25 ans et Bilan 2022 ✨🎂

Hey,

En ce 3 janvier 2023, jour de mon passage au quart de siècle, je me sens un peu dans l’obligation de suivre cette tradition mise en place depuis quelques années, à savoir faire un bilan de l’année qui vient de s’écouler.

2022 a été particulière pour moi, à la fois l’année la plus heureuse de ma vie mais la plus compliquée aussi. Entre maladies, succès professionnels et sportifs mais aussi échecs personnels, cette année gardera éternellement une saveur particulière pour moi.

🌸 JANVIER

L’année a bien commencé avec un vaccin covid à peine avait-elle débuté et un lissage brésilien qui jusqu’à aujourd’hui reste pour moi l’un des plus ratés. Ce début de l’année a aussi été rythmé par ma dernière rentrée studieuse avec une bonne petite semaine de partiels. Je pensais que toutes les autres rentrées ne pourraient qu’être meilleures (spoiler : j’ai passé celle de cette année malade comme un chien avec une grippe qui m’a terrassée du 24 décembre à hier, au top).

Heureusement pour moi, ce début d’année ne présageait en rien ce qui allait se passer par la suite.

Mi-janvier a été pour moi l’occasion de battre deux fois mon record sur un 5km mais aussi d’avoir une première discussion avec mes chefs sur l’issue que l’on donnerait à ces deux ans d’alternance passés chez eux.

Je crois que j’en avais déjà parlé mais rien ne me tenait plus à coeur que de continuer à évoluer dans la structure dans laquelle j’étais et dans laquelle je me sentais mieux que nulle part ailleurs. Pouvoir en parler avec mon grand chef et comprendre que me garder était également une option plus qu’envisageable de leur côté m’a donc ravie.

🌼 FEVRIER

Au cours d’un séjour professionnel / scolaire à Deauville, j’ai pu exprimer plus officiellement à toute mon équipe que je voulais rester. J’ai eu le droit à une proposition officieuse le jour de la Saint-Valentin (Alex, va falloir y aller pour faire meilleur cadeau cette année) puis une proposition officielle le 1er mars, réalisant ainsi un de mes plus grands objectifs de 2022.

🌸 MARS

Mars reste l’un des plus beaux mois de cette année pour moi. Outre l’adoption de ma deuxième petite lapine d’abord prénommée Chapline car on trouvait ça rigolo alors que notre premier lapin s’appelait Charlie puis renommée Eden quand on s’est rendu compte qu’en fait c’était pas si marrant que ça, mars est surtout le mois de la réalisation de ce qui était à cette époque mon objectif sportif de l’année : le semi-marathon de Paris. Je ne sais pas ce qui était le plus beau pour moi entre aller au bout de moi-même ou être récompensée la semaine suivante par un excellent couscous chez papy et mamie (merci encore si vous passez par là <3).

Mars était aussi le mois de ma deuxième course officielle, un 10km avec mes collègues de travail et une petite (énorme) blessure qui m’a handicapée pendant plusieurs semaines, aka le syndrome de l’essuie-glace (pire truc du monde mdr).

Enfin, mars a été le mois où mon copain et moi on a appris qu’on allait emménager ensemble dans un merveilleux appartement (qui à l’époque ne l’était pas). Oublions l’état du HLM quand on est arrivé et concentrons-nous sur le petit palace en quoi on l’a aujourd’hui transformé.

🌼 AVRIL

En avril on est parti à Venise. C’était mon cadeau d’anniversaire de la part de mon copain, un merveilleux cadeau, notamment la partie trajet en avion dont je garde un superbe souvenir (et un petit goût de vomi dans la gorge).

C’est également en avril que nous avons fait l’état des lieux de l’appartement dans lequel on vit actuellement et que je me suis enfin décidée à aller chez le podologue pour soigner mon syndrome de l’essuie-glace qui me suivait depuis presque un mois (ndlr : les semelles ça change vraiment la vie). Pour fêter cela dignement, j’ai aussi pu profiter d’un délicieux repas sur un bateau mouche offert par Alex (le rêve de toute petite provinciale qui se respecte, ex æquo avec acheter un appart vue sur la Tour Eiffel mais ça on en parlera plus tard).

Enfin, en avril a débuté notre voyage de promotion de dix jours en Italie. Au programme : Vatican (deux fois, parce que quand on aime on ne compte pas), Rome, Naples, Capri, Positano, Vésuve, Pompéi, bref que des endroits instagrammables, en somme.

🌸 MAI

J’ai profité de ce mois de mai sans lapins (ils étaient chez mes parents comme on voyageait beaucoup) pour garder Queenie, le chihuahua (qui n’a rien d’un chihuahua) de Capu. Sa petite tête déprimée quand il me voyait partir à l’école le samedi matin (oui, j’avais cours tous les samedis matin…) était le parfait reflet de mon état intérieur face à cette décision de faire un nouveau DU à côté de mon Master.

En mai on a également passé une semaine en Grèce, magnifique cadeau offert par mes beaux-parents pour Noël dernier. A peine eu le temps de revenir sur les terres parisiennes que l’on était déjà ramenés à la réalité : LE DEMENAGEMENT. Heureusement que j’ai des parents trop cool qui sont venus nous aider, parce que même à quatre c’était pas de tout repos. On a découvert que j’avais réussi l’exploit d’entasser dans un 18m2 plus de choses qu’il n’en rentre dans notre actuel 50m2. Un exploit.

🌼 JUIN

Juin a été un mois de chamboulements intenses et de remise en question permanentes.

Le mois a commencé par le 10Km de Paris organisé par ADIDAS. C’était ma troisième course officielle et mes kilomètres officieux me permettaient de l’appréhender sereinement. Et pourtant… A peine arrivée à la moitié de la course, mon cœur s’est emballé plus que la normale et je me suis retrouvée à devoir m’arrêter et finir en marchant, remplie d’incompréhension et de rage.

Un rendez-vous chez le cardiologue cinq jours après plus tard, j’apprenais lors d’une prise de sang que mon taux de TSH (indiquant la maladie de Basedow) était vraiment pas bon. Ces soucis de thyroïde causeront mon abandon avant même de me lancer sur les 15km de la Course royale de Versailles le 19 juin. Je n’avais à ce moment-là toujours aucun diagnostic.

Juin a également été un mois de réussite professionnelle. Mon entreprise me conviait à de plus en plus de cocktails ou rendez-vous professionnels ce qui épanouissait énormément la petite étudiante que j’étais encore, le plus improbable là-dedans étant tout de même ma participation au tournoi de foot inter compagnies le 14 juin (on a fini derniers… mais on a participé).

Enfin, une petite après-midi massage, hammam et gommage du corps a conclu ce mois de juin, également rythmé par le passage de mon examen final du DU d’Assas et le soulagement de voir ce truc fini. J’y ai passé mes moments scolaires préférés de toute ma vie, mais punaise, avoir cours le mercredi soir et le samedi matin c’est quelque chose quand même.

🌸 JUILLET

Le 1er juillet j’ai passé un électroencéphalogramme, le deuxième de ma courte vie (le premier ayant été fait aux urgences suite à une crise d’épilepsie). Émettant quelques doutes quant au diagnostic posé sur ma maladie (je pense que mes crises d’épilepsie sont davantage des crises d’angoisse qui devraient donc être traitées par le biais de visites chez le psy et non avec du Keppra), j’ai été plus que ravie que le résultat de l’EEG le prouve : je n’ai aucune trace d’anomalie cérébrale, que ce soit au repos ou réveillée.

Le 6 juillet avait lieu la soirée de fin d’études du master 2. J’avais peur que les études me manquent, je vous confirme que ce n’est pas du tout le cas mdr. C’est également à cette date que j’ai pu rencontrer Jean-Charles lors de son arrivée de l’Enduroman. Vraiment dans mon top 3 des meilleurs souvenirs de mon année. 😢🥹

Le 7 j’ai dit au revoir à ma cheffe. C’est bien, en deux ans j’ai eu 4 chefs. Je commence à me poser des questions… C’était vraiment une déchirure pour moi, une responsable humaine et bienveillante comme je pensais ne jamais retrouver (alors que le futur confirmera que si). Mais bon, pas le temps de pleurer que j’étais déjà consolée par mes six semaines et demie de congés, du 14 juillet au 22 août. Au programme, deux semaines chez papa maman, une au Cap d’Agde, quelques jours à Nice et à Cannes, une journée au Puy en Velay et très peu de repos au final.

🌼 AOÛT

Le 8 août j’ai passé une échographie thyroïdienne pour écarter la piste d’un cancer de la thyroïde. Même si je savais qu’il y avait assez peu de risques que ce soit cela, l’attente de début juillet à début août a été un calvaire pendant lequel je ne cessais de me toucher la gorge dans l’espoir de ne pas y sentir de boule.

Au final, une fois la thèse du cancer écartée, mon endocrinologue m’a bien diagnostiqué la maladie de Basedow et prescrit le traitement correspondant. Ayant eu des soucis d’allergie au Lamictal, elle a décidé de me mettre sous Propylex et non sous le médicament le plus courant donc je ne me souviens plus du nom. 6 comprimés trois fois par jour et une prise de sang par semaine pour contrôler. Joie et bonheur. C’est atroce, tout simplement.

🌸 SEPTEMBRE

Septembre fut mouvementé, mais rien par rapport à ce que octobre allait être.

J’ai eu la chance de partir un week-end dans le sud avec mes grands-parents (merveilleux week-end pendant lequel on n’a pas eu d’eau chaude, mdr) et un autre week-end à Saint Malo avec Alex, ce qui nous a donné une idée de course folle pour l’année prochaine, mais chut.

J’ai également au l’énorme privilège de me faire enlever ma première dent de sagesse de manière non prévue (faut que j’en fasse un article, mais j’attends que la plaie émotionnelle cicatrise) le 12 septembre et de pouvoir montrer ce que je valais sur deux courses officielles : les 10km de La Parisienne et les 16km de la Paris-Versailles. Un bonheur pour la tête… un peu moins pour le corps.

Septembre a aussi été un mois axé sur la réalisation de l’un de mes plus grands objectifs de 2022 : acheter un appartement. Après un rendez-vous avec ma banque pour fixer ma capacité d’emprunt, j’ai visité un appartement (pas du tout dans mon budget) et décidé définitivement que j’allais acheter à Lyon, ville où je me voyais bien plus vivre qu’à Paris. Mdr, si j’avais su.

Enfin, j’ai suivi mes premiers cours à l’Ecole du Louvre, compris que ma neurologue ne voulait pas que j’arrête le keppra alors même que l’électroencéphalogramme étant bon et fait stériliser ma petite lapine pour qu’elle puisse vivre en liberté avec Charlie mon mâle déjà castré. Le début de la fin.

🌼 OCTOBRE

Octobre, mon pire mois sans aucune hésitation possible.

J’ai commencé le mois par la visite d’un appartement vers Paris alors que j’avais décidé 48h avant d’acheter à Lyon mais gros coup de cœur qui s’est confirmé puisque je suis censée signer la vente dans un mois. :))) Ce mois avait donc du potentiel. Mais tout s’est effondré le 4 octobre.

Lors de la visite de contrôle post stérilisation, la vétérinaire a découvert que ma lapine avait eu un rein sectionné pendant l’opération. S’en sont ensuivies des semaines de nuits blanches à devoir la nourrir à la pipette et lui donner de la morphine toutes les 6h, des opérations, de l’angoisse de la voir partir : un cauchemar. Jour et nuit.

Malgré tout, pour ne pas sombrer, il a fallu continuer à vivre : les pots d’arrivée au boulot, les 20km de Paris pendant lesquels j’ai battu mon record, la remise des diplômes d’Assas au cours de laquelle j’ai appris que j’étais vice-major (🥹), la Marseille-Cassis à laquelle on n’a pas pu participer à cause d’une grève de trains (🤡) et une nouvelle opération des dents de sagesse pour clôturer ce beau mois, le 31 octobre. J’avais même plus besoin de me déguiser le soir pour aller voler des bonbons aux voisins.

🌸 NOVEMBRE

Enchaînement logique de galères qui n’allaient pas s’arrêter aussi vite que le mois d’octobre, novembre a été l’occasion pour moi de penser avoir un souci de foie à cause d’un de mes résultats de prise de sang hebdomadaires. Pour ne pas risquer d’endommager encore plus mon foie déjà abîmé, j’ai donc dû subir ma deuxième opération des dents de sagesse sans aucun antidouleurs. Aucun.

Le 7 novembre, mon échographie abdominale avec le sosie de Jonathann Daval (j’étais pas sereine) a écarté toute hypothèse de problème de foie. Ca tombe bien, j’ai bien eu besoin de Doliprane pour l’extraction de ma troisième dent de sagesse le 21 novembre.

Le 12 novembre nous avons fêté notre moisiversaire de couple à la Chambérienne, un trail pour lequel je n’avais pas du tout le niveau mais que j’ai tout de même terminé. J’ai utilisé mes dernières forces sportives pour finir le semi marathon de Boulogne en 1h52. Un exploit pour la petite Moi qui ne courait pas il y a pas si longtemps de ça.

Enfin, novembre signait la vraie fin de ma vie de jeune adulte avec la signature du compromis de vente de l’appartement visité le 1er octobre et la cérémonie de remise des diplômes de Dauphine.

🌼 DÉCEMBRE

Enfin, décembre. La lumière au bout du tunnel.

J’ai obtenu mon prêt (normalement tout est ok), fait la petite SaintéLyon et enchaîné par une seconde nuit blanche le mardi juste après pour la soirée de mon boulot, je suis allée voir la comédie musicale Peter Pan (et c’était trop cool) et me suis fait enlever une dent de sagesse, la dernière. Pour notre plus grand bonheur, notre petite famille s’est également agrandie avec l’arrivée d’un bébé lapin prénommé Abbie (jusqu’à ce qu’on découvre que c’est un mec, comme pour tous les autres qu’on a eus).

Bonne année.

See u,

Audrey

SaintéLyon : j’ai détesté, mais je veux y retourner

Hello,

Le samedi 3 décembre 2022 était un grand jour pour moi. Après plusieurs années à rêver de faire la SaintéLyon suite à l’assistante d’un ami il y a quelques éditions, c’était enfin à mon tour de me frotter à cette course mythique pour tout bon Stéphanois qui se respecte (et, actuellement, des choses dont on peut être fiers à Saint-Etienne, il y en a peu...).

Bon, ma condition physique et mes exploits sur la Chambérienne un mois plus tôt ne me permettaient pas de me lancer sur les trois plus grands formats (156, 78 et 44km), mais la « petite » de 24,5km (les « ,5 » sont importants) me faisait pas mal de l’oeil.

Nous voilà donc inscrits : moi sur le format 24km, Alex sur celui de 78 (mdr). Et tout comme pour la Chambérienne, nous n’avons suivi aucune prépa spécifique. Au top. 🙂

1/ SNCF : mon (dés)amour

Etant des gens très organisés, on s’était motivé à prendre nos billets de train bien en avance, histoire de ne pas être pris au dépourvu. J’avoue que l’on a même un peu pris de haut le meilleur ami d’Alex qui n’a réservé que quelques jours avant l’événement et qui se retrouvait donc dans un train avec un horaire bidon (pendant le match)… Si on avait su.

Le lundi avant la course, contre toute attente, la SNCF nous a informés que notre cher petit train de l’aller sur lequel nous comptions fortement était annulé en raison d’un préavis de grève.

Ni une, ni deux, voyant la galère arriver quand tout le monde allait vouloir reprendre un billet dans les trains pas (encore?) supprimés, j’ai forcé mon copain à vite reprendre un billet pour ne pas se retrouver dans la même situation que pour la Marseille-Cassis à laquelle nous n’avions pas pu aller à cause d’un problème similaire. Et heureusement, parce que à peine mon billet 2e classe pris, il n’en restait plus qu’un dans tout le train, en première classe et au double du prix.

Pour la petite histoire, le meilleur ami d’Alex qu’on chambrait deux jours avant car il avait pris son billet au dernier moment n’a eu aucun souci d’annulation. Karma, vous dites ? KARMA.

2/ L’arrivée à Lyon

Notre train arrivait à Lyon le samedi à 14h. Le plan initial était que j’aille dormir après la course chez mon petit-frère qui vit en banlieue lyonnaise. Le minimoys m’attendait donc gentiment à la gare à l’arrivée de mon train pour me filer son trousseau de quarante clés que j’allais devoir trimballer pendant toute la course pour ne pas prendre le risque de me le faire voler en le laissant en consigne. Merci, pas merci.

Une fois les clés récupérées, on est parti acheter une pizza pour moi et des pâtes pour Alex (qui, avouons-le, est visiblement un peu plus calé que moi niveau besoins nutritionnels avant une course) (l’Histoire racontera que la pizza avant de courir c’était vraiment pas une bonne idée) avant de retourner à la gare chercher le meilleur ami d’Alex. Il était 14h30, j’avais déjà atteint mon objectif de pas de la journée.

Un petit tour à Monoprix pour s’acheter de quoi manger pour le soir (j’ai pris une salade Sodebo, c’était encore une fois la pire idée) et quelques amplettes à Decathlon plus tard, nous voilà sur la route pour rejoindre la Halle Tony Garnier, lieu du début de notre galère.

3/ La Halle Tony Garnier

Immense salle de concert transformée chaque année à la même date en un lieu de retrait des dossards / attente avant le départ / arrivée des coureurs de la SaintéLyon, la Halle Tony Garnier gardera, à jamais, une place particulière dans mon coeur.

Tout a commencé avec le retrait de nos dossards, presque aussi interminable que la course en elle-même, avec des gens qui ne respectaient pas du tout leur créneau de retrait (nous) et qui grattaient des places dans les files d’attente sans s’en rendre compte (encore nous ! 🙂 ).

Une fois le dossard récupéré, encore fallait-il survivre à la tentation des 40 stands présents sur le salon. Une petite photo souvenir sous l’arche et hop, me voilà en train de dire au revoir à l’amour de ma vie, parfaitement consciente des risques inhérents à cette course mais croyant assez en lui pour le pousser à y aller.

17h : la navette dans laquelle Alex est part pour Saint-Etienne, lieu de départ de sa course. Quant à la mienne, elle est prévue pour 21h. Je comprends donc très vite que je vais devoir attendre quatre heures seule à la Halle. Il va falloir s’occuper …

Je prends le temps de me changer, d’aller trois fois aux toilettes (pour une fois qu’il n’y a pas deux heures de queue pour celles des femmes…), puis je m’assieds dans les gradins et attends sagement que le temps passe en mangeant ma pauvre salade Sodebo (la suite prouvera que c’était vraiment pas une bonne idée).

Une fois dans ma navette, 25 minutes de route nous séparaient de Soucieu en Jarrest, lieu de départ de ma course. J’ai donc rapidement compris que le retour à pied allait être vraaaaiment compliqué.

4/ L’avant départ

J’ai eu la chance de monter dans une des toutes premières navettes à partir et donc à arriver, me garantissant ainsi une place assise pour reposer mes petites pattes avant la course qui nous attendait.

Le truc merveilleux dans le trail c’est que tout le monde court ensemble, peu importe le niveau. Je me suis donc retrouvée assise à dix mètres de mon idole du trail qui allait devenir la future gagnante de la course, 2h plus tard (petit spoiler : j’ai mis 3h10 mdr).

Il y a une tradition à laquelle je ne peux pas échapper, c’est la pause pipi juste avant le départ d’une course. Si sur certaines courses c’est bien organisé, avec une attente raisonnable (comme la Parisienne, course de femmes et organisée par des femmes) (tout s’explique), sur d’autres (comme la Paris-Versailles, pour ne pas la nommer), le temps d’attente est ahurissant.

Pour la SaintéLyon, des toilettes éphémères avaient été installées à l’extérieur du gymnase. Ma motivation pour quitter ma place assise et partir me geler les fesses dans la file d’attente dont je ne connaissais pas la taille était proche de zéro, à tel point que j’avais même fini par m’aautoconvaincre que j’en avais pas si envie et que bon, 3h de course sans pouvoir y aller c’était pas si long que ça au final (si).

Dans un éclair de lucidité, j’ai quand même fini par y aller. La queue était bien plus raisonnable que je ne l’avais imaginée et après 15-20 minutes d’attente, me voilà donc avec une vessie vide et une forte envie d’en découdre et de venir à bout de ces 24,5km (à ce moment-là, je pensais qu’il n’y en avait que 23 mdr).

5/ Le départ

Le lieu de départ de la course était à environ 1km du gymnase. En extérieur.

Après une bonne demie heure d’attente, le départ est annoncé pour dix minutes plus tard. Le stress commence à monter avant de me lancer sur ce qui allait être ma plus longue distance jamais parcourue. Finalement, on nous prévient qu’en raison d’un trop grand nombre de coureurs, le départ se fera en deux fois. Bien évidemment, la ligne de séparation s’arrête juste devant moi. Point positif : j’allais vivre un de mes premiers départs en étant juste sous l’arche publicitaire. Point négatif : mon temps de sommeil avant l’arrivée d’Alex était compté et s’en trouvait donc diminué.

23h10 : le départ est donné. Le monde sur le bord de la route est hallucinant au vu de l’horaire. Le chemin n’est pas du tout adapté à mes chaussures de trail qui commencent à me faire mal mais bon, pas le moment d’abandonner alors que l’on vient tout juste de commencer.

Je m’étais lancé un défi : ne pas m’arrêter hormis dans les montées très difficiles. Mdr. Après deux kilomètres de course, je vois un TAS (littéralement) de frontales arrêtées à 200 mètres de moi). Je devine sans mal (ou du moins espère très fort) qu’il reste des êtres humains sous ces frontales et me demande donc ce qu’ils font tous à l’arrêt alors que l’on vient de commencer et que MEME MOI je n’ai pas encore de point de côté.

Je m’approche et découvre que tous ces gens sont en réalité arrêtés car il y a un énorme trou (que dis-je, une piscine municipale) de deux mètres de longueur et au moins dix mètres de profondeur (au moins). On attend tous qu’un courageux veuille bien sauter en premier pour nous prouver que c’est possible. La même histoire se reproduira cinq fois sur le tracé. On a beau avoir échappé à la neige, on n’a rien pu faire pour la pluie.

6/ Ravitaillement

Le parcours du 23km comportait un seul ravitaillement, aux alentours du 12e km. Etant donné mon état à l’arrivée de ce ravitaillement et les 12km que je venais de passer à baver devant ce que j’allais manger, j’ai décidé de faire une vraie pause réconfortante à base de (plein de) verres de coca et….. d’un chocolat chaud. Et là, c’est le drame.

Tout le monde sait qu’il ne faut pas boire de lait avant une course, tout le monde me l’avait dit, je le savais. Mais mon cerveau n’avait pas imprimé qu’en prendre un pendant la course ben c’était encore pire.

Je suis repartie avec un mal de vide de l’enfer et les larmes aux yeux en voyant le panneau « 12km » restants. Nous voilà donc repartis pour 12 bornes à se tenir le bide et à maudire ces deux gorgées de chocolat chaud avalées.

Le temps est long, la pluie fait son grand retour et de plus en plus de personnes marchent sur le bord de la route. J’en fais bien évidemment partie.

7/ L’arrivée

Les kilomètres sont interminables, je déteste cette course de toutes mes forces. Une énorme montée se profile à l’horizon. Je me mets à pleurer presque autant que le ciel (ndlr : il y avait une tempête). Au loin, je vois l’immense pont qui annonce l’arrivée mais mes jambes craquent et je me retrouve à marcher à 500 mètres de l’arche d’arrivée (la honte, heureusement que c’était dans la nuit donc que personne ne voyait).

Un mec fou me double à toute vitesse. Je me dis qu’il est bizarre, qu’on en est déjà à 3h de course donc aucune chance qu’il gagne alors pourquoi tout donner comme ça. Une fois arrivée je comprendrais qu’en réalité c’était le vainqueur du format 44km. :))))

L’arrivée pour moi était un peu décevante, j’étais tellement fatiguée que je n’ai même pas pu profiter du moment. A peine ma médaille récupérée que je rejoignais déjà mes parents (pas très contents du monde qu’il y avait dans la rue et des embouteillages à 2h du mat mdrrr) pour rentrer dormir quelques minutes à Saint-Etienne avant de revenir chercher Alex le lendemain matin.

8/ Le bilan

Je me suis répétée pendant toute la course que plus jamais on ne me verrait sur ce tracé, alors que dès le lendemain je savais que je voudrais faire les plus grands formats. J’ai passé une course atroce, les conditions météorologiques, la nuit, le froid, les gens, la boue, le dénivelé, le mois, l’hiver, tout est compliqué mais Dieu seul sait à quel point c’est une des seules courses qui me fait rêver.

J’ai eu le temps de réfléchir à ma vie (bien bien bien), de me demander pourquoi je faisais ça (plusieurs fois), de ne pas trouver de réponse mais d’être certaine au plus profond de mon coeur que c’était la seule chose qui me faisait vraiment vibrer.

See U l’année prochaine la SaintéLyon pour le format 44km.

Bonne journée,

Audrey

Trail La Chambérienne

Hello,

Vous aussi vous avez des rêves fous mais vous ne vous pensez pas assez fou pour les réaliser ? Laissez-moi vous conter l’histoire de la petite Audrey, 0 pointé au bac de sport, qui vient de réussir son plus grand objectif sportif de l’année 2022.

Tout a commencé un soir d’août quand, prise d’un élan de folie, j’ai proposé à mon copain de nous inscrire au trail « La Chambérienne » qui aurait lieu dans la ville éponyme le 12 novembre 2022, jour de nos un an et cinq mois.

Les gens qui ne courent pas (moi il y a deux ans) ne comprendront pas à quel point ce défi était fou et à quel point la Moi qui avait déjà couru six semi marathon sur route n’était pas prête mentalement pour réaliser cet exploit.

L’AVANT COURSE

1° L’entrainement

Partie la plus longue en termes de durée (trois mois, mdr) mais la plus courte au niveau des choses à raconter tellement mon entrainement spécialisé trail pour cette course a été proche du néant.

Je vis à Paris, ville avec approximativement zéro mètres de dénivelé et 1% de chemins type forets pour 99% de béton. Vous comprendrez donc rapidement que l’entrainement pour faire un trail s’est avéré compliqué.

Pourtant, tout avait bien été pensé : on commençait par la Paris-Versailles, une course sur route avec une énorme montée et plus de 200 mètres de dénivelés, puis on faisait les 20km et 350 mètres de dénivelé de la Marseille-Cassis pour apprivoiser délicatement le dénivelé et arriver plus sereinement à la Chambérienne. Oui, tout était prévu.

Le problème est que l’on n’a pas pu aller à la Marseille-Cassis au dernier moment en raison d’une petite lapine malade et donc que je me suis retrouvée à passer, sans transition, d’une course familiale de 15km et 200m de dénivelé remplie de petites mamies venues faire leur footing du dimanche à un trail de 21,5km avec 950 mètres de dénivelé entourée de gens dont le physique prouvait qu’ils pratiquaient le trail à un niveau bien plus élevé que le mien.

2° L’équipement

En bonne coureuse de route que je suis, je n’avais que des chaussures ultra légères, sans amorti ni crampon. J’ai donc dû investir dans des chaussures de trail qui, en plus d’être super moches, sont excessivement lourdes.

Une fois qu’on les avait achetées, il a fallu les tester ces chaussures. Et pour cela rien de mieux (si) que de faire 2h de route pour aller s’entrainer sur le Circuit des 25 Bosses, à Fontainebleau.

3° Les 25 Bosses

Le Circuit des 25 Bosses c’est THE place to be pour tous les traileurs en devenir d’Ile de France. Au programme : montées et descentes à n’en plus finir, à tel point que l’espace d’un instant j’ai même béni la RATP d’exister pour me permettre de faire des dizaines de kilomètres chaque jour sans activer mes jambes.

Au moment où on y est allé j’étais dans une situation très délicate au niveau santé : je dormais littéralement 12 à 15 heures par jour, j’étais malade quotidiennement, mon endocrinologue avait tenté de diminuer mes médicaments pour la thyroïde (spoiler : ça n’a pas fonctionné) et mes dernières analyses de sang étaient catastrophiques. Ce n’était donc pas le meilleur moment pour réaliser un défi sportif de cette ampleur mais le temps était compté avant la Chambérienne donc on a essayé.

Les 25 Bosses c’est, comme leur nom l’indique, un circuit de 25 bosses et le principe c’est que quand tu en fais une, ben à moins de faire demi-tour, tu es obligé de faire les 24 autres.

En voyant la première bosse et mon état physique, j’ai dit à mon copain que je ne le sentais vraiment pas. Ayant tout de même fait une heure de route à l’aller et sachant qu’on devait encore en faire une pour le retour, on s’est dit que c’était trop dommage d’abandonner à la première bosse, donc on a tenté. On a fait une bosse, deux bosses, trois bosses, quatre bosses puis j’ai dit stop et on a fait demi-tour. Tout cela ne présageait donc rien de bon pour la Chambérienne qui était quelques jours plus tard.

4° La valise

La liste de matériel imposée pour un trail diffère légèrement (excessivement) de celle imposée pour un semi marathon sur route.

C’est ainsi que je me suis retrouvée à devoir acheter une couverture de survie, un sifflet au cas où je meure, un gobelet réutilisable … et.à sortir de son carton la magnifique frontale offerte l’année dernière par mon copain qui avait l’espoir que je l’accompagne dans ses sorties longues du jeudi soir (ça a tenu un mois, mdr).

Qui dit frontale dit « piles de frontale », mais qui dit flemmarde dit « n’a jamais pris le temps d’acheter des piles de rechange ». Je suis donc partie à une course nocturne dans la forêt sans aucun éclairage, en priant simplement pour que mes piles, là depuis un an, ne lâchent pas au milieu de la course. Et ça a fonctionné. 🙂

5° Le retrait des dossards

Contrairement aux grosses courses auxquelles j’ai l’habitude de participer, pour celle-ci, le retrait se faisait le jour même, sur le lieu de départ.

Ce retrait fut l’occasion pour moi de repartir avec une énorme bouteille de bière (je ne bois pas, mais ceux qui le font ont dit qu’elle était immonde) et de découvrir que j’étais tellement au taquet, que j’étais la première à m’être inscrite de toute la course sur le format DUO. Car oui, nous l’avons faite en duo…

LA COURSE

Le départ de la course était à 19h50. Nous avions pris un charmant AIRBNB dans le centre de Chambéry donc idéalement placé mais qui se trouvait à 2,5km du départ et de l’arrivée de la course.

Après donc 2,5km pour aller chercher les dossards, 2,5km pour rentrer et 2,5km pour y retourner à 19h, nous voilà donc sur la ligne de départ, prêts à se lancer dans ce qui allait être l’épreuve la plus compliquée que j’aie vécue dans ma petite vie (bientôt 25 ans).

19h50 : le GO est donné. Me voilà en train de courir au milieu de gens dont les mollets musclés sont les meilleurs témoins de l’écart de niveau entre le leur et le mien.

Le calvaire commence au 2e kilomètre (sur 21,4, ahahahahahahahha). Une énorme montée d’escaliers que beaucoup redoutent me met un coup au moral. J’ai chaud (alors que j’avais peur de ne pas être assez habillée), m’arrête donc pour enlever mon imperméable et vois tous les autres me doubler.

Je repars difficilement, éteint la musique qui défilait dans mes oreilles comme lors de chaque course mais qui, pour une fois, ne m’apportait rien de positif et atteint difficilement le ravitaillement du 6e kilomètre. En arrivant sur ce ravitaillement, je reçois un énorme coup de booster d’énergie et de motivation en entendant le bénévole (merci <3) me servir un verre de Coca Cola rempli de bulles. Et hop, c’est reparti.

Les kilomètres défilent difficilement. Je cours (si on peut appeler cela courir) à une allure quasiment égale au double de mon allure de course habituelle. Certains passages ressemblent à des tracés d’escalade tellement le dénivelé est important et le terrain peu praticable mais hop, je ne peux pas lâcher. De toute façon, pour revenir au point de départ il reste autant de kilomètres que pour aller à l’arrivée donc pourquoi abandonner ?

Nous ne voyons personne à l’horizon, ce qui laisse penser qu’on peut potentiellement réussir l’exploit de finir derniers et les faibles barrières horaires me font redouter de ne pas pouvoir terminer. Mais bref, pas le temps ni l’énergie suffisante pour réfléchir, il faut déjà y retourner.

Arrivés au ravitaillement du 10e kilomètre, je commence à comprendre que j’ai peut-être un peu (beaucoup) surestimé mes compétences de traileuse.

Les montées s’enchainent jusqu’à n’en plus finir. Littéralement. Je ne sais pas si c’est mon côté marseillaise ou si j’ai vraiment vécu cela, mais j’ai eu l’impression de monter en continu pendant 40 minutes non stop. Et pas des petitesmontées, non non, de L’ESCALADE.

Kilomètre 16, 3e et dernier ravitaillement de cette folle aventure. Je ne sais pas quelle heure il est, mais il est suffisamment tard pour avoir raté le prime de la Star Academy, et ça, ça me soule. Il y a vraiment des gens qui préfèrent courir 21 bornes plutôt que regarder la Star Ac ? Et j’en fais vraiment partie ? Et en plus j’ai PAYE pour ça ? Que de folies !

On marche, on croise un homme blessé avec les secours à ses côtés. Les bénévoles nous disent de ne pas aller trop vite pour ne pas glisser nous aussi. Ahaha, s’ils savaient, aucun risque pour nous d’être en excès de vitesse là…

Les derniers kilomètres sont un peu moins compliqués mais mon mental craque. On arrive au 21e kilomètre. Dans ma tête, je m’étais préparée à courir la distance d’un semi marathon, soit 21,1km comme l’indiquait le règlement de la course, mais gros choc : le 21e kilomètre ne laisse entrevoir aucune ligne d’arrivée. Vraiment AUCUNE.

L’histoire finira par dire qu’il y avait en réalité 21,5 kilomètres pour 950 mètres de dénivelé. Les larmes se sont mises à couler pour la première fois de ma vie en franchissant la ligne d’arrivée. Partagée entre douleurs musculaires et fierté personnelle, je me suis promise de ne plus jamais faire ce genre de choses.

Aujourd’hui, deux semaines et demie plus tard, je vous écris en préparant ma valise pour la petite SaintéLyon de 24km. Même type de course, même conditions et donc même folie dans cette décision.

A bientôt,

Audrey

Vivre avec de l’hyperthyroïdie : mon expérience

Hello,

Certains sont au courant, d’autres non, mais après avoir été l’heureuse élue pour une coloc cérébrale avec de l’épilepsie alors qu’aucune cause explicite n’a encore été trouvée à cela, j’ai été diagnostiquée, il y a un mois maintenant, d’une hyperthyroïdie que je traite depuis.

Contexte

Début juin dernier, lors d’un 10km plus difficile qu’agréable, j’ai dû m’arrêter à la vue de mes battements cardiaques qui avaient dépassé les 210 par minute (pour les gens qui s’y connaissent pas -comme moi- c’est beaucoup trop élevé).

Après quelques examens chez le cardiologue qui n’avait décelé aucun problème à ce niveau, j’ai réalisé une prise de sang qui a révélé que ma thyroïde était anormalement basse (très basse, genre elle aurait pas pu l’être davantage). Des examens complémentaires ont montré que ma T3 et T4 étaient trop élevées. Le cumul des deux a mené au diagnostic final : je souffre de la maladie de Basedow, forme la plus courant d’hyperthyroïdie chez les jeunes.

Après le choc du diagnostic, les questions sur « pourquoi encore moi? », la détresse face aux deux médicaments que j’allais devoir prendre trois fois par jour (en plus des autres pour l’épilepsie) et surtout face aux prises de sang que j’étais obligée de faire tous les dix jours pour contrôler que mon traitement ne tue pas mes globules blancs, j’ai pu accepter et comprendre plein de symptômes que j’avais tus et cachés depuis un an.

Symptômes

Avec du recul, j’ai pu me rendre compte que mon caractère et ma personnalité avaient énormément changé depuis un an, date prétendue du début de la maladie.

J’étais devenue d’un coup très irritable, très énervée, très à fleur de peau, extrêmement angoissée et profondément fatiguée.

On mettait initialement cela sur le fait de prendre beaucoup de médicaments pour l’épilepsie, de toutes les choses que je faisais à côté des diplômes que je suivais (les boulots, les assocs, le blog etc.), avec du recul, il semblerait que tout cela n’ait eu aucune influence. J’étais simplement malade depuis le début et sans la course durant laquelle mon coeur s’est emballé, on ne l’aurait jamais su.

Les symptômes de l’hyperthyroïdie sont nombreux : perte de cheveux (maintenant que mon chien est blanc et plus noir comme l’ancien, je ne peux plus accuser le chien de laisser des poils partout en sachant très bien que ce sont des cheveux), fatigue (je dors à 21h un jour sur deux), perte de poids (on avait mis cela sur le compte du sport que je faisais), augmentation cardiaque (RAS de mon côté, hormis pendant cette fameuse course), dépression et anxiété (je n’ai jamais été aussi stressée de ma vie).

Traitement

J’ai commencé fin août du Propylex à prendre trois fois par jour, deux comprimés à chaque fois.

Ce n’est pas le traitement que l’on donne initialement mais ayant eu des gros problèmes d’allergie à la Lamotrigine, mon endocrinologue a préféré commencer immédiatement par celui que l’on ne donne normalement qu’en cas d’allergie à l’autre molécule.

L’inconvénient est que je pense qu’il est plus facile de se procurer de la drogue à Paris que du Propylex (j’ai pas tenté). Aucune pharmacie que j’ai faite ne l’a de disponible immédiatement donc il faut le commander mais je ne peux pas le commander tant qu’il me reste plus d’une plaquette des boites que j’ai reçues lors de ma précédente commande. Une plaquette de dix me faisant un peu moins de deux jours, c’est compliqué niveau timing. Mais bon, on s’adapte.

Basculement vers l’hypothyroïdie

Ma dernière prise de sang date de vingt jours après le début du traitement. Ma T3 et ma T4 sont redevenues normales, je reprends du poids et je me sens beaucoup moins stressée.

Le vrai danger est que le traitement est à prendre pendant minimum un an et demi, renouvelable une fois puis après c’est l’ablation de la thyroïde en raison des risques d’attaque contre les globules blancs. Il est fréquent que pendant cette période de traitement, le corps bascule en hypothyroïdie (l’inverse donc de l’hyperthyroïdie que j’avais). Pour limiter cela, il est nécessaire de réajuster continuellement le traitement voire potentiellement de prendre un traitement contre l’hypo par la suite…

La suite

Aujourd’hui, je ne sais pas vraiment de quoi sera fait la suite. Je découvre la maladie en même temps que j’apprends à vivre avec elle. Personne n’est capable de me dire pourquoi j’en suis atteinte, ma mère a fait les tests et ne l’a pas (heureusement), je n’ai aucun souci cardiaque et la maladie ne peut apparemment pas être causée par le stress, donc on ne sait pas. Comme pour l’épilepsie.

Le traitement est très handicapant, je reste extrêmement fatiguée et faire des choses de la vie quotidienne est parfois très pénible pour moi mais mon humeur a radicalement changé. Je me sens mieux dans ma peau (même si la prise de poids n’est pas évidente à accepter), moins stressée même si tout n’est pas réglé à ce niveau-là et plus confiante à l’avenir.

J’aime bien l’idée de pouvoir raconter ici ce que je vis car j’ai les témoignages sur la question avant le diagnostic final m’ont été d’une aide incroyable et que j’espère pouvoir relire ça dans un an quand je serai guérie.

Bonne journée,

Audrey

Un mois de cohabitation avec le Keppra

Hello,

Il y a deux ans j’étais une petite meuf normale qui rentrait sur Paris après un mois de confinement chez ses parents. Je revois le train partir de Lyon, mais je ne me verrai jamais arriver, parce qu’il y a deux ans ma vie a changé : j’ai découvert que j’étais épileptique.

Bon, ce début dramatique est très loin de mon quotidien. Je ne vais pas vous mentir, l’épilepsie n’a pas changé grand-chose à ma vie à moins que c’est déconseillé pour moi de conduire pour le moment (c’est peut-être pas plus mal), que je ne peux pas nager en eau libre (je ne sais plus nager) et que …. je dois prendre un cachet à 9h et un autre à 21h tous les jours et probablement toute la vie.

Et oui, après neuf mois sans traitement suite à l’arrêt du Lamictal qui m’avait démonté la santé, j’ai été contrainte de reprendre un médicament contre l’épilepsie après avoir refait une crise en mai dernier. Enfin, « contrainte » pas vraiment, disons juste que ma neurologue m’a dit « vous savez, il y a de plus en plus de morts subites inexpliquées chez les épileptiques sans traitement mais vous êtes libre de faire votre choix ». Oui, enfin « libre libre », voilà quoi.

Bref, j’ai dû reprendre un traitement.

Je voulais réadopter le Lamictal parce que, même si entre nous le courant était bof passé, au moins je savais à quoi m’en tenir, mais ma neurologue a refusé et m’a mis le seul autre traitement que l’on peut garder pendant la grossesse (c’est pas à l’ordre du jour hein, mais flemme de devoir changer de traitement dans cinq ans) : le Keppra.

Bref, comme pour le Lamictal, il faut commencer le traitement avec une dose faible et l’augmenter petit à petit. Je suis au dosage maximal depuis deux semaines et, pour le moment, je n’ai pas d’effets secondaires, hormis une grosse fatigue mais qui est aussi peut-être due au fait que je fasse 36 000 trucs dans la journée (mais dans le doute, je préfère mettre ça sur le dos du Keppra).

J’avais lu tellement de mauvais avis sur le Keppra qui m’avaient un peu fait paniquer avant de le prendre. Aussi, Oslo mon petit chien épileptique suivait ce traitement et était constamment épuisé. J’étais donc un peu terrifiée à l’idée de me retrouver dans le même état. Au final, rien de tout cela.

Je fais en effet plus de siestes que quand j’avais deux ans (j’en faisais pas), mon eczéma est NRV comme on dit (mais il n’était pas mieux quand je n’avais pas de traitement) et je suis un peu irritable mais rien qui puisse me pourrir la vie. J’ai juste dû décaler mes horaires de prise qui étaient initialement 8h et 20h car après trois « réveils qui n’ont pas sonné » (= réveils que j’ai éteints), je me suis rendu compte que je n’étais vraiment pas du matin.

Je croise infiniment les doigts pour pouvoir un jour arrêter le traitement mais en attendant celui-ci me convient bien. Je sais que mon témoignage ne sera qu’une goutte d’eau dans l’océan de critiques (sûrement justifiées) que reçoit le Keppra mais sachez qu’entre lui et moi tout va bien, contrairement au Lamictal qui me rendait encore plus mal que réaliser que je n’aurai plus jamais deux mois de vacances en été.

A+

Audrey

Le test d’effort d’une fille qui n’aime pas faire des efforts : cardiologue 21618e rdv

Hello,

Hier j’ai pris une journée de congé pour aller chez le cardiologue (c’est donc ça la vie d’adulte, mdr ?) pour faire un test d’effort. En ce moment j’ai l’impression de voir mon cardiologue plus que ma propre mère tellement j’y vais souvent.

Début juin dernier j’ai fait un 10km qui s’est extrêmement mal passé (je suis montée à 212 battements par minute et ai donc concrètement failli crever sur place). Mon médecin m’a directement orientée vers un cardiologue, m’annonçant que j’étais au bord de la mort blablabla (exagération bien sûr, mais c’était presque ça). J’ai donc pris rendez-vous chez mon cardiologue d’amour que je n’avais pas vu depuis un an (déjà) et qui commençait à un peu me manquer (non) (enfin assez pour que je fasse Bois Colombes – Boulogne pour le voir, tout de même).

J’avais déjà fait un check up complet l’année dernière après ma crise d’épilepsie et il n’y avait rien à signaler, mais ayant des petites tendances hypocondriaques, ça ne m’a pas empêchée de stresser pendant les trois mois qui me séparaient de mon rendez-vous, au cas où.

Etape 1 : 1er rdv (enfin 1er de 2022, vous avez compris)

Dimanche 19 juin. J’avais activé l’alarme Doctolib qui permet d’être prévenu si un rendez-vous avec notre praticien se libère avant le nôtre. En plein devant Prison Break, je reçois une notification me disant qu’un rdv s’est libéré pour le lendemain à 16h30. Problème : je travaille et ne peux pas quitter le boulot avant 17h.

Alex me dit vas-y prends-le, tu t’arrangeras. Je l’écoute (comme toujours) (non). Je négocie le lendemain avec ma directrice qui me donne son accord pour que je parte plus tôt (enfin j’ai rien négocié du tout puisqu’elle a dit oui directement), et me voilà en route pour le cardiologue, la peur au ventre mais l’espoir d’être enfin sure que je n’ai rien en sortant du rdv (spoiler : ce ne sera pas le cas).

Je rentre, il m’examine, me fait un électrocardiogramme : tout est ok mais ça le turlupine quand même que je sois montée aussi haut pendant mon 10km donc il me prescrit un test d’effort et une prise de sang (là ça se complique).

Etape 2 : La prise de sang

J’ai peur de rien (mon copain rirait en lisant ça), RIEN, sauf ce qui pique, TOUT ce qui pique : cactus, abeilles, couteaux, AIGUILLES.

Quand le cardiologue m’a prescrit cette prise de sang, je n’ai pas pu me retenir et ai lâché un petit « vous étiez mon médecin préféré…. mais là…. ». Bref, j’ai attendu le dernier moment pour la faire (= juste avant de retourner le voir pour le test d’effort).

Me voilà donc un samedi matin 8h à aller au labo. J’avais, la veille, demandé à Alex de m’accompagner tellement ça me terrorise mais il dormait tellement comme un petit bébé que j’ai voulu faire le moins de bruit possible et lui faire la surprise de rentrer à 9h avec la prise de sang déjà faite sauf que j’avais perdu mon ordonnance et en voulant aller la chercher dans la chambre, où il dormait, je me suis explosé l’orteil dans le bureau. Ca l’a réveillé, et ne voulant pas me laisser seule dans cette (TERRIBLE) épreuve, Monsieur s’est levé en vitesse et habillé pour m’accompagner.

On arrive au labo, la fille me demande si je suis bien à jeun de 12h, je réponds oui alors que je m’étais tapé mon meilleur Magnum aux amandes 9h plus tôt parce que j’avais pas compris que quand le cardiologue m’avait dit de ne pas manger le matin, il parlait de ne pas non plus manger à minuit la veille mais tant pis, je m’étais préparée mentalement à la faire maintenant, je ne pouvais plus partir.

On attend, longtemps, très longtemps. Le moment tant redouté arrive. J’ai rien senti. Bref, c’était fini.

Etape 3 : Test d’effort + résultats de la prise de sang

Et nous voilà donc lundi 11 juillet, l’heure de faire le test d’effort et d’avoir un compte rendu des résultats de la prise de sang par mon cardiologue.

Je me mets au max : petite tenue de sport, petites baskets trop belles, grosse motivation, surtout quand on sait que maintenant que j’ai déménagé à Bois Colombes je suis à une heure trente de son cabinet.

J’arrive là-bas, la secrétaire me fait signer un papier attestant que le cardiologue m’a prévenue que je pouvais mourir pendant le test (euh nan il m’a jamais dit ça hein), je rencontre une fille dans la salle d’attente qui, à ma tenue, comprend que je suis là pour un test d’efforts et me rassure en me disant que c’est sur un vélo, facile et que je vais m’éclater (spoiler : c’était pas sur un vélo, pas facile et je me suis pas éclatée).

Je rentre dans la salle, on m’installe des électrodes de partout. Je commence à courir, de 6km/h à 15km/h. Tout va bien. Mon coeur va bien. Mon corps un peu moins.

Puis mon cardiologue lit les résultats de la prise de sang : pas de diabète, glycémie au top, tout est ok sauf trois choses. Ma créatinine n’est pas assez élevé, mon taux de bon cholestérol non plus (il me conseille de manger plus de poissons gras sans savoir qu’on mange déjà des pates au saumon un jour sur deux) et surtout, j’ai un problème de thyroïde. Mon taux n’est vraiment pas bon, il m’a prescrit des analyses complémentaires pour savoir si j’ai une hypothyroïdie ou si c’est juste le Keppra qui me cause ça, dont une prise de sang (naaaaan). Une histoire sans fin.

Rendez-vous donc bientôt pour un prochain article sur comment une fille qui a peur des piqures peut en avoir autant à faire dans sa vie. :)))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))

Audrey

Ma (presque) première fois en avion

Hello Hello,

Le week-end dernier on est parti à Venise avec mon copain.

C’était mon (trop beau) cadeau d’anniversaire, et pour que ses souvenirs soit à la hauteur de cette attention, Alex a pu compter sur moi pour rendre ce voyage I-NOU-BLI-ABLE.

Je viens d’une famille qui ne voyage pas, et la Moi adulte (qui a dit que je l’étais?) a préféré mettre ses salaires dans des Coca du distributeur de la fac plutôt que dans des voyages, donc ce vol était un de mes premiers (vous me permettrez de ne pas comptabiliser notre aller-retour à Londres parce que dans mes souvenirs c’était bien moins horrible que ce que j’ai vécu pour aller à Venise et je refuse de penser que j’exagère quand je dis que l’avion c’est le pire truc du monde).

L’avion c’était donc un lointain truc que je pensais ne jamais prendre, à tel point que j’adorais passer des soirées entières à me faire peur en lisant le livre sur la disparition du Vol MH370 ou des articles sur le suicide du pilote Andreas Lubtiz. Lol, trop drôle… mais beaucoup moins drôle quand il a fallu prendre l’avion ce 9 avril 2022.

Mon copain avait bien regardé pour y aller en train, imaginant déjà la galère que ça allait être de me supporter une heure trente encore plus angoissée que d’habitude, mais avait abandonné l’idée quand il a vu la durée et le prix du trajet.

Nous voilà donc à 10h à l’aéroport (pour un départ trois heures plus tard), allégés de 9 euros 50 de OrlyVal pour faire littéralement cinq minutes de trajet (pour les Lyonnais, c’est le même genre de piège à touristes que le Rhonexpress) (arrrgh).

Une fois mon billet scanné, je rentre dans un univers parallèle : des boutiques duty free plus chères que celles soumises aux taxes, des Pringles à 7 euros le paquet (mdr on est où là?!) (dans un aéroport) et un sandwich triangle dégueulasse offert par mon copain que je devais faire semblant d’apprécier par politesse (nan je rigole, il a bien compris que ça c’était PLUS JAMAIS).

Plus le temps passe et plus je me rends compte que ok on est peut-être arrivé un peu trop tôt comme le prévoyait Alexandre mais au moins ça lui laisse le temps de bien m’expliquer comment ça va se passer dans l’avion : ceinture au décollage, après tu t’endors jusqu’à ce qu’on te demande de remettre ta ceinture 15 minutes avant l’atterrissage. Je le vois encore me dire « t’inquiète, ça secoue que pendant les 15 premières et 15 dernières minutes, tout le reste est calme ». M. D. R. Tous des menteurs ces mecs !

Une petite photo dans la salle d’attente pour mes fans ( = mes parents) et nous voilà embarquant dans l’avion. Je découvre que je suis assise à côté d’Alex à gauche et un touriste français qui a l’air grave cool à droite. Devant nous, il y a des gosses. Je suis trop contente (plus pour longtemps). J’adore les enfants. Je vais vivre un trajet excellent………………M. D. R.

Tout se passe bien pendant les premières dizaines de minutes. Quand soudain, au bout d’environ 45 minutes sur 1h30 de trajet, on commence à beaucoup bouger. Le personnel nous demande en italien de rattacher nos ceintures (j’ai pas compris mais j’ai vu tout le monde se rattacher donc j’ai fait pareil).

J’ai jamais été bonne en calculs mentaux et pourtant il m’a fallu moins de dix secondes pour comprendre qu’on était loin des 15 minutes avant l’atterrissage auxquelles on était censé se rattacher.

L’avion bouge de plus en plus. Mon copain avait fermé le hublot pour être tranquille donc je ne vois rien, je sens simplement l’avion être aspiré vers le bas, remonter, être aspiré à nouveau, remonter, et tout ça, sans fin. Je regarde Alex, lui demande si c’est normal, il me dit « mais oui c’est des trous d’air ça arrive tout le temps » (spoiler : ça n’arrive pas du tout tout le temps).

Ma tête se met à rejouer en boucle l’histoire du suicide du pilote dans les montagnes ou de la disparition du vol en Asie. Je commence à avoir envie de vomir et des vertiges. Et là, les nains devant moi hurlent « PAPAAAAAAAAAA L’AILE ELLE EST CASSEE ». Comment ? Ca ? L’aile ? Elle ? Est ? Cassée ?

Je ne comprends pas, je n’imaginais pas finir ma vie comme ça, après une semaine de boulot intense et alors que les vacances venaient tout juste de commencer. En plus, je n’avais pas encore mangé mes pâtes et pizzas promises. Non, je ne veux pas mourir ici. Non. Laissez-moi.

Après quarante minutes de cauchemar, on voit l’aéroport sur les hublots de l’autre coté. Mon calvaire va enfin se terminer. L’avion descend, je souffle, l’avion remonte, je pleure. Sûrement une erreur d’aiguillage, la piste n’était pas libre, nous voilà partis pour refaire un tour dans le ciel. Je ne peux plus tenir.

Alex tente tant bien que mal de me rassurer mais il ne sait pas comment faire. Je sens que je ne peux plus me retenir. Nos chemins avec le sandwich triangle vont se séparer ici. Je demande à Alex un sac, il commence à vider son sac à dos (❤️), mon voisin de droite qui a pitié (et un meilleur niveau en anglais que moi) demande à l’hôtesse de l’air un sac plastique.

Je suis enfin en possession d’un sac.

Je vomis mes tripes (et mon sandwich triangle).

On arrive à Venise.

Je dis plus jamais (l’Histoire racontera que je suis finalement remontée dans l’avion trois jours après pour le retour et que tout s’est extrêmement bien passée) et Alexandre racontera que de tous ces trajets en avion (et ils furent nombreux), c’était un des pires.

Morale de l’histoire : choisissez bien votre voisine de trajet et 18h de train avec moi seront toujours moins difficiles à supporter que 1h d’avion.

En tout cas, je pensais que ce voyage en avion serait le numéro 1 des trajets les plus éprouvants mais je peux vous assurer que mon Saint-Etienne – Lyon en ce Lundi de Pâques l’est tout autant.

Bonne soirée, la mienne ne fait que commencer avec 20 minutes de retard de train ❤

Audrey

Voici venu le temps de mes 24 ans

Salut la compagnie,

En ce 3 janvier, je fête mes 24 ans. L’avantage d’être née en (tout) début d’année, c’est que j’ai deux fois plus de raisons de prendre des bonnes résolutions à cette période de l’année. L’inconvénient d’être née en (tout) début d’année, c’est que je n’ai pas de deuxième chance de prendre un nouveau départ pendant un an si je réussis pas les bonnes résolutions prises à cette période de l’année. Aie.

Retour sur 2021

Depuis que j’ai réalisé un de mes plus grands rêves le 12 juillet 2014, le 1 et le 2 sont mes chiffres préférés. Je m’étais donc autoconvaincue que mes 21 ans (en 2019), seraient la meilleure année de ma vie. Bref petit rappel : mon cousin est resté six mois dans le coma, un de mes anciens meilleurs amis m’a trahie et mon petit coeur de loveuse a saigné.

D’un naturel optimiste, je m’étais dit « c’est pas grave, ça sera 2021 ta meilleure année ». Bon, covid, épilepsie, Stevens-Johnson, on peut pas dire que ce fut vraiment le cas mais comme il en faut plus que ça pour éloigner mon positivisme, je mise tout sur 2022 qui, sur le papier, s’annonce plutôt cool.

Bref tour d’horizon de mes objectifs 2022.

1/ Trouver un travail

La fin des études s’approche de plus en plus et va venir le jour où je devrai trouver un travail. On commence à recevoir des propositions et franchement j’étais pas du tout prête pour la vie d’adulte.

Quoi privilégier ? La localisation, le salaire, le boulot, les gens, le confort de vie, les jours de télétravail (lol) ?

J’attends février – mars avant de plus m’y pencher, mais autant vous dire que l’époque où j’hésitais entre prendre option MPS ou SES en seconde me manque un peu.

2/ Finir les études … ou pas

Si tout se passe bien (et que mes examens des deux ne tombent pas en même temps) (mdr) (c’est pas drôle), je suis censée valider deux diplômes en juin. Qui dit deux diplômes dit deux mémoires, et là, les choses se compliquent un peu.

Je sais pas vous mais cet été j’étais pleine de bonnes intentions, pensant que je terminerais mon mémoire pour Dauphine en janvier pour pouvoir ensuite me concentrer uniquement sur celui d’Assas le reste de l’année. On est en janvier, et hormis le sujet précis, je n’ai rien d’autre. Bon, c’est déjà mieux que 90% de la promo, vous me direz.

Mes parents ne sont pas encore au courant mais si je ne sors pas lessivée de cette année (et que la session n’est pas annulée comme elle l’a été ces deux dernières années), j’aimerais m’inscrire au DU Droit du nucléaire qui a lieu à Montpellier la dernière semaine d’août et la première de septembre.

Je veux faire ce diplôme depuis très longtemps, je l’avais d’ailleurs extrêmement mis en avant dans ma lettre de motivation pour être acceptée au Master 2 de Montpellier (et je pense que c’est en énorme partie grâce à ça que j’avais été prise sans avoir suivi le bon cursus) et cette envie ne faiblit pas, même si au niveau professionnel il ne me servira à rien.

Mon copain passe le CRFPA cette année et son été sera consacré aux révisions donc autant mettre à profit le mien pour suivre ce diplôme qui me tient à coeur.

3/ Acheter un appartement

LE rêve de ma vie s’apprête à (peut-être) être exaucé. Je sais que le parcours va être très long et rempli d’embuches maintenant que j’ai (à tort, on le pense de plus en plus) été déclarée épileptique, mais j’espère profondément que 2022 pourra être l’année pendant laquelle je deviendrai propriétaire.

J’avais pour but initial d’acheter à Aix-en-Provence. Je pense que ça ne sera pas le cas car Paris – Aix c’est trop loin, mais à voir.

4/ Continuer le sport

J’ai tellement galéré à reprendre que je n’accepterai pas d’arrêter à nouveau de courir. J’espère que les événements sportifs ne seront pas annulés à cause de la covid, et j’espère que nos sorties course à pied ne seront pas, encore une fois, limitée à 1km autour de notre domicile. A suivre….

5/ Etre heureuse

Objectif bidon mais qui est un bon résumé des quatre autres. La situation sanitaire nous aura au moins permis de nous rendre compte que rien n’est acquis : sortir à 23h, acheter une bière à 7 euros dans un bar ou même dépenser son salaire dans une robe chez Maje, RIEN n’est acquis.

Si le confinement a été très difficile pour certains, il a été libérateur pour moi. J’ai eu le temps de faire plus de choses, de travailler davantage tout en pouvant garder des moments de temps libre et de m’interroger sur ce que je voulais vraiment faire et devenir.

Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve mais j’espère que quoi qu’il se passe on arrivera à trouver du positif dans les événements.

Bonne journée,

Audrey

Que des good vibes à Strasbourg

Hello la Team,

Début décembre, avec mon copain, on a décidé de bouger à Strasbourg. J’avoue que je ne suis pas du tout une fille qui aime l’hiver, le nord et le froid, donc j’ai tendance à avoir plus d’idées de destinations ensoleillées pour avril – mai que de villes sympas à visiter quand il fait moins 12 et qu’il neige, mais Strasbourg était une des rares faisant partie de cette dernière catégorie.

J’avais eu l’occasion d’y aller une fois avec le collège quand j’étais en 3e et en gardait tout de même de jolis souvenirs, même si j’y ai laissé environ deux orteils tellement il y faisait froid.

Le problème est que quitte à aller à Strasbourg, autant le faire pendant le magnifique marché de Noël dont tout le monde parle. Le deuxième problème est que pour aller à Strasbourg pendant le magnifique marché de Noël dont tout le monde parle, il faut mettre le même budget que pour aller aux Caraïbes en août. (Encore une fois) plus intelligents que les autres, on s’était dit qu’on allait y aller en voiture, prendre un logement à 30km de Strasbourg et vivre notre meilleure vie. Si on avait su.

On avait rendez-vous chez notre hôte du week-end Mireille (cinq étoiles pour Mireille, incroyable cette femme) à 19h30. On en avait pour cinq heures de route, mais écoutant les conseils de belle-maman avec qui on était au théâtre la veille, on a décidé de prendre une heure de marge, même si ça nous semblait beaucoup trop pour un départ un vendredi midi quand tous les Parisiens bossent (mdrrrrrrrrr vive le télétravail).

Etape 1 : L’aller

On a déjà mis deux heures (littéralement, 120 minutes) pour SORTIR DE PARIS, on était même pas sorti de notre ville qu’on savait déjà qu’on aurait une heure de retard. Si seulement ça s’était arrêté là.

Ayant le permis mais n’ayant pas touché un volant depuis un an (parisienne, épileptique, angoissée, toussa), je savais que j’allais avoir du mal à reprendre la conduite, mais bon, je pensais que c’était comme le vélo, ça s’oubliait pas. Lol. J’ai eu le temps de faire trois mètres (et une marche arrière), avant que mon copain me dise « non mais Audrey tu sais que là on joue avec notre vie » et reprenne le volant. Ah.

On roule, doublant les dix mille camions qu’on croise, ravis d’enfin rencontrer des véhicules plus lents que la Toyota Aygo de mon copain (c’est si rare). La destination se rapproche, nous voilà enfin arrivés à destination.

On décharge l’intégralité de nos cinquante sacs (difficile de voyager avec notre fils *) (non je rigole les 3/4 étaient pour moi) et arrive devant un chouette lotissement avec de jolies maisons. On appelle Mireille. Mireille nous dit qu’elle est dans tel appartement de tel immeuble. On lui dit qu’on ne voit que des maisons, pas d’immeubles. Elle nous dit que c’est impossible car il n’y a que des appartements autour d’elle. On lui dit que c’est la merde. Le GPS nous a pas indiqué la bonne destination. Et c’est repartiiiiii.

Il nous reste dix minutes de route. Je commence à détester cette petite voiture qu’on côtoie depuis sept heures alors qu’elle n’a rien fait de mal. C’est si loin Strasbourg. Je regarde le temps que ça aurait mis en train. 2h. 2 putain d’heures.

On arrive enfin chez Mireille et on va se coucher rapidement parce que le lendemain j’ai cours à 9h à distance pour Assas (mdr).

Etape 2 : Le prof qui oublie de se lever

Le lendemain, 8h50 pétantes j’étais levée avec mon ordinateur que je trainais spécialement pour l’occasion afin de ne pas être en retard pour mon premier cours à distance pour Assas prévu dix minutes plus tard.

J’ouvre le lien. On me dit que je ne peux pas me connecter car je ne suis pas inscrite à Assas. Mdr. Comment ça je ne suis pas inscrite alors qu’ils ont encaissé mon chèque de 900 euros pour 80h de cours deux mois avant ? COMMENT CA ?

Ca commence à chauffer dans la conversation de groupe car tous ceux qui ne font pas leur diplôme principal à Assas ont le même souci. Je me calme. C’est pas grave, je rattraperai le cours plus tard (non en vrai je me calme pas du tout mais bref ma nouvelle résolution est d’être plus calme donc on fait semblant).

Quand soudain, à 10h, on reçoit un mail de notre directeur de diplôme qui nous dit que le prof n’a pas pu assurer le cours pour des raisons personnelles. Est-ce qu’il a laissé cinquante étudiants se lever et l’attendre pendant une heure un samedi matin pour rien ? Oui oui.

Etape 3 : La disparition inexpliquée de l’écharpe

On décide de profiter de notre journée à Strasbourg qui s’annonce donc beaucoup plus longue que prévue puisque mon cours de trois heures est annulé. Je m’habille chaudement, gants, bonnet, manteau en (fausse) fourrure : aucun bout de froid ne pourra passer sur ma peau. Manque plus qu’à mettre l’écharpe magnifique que m’a offerte mon copain pour être au top. Ben comment ça l’écharpe elle est pas dans ma valise ? Ben comment ça l’écharpe elle est pas dans la chambre ? Ben comment ça l’écharpe elle est pas non plus dans l’appartement ?

Bon c’est pas grave, j’ai dû l’oublier dans la voiture hier dans la nuit. Mon copain qui est reparti à la voiture la veille au soir pour récupérer un truc pour Charlie m’assure qu’il ne l’a pas vue mais comme c’était la nuit et que je ne voulais pas croire qu’elle était perdue (moi perdre un truc mdr ? jamais), ben j’ai préféré me dire qu’il était juste bigleux. Il fallait bien qu’il ait un défaut quand même…

Etape 4 : La panne de voiture

On se dirige vers la voiture pour partir en direction de Strasbourg, inaccessible en transports en commun depuis là où on est. De loin je vois les feux de la voiture clignoter. Je commence à rire, pensant qu’Alex a fait un truc non voulu avec la clé et que lol trop drôle on dirait que la voiture est en panne. Lol trop drôle, ben en arrivant dans la voiture, on a découvert que la voiture elle était VRAIMENT en panne. :)))

Impossible de démarrer. Vraiment impossible. On appelle mon père qui est plutôt pas mauvais en réparations, il nous dit qu’on est dans la merde. On appelle mon beau-père qui est ingénieur automobile donc plutôt encore moins mauvais en réparations, il nous dit qu’on est dans la merde. On appelle l’assurance de la voiture qui, elle, nous dit qu’elle ne va pas nous laisser dans la merde mais que pour ça il faut attendre 1h que le mécanicien arrive dans notre bled paumé.

On attend une heure, moi paniquée parce que mon écharpe n’était pas dans la voiture, Alex paniqué parce qu’il envisageait la possibilité que la voiture ne puisse pas être réparée et donc qu’en plus de ne plus avoir mon écharpe on ait carrément plus la voiture. On regarde un film pour se détendre. On se détend pas du tout, mais on regarde quand même un film.

Au bout de 59 minutes Alex rappelle l’assurance en mode « les gars il fait froid on est dehors bougez-vous ». On subit leur musique d’attente horrible. Le mec raccroche en disant qu’il faut rappeler au bout d’une heure, pas 59 minutes. Mdr. Bref.

Au bout de deux heures et quelques le mécano arrive enfin, répare la voiture et dit à Alex de vite aller au Norauto à 3km de là pour changer la batterie et de ne SURTOUT PAS CALER car il ne pourra plus jamais redémarrer. La pression est immense pour notre chauffeur pro aka mon copain dont la spécialité est de caler à des moments improbables, mais tout va bien, on arrive à Norauto et ils acceptent de réparer la batterie.

100 euros et trente minutes plus tard, nous voilà repartis pour enfin visiter Strasbourg. Il est 16h.

Etape 5 : L’achat impossible d’une écharpe

Mon écharpe étant définitivement portée disparue, on décide d’en racheter une. Ca me soule un peu de remettre 70 euros dedans mais je l’aimais trop et je savais que le fait de l’avoir perdue faisait de la peine à Alexandre qui me l’avait offerte donc pas grave.

On va sur le site. Et là, rupture de stock, c’est un drame (finalement on a pu en racheter une une semaine après car quelqu’un a renvoyé la sienne).

Etape 6 : La course improbable de pères noël en moto

Le lendemain on décide de quitter cette ville pour aller à Metz car ça nous a un peu soulés et la journée de la veille était épuisante. Tout se passe bien sur le premier kilomètre, jusqu’à ce qu’on voie cinq – six policiers qui arrivent devant nous et nous demandent de nous arrêter.

On était en plein dans la série The Night Of (meilleure série du monde au passage, même si la fin est décevante) donc je commençais déjà à m’imaginer que mon mec était un grand meurtrier recherché par le FBI.

On se met sur le côté. Les policiers ne disent rien. On attend.

Et là, improbable, on découvre qu’on nous fait nous arrêter sur le côté car il est l’heure du défilé de pères noël en moto de la ville.

Cet événement résume tout notre séjour : WTF.

A bientôt,

Audrey

PS :

* le fils en question 😉

Les amis, j’ai couru mon premier semi marathon !!!

Helllloooooooooooo,

Je ne sais pas ce qui est le plus incroyable : le titre (qui n’est pas putaclic) ou le fait que j’aie pas encore échoué à publier tous les mardis et vendredis ? Je vous laisse choisir (même si j’ai quand même ma petite idée sur le sujet).

Pour ceux qui n’ont pas suivi, il y a un mois, après que mon copain et un ami à moi ont terminé le marathon de Paris, j’ai décidé de me lancer un ENORME objectif pour la petite fille essoufflée après une course de 200 mètres que j’étais : m’inscrire au semi marathon de Paris qui aura lieu le 6 mars prochain.

Initialement ça devait être un secret entre mon ami et moi. Je ne voulais pas l’ébruiter, ni même le dire à mon copain, par peur d’échouer et de décevoir. Au final, j’en ai parlé à Alexandre avant de m’inscrire et j’ai gaffé devant mes parents. Une fois eux au courant, tout le monde pouvait l’être. J’ai alors publié un article ici annonçant ce défi, que je n’étais VRAIMENT pas sure de relever.

La première semaine d’entrainement a été horrible. On a commencé le vendredi 22 octobre par une simple course de 3 kilomètres que j’ai terminée lessivée et en pleurs (mdrrrrr). Je me suis dit que c’était mal barré pour le semi dans quatre mois mais mon copain qui sait à quel point je suis radine (team capricorne) savait que le fait d’avoir payé 60 euros pour l’inscription allait me motiver. Il a donc continué à croire en moi.

Il m’avait fait un programme super cool à base de trois séances par semaine : une de fractionné, deux d’endurance (une sortie courte et une sortie longue). Les séances de fractionné commençaient à 3 fois 400 mètres et on ajoutait une fois par semaine. Les sorties courtes commençaient à 3km et on ajoutait 0,5 par semaine. Les sorties longues commençaient à 5km et on ajoutait 1 km par semaine.

Je n’ai raté aucune séance (ah si, une de fractionné la semaine dernière et une sortie longue il y a deux semaines mais je l’ai rattrapée la semaine d’après). Il y en a eu des difficiles, d’autres plus faciles, jusqu’à hier, jour où la séance de 9km était programmée.

On a un peu visité tous les coins vers chez moi et mon rêve ultime était de courir jusqu’à la Tour Eiffel en passant par les quais. Les quais, c’est loiiiiiin d’être le chemin le plus court puisqu’on est quasiment sur 8km aller.

Comment on devait en faire 9, j’ai proposé à mon copain de faire les 8km pour s’y rendre et de faire 1km dans Paris puis rentrer en métro, mais l’idée l’enchantait peu donc il m’a proposé de plutôt tenter de faire 14. Ni moi, ni lui n’y croyions, mais j’ai quand même accepté parce que je voulais aller à la Tour Eiffel (de toute façon il allait pas me porter sur 8km pour le retour donc si je ne voulais pas avancer il aurait bien été obligé de me suivre dans le métro).

J’avais remarqué dans mes autres séances que quand je partais pour courir 5km, j’étais fatiguée au bout de 2-3 alors que quand je partais pour 8, je commençais à en avoir marre au bout de 4-5. Je me suis donc dit que si je voulais faire 14km, il fallait que je fasse croire à mon cerveau qu’il allait en faire 21, comme ça il en aurait marre, au pire, au bout de 11-12. Et il l’a tellement cru, que mon corps a fini par le faire.

On part en direction de la Tour Eiffel. Ca a mal commencé puisqu’au bout de littéralement 25 mètres on a dû s’arrêter parce que Alex perdait son pantalon (mdr). Mais bon, faux départ, retour dans la course, nous voilà lancés pour rejoindre la Tour Eiffel.

On court, j’ai un point de côté très vite mais, partie dans ma tête pour faire 21km, je ne peux pas m’arrêter au bout de 2. N’ayant pas l’habitude d’en avoir, je tente tous les moyens pour le faire passer : inspirer, expirer, lever les bras, faire la Tour Eiffel au milieu de la rue en me tenant plus droite qu’à l’entretien d’admission à mon master : rien ne marche. C’est au moment où j’arrête tout ça qu’il finit par passer. Je ne sais pas trop quoi en conclure (rien de positif en tout cas).

On arrive à 3km500. Ma belle-mère appelle mon copain donc pause forcée pour la team. Je regarde ma montre, je me sens vraiment très bien, suffisamment pour commencer à me dire que les 21km, ça va pas juste être pour mieux faire les 14, mais les 21, je VAIS les faire. Je ne préviens pas Alexandre de mon envie pour pas me mettre une pression inutile, mais au fond de moi, je sais que je veux atteindre ce but. Il l’apprendra au 18e km.

On court, on court, on arrive au 8e km et surtout dans Paris et là, je suis dans un état d’euphorie que je ne saurais pas expliquer. Je ne m’arrête même plus aux feux rouges, je manque de me faire renverser par un Parisien qui a eu son permis dans un Kinder Surprise mais je ne céderai pas, on est à plus d’un tiers de fait sur mon objectif de semi-marathon, mais surtout on est à 1km de mon objectif de la semaine de 9km alors que j’ai l’impression de même pas avoir commencé à courir.

On fait des tours du Champ-de-Mars. J’essaie de gratter des kilomètres car j’ai la flemme d’arriver devant chez moi à 14km et devoir faire 7km dans les rues de Boulogne sans but. Mon copain ne comprend pas, dans sa tête je devais avoir du mal à terminer les 14km et ça l’arrangerait qu’on rentre à pied maintenant plutôt que je m’épuise ici et qu’on doive prendre le métro en transpirant comme jamais et en étant trop peu habillés pour supporter la clim. Je ne veux pas lui dire que je vise les 21km. Je lui dis simplement que le paysage est trop beau.

(et c’est vrai, le paysage était trop beau)

On fait 10km devant la Tour Eiffel. Je demande une petite pause de 2-3 minutes. On repart. Il me lance un défi : si je fais 15km, on mange pizza ce soir. Ben mon grand, bien sûr que je vais les faire les 15km. T’es pas encore au courant mais on va en faire six de plus même.

On arrive aux 15km, je lui dis « viens on va jusqu’aux 16 ». Au 16e kilomètre, on fait une pause plutôt longue (7-8 minutes) sur un banc et là pour la première fois j’ai pensé à arrêter avant de dire « allez c’est bon on repart ». Mon copain comprend pas trop ce qu’il se passe mais c’est reparti, je lui dis qu’on va jusqu’aux 18. Il me suit. Enfin plutôt, je tente de le suivre.

Ca commence à être dur. La petite Moi qui faisait des chorégraphies et chantait dans la rue en courant au 10e kilomètre laisse place à une fille qui souffre à cause de son ongle d’orteil qui se retourne contre sa basket, mais je lâche pas.

18e kilomètre, on est devant chez moi. Je dis à Alex de ne pas arrêter sa montre. Il me demande si je veux aller jusqu’au semi. Je dis oui. J’aurais jamais dû.

Je SAVAIS dès le début que si mon objectif officiel était de faire 21km, j’allais galérer. Et ça n’a pas manqué. Instantanément, tout est devenu beaucoup plus difficile. Me dire qu’officiellement on devait faire que 9km puis 14 puis 15 puis 16 rendait la chose plus facile car je savais que je pouvais m’arrêter sans décevoir Alexandre puisque ça aurait été normal de s’arrêter à cette distance. Là je n’avais plus le choix, je devais finir mon semi.

Les 3 dernières kilomètres ont été difficiles, vraiment difficiles, mais je ne voulais pas lâcher. Et surtout, je ne pouvais pas lâcher.

On arrive au 20e kilomètre. La fin s’approche. Je peine à avancer. 20,5, 20,8, 21….. 21,2. La délivrance.

L’après semi-marathon : le retour à l’appart a été terrible. J’avais vraiment du mal à marcher et je ne sentais plus mon ongle que j’ai depuis dû couper.

Je suis descendue de l’appart acheter du Coca pour fêter ça pendant que mon copain commandait des pizzas. Heureusement qu’il y avait un ascenseur parce que honnêtement je ne suis pas sure que j’aurais pu monter cinq étages en escalier (et pourtant, je peux faire beaucoup pour du Coca…).

Aujourd’hui, à J+1 quasiment heure pour heure, je ne réalise pas encore que j’ai rempli un de mes trois objectifs de 2022, je ne réalise pas que ça m’ouvre des portes que je pensais fermées à tout jamais et notamment celles de m’amuser en courant, je ne réalise pas que mon copain, coureur expérimenté dont le palmarès serait trop long à rappeler, m’a accompagnée et soutenue dans ce projet en croyant assez en moi pour qu’il devienne réalité…

Croyez en vos rêves. Et faites tout pour les réaliser.

Bonne soirée,

Audrey