On a failli mourir à La Défense

Hello,

J’en ai vécu des choses angoissantes, j’en ai passé des nuits à faire des cauchemars de moi en train de me faire kidnapper après avoir regardé un peu trop tard Crimes sur NRJ12, j’en ai imaginé des scenarii catastrophes où j’étais abandonnée seule après la fin du monde, mais alors ce qu’il s’est passé quand on est rentré de Marseille, je crois que jamais je n’aurais pu l’imaginer.

Mon copain a (enfin) fini le barreau. Pour fêter ça et rattraper tout le temps raté cet été, on a décidé de partir tous les week-ends dans une destination différente. La première fois c’était Annecy, la deuxième Marseille, la troisième Saint-Etienne (moins exotique, vous direz-vous) (moins exotique, vous répondrai-je).

Les deux radins que nous sommes se sont immédiatement mis d’accord sur le fait qu’il valait mieux partir le samedi matin au lieu du vendredi soir afin d’économiser une nuit d’hôtel. De toute façon, en octobre j’allais commencé à avoir cours le samedi matin donc c’était vite réglé.

Mais qui dit partir le samedi matin dit ne pas rentrer tôt le dimanche, sinon aucun intérêt à partir (déjà, de l’avis de tous nos proches, il n’y a qu’un faible intérêt à faire 6 heures de train pour 24 sur place).

Qui dit ne pas rentrer tôt le dimanche dit devoir rentrer en Uber parce qu’il n’y a plus de métro. Et qui dit qu’il n’y a plus de métro dit que TOUT LE MONDE veut rentrer en Uber donc que les prix augmentent au-delà du raisonnable (50€ pour 8km, vraiment?) (oui oui). On s’était fait avoir au retour d’Annecy et on les avait payés nos cinquante euros. Alors là, hors de question de recommencer en rentrant de Marseille.

Parfois avoir un copain intelligent ça sert, parfois ce n’est pas le cas. Là j’arrive toujours pas à déterminer s’il a été un génie ou si je dois lui en vouloir d’avoir gâché ma nuit. En tout état de cause, Alex m’a suggéré de ne pas prendre de Uber à Gare de Lyon où tout le monde le prend mais de monter dans le dernier métro de la ligne 1 pour aller à La Défense là où personne n’attend de Uber et où, donc, les prix sont bien moins aberrants. ET TU M’ÉTONNES QUE PERSONNE N’ATTEND DE UBER À LA DÉFENSE. On a vécu un cauchemar.

Ça a commencé à la sortie du train. On n’avait pas encore posé un pied sur le sol (puisqu’on n’arrivait pas à poser un pied sur le sol étant donné que la foule entière sortait en même temps et ne souhaitait qu’une chose : retrouver son lit, tandis qu’Alex et moi ben on voulait juste pas rater notre dernier métro qu’on pourrait avoir de justesse), qu’on nous a annoncé que la sortie la plus courte était fermée. Et oui, c’est bien évidemment le jour où l’on est le plus pressé que la SNCF se décide à nous faire traverser toute la gare pour sortir car les portiques initialement prévus pour notre voie avaient été coupés (il était tard, je rappelle).

On a couru, couru, couru alors qu’on venait de marcher 25km (ouille), et on l’a eu notre métro direction La Défense.

Mon copain m’a répété plusieurs fois que ça craignait pas, qu’il l’avait déjà fait en rentrant de soirée, que tout allait bien aller. Et comme l’amour rend aveugle, ben je l’ai cru.

On s’est retrouvé au milieu de la Défense sans PERSONNE puisque nous étions dimanche soir (nuit), qu’il n’y a que des bureaux à la Défense et que les Parisiens sont bosseurs mais faut pas déconner non plus.

Dans notre tête, on allait juste sortir des bureaux et prendre un Uber sur le bord de la route. Enfin un truc normal quoi. Un Uber ? Un bord de la route ? Un truc normal ? Tout ça n’est pas Défense.

On commence à un peu chercher la sortie pendant 10-15 minutes et malheureusement tous les accès ne sont pas ouverts la nuit donc on ne trouve pas. On croise un couple ayant aussi sans doute décidé de tester son amour en faisant cet immense Escape Game grandeur nature dans la Défense à 1h du matin. Ils partent dans une direction. Alex me fait partir dans une autre parce que « mais je travaille ici j’y viens tous les jours je connais » MORT DE RIRE. On se perd.

On monte des escaliers, on en descend, on tourne pendant bien une heure et on ne trouve pas de sortie. Aucune sortie.

On se retrouve sur une voie rapide, impossible de commander un Uber parce qu’aucun être vivant digne de ce nom ne s’arrêterait ici. Je commence à vraiment avoir peur pour ma vie. Les voitures vont vite. Je veux rentrer. JE VEUX MA MAMAAAAAAAAN.

On tourne bien une heure et demie je dirais. Je commence à perdre patience. Je suis 1/ extrêmement anxieuse, 2/ très sanguine. J’ai envie de tuer mon copain, je regrette ma période de célibat, j’ai envie de l’insulter de tous les noms, je me tais, il voit que je vais mal, il se tait, on marche, je m’arrête prendre une photo de la Défense sans personne (chose qu’on ne voit qu’une fois dans sa vie) pour rentabiliser le truc, il m’attend même pas, je cours pour le rattraper parce que je regrette ma période de célibat mais je préfère être célibataire quand on sera sorti de cette merde.

Après une heure et demie de galère, on décide de regarder là où sont les points de rencontre des Uber sur l’application (en gros d’habitude t’es à un endroit, t’appelles un Uber il arrive mais ça à la Défense c’est impossible, tu dois aller à des points de rencontre précis). On voit qu’il y a un Novotel. On se dit ok on va là-bas. La mission « sortir de la Défense » devient la mission « trouver le Novotel ».

On voit des panneaux, on pense être sorti d’affaire, on va devant le Novotel, on appelle un Uber, il dit qu’il arrive, on voit sur le GPS qu’il passe devant nous, on se dit omg cette galère est finie, on voit sur le GPS qu’il ne s’arrête pas devant nous, on se dit omg cette galère ne fait que commencer. Il nous appelle, il nous dit que son GPS indique mal où on est, il ne nous voit pas, il repasse devant nous, il ne s’arrête pas, je me mets à chialer dans les bras d’Alex car quatre jeunes flippants tournent autour de nous et que quoi qu’on dise, toutes les infos qu’on voit à la télé sur les filles agressées ça traumatise, Alex ne sait plus quoi faire. Le Uber ne nous trouve toujours pas, je continue à pleurer, il rappelle le Uber, le Uber ne nous trouve pas, je m’arrête de pleurer, il rappelle le Uber qui finit enfin par arriver.

On monte dans le Uber. Il nous ramène chez moi. Je pars me coucher parce qu’il est 3h du matin et que le lendemain je pars de chez moi à 6h30 (lol). Alex me rejoint et me dit « j’ai pas osé te le dire sur le moment, mais t’as vu le nombre de rats qu’il y avait dans la Défense? ». Je me dis que finalement la vie est bien faite parce que si je les avais vus je pense que j’aurais fait une crise cardiaque et qu’il aurait vraiment fini célibataire (et/ou veuf). Je m’endors. J’ai même pas le temps d’en cauchemarder que mon réveil est déjà en train de donner.

Bref, on a gagné 30 euros mais perdu 10 ans d’espérance de vie.

Morale de l’histoire : Uber c’est cher mais au moins t’es sûr de rentrer vivant.

Morale de l’histoire (2) : croyez jamais vos mecs quand ils vous disent qu’ils gèrent la situation

Bonne journée,

Audrey

From Marseille With Love

Salut les gens,

Pendant ces longs deux derniers mois, si mes publications se sont arrêtées, ce n’est pas le cas de ma vie. Je pense même que j’ai vécu plus de choses en soixante jours que dans tout le reste de mon existence (si si).

Il y a un mois, mon copain a enfin cédé et décidé de m’accompagner dans ma ville préférée du monde aka Marseille (je vais dire la même chose quand je vous ferai l’article sur Annecy, mais vous avez capté l’idée : j’aime BEAUCOUP Marseille).

Je l’avais si bien vendue qu’il a accepté (sans même négocier) de partir le samedi très tôt et rentrer le dimanche très tard pour profiter au maximum de cette si belle ville qu’est notre très chère cité phocéenne. S’il avait su.

Il faut savoir que j’adore Marseille mais au-delà de Marseille la ville, ben j’adore surtout les souvenirs que j’avais de Marseille parce que la réalité c’est que je n’y étais pas retournée depuis un petit moment maintenant (covid, tu connais). On dit toujours qu’on idéalise les gens qu’on ne voit plus, et je pense que c’est un peu la même chose pour les villes parce que je dois vous avouer que le Marseille de mes rêves était un peu mieux que le Marseille de ma réalité (un peu).

Etant des voyageurs aguerris (c’était notre deuxième week-end hors de Paris à deux, mdr), on s’était dit que ce serait une superbe idée de prendre un AirBnb juste à côté de la gare, histoire de pouvoir déposer nos valises avant d’aller prendre le train pour Cassis (ça c’était le plan initial). Un AirBnb juste à côté de Marseille-Saint-Charles, oui. Des mauvaises idées, on en a eu, mais alors celle-ci …

Pour ceux qui connaissent Marseille (mieux que moi donc), vous savez que dans le top 5 des quartiers à éviter, il y a la gare Marseille-Saint-Charles. Aie.

1er jour

On est arrivé vers midi je crois. A peine le temps de poser un pied par terre qu’on s’est rendu compte qu’on allait sûrement devoir passer tout le week-end à jongler entre des bouteilles par ci, des mégots par là, des sacs poubelles par là-bas. On nous annonce plusieurs semaines de grèves des éboueurs déjà : ah ouais, ça promet.

Bon c’est pas grave, nous voilà partis en direction de notre petit appart. Puis c’est cool, comme on a pris un appartement vraiment juste à côté de la gare, en cinq minutes on y sera.

L’appart est vraiment top, la proprio aussi, seul hic au programme : j’ai oublié ma brosse à dents. Mais c’est tellement courant, que limite je ne le mentionne plus. Le séjour s’annonce incroyable. Quelle formidable idée d’avoir pris un AirBnb juste à côté de la gare, nous voilà débarrassés de nos douze mille sacs (dans lequel il n’y a donc pas ma brosse à dents, vous l’aurez compris).

On décide de ressortir profiter du beau temps puisqu’ils annoncent de la pluie pour le lendemain. Consciente du fait qu’Alex était vraiment déçu de cette ville que j’avais si bien vendue, je me dis que je vais l’emmener au Vieux-Port pour qu’il voie à quel point l’endroit est superbe.

Pour aller au Vieux-Port en partant de l’endroit où on était, il fallait descendre une immense rue digne d’un film d’horreur : gens qui crient, crachats par terre, tags partout sur les murs, poubelles renversées, drogués dehors, voitures qui te foncent dessus ; un calvaire et/ou un rodéo géant. Je n’avais JAMAIS vu ça. Et pourtant, je viens de Saint-Etienne, pas de Neuilly sur Seine.

Bref, on arrive sur le Vieux-Port, tout était beaucoup moins mignon que dans mes souvenirs mais c’est pas grave, le reste sera incroyable j’en suis sure.

L’après-midi, on avait prévu d’aller à pied dans les Calanques. On s’installe dans un petit restaurant sympa, je prends un burger, Alex prend une salade parce qu’il est au régime pour son marathon qui aura lieu deux semaines après, je ne finis pas mon burger, Alex se dévoue pour le faire alors qu’il est au régime pour son marathon qui aura lieu deux semaines après. C’était vraiment super bon. Marseille est une ville incroyable.

Quand soudain, on entend une goutte, deux gouttes, trois gouttes. On se regarde et on comprend sans parler que faire 15km à pied pour aller aux Calanques ça va être compliqué. On se renseigne pour prendre un bateau. On nous dit qu’il ne circule pas à cause de la météo et qu’en plus ça nous reviendrait à 70 euros pour deux (pardon?, déjà les 40 euros d’Annecy je trouvais ça excessif). On se dit que finalement, le bus c’est peut-être pas mal.

Nous voilà donc à la borne d’achat des tickets de bus/métro. On calcule que le lendemain on fera tout à pied donc il nous faut uniquement deux billets chacun : un pour l’aller, un pour le retour.

Information importante : on devait prendre un métro jusqu’à l’arrêt de bus. A Marseille, contrairement à Paris je crois, les correspondances métro / bus avec un seul ticket sont possibles. On se dit que trop cool ça va nous couter que quatre euros chacun c’est génial et économique et nous ben on aime les trucs économiques.

On monte dans le métro. Je mets mon ticket à un endroit précis de mon portefeuille pour bien reprendre le même dans le bus où on devra à nouveau le valider. Je me dis qu’Alex va faire la même chose, enfin quand même il a une double licence, 18 diplômes post bac et en plus il a eu son permis du premier coup je crois : bref, cet homme est trop intelligent. Il va penser à mettre son ticket à un endroit où il saura le retrouver. MDRRRRRRRRRRRRRRRRR.

On monte dans le bus. Alexandre me dit « Audrey je ne sais plus quel est le ticket que j’ai validé pour le métro ». Je le regarde. Il me regarde. Je le regarde. Il me regarde. Je le TUE du regard. Je composte mon billet qui me dit « correspondance validée ». Je dis à Alex d’un prendre un au hasard et de voir s’il écrit ça.

Il en prend un au hasard. C’était pas le bon. Je rigole. Il doit racheter un billet dans le bus. Je rigole. Il a pas de monnaie. Je rigole moins. Il me prend 2 euros. Je rigole plus du tout.

Bref, nous voilà dans les Calanques.

Rien à signaler : c’était incroyable. Il fallait juste pas y aller en petits talons quoi.

On reprend le bus dans l’autre sens pour rentrer dans le centre de Marseille mais au bout de quelques minutes de trajet, il s’arrête. Le conducteur descend fumer sans remonter, une passagère lui demande pourquoi on n’avance plus depuis dix minutes, il l’ENGUEULE comme une merde en lui disant qu’il y a je ne sais quel événement qui empêche les bus de passer dans le centre. Frère, on est à Marseille, y a plus de touristes que d’habitants, tu penses vraiment qu’on est au courant des événements qui ont lieu tous les jours dans la ville ? Ben nan, donc préviens.

Bref, grosse galère. On est trop loin à pied. On prend un nouveau métro. Alex se souvient cette fois-ci bien de quel est son ticket (mdr). On arrive à Marseille. On rentre se préparer pour notre si bon resto du soir qu’on a pris la peine de réserver bien avant pour 20h30, histoire d’être large.

20h30 : on arrive au restaurant. On nous présente une carte. On salive déjà devant. On choisit ce qu’on veut manger. On passe commande. Ils nous disent qu’ils n’ont plus aucun des plats qu’on veut car c’est trop tard (20h30?). On dit qu’on ne veut plus aucun des plats qu’il reste. On part, en se disant qu’il y aura plein d’autres restaurants qui voudront bien de nous. Si on avait su.

Je savais que les gens du sud ne vivaient pas comme nous, mais je pensais justement que leurs soirées se terminaient plus tard que les nôtres, pas qu’ils allaient dormir à l’heure à laquelle on commençait à manger dans le reste du pays. Et pourtant, une vraie galère pour trouver un restaurant ouvert.

Jour 2

Le deuxième jour, jour du départ, on avait prévu de visiter tous les lieux touristiques de la ville donc il fallait pas trop trainer car notre train du retour partait à 21h.

J’ai finalement plutôt facilement réussi à convaincre Alex que profiter du lit jusqu’à l’heure de le rendre (11h max) c’était plutôt pas mal. Nous voilà donc sur le départ à 11h : opération trouver un restaurant.

On réussit plutôt facilement. On mange dans un délicieux restaurant italien, quand soudain une TEMPETE s’abat sur la ville. Pluie, vent, grêle, un cauchemar.

On se dit qu’on ne peut pas repartir immédiatement et on commence à gentiment regarder ce qu’on peut faire en intérieur (« un musée? c’est cool les musées Alex tu verras »). Je commande un dessert, Alex en commande quatre pour que ça prenne plus de temps. On attend. La pluie s’arrête un peu au bout d’une heure. On repart pour visiter la ville en ayant l’énorme chance de ne plus avoir de pluie sur tout le reste du temps là-bas.

Mon avis sur la ville :

  • C’était mieux dans mes souvenirs
  • Les coins touristiques sont archi sympa
  • Les calanques c’est incroyable
  • Les Marseillais sont bizarres
  • C’est une bonne ville à visiter si tu veux que ta présence sur Terre se termine plus tôt que prévu

21h : heure de rentrer. On avait pris les billets de train les moins chers, qui nous faisaient arriver à Paris à minuit. On savait qu’à cette heure il n’y aurait plus de métro à Paris. On a donc cherché une solution pour ne pas repayer 50 balles de Uber comme ça avait été le cas une semaine avant en rentrant d’Annecy. On a trouvé. On a payé moins cher. Mais on a vécu la pire soirée de notre vie. La suite, au prochain épisode ….

Bonne journée,

Audrey

Je me suis inscrite au semi de Paris !!!

Hello,

A l’heure où je reprends la plume pour rompre mon silence de plusieurs mois mes parents viennent de repartir à Saint-Etienne après un week-end (pluvieux) (berk) à Paris avec moi, mon lapin est enfermé dans sa cage pour la première fois après que j’ai découvert qu’elle était en train de manger le fil électrique de ma télé qui était assez caché pour que je n’aie pas pensé à le protéger (et c’est pas que je tiens à cette télé qui ne marche quasi plus, mais je tiens assez à ma petite lapine pour que cette découverte m’ait fait faire une mini crise d’angoisse) et mes problèmes de peau sont revenus puissance 1000. Bref, ça va pas trop.

Plein de choses se sont passées depuis que j’ai déserté cette plateforme : j’ai entamé ma dernière année d’études et deuxième d’alternance, j’ai commencé un nouveau cursus dans une autre école, je suis partie dans toute la France avec mon copain, j’ai adopté un (deux) lapin(s) et surtout, roulements de tambour………. je me suis inscrite au semi marathon de Paris (allô?).

A la base c’était une surprise, je ne voulais pas le dire à mes parents (et donc à personne d’autre) et les prévenir qu’une fois le semi fait (au cas où je m’arrête au bout de 600 mètres, tu connais). Le problème est qu’hier j’ai gaffé. Et comme maintenant ils sont au courant, ben je me suis dit qu’autant que tout le monde le soit. Je vous propose donc de me suivre dans ces quatre mois de préparation au semi marathon de Paris (qui est le 6 mars) (on est le 1er novembre).

Pourquoi le semi ?

Ca fait plusieurs mois que je rêve de réellement me remettre à la course à pied sans avoir le courage de m’y tenir.

Il y a deux semaines, mon copain et un ami à moi ont fait le marathon de Paris. Je suis donc allée les voir et j’ai pu suivre au plus près leur préparation avant et leur joie après.

Alors le mardi après le marathon j’ai demandé à mon ami s’il était chaud pour s’inscrire avec moi au semi. Il a dit oui. Il s’est finalement pas inscrit, mais moi si … et mon copain aussi. Nous voilà donc partis pour quatre mois de préparation en partant de quasiment zéro.

Les deux premières semaines de prépa

On a commencé la prépa le jeudi suivant l’inscription et ça a été plus ou moins une catastrophe (Alex dirait que non, mais pour les gens qui ne m’aiment pas autant qu’il m’aime c’en était une) : 3 kilomètres et demi dont 1,5 dans la souffrance extreme, une énorme montée qui m’a fait abandonner et une peur de ne pas y arriver qui s’accompagnait de sueurs froides quand je repensais aux 58 euros que j’avais lâchés pour l’inscription, non remboursables of course.

Les entraînements suivants se sont plutôt bien passés (on s’est mis d’accord sur une séance de fractionné, une de sortie courte et une de sortie longue par semaine), jusqu’à hier où j’ai dû abandonner à cause d’un mal de dos insupportable (j’avais fait 20km de marche dont 15 en talons avec un sac à dos la veille, ça aide pas). J’espère que ça ira mieux par la suite.

Et la suite, justement ?

Avec mon copain on a vécu assez de choses pour que je puisse publier deux articles par semaine jusqu’à la fin de l’année pour les raconter. Le problème reste mon manque de temps, que j’espère vite régler avec un peu plus d’organisation (et une possible future loi qui ferait passer le nombre d’heures de la journée à 30, silvouplé).

Bonne journée.

A très vite,

Audrey

De retour sur la terre ferme

Mercredi, après une semaine et demie dans le sud, l’heure du retour a sonné. Quoi de plus normal pour les 60% de Français qui ont la chance de partir en vacances ? Ben oui, mais il en fallait bien une pour qui ça allait foirer. Et cette « une », ben c’était (encore) moi.

Saluuuuut,

Mercredi signait la fin de ma semaine et demie dans le sud. Mon copain avait, en toute connaissance de cause, refusé de partir la veille ce qui lui aurait pourtant permis d’éviter la corvée ménage, sans se douter que cette corvée ménage ne serait rien face à la corvée « supporter Audrey en période de stress ».

Problème 1 : La tapenade

Quelques jours avant, en partant, mes parents ont dit qu’ils étaient dégoutés de pas être allés au marché pour acheter de la tapenade comme chaque année. Etant objectivement la best des best en idées cadeaux (j’ai toujours pas trouvé d’idée pour le Noël de mes grands-parents paternels……. on est en août…. bref….), j’ai retenu cette information et décidé de leur en prendre juste avant de partir, d’autant plus qu’on habite à côté de la Cabane du Cap d’Agde qui vend les meilleurs du coin.

J’ai attendu le dernier moment pour l’acheter pour qu’elle se conserve au max (spoiler : elle a pas eu besoin de se conserver « au max » puisque mon frère l’a dégommée en une soirée), et le dernier moment, ben c’était mercredi matin, le jour du départ.

Mercredi matin, debout à 9h pétantes pour être sure d’avoir le temps de tout faire : me voilà enfin sur la route pour faire les 300 mètres qui me séparent de la Cabane. J’avais tout donné : 9h c’est normalement le début de ma nuit mais là je m’étais levée tôt. Même mon copain qui se lève toujours deux – trois heures avant moi avait eu du mal ce jour-là. Il faut dire aussi que la veille à 2h du matin j’étais encore en train de chercher où il m’emmenait le 7 novembre avec les indices qu’il m’avait donnés (je l’aime trop). Tout-donné.

J’arrive devant le magasin et me dis « ben tiens c’est bizarre, il y a vraiment peu de gens ». Je m’approche de la porte, vois « bar à tapas » écrit en gros, me recule, réalise qu’un bar à tapas ne sera certainement pas ouvert à 9h du matin, repars chez moi dépitée. Raté.

Deux heures plus tard, me revoilà : le magasin est ouvert. Je leur demande de la tapenade, ils ont de la tapenade. Je leur prends la barquette de tapenade, ils me donnent la barquette de la tapenade. Je leur tends ma carte bancaire, ILS ME PRENNENT PAS MA CARTE BANCAIRE PARCE QU’ON NE PEUT PAS PAYER EN CARTE BANCAIRE CHEZ EUX. Raté.

Je retourne à l’appart, reviens avec un chéquier pour récupérer ma barquette de tapenade, fais mon premier chèque depuis un siècle, prends ma barquette de tapenade, rentre à l’appart.

Tapenade : ✓

Problème 2 : Le taxi

On n’était pas véhiculé : je n’ai plus le permis (cf : mes articles sur l’épilepsie) et mon copain était venu en train. On devait donc prendre un taxi pour rejoindre la gare d’Agde, là où nous attendait notre unique train qui allait me ramener à Montpellier et le ramener à Paris. L’idée pour moi étant de rejoindre Lyon depuis Montpellier comme l’indiquaient les billets que j’avais quand même réservés. Lol.

On sort une heure trente en avance (pour un trajet censé durer vingt minutes), mais bon on sait jamais, imagine s’il y a des embouteillages, un accident sur la route, un….. bref, arrête d’imaginer parce que ma grande, la suite tu n’aurais jamais pu l’imaginer.

On descend devant la résidence (enfin on descend pas du tout puisqu’on vit au rez-de-chaussée mais vous avez capté), après un quart d’heure à tenter de fermer la porte d’entrée infermable. J’ouvre l’appli Uber pour commander mon petit chauffeur. A ce moment-là, réellement, mon seul problème était la peur de ce que ça allait nous coûter. De toute façon, rien d’autre ne pouvait nous arriver : l’appart était propre, la porte fermée, l’électricité coupée : tout était parfait.

Je lance l’appli Uber : pas de chauffeur. Je lance l’appli Bolt : pas de chauffeur. Mon copain appelle un taxi (vous savez, le truc que plus personne ne prend depuis 2014?) : PAS DE CHAUFFEUR.

Je commence à stresser, je me mets à chialer (comme toujours), puis je réalise que ça va pas faire arriver le taxi plus tôt (et que mon copain va vite être soulé) donc je me calme. Après plusieurs appels, il trouve enfin un chauffeur (et en plus il a payé, vraiment le meilleur) (désolée, il est déjà pris). Ouf. Nous voilà à la gare.

Taxi : ✓

Problème 3 : Le train

On attend un peu le train (parce que oui, du coup on était en avance). On monte dedans, prêts à passer les trente minutes qui me séparent de l’arrêt de Montpellier ensemble.

Nos douze mille valises (surtout les siennes parce que c’est à peine si j’ai emmené un sac à main rempli moi) (lol) tiennent un carré famille entier et en plus on est même pas aux places qui nous sont réservées parce qu’on arrive pas à monter toutes les marches pour aller dans la salle haute. Mais bon dans tous les cas je descends dans trente minutes, et puis les gens font Montpellier – Paris en général donc je ne devrais gêner personne.

Tout se passe bien, jusqu’à ce qu’à la gare de Nimes j’entende que le train ne pourra pas s’arrêter en gare de Montpellier en raison d’un accident de personnes. Je, pardon, hein, quoi, mais non, j’ai mal entendu. Je regarde mon copain de loin que j’avais laissé pour je ne sais quelle raison (ah si, parce que ma valise prenait tout le couloir donc j’avais dû la sortir pour laisser les gens rentrer) qui semble me confirmer que si si, j’ai bien entendu.

Qui dit pas d’arrêt à Montpellier dit pas de correspondance pour Lyon à Montpellier. Qui dit pas de correspondance pour Lyon à Montpellier dit AUDREY ENCORE UNE FOIS BLOQUEE DANS UNE PUTAIN DE GARE.

Je réfléchis en deux secondes : on est dans un train pour Paris, j’ai un appart et un copain à Paris. Je prie pour que je puisse modifier mon billet, annuler celui pour Lyon et en prendre un pour Paris dans ce même train. Chose possible, chose faite : me voilà partie pour Paris.

Je change mes billets. Sans vous mentir cinq minutes après le changement on entend le speaker du train dire que finalement il ne peut pas s’arrêter à Montpellier Saint Roch mais le fera à Montpellier Sud de France (l’autre gare de Montpellier, je suppose) et que la correspondance pour Lyon sera faite à cette même autre gare de Montpellier. Bref.

Train : ✓

Problème 4 : Paris avec douze mille valises

Bon ok, il n’y a pas que la mini valise de mon copain qui remplissait le carré famille mais bel et bien les six miennes. Et six valises / sacs (une valise, cinq sacs) à porter à Paris, ben même à deux c’est compliqué. D’autant plus quand nos mains ont été ravagés par le syndrome de Stevens-Johnson, et encore PLUS PLUS PLUS quand le RER A ne marche plus et te force à parcourir tout Paris pour rejoindre un point (la maison d’Alex) que tu aurais pu rejoindre en trois fois moins. On a réussi, on a même pu fêter nos deux mois together le mercredi soir donc devant un bon kebab récupéré avec amour par mon copain (non je rigole c’est moi qui y suis allée parce que lui était garé en double file).

Aujourd’hui on est dimanche, j’ai pu prendre un nouveau train faisant Paris – Lyon le lendemain pour être à l’heure pour mon rendez-vous chez le médecin et quand je repense à cette mésaventure, je me dis que c’était tellement improbable que ça tombe sur moi que c’était sans doute le destin qui savait que j’allais être à court d’idées pour écrire ici maintenant que mes vacances étaient finies.

A+.

Audrey

Le diable s’habille plus en Prada PARCE QU’IL A PLUS DE CARTE BANCAIRE

Hellloooooooooo (faut que je trouve un autre moyen de commencer mes articles),

Ca roule ?

Bon, aujourd’hui je devais publier le récit de mes mésaventures pour rentrer du sud à chez mes parents mercredi (la liste est longue), mais j’ai arrêté mon traitement avant-hier et j’ai très mal à la tête depuis, donc flemme décrire. Je vous laisse donc avec cet article que je devais publier il y a un mois, mais pas le temps. Sorry.

Juin fut un mois éprouvant : entre les partiels, le retour en présentiel au boulot et le début du recommencement de la vie normale, je ne savais plus où donner de la tête.

J’en avais rêvé de ce moment hein : réouverture des bars, possibilité de rentrer de soirée à 3h du matin sans risquer de payer 1/10e de mon salaire en amende en prenant le métro ou payer 1/10e de mon salaire pour faire deux kilomètres en Uber (et quand même risquer de payer une amende si le Uber se fait contrôler) et magasins ouverts jusqu’à minuit pour aller claquer mon argent (que je n’ai pas), tout semblait idéal et ma vie de rêve allait (enfin) pouvoir commencer. Mais c’était sans compter……… mon problème de carte bancaire.

Il faut le dire : j’ai ENORMEMENT dépensé en juin. Entre cadeaux de la fête des mères et des pères, cadeau d’anniversaire de mon petit-frère (update : j’ai dû payer celui de mon cousin en juillet et ça fait encore plus mal mdr), appareil photo, robe de soirée pour le week-end de désintégration et autres bêtises, j’ai énormément dépensé. Le problème est que ma carte bancaire a un plafond qui n’est ni extensible ni illimité. Et là, ben ça a coincé.

J’ai commencé à recevoir des sms de ma banque me prévenant que 80% de ce plafond était atteint environ vers la moitié du mois. Je m’inquiétais pas trop parce que je ne suis pas dépensière donc je pensais que ça suffirait pour tenir les dix jours qu’il restait. Si j’avais su.

Les choses ont commencé à devenir vraiment préoccupantes quand j’ai dû acheter mon billet de train pour repartir de chez mes parents avec la carte de ma mère car la mienne ne passait pas. J’ai alors compris que ça allait être la merde pour la fin du mois. Et ce fut le cas.

Imagine t’es une accro au shopping, ça fait trois mois que les magasins sont fermés et là ils rouvrent et hop tu ne peux plus rien acheter, pas en raison d’un manque d’argent parce que merci mon salaire de ministre (1100 euros, pour rappel, mdr) j’ai toujours de l’argent mais parce que ta CARTE BANCAIRE EST BLOQUEE.

Top 3 de mes astuces pour étudiants fauchés :

1/ Les cartes de fidélité

J’ai toujours gardé le solde de mes cartes de fidélité Carrefour, Monoprix et Intermarché pour le jour où, comme en juin et juillet, je serais fauchée. Ca sauve littéralement la vie quand on se retrouve avec une quarantaine d’euros de courses à pouvoir faire sans rien débourser. Et puis soyons honnêtes, il fallait bien que ça serve à quelque chose que j’aie acheté trois paquets de coquillettes deux mois avant parce que le troisième était remboursé sur la carte de fidélité … #pigeon

2/ Faire des menus en avance

Avant je mangeais un peu n’importe quoi, sans jamais faire de planning à l’avance. J’en venais donc à acheter des choses que je voulais sur le moment sans savoir si j’allais pouvoir les mélanger avec les autres choses que j’avais pour faire un plat digne de ce nom, ce qui, malheureusement, me menait souvent à gaspiller.

Depuis que mon copain est un jour sur deux chez moi, j’ai dû commencer à mieux m’organiser parce que lui n’est pas archi fan de mes salades lentilles tomates omelettes tous les soirs et honnêtement ça sauve la vie et le compte bancaire : vous achetez uniquement ce dont vous avez besoin et n’avez pas à y retourner tous les jours. Testez, vous approuverez.

3/ Videz les placards

Je ne m’imaginais pas le nombre d’aliments que j’avais déjà dans mes placards et que je n’aurais probablement jamais mangé si ça n’avait pas été ma seule solution pour me nourrir. Je pense qu’on devrait tous faire ça : garder au cas où un paquet de riz mais veiller à finir tout le reste au moins une fois tous les mois ou deux mois.

Allez, à+. Je m’en vais de ce pas profiter de ma carte bancaire que j’ai enfin retrouvée. ❤

Bonnes vacances, c’est bientôt la fin des miennes…

Audrey

Lamictal : ma descente aux enfers

Hello vous,

Bon, je suis (j’espère) connue pour être (un peu) rigolote mais comme mes articles sur l’épilepsie ont ramené des épileptiques (cf : les mails de détresse reçus alors que j’étais dans le même état), je trouve que je me dois d’informer pour éviter que certains vivent ce que j’ai vécu.

En février j’ai dû commencer mon traitement contre l’épilepsie. La neurologue m’a mise sous Lamictal car c’est le seul compatible avec une possible grossesse, donc le premier qu’on donne à toutes les femmes en âge de procréer, qu’elles veuillent un nain ou non.

Je ne sais pas si j’en avais parlé ici mais le dosage doit être augmenté petit à petit, de manière TRES progressive, pour prévenir une maladie de peau très grave pouvant menée à la mort appelée le syndrome de Stevens-Johnson (vous pouvez trouver des photos de ce que c’est sur Google, je m’abstiendrai de les mettre ici, âmes sensibles veuillez vous abstenir aussi d’aller les voir).

Ayant déjà des problèmes importants de peau (eczéma, kératose pilaire et psoriasis), ça m’a beaucoup inquiétée de voir ce syndrome dans les possibles effets secondaires. J’en étais même venue à hésiter à ne pas prendre mon traitement par peur de cette maladie et des conséquences qu’elle pourrait entrainer, mais l’espoir d’une vie meilleure et d’une possible guérison après cinq ans de traitement m’ont convaincue et j’ai fini par le prendre en faisant, dans les premières semaines, très attention à ma peau, au cas où.

Ma première neurologue à Saint-Etienne m’avait fait augmenter le dosage beaucoup trop rapidement ce qui était très dangereux car une augmentation plus lente permet de prévenir ce syndrome en arrêtant le traitement à la moindre apparition de plaques. J’ai remué ciel et terre pour trouver une neurologue qui me donnerait la posologie adéquate, ayant toujours en tête ma peur de ces plaques que je ne cessais de regarder sur Google pour être sure de bien les voir si elles apparaissaient.

Je ne sais pas comment ça s’est passé, je suis incapable de vous dire à partir de quand ma peur de ce syndrome s’est éloignée au point de ne plus jamais y penser, mais ce qui est sûr c’est que fin juillet, après trois mois avec des plaques que je pensais être de l’eczéma sur tout le corps et après une nuit de douleur atroce à hurler tellement je souffrais et à saigner tellement je me grattais, j’ai envoyé des mails à absolument tous les médecins et spécialistes que j’avais vus en leur demandant de trouver une solution car je n’en pouvais plus.

Parmi tous ces spécialistes, il y avait ma neurologue…. celle qui a annulé deux rendez-vous depuis deux mois et demi et qui ne m’a donc plus vue depuis qu’elle m’a donné le traitement….. celle qui m’a prévenue plusieurs fois de faire attention à la moindre apparition de plaques …. celle que j’ai écoutée paniquée en lui promettant de ne pas oublier.

Le matin après ce mail envoyé à 1h du matin, elle m’a appelée paniquée en me disant que les plaques que je pensais être de l’eczéma étaient en réalité sûrement ……. les premiers signes du syndrome de Stevens-Johnson, celui que je redoutais plus que tout mais celui que j’avais assez oublié pour ne pas y avoir pensé une fois les plaques apparues.

Je suis incapable de vous dire ce qu’il s’est passé pour que toute ma famille à qui j’avais parlé de ce syndrome avant de commencer le traitement ne pense pas à ça.

Je suis incapable de vous dire ce qu’il s’est passé pour que mes amis que j’avais soulés les premiers mois avec ce syndrome ne pensent pas à ça.

Je suis incapable de vous dire ce qu’il s’est passé pour que MOI, la principale concernée et angoissée avant de commencer le traitement, ne pense pas à ça.

Je suis incapable de vous dire ce qu’il s’est passé pour que tous les médecins et spécialistes que je vois quasiment toutes les semaines ne pensent pas à ça.

Et surtout, je suis incapable de vous dire ce qu’il s’est passé pour que ma généraliste que j’ai vue deux semaines avant la découverte et à qui j’ai demandé de me renouveler mon ordonnance de Lamictal car ma neurologue annulait tous mes rendez-vous + à qui j’ai demandé de la cortisone pour mes plaques que je considérais comme étant de l’eczéma ne pense pas à ça…. La seule chose que je peux vous dire c’est que les jours étaient comptés, et que ces problèmes de peau étaient le signe de quelque chose qui aurait pu me tuer.

Notre ami Google dit que le syndrome évolue rapidement, en quatre à vingt-huit jours. Etant donné que ça fait maintenant plusieurs mois, je ne sais pas s’il aurait pu atteindre une forme grave. La seule chose que je sais c’est que mercredi mes douleurs insupportables étaient sûrement un signe de mon corps qui me disait « réagis, il faut faire quelque chose », et heureusement, j’ai fait quelque chose.

Aujourd’hui, après deux semaines de diminution progressive du traitement, il me reste deux jours avant de l’abandonner complètement. Mes plaques vont mieux, bien mieux que mon cerveau qui est en plein sevrage, comme une droguée.

J’ai peur de la suite, peur des futures crises, peur de me retrouver sans ce cachet qui ne servait peut-être à rien mais qui avait le mérite d’être là.

Le Lamictal est objectivement le meilleur traitement épileptique qui ait été inventé pour ceux qui le supportent. Ca n’a jamais été le cas pour moi : prise de poids, sauts d’humeur, pertes de mémoire, difficultés à parler, trouble de la concentration, problème de peau, fatigue, insomnies, allergie, j’ai absolument tout eu mais vous ne m’entendrez jamais critiquer ce médicament qui m’a aidée psychologiquement, à défaut de me faire du bien physiquement.

Tout arrive pour une raison, hâte de découvrir celle de cette allergie.

Bon courage,

Audrey

ANNECY : le week-end de l’angoisse

Mi-juillet je suis partie à Annecy aka la ville de mon coeur avec Aix-en-Provence. Tout aurait dû bien se passer : comment dans un tel cadre ça pourrait mal se passer de toute façon. Je m’imaginais déjà vous raconter ici à quel point mon premier jour de congés payés de TOUTE MA VIE avait été cool. Lol.

Hello,

Bon, il y a quelques semaines j’ai prévu avec un ami à moi de le rejoindre dans sa nouvelle ville étudiante à une heure d’Annecy pour y passer un week-end.

A la base, je devais arriver le samedi matin et repartir le dimanche soir, mais voulant prolonger le plaisir, j’ai décidé de prendre mon vendredi et de partir de chez moi à 6h pour une arrivée en fin de matinée. Si j’avais su.

Vendredi matin 6h, je pars toute heureuse d’enfin pouvoir passer une journée de repos bien méritée après onze mois sans congés. J’étais un peu épuisée par ma semaine et par ce réveil plus tôt que quand je vais bosser (je me lève à 8h quand je suis en présentiel et 9h quand je suis en télétravail, le choc fut donc rude) mais bon l’excitation de ce que j’allais vivre me faisait oublier ma dette de sommeil plus grande que celle de la France (120% du PIB quand même, pas hâte de devoir rembourser).

Les galères commencent quand mon métro s’arrête pour colis suspect mais bon comme j’étais partie deux heures avant pour un trajet censé durer 45 minutes j’étais (pour le moment) pas trop inquiète. J’ai commencé à un peu le devenir en voyant que ce colis était suspect depuis dix, vingt, trente minutes… allez hop, on est reparti.

Arrivée à la gare, je regarde rapidement sur quelle voie sera mon train et découvre que grâce à ce colis suspect ben je n’ai même pas besoin de l’attendre puisqu’il va partir dans quelques minutes. Tant mieux / tant pis : je ne sais même pas quoi penser mais c’est bon, me voilà bien assise dans le petit train qui va partir d’une minute à l’autre.

Le trajet se passe bien. Un peu long mais ça va. Non en vrai c’était grave long et même moi qui ADORE les trajets j’étais un peu soulée (surtout qu’à partir d’Aix-les-Bains il n’y avait ni wifi ni réseau, un enfer) par ce train qui avançait à 2km/h et en plus y avait même pas de réseau svp.

J’arrive à Annecy et re découvre pourquoi je suis aussi amoureuse de cette ville : le lac, les gens, les immeubles, ça va etre incroyable. IN CRO YABLE (ah ben croyez-moi que la suite je n’aurais en effet pas pu y croire).

Mon ami devait venir me chercher vers 17h (impossible d’aller chez lui autrement qu’en voiture). Il a fini un peu plus tard au boulot et a été pris dans les embouteillages donc aucun souci son retard est justifiable et justifié. Déjà qu’il fait taxi bénévolement pour 40km alors que je lâche 30 euros de Uber pour en faire 8 à Paris, je vais pas en plus râler quoi (si) (non).

On arrive, petit resto tranquillou, burger délicieux, fondant au chocolat qui fondait pas mais qui avait au moins le mérite d’être un bon moelleux : TOUT était parfait.

Il me parle d’aller faire un trail/randonnée/survie jusqu’en haut d’une montagne qu’on aperçoit de sa fenêtre. C’est incroyable. On va passer un week-end incroyable. Ma vie est incroyable.

Le temps se gâte, le ciel se couvre, la pluie s’invite, l’idée que l’on va passer un week-end enfermés chez lui commence à s’ancrer de plus en plus en moi, et là, c’est le début du cauchemar.

Le vendredi soir, on joue à la Switch (j’adore), on va se coucher, on constate au réveil que le temps ne s’est pas arrangé et donc que l’on va bien passer la journée à ne rien faire. Je propose à mon ami de rentrer plus tôt en prenant un train le samedi parce que là on va un peu s’ennuyer. Il me dit pas la peine. Je me dis ok il a dû prévoir quelque chose. Et là….

1/ Les courses

On voulait faire une soirée crêpes mais il manquait des ingrédients donc on est parti faire des courses. Quoi de plus banal quoi. Ce qui fut moins logique c’est ce qu’il s’est passé après.

L’ami en question a des moyens bien plus importants que les miens. Concrètement, son argent de poche est approximativement le salaire annuel de mes deux parents réunis. Aucun souci sur ça, je suis à Dauphine donc je côtoie des gens très riches tous les jours et j’ai jamais eu de problème avec ça, mais y a des limites. Et ces courses transformées en sketch immense étaient la mienne. J’attends encore la révélation de la caméra cachée là.

J’avais prévu de les payer (c’est pas pour me saucer, la générosité étant une de mes seules qualités, mais c’est important pour la suite). Il avait déjà la gentillesse de m’inviter et m’héberger donc pour les restos et courses c’était à moi de régaler.

On se promenait dans les rayons et qui dit crêpe dit sucre parce que le Nutella c’est pas bon pour la planète (on en a quand même pris). Un kilo de sucre ça coute approximativement un euro, alors quand il m’a sorti un paquet rose à 4 euros les 250 grammes, j’ai cru que j’allais m’évanouir. Heureusement pour moi, j’étais en charge de porter le panier de courses qu’il ne cessait de remplir avec des trucs ultra lourds, donc je me suis vite ressaisie en me disant que je ne pouvais pas tout lâcher.

D’habitude il rentre chez ses parents le week-end et ramène des plats pour toute la semaine donc cuisiner n’est pas son délire. Comme là il a dû rester le week-end à Annecy, il est parti faire les courses … du tout prêt …. des croque-monsieurs déjà préparés (genre ça existe les gens qui achètent ça ?) … des pâtes précuites …

On paie, on part du magasin, et là, monsieur appelle sa mère pendant dix minutes. Je reste donc à côté de la voiture, à attendre que la conversation se termine.

2/ La sieste de cinq heures

Nous voilà en route : on arrive chez lui, il y a du soleil mais pas assez pour prendre le risque d’aller faire du trail sur une montagne trempée. On mange. Monsieur part SE COUCHER pendant littéralement CINQ HEURES.

Je suis donc restée seule sur son canapé sans clé pour sortir pendant cinq heures, la musique de Mario en fond sonore car je ne savais pas où était la télécommande pour l’arrêter.

Il revient, ne me parle même pas, se met devant le replay des Marseillais, et ne décrochera pas un mot jusqu’au soir quand il était l’heure de faire les crêpes car il ne semblait pas savoir faire.

La soirée passe, ma haine accroit et mon envie de partir se faire de plus en plus sentir.

L’heure du coucher (de sa deuxième nuit donc) est enfin arrivée : plus que quelques heures et me voilà libérée.

3/ Le retour

Le lendemain matin, il me ramène à la gare. Il n’y avait pas de place pour se garer devant donc gentiment il me dit qu’il va un peu avancer pour trouver une meilleur place plus loin. Le plus loin s’est avéré être à 3km. Me voilà donc obligée de marcher 3km tout ça pour avoir une meilleure place pour poser ma jambe sur le trottoir.

Je monte dans le train direction Paris. La tête contre la vitre je me demande ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter d’avoir passé un week-end aussi pourri pendant lequel on m’a autant manqué de respect puis je me rappelle que la prochaine fois je pourrais enfin lui apporter une réponse quand il me dira « j’ai du mal à tisser de vrais liens avec les gens ». Enfin, je me rappelle surtout que je n’aurai plus jamais l’occasion de lui apporter cette réponse puisque le manque de respect et d’éducation me semble suffisant pour définitivement écarter cette personne de ma vie.

Bonne journée,

Audrey

Top 3 des plus grands mystères (non résolus) de ma vie : la disparition de ma télécommande

Mystères encore plus grands que la Zone 51, la disparition du Boeing 777 ou les statues de l’Ile de Pâques réunis : laissez-moi vous conter les trois plus grands mystères (non résolus) de ma vie.

Hellloooo,

Ma vie étant un gag (rigolo que pour les gens qui ne la vivent pas), il m’arrive des trucs aussi délirants que flippants. Je vous ai fait une petite compil’ des trois plus grands mystères qui entourent mon existence. Prenez un bol de pop-corn, une grande inspiration parce que vous allez flipper et beaucoup de pitié et lancez-vous dans la lecture de ces quelques lignes (qui vont se transformer en trilogie car je sais pas m’arrêter de parler) (à la base la trilogie c’était une blague mais en fait c’est tellement long que je vais vraiment les poster en trois fois).

Début 2019, la télé de mon appart étudiant s’est arrêtée de fonctionner d’un coup, sans aucune raison. J’ai mis ça sur le compte de sa vieillesse, les meilleurs partant les premiers comme vous savez, et ai foncé en acheter une nouvelle. On était fin janvier quand j’ai passé ma commande, livraison prévue pour le 11 février. C’était parfait. J’étais trop contente de pouvoir recommencer à passer des soirées devant Plaza et les Marseillais.

Le 11 février, je branche ma télé comme une grande mais aucun signal. Je débranche, re branche, débranche, re branche, appelle Papa, débranche, re branche, rappelle Papa, me fait traiter de courge (mdrrrr), lis la notice (oui, j’aurais dû le faire avant), débranche, re branche puis j’abandonne, voyant bien que ça mène à rien.

Le lendemain je décide de tester ma télé chez le voisin, prise d’un élan d’intelligence et d’une folle envie de prouver à papa que « c’est pas ma faute, ça marche pas j’te dis » et là la télé s’allume, trouve les chaines, et me propose même de me connecter en wifi avec mon ordinateur : WOUAAAAAAA LA TECHNOLOGIE, C’EST INCROYABLE. Le problème est que chez moi ben ça marchait toujours pas quoi.

Mon père me dit que c’est peut-être dû au câble de je ne sais quoi. Je vais donc à la FNAC acheter un câble de je ne sais quoi mais toujours rien : cette foutue télé ne trouve pas les chaines dans ma demeure.

Mon voisin m’aime bien hein, mais pas assez pour me laisser squatter son canapé (on n’avait pas de canapé) tous les soirs pour regarder la télé donc je devais trouver une solution.

Je me dis : si c’est pas le câble, si c’est pas la télé, c’est forcément la prise nan ? Ben si.

Je contacte donc ma gestionnaire de résidence et lui dis de bien vouloir changer la prise (et lui rappelle en même temps qu’elle doit changer mon installation électrique dans la cuisine car je vis dans le noir depuis deux mois, passons). Elle vient vérifier, constate que ça ne marche pas (comment ça c’est pas pour le fun que j’ai demandé à ce que ma prise soit changée alors qu’elle marche trop bien ?) et me dis que tout sera fait « au plus vite ». Ah ben ils ont la même conception du « au plus vite » que LES C A N E B I E R S (oui, c’était eux dans mon précédent article). :)))

J’attends sagement, me faisant à l’idée de ne pouvoir utiliser que mon ordinateur pour regarder Crimes et autres émissions intellectuelles. Sauf qu’au bout de plusieurs semaines, le temps commence à devenir long (surtout que, pour rappel, ils n’ont pas non plus réparé mon électricité dans la cuisine mdr).

Le 11 mars 2020 ils viennent enfin changer ma prise et comme par magie ma télé fonctionne enfin. Incroyable, je me vois déjà manger des plateaux télé devant ………. ben ……. la télé jusqu’à mon déménagement en juillet prochain. Mdr.

Qui se rappelle ce qu’il s’est passé le 12 mars 2020 ? Macron a annoncé la fermeture des écoles, ce qui signifiait que j’allais rentrer chez papa et maman et j’avais déjà assez de fringues à ramener pour transporter ma télé avec moi. Puis de toute façon ça allait durer quoi… deux – trois semaines au pire donc je pourrais au moins en profiter à mon retour. Si j’avais su.

Le 17 mars suivant, c’était le début du confinement. Ma télé se retrouvait bloquée à 100km et trois heures de route de chez moi mais c’est pas grave.

Le temps du déménagement venu, j’en prends bien soin, la remets dans son petit carton et découvre à la toute fin du déménagement que j’ai oublié de ranger la télécommande avec la télé, l’ayant laissée sur mon bureau que j’avais pas fini de ranger. Tant pis, la télé est au fond du camion donc je mettrai la télécommande dans le carton après, en attendant mon prochain déménagement.

Je me vois encore poser la télécommande dans une poubelle marron clair. Ma mère aussi me vois poser la télécommande dans une poubelle marron clair. Elle et mon papa retournent sur Saint-Etienne avec le camion pendant que je reste à Grenoble dans mon appartement (vide) pour une semaine de camping avec un ami. Si j’avais su que c’était la dernière fois que je voyais ma télécommande (et ma poubelle marron clair).

L’été passe et je bouge tellement partout que je n’ai même pas le temps de me préoccuper de ma télé, de toute façon j’en ai une autre dans ma chambre qui n’a pas bougé (vous savez, celle censée ne pas fonctionner) donc je laisse la nouvelle dans sa boite, jusqu’au jour où je dois faire mes cartons pour Paris, moment où je me suis rendu compte que j’avais perdu ma télécommande, mdr.

Impossible de la retrouver et impossible de retrouver ma poubelle marron clair. On a cherché dans toute la maison, le garage, la cave, limite on a creusé le terrain pour vérifier qu’elle n’y soit pas : elle est introuvable.

Ma mère se rappelle bien l’avoir sortie du camion et rangée dans un endroit de la maison mais impossible de savoir où. Impossible.

Je suis allée chez Darty acheter une télécommande universelle pour tenter de pouvoir un minimum utiliser cette télé qui a donc servi 24h (du 11 mars à l’annonce de la fermeture des écoles le lendemain) mais je n’ai jamais réussi à les connecter ensemble donc j’ai laissé tomber.

Voici donc l’histoire de l’investissement le moins rentable de mon existence puisque j’ai pu l’utiliser ……. un jour.

PS : si vous avez des idées d’endroits où une poubelle peut se cacher, balancez.

A+

Audrey

J’ai attendu trois mois mon maillot de bain

Amis Sudistes (ou tout simplement Parisiens voulant échapper à votre quotidien en profitant d’une semaine de vacances à la plage) : c’est pour vous.

Salut vous,

Mi-avril dernier j’ai décidé de claquer tous les sous qu’il me restait (on était confiné ce qui, avouons-le, aide bien à faire des économies) dans le maillot de bain de mes rêves qui coute ……… *maman ferme les yeux* ……… 199 euros (je ne peux pas dire le nom de la marque mais c’est une marque de Saint-Tropez avec des personnages de Monopoly sur les maillots, vous aurez deviné).

Je sais ce que vous allez vous dire : « mais pourquoi acheter ça alors que tu peux trouver un maillot de bain à dix euros sur le marché? ». Je sais, mais je ne suis ni une fan de vêtements de marque, ni une addict aux baskets qui coutent un bras. Les seules choses dans lesquelles j’accepte de mettre autant d’argent c’est les maillots de bain et les chapeaux : laissez-moi.

Bref, j’achète enfin mon maillot de bain, tremblant en inscrivant mon numéro de carte bancaire (que j’ai dû mettre deux fois car le premier paiement a été refusé) (vis ma vie d’étudiante fauchée) et attends sagement mon petit maillot qui devrait arriver d’ici deux à cinq jours (cf : leurs conditions générales de vente).

Je ne peux pas me faire livrer de colis chez moi car je vis en résidence étudiante et ai un peu peur qu’il n’arrive jamais ou arrive chez quelqu’un d’autre qui en tombe amoureux et ne veuille pas me le rendre donc je l’ai fait livrer chez mon copain qui a eu la gentillesse d’accepter de faire relais colis le temps d’une semaine (merci ❤️).

J’étais si mignonne et naïve à l’époque que j’avais passé la commande de manière à ce qu’elle arrive pile un jour où il allait être en télétravail pour qu’il puisse récupérer le carton et, si besoin, signer le bon de livraison. Si prévoyante cette jeune fille… enfin je vous avoue que la suite, ben je l’avais pas trop prévue. Mais en réalité, qui sur cette Terre aurait pu la prévoir ?

La semaine passe et je ne reçois toujours pas de mail me disant que ma commande a été préparée et envoyée. Je laisse le temps filer en me disant qu’eux aussi sont touchés par le confinement et attends la fin de celui-ci pour leur écrire sur Instagram en mode « coucou euh ben j’ai toujours pas reçu ma commande euh que se passe t’il euh l’été arrive quoi ».

Ils gèrent plutôt bien le truc : réponse rapide, appels de personnes bossant là-bas, enfin vraiment un service client au top. Je me voyais déjà vanter leurs mérites ici et afficher mon summer body dans mon joli maillot rose (spoiler : je n’ai eu ni le summer body ni le joli maillot rose).

Les jours passent, ma patience s’épuise. Un charmant mec qui bosse là-bas (Patrick, big up) m’appelle et me dit qu’ils ont des problèmes donc que je ne recevrai pas ma commande tout de suite. A ce moment-là je comprends le « pas tout de suite » comme un « dans une semaine ou deux »… enfin bon, quand même, c’est une (très) grande marque, ils vont être sérieux et honorer la commande. Mdr.

Une semaine ou deux après je réécris à Patrick en lui disant qu’il est mignon mais maintenant on est fin mai et mon maillot ben j’en ai besoin mi-juin pour le porter au week-end de promo à Sentout donc qu’il va falloir se bouger les fesses parce que ces mêmes fesses, j’ai pas envie que tout le monde puisse les voir.

Après moult négociations, il décide de m’envoyer un maillot de bain en attendant le mien (il est hideux, j’avais honte de le mettre au château mais c’était soit ça soit je me baladais à poil et il y a eu assez de dramas pendant ce week-end pour pas que j’en rajoute) et me promets encore une fois que « mais non vous inquiétez surtout pas le maillot de bain arrive, j’ai eu l’usine en Chine (199 euros le maillot, usine en Chine, hein quoi ?), ils l’envoient dans la semaine donc vous le recevrez avant votre week-end de fin d’année sans souci ». Il devait parler de mon week-end de fin d’année du 31 décembre prochain parce que je vous avoue que pour celui de fin d’année scolaire, ben j’en ai pas vu la couleur.

Le temps passe, je me rends à l’évidence : je n’aurai pas mon maillot pour le week-end à Sentout mais je ne l’aurai probablement pas pour l’été non plus. Le temps continue de passer, je me rends encore plus à l’évidence : je n’aurai pas mon maillot pour l’été mais je ne l’aurai probablement pas dans quinze ans non plus.

L’arnaque commence à se profiler à l’horizon et au-delà d’avoir mis quasi deux cents euros dans un truc que je ne recevrai jamais, ma plus grande déception est de me rendre compte de la réalité derrière l’histoire de la marque que j’admirais tant.

Je harcèle Patrick car je suis étudiante et ai beaucoup économisé pour me faire ce cadeau donc frère envoie le maillot là. Il me bloque. Je répète : il me BLOQUE.

Je commence à paniquer et décide à ce moment-là de mêler Capucine à l’histoire en lui expliquant ce qu’il se passe depuis deux mois et demi maintenant. Au-delà de son statut d’influenceuse, elle connait aussi très bien le fondateur donc pourra peut-être m’aider.

Elle l’appelle, il s’excuse et lui promets que mon maillot partira dans la semaine (on doit pas avoir le même calendrier parce que leurs « dans la semaine » n’arrivent jamais dans MA semaine). J’attends. J’attends. J’ATTENDS. Toujours rien.

J’appelle Patrick qui avait oublié de me bloquer sur WhatsApp et lui demande un remboursement. Faut pas pousser mémé dans les orties, on était déjà en juillet. Il me dit que c’est impossible bla-bla (le droit de la consommation qui impose un remboursement après quinze jours de retard c’est pas pour eux). Capucine le demande au fondateur qui dit qu’il va faire un virement et va même jusqu’à me demander mon RIB pour appuyer sa promesse.

J’attends le virement, un jour, deux jours, trois jours, dix jours. Toujours rien. Je veux bien que les banques ne soient pas très efficaces, surtout en plein été, mais faut pas pousser.

Il y a deux semaines je me décide à écrire à Patrick en lui disant que c’est bon j’en ai marre, je veux un maillot de bain donc qu’il m’envoie toutes les couleurs qu’il a en stock pour que j’en choisisse une autre. Il me dit pas de soucis, je choisis le bleu, il m’envoie le bleu, je porte le bleu, je tombe amoureuse du bleu et mon copain qui n’aime pas le rose bénit ce retard qui m’a fait changer d’avis.

Tout finit donc bien mais ATTENTION : sans l’appui de Capucine je n’aurais absolument jamais eu mon maillot, c’est une certitude. Ne commandez pas, jamais. Allez en boutique, vous serez surs de l’avoir à temps au moins… voire de l’avoir tout court.

En revanche, les maillots de bain sont absolument incroyables, les couleurs magnifiques (même le bleu) et Patrick était, au final, hyper gentil.

Bises,

Audrey

DEVINEZ QUI S’EST FAIT VACCINER (moi)

Les gars : je me suis fait vacciner.

« MAIS NAN? »

MAIS SI (et tout ne s’est pas passé comme prévu)

Helloooo,

Je sais, beaucoup d’entre vous vont se dire « mais mais mais, t’avais pas dit que tu te ferais pas vacciner ? ». Ben si, mais y a que les cons qui changent pas d’avis, et cette fois-ci j’ai décidé de ne pas l’être.

POURQUOI JE ME SUIS FAIT VACCINER ?

Je suis anti médicaments, je n’en prends que quand je suis au bord de la mort (et que mon alarme sonne chaque soir à 20h pour me rappeler de prendre celui pour mon épilepsie) et je maudis cette époque de ma vie où j’en avalais un au moindre mal de tête. Je ne fais que les vaccins obligatoires et n’ai donc pas fait celui contre l’hépatite ou contre le cancer du col de l’utérus. J’avais donc, en suivant ma logique de l’époque, décidé que je ne me ferais pas vacciner parce que flemme et puis bon tous les autres allaient le faire donc pourquoi le faire aussi ?

Je vous avoue qu’au tout début de la pandémie, il y a plus d’un an déjà, je ne me rendais pas vraiment compte du côté critique de la situation. Je me rappelle très bien du jour où mon père est venu me chercher à la gare juste avant le début du premier confinement et où j’ai vu dans son regard que lui qui n’était jamais inquiet en temps normal l’était devenu dans ce cas particulier. Il m’a même répondu « j’espère surtout qu’on ressortira sans mort dans la famille » quand je lui ai dit « j’espère qu’on sortira vite du confinement ». Mais bon, je me disais que les médias exagéraient et que tout irait mieux d’ici quelques semaines. LOL.

Le temps est passé, l’espoir d’une vie normale après le premier confinement s’est envolé et la situation a continué de s’aggraver. Le premier confinement m’a arrangée car j’ai pu me reposer, éviter de devoir me déplacer dans toute la France pour les entretiens de Master et pas eu besoin d’apprendre par coeur mes quinze matières du deuxième semestre de Master 1 puisqu’on a eu nos partiels en ligne. Le problème est qu’un confinement c’était fun, deux c’était chiant, trois c’était insupportable.

PREMIERE DOSE

J’ai fait ma première dose le 8 juin (retenez cette info pour la suite). A l’époque, le rush des vaccinations avait cessé et j’avais pu, sans difficulté, trouver un rendez-vous et même choisir mon horaire et le lieu.

Je ne sais plus pourquoi (sûrement parce que c’était à côté de mon école et qu’on voyait la Tour Eiffel depuis le centre -oui, ma passion pour ce monument est toujours intacte) mais j’ai choisi d’aller dans le centre du XVe arrondissement, à quarante minutes de chez moi (qu’est-ce qu’on ferait pas pour une tour en fer quand même).

Meilleur choix de mon mois de juin : le centre était incroyable, les gens super gentils, l’infirmière m’a même pas fait mal pendant la piqure et a supporté mes « madame j’ai la phobie des piqures svp me dites pas quand vous allez me piquer » « aïe j’étais pas prête pourquoi vous m’avez pas prévenue que j’allais être piquée » (ps : en vrai j’ai rien senti). Incroyable.

Je n’ai eu absolument aucun symptôme post vaccination, je pouvais même porter mon sac super lourd sur le bras où j’avais été piquée. Un très bon souvenir, je mets cinq étoiles sur Tripadvisor.

L’AVANT DEUXIEME DOSE

Il faut savoir pour ceux qui ne sont pas vaccinés que Doctolib propose des dates de rendez-vous pour la deuxième dose à l’instant même où on prend rendez-vous pour la première. J’avais donc choisi je ne sais plus quel jour (mardi 20 donc demain, je crois) en sachant que je serais sûrement obligée de le modifier en fonction de mes jours de télétravail (je préférais faire le vaccin un jour où j’étais en télétravail le lendemain pour pouvoir travailler au chaud dans un gros plaid, au cas où).

La semaine dernière j’ai enfin posé mes jours de présentiel (je choisis plus ou moins, enfin sur le papier je choisis mais dans les faits je préfère venir quand ma responsable est présente, c’est plus confortable pour moi de pouvoir l’appeler à la rescousse au moindre problème) et décide donc de décaler mon rendez-vous au lendemain, mercredi prochain donc. Quelle erreur, mais quelle erreur.

Samedi soir je bois un verre avec un ami qui est (beaucoup) plus âgé que moi (sorry à toi qui liras sûrement ça). Je ne sais plus comment on en est venu à parler de vaccin mais on en est venu à parler de vaccin et je ne sais plus comment on en est venu à parler du délai entre les deux doses de vaccin, mais on en est venu à parler de délai entre les deux doses. Et là, je me suis rendu compte que si je me faisais vacciner mercredi je serais à 44 jours entre les deux doses.

Et là, panique à bord. Les sources internet étaient contradictoires : certaines disaient que le délai devait être de 42 jours maximum, d’autres de 49. J’ai commencé à imaginer plein de scenarii : allais-je devoir refaire les deux doses ? Ou allais-je être interdite de vaccin à vie et devoir payer un demi salaire tous les deux jours pour des tests PCR à partir de septembre ?

Crise de panique is coming : j’appelle tous mes amis susceptibles de savoir le délai exact mais personne ne sait de manière certaine. On court (non en vrai on a marché, faut pas abuser) pour aller dans une pharmacie se renseigner. Ouf : ça semble être 49 jours exceptionnellement cet été mais n’étant tout de même pas 100% rassurée, j’ai passé la soirée à stresser avant de pouvoir enfin décaler mon rendez-vous à hier après-midi grâce à une annulation (merci).

LE PENDANT DEUXIEME DOSE

Je suis donc allée toute pimpante me faire vacciner hier après-midi.

J’étais un peu stressée car mon copain y était allé à La Défense la semaine dernière et il avait dû attendre 2h30 debout dehors donc bof motivée pour passer mon aprem à faire ça mais bon tout s’est bien passé.

J’ai été prise à 16h01 alors que j’avais rendez-vous à 16h20. J’ai assez rapidement pu voir le médecin qui explique les possibles effets secondaires et vérifie notre consentement (et qui m’a dit « bon courage » quand j’ai dit qu’aujourd’hui j’étais en présentiel au boulot), puis j’ai attendu quelques minutes avant de me faire vacciner et là aïe j’ai douillé alors qu’à la première dose pas du tout. En fait j’ai senti le produit descendre dans mon muscle et j’ai eu 2-3 minutes de douleur intense (j’exagère, j’avais un peu mal au bras quoi) par la suite mais ça a disparu d’un coup.

L’APRES DEUXIEME DOSE

On m’avait conseillé de prendre un Doliprane juste avant de se faire vacciner mais boulette comme je suis j’avais évidemment oublié donc j’en ai pris un en rentrant chez moi (petit rappel : je vis à 40 minutes de métro du lieu de vaccination et il y a 15 minutes d’attente dans le centre après la piqure pour vérifier qu’on meure pas tout de suite sinon ils sont responsables, je l’ai donc pris une heure après quoi).

Je n’ai eu AUCUN effet secondaire (pour le moment, le médecin a dit que ça pouvait arriver trois jours après). Un peu mal au bras deux minutes cette nuit et comme des courbatures au réveil le temps de m’étirer mais sinon rien d’autre du tout. J’updaterai si ça évolue (croisez les doigts pour que ça ne soit pas le cas).

Mes parents se sont fait vacciner hier aussi et à part ma mère qui a des courbatures au bras, ils n’ont rien.

Soyez donc rassurés (et allez vous faire vacciner).

Bises bises,

Audrey