespĂ©rĂ©e Ă  l’idĂ©e de me voir faire huit heures de train en une journĂ©e juste pour aller respirer l’air de Haute-Savoie : ILS N’EN PEUVENT PLUS.

Capture d_écran 2017-12-08 à 23.15.12

Ayant absolument tout aimĂ© dans cette ville, je ne peux pas vous faire mon traditionnel « trucs que j’ai aimĂ©s / trucs que je n’ai pas aimĂ©s » quand je visite un lieu mais je peux sans aucun problĂšme vous raconter les trois choses les plus Ă©tranges Ă  Annecy.

Top 3 des choses les plus bizarres dans la « Venise des Alpes »

  • Les gens

Il faut savoir qu’Annecy a beau ĂȘtre le plus beau lieu du monde entier, les habitants ne sont pas forcĂ©ment toujours Ă  l’image de leur ville.

Entre les gens qui t’arrĂȘtent pour te dire que tu as un beau cul (pas bien) et ceux qui viennent te voir pour te proposer de t’accompagner quand tu es perdue (trĂšs bien), j’Ă©tais un peu perturbĂ©e.

Capture d_écran 2017-12-08 à 23.16.19

  • Les rues

Construite dans l’eau et la montagne, je conçois qu’il soit assez compliquĂ© de faire des rues oĂč une personne de taille et de corpulence normales puisse passer. Mais quand mĂȘme mes fesses (Ă  qui on a dĂ» oublier d’apprendre Ă  grossir avant ma naissance) ne passent pas dans certains endroits, tu te rends compte qu’il y a un VRAI problĂšme.

PS : ne jamais venir les jours de marchĂ©, c’est pire.

Capture d’écran 2018-05-12 Ă  12.26.08.png

  • Moi

Je ne sais pas ce qu’il se passe quand je suis lĂ -bas mais, telle une enfant de trois ans et demi, je suis SUR-EX-CI-TEE. Un bout d’herbe plus vert que les autres suffit Ă  m’Ă©merveiller.

Capture d_écran 2018-05-12 à 12.46.23

Alors si toi aussi tu veux visiter le paradis avant ta mort pour voir si la Terre est si nulle que ça, Annecy est fait pour toi. 

Capture d’écran 2018-05-12 Ă  12.45.59.png

 

Audrey

 

Sais-tu bien entuber les Français ?

Presque aussi attendu que mon retour sur ce blog (presque, j’ai dit), le patron de la SNCF a annoncĂ© fin avril que les merveilleux abonnĂ©s mensuels (merveilleux parce que j’en fais partie, Ă©videmment) à une ligne de la SNCF pourraient bĂ©nĂ©ficier d’un abonnement Ă  moitiĂ© prix pour le mois de juin. Je sens l’émotion monter en vous lĂ . Allez, retenez vos larmes de joie, la tristesse va vous envahir en voyant la suite.

Bon, on passera le fait que l’abonnement soit remboursĂ© Ă  50% pendant le mois de juin, ce fameux mois oĂč tous les Ă©tudiants n’ont plus cours et ne prennent donc plus le train. Ils auraient aussi pu le faire en juillet voire ne pas le faire du tout, donc juin c’est bien. Voyez le verre Ă  moitiĂ© plein, je vous l’avais dit. En revanche, il est beaucoup plus palpitant de revenir sur les modalitĂ©s de cette indemnisation.

Reprenons.

En avril dernier, la SNCF a dĂ©butĂ© une pĂ©riode de grĂšve de trois mois : d’avril Ă  juin, donc.

AbonnĂ©e mensuelle sur la ligne Grenoble / GiĂšres pour aller en cours, je paie presque vingt-cinq euros par mois pour faire LITTÉRALEMENT dix minutes de trajet (enfin quand il n’y a pas le feu sur un quai, un conducteur qui oublie de se lever ou un extraterrestre qui s’allonge au milieu de la voie « occasionnant d’importants retards, veuillez [les] excuser »).

Mi-mars, je suis allĂ©e, comme tous les mois, renouveler mon abonnement. A ce moment-lĂ , on ne parlait que d’une petite grĂšve de deux jours sur cinq. C’est par la suite que j’ai compris que cette grĂšve ne s’arrĂȘtait en rĂ©alitĂ© que la nuit quand les trains ne circulent pas. Un mois de perdu.

Mais alors, quel bonheur d’apprendre que le patron pensait Ă  notre pauvre sort d’usagers abusĂ©s, en plein pendant mes partiels. IntriguĂ©e par la promesse de rĂ©paration suite Ă  cette grĂšve, j’ai ouvert l’article d’Europe 1 sur le sujet au milieu de deux rĂ©visions de droit pĂ©nal.

Mon espoir a duré trois secondes.

A peu prĂšs le temps que ma connexion internet veuille bien ouvrir la page.

J’ai alors lu les modalitĂ©s de remboursement avant de me demander si j’avais atterri sur le Gorafi ou si le patron pensait sĂ©rieusement ĂȘtre vu comme le messie en apportant cette superbe nouvelle : Ă  vous, petits abonnĂ©s du mois d’avril, ils vous remboursent la moitiĂ© de votre abonnement de juin. WOUUUUUUUUUUUUUAAAAAAA.

La politique de la SNCF est donc : pour nous faire pardonner de vous avoir vendu du vent ( = un abonnement inutilisable pendant la grĂšve) on va vous faire acheter un nouvel abonnement inutilisable mais don’t worry on vous en remboursera la moitiĂ©. Ben oui, je vous rappelle que la grĂšve dure jusqu’au 28 juin et que l’abonnement Ă  moitiĂ© remboursĂ© est celui du mois de ……………………………. juin.

Un peu comme si Darty te proposait de te rembourser la moitiĂ© d’un autre frigo qui ne refroidit pas pour se faire pardonner de t’avoir vendu un frigo qui ne refroidit pas (dĂ©solĂ©e il est 18h et j’ai faim).

J’ai d’abord cru Ă  une mauvaise blague, vraiment. Je vous rappelle quand mĂȘme qu’un mec de la SNCF lisait mon blog et vous savez bien que l’humour pourri ça peut ĂȘtre contagieux. Mais non. Tout cela Ă©tait bien rĂ©el.  Et la proposition Ă©tait on ne peut plus sĂ©rieuse.

Alors chers vous, rendez-vous en juin, dans des trains qui ne circulent pas.

A+

Audrey

ChĂšre SNCF, moi aussi je fais grĂšve de toi

(Plus aucune rĂ©gularitĂ© dans mes publications d’articles, dĂ©solĂ©e. Je suis en vacances d’Ă©tĂ© dans trois semaines, qui m’aime me suive jusque lĂ )

Vendredi 30 mars

19h : C’est parti pour trois heures de train afin de retrouver ma formidable, merveilleuse, que dis-je inĂ©galable ville de naissance Saint-Etienne aka l’endroit oĂč l’installation d’un banc en forme de coeur est l’Ă©vĂ©nement de l’annĂ©e (pas une blague, ils nous en ont parlĂ© trois semaines, à la fin tu fais tellement une overdose du truc que t’as mĂȘme plus envie de t’y asseoir dessus, bref).

Mon inconscient me disait que je faisais une connerie de revenir chez mes parents le week-end de PĂąques + le week-end de dĂ©but de grĂšve Ă  la SNCF. Mais bon, Ă©tant aussi inconsciente que mon inconscient, ben je suis rentrĂ©e quand mĂȘme.

J’ai eu tort. Vraiment tort. Mais ça, je l’ai su trop tard.

Continuer Ă  lire « ChĂšre SNCF, moi aussi je fais grĂšve de toi »