Hey,
En ce 3 janvier 2023, jour de mon passage au quart de siècle, je me sens un peu dans l’obligation de suivre cette tradition mise en place depuis quelques années, à savoir faire un bilan de l’année qui vient de s’écouler.
2022 a été particulière pour moi, à la fois l’année la plus heureuse de ma vie mais la plus compliquée aussi. Entre maladies, succès professionnels et sportifs mais aussi échecs personnels, cette année gardera éternellement une saveur particulière pour moi.
🌸 JANVIER
L’année a bien commencé avec un vaccin covid à peine avait-elle débuté et un lissage brésilien qui jusqu’à aujourd’hui reste pour moi l’un des plus ratés. Ce début de l’année a aussi été rythmé par ma dernière rentrée studieuse avec une bonne petite semaine de partiels. Je pensais que toutes les autres rentrées ne pourraient qu’être meilleures (spoiler : j’ai passé celle de cette année malade comme un chien avec une grippe qui m’a terrassée du 24 décembre à hier, au top).
Heureusement pour moi, ce début d’année ne présageait en rien ce qui allait se passer par la suite.
Mi-janvier a été pour moi l’occasion de battre deux fois mon record sur un 5km mais aussi d’avoir une première discussion avec mes chefs sur l’issue que l’on donnerait à ces deux ans d’alternance passés chez eux.
Je crois que j’en avais déjà parlé mais rien ne me tenait plus à coeur que de continuer à évoluer dans la structure dans laquelle j’étais et dans laquelle je me sentais mieux que nulle part ailleurs. Pouvoir en parler avec mon grand chef et comprendre que me garder était également une option plus qu’envisageable de leur côté m’a donc ravie.
🌼 FEVRIER
Au cours d’un séjour professionnel / scolaire à Deauville, j’ai pu exprimer plus officiellement à toute mon équipe que je voulais rester. J’ai eu le droit à une proposition officieuse le jour de la Saint-Valentin (Alex, va falloir y aller pour faire meilleur cadeau cette année) puis une proposition officielle le 1er mars, réalisant ainsi un de mes plus grands objectifs de 2022.
🌸 MARS
Mars reste l’un des plus beaux mois de cette année pour moi. Outre l’adoption de ma deuxième petite lapine d’abord prénommée Chapline car on trouvait ça rigolo alors que notre premier lapin s’appelait Charlie puis renommée Eden quand on s’est rendu compte qu’en fait c’était pas si marrant que ça, mars est surtout le mois de la réalisation de ce qui était à cette époque mon objectif sportif de l’année : le semi-marathon de Paris. Je ne sais pas ce qui était le plus beau pour moi entre aller au bout de moi-même ou être récompensée la semaine suivante par un excellent couscous chez papy et mamie (merci encore si vous passez par là <3).
Mars était aussi le mois de ma deuxième course officielle, un 10km avec mes collègues de travail et une petite (énorme) blessure qui m’a handicapée pendant plusieurs semaines, aka le syndrome de l’essuie-glace (pire truc du monde mdr).
Enfin, mars a été le mois où mon copain et moi on a appris qu’on allait emménager ensemble dans un merveilleux appartement (qui à l’époque ne l’était pas). Oublions l’état du HLM quand on est arrivé et concentrons-nous sur le petit palace en quoi on l’a aujourd’hui transformé.
🌼 AVRIL
En avril on est parti à Venise. C’était mon cadeau d’anniversaire de la part de mon copain, un merveilleux cadeau, notamment la partie trajet en avion dont je garde un superbe souvenir (et un petit goût de vomi dans la gorge).
C’est également en avril que nous avons fait l’état des lieux de l’appartement dans lequel on vit actuellement et que je me suis enfin décidée à aller chez le podologue pour soigner mon syndrome de l’essuie-glace qui me suivait depuis presque un mois (ndlr : les semelles ça change vraiment la vie). Pour fêter cela dignement, j’ai aussi pu profiter d’un délicieux repas sur un bateau mouche offert par Alex (le rêve de toute petite provinciale qui se respecte, ex æquo avec acheter un appart vue sur la Tour Eiffel mais ça on en parlera plus tard).
Enfin, en avril a débuté notre voyage de promotion de dix jours en Italie. Au programme : Vatican (deux fois, parce que quand on aime on ne compte pas), Rome, Naples, Capri, Positano, Vésuve, Pompéi, bref que des endroits instagrammables, en somme.
🌸 MAI
J’ai profité de ce mois de mai sans lapins (ils étaient chez mes parents comme on voyageait beaucoup) pour garder Queenie, le chihuahua (qui n’a rien d’un chihuahua) de Capu. Sa petite tête déprimée quand il me voyait partir à l’école le samedi matin (oui, j’avais cours tous les samedis matin…) était le parfait reflet de mon état intérieur face à cette décision de faire un nouveau DU à côté de mon Master.
En mai on a également passé une semaine en Grèce, magnifique cadeau offert par mes beaux-parents pour Noël dernier. A peine eu le temps de revenir sur les terres parisiennes que l’on était déjà ramenés à la réalité : LE DEMENAGEMENT. Heureusement que j’ai des parents trop cool qui sont venus nous aider, parce que même à quatre c’était pas de tout repos. On a découvert que j’avais réussi l’exploit d’entasser dans un 18m2 plus de choses qu’il n’en rentre dans notre actuel 50m2. Un exploit.
🌼 JUIN
Juin a été un mois de chamboulements intenses et de remise en question permanentes.
Le mois a commencé par le 10Km de Paris organisé par ADIDAS. C’était ma troisième course officielle et mes kilomètres officieux me permettaient de l’appréhender sereinement. Et pourtant… A peine arrivée à la moitié de la course, mon cœur s’est emballé plus que la normale et je me suis retrouvée à devoir m’arrêter et finir en marchant, remplie d’incompréhension et de rage.
Un rendez-vous chez le cardiologue cinq jours après plus tard, j’apprenais lors d’une prise de sang que mon taux de TSH (indiquant la maladie de Basedow) était vraiment pas bon. Ces soucis de thyroïde causeront mon abandon avant même de me lancer sur les 15km de la Course royale de Versailles le 19 juin. Je n’avais à ce moment-là toujours aucun diagnostic.
Juin a également été un mois de réussite professionnelle. Mon entreprise me conviait à de plus en plus de cocktails ou rendez-vous professionnels ce qui épanouissait énormément la petite étudiante que j’étais encore, le plus improbable là-dedans étant tout de même ma participation au tournoi de foot inter compagnies le 14 juin (on a fini derniers… mais on a participé).
Enfin, une petite après-midi massage, hammam et gommage du corps a conclu ce mois de juin, également rythmé par le passage de mon examen final du DU d’Assas et le soulagement de voir ce truc fini. J’y ai passé mes moments scolaires préférés de toute ma vie, mais punaise, avoir cours le mercredi soir et le samedi matin c’est quelque chose quand même.
🌸 JUILLET
Le 1er juillet j’ai passé un électroencéphalogramme, le deuxième de ma courte vie (le premier ayant été fait aux urgences suite à une crise d’épilepsie). Émettant quelques doutes quant au diagnostic posé sur ma maladie (je pense que mes crises d’épilepsie sont davantage des crises d’angoisse qui devraient donc être traitées par le biais de visites chez le psy et non avec du Keppra), j’ai été plus que ravie que le résultat de l’EEG le prouve : je n’ai aucune trace d’anomalie cérébrale, que ce soit au repos ou réveillée.
Le 6 juillet avait lieu la soirée de fin d’études du master 2. J’avais peur que les études me manquent, je vous confirme que ce n’est pas du tout le cas mdr. C’est également à cette date que j’ai pu rencontrer Jean-Charles lors de son arrivée de l’Enduroman. Vraiment dans mon top 3 des meilleurs souvenirs de mon année. 😢🥹
Le 7 j’ai dit au revoir à ma cheffe. C’est bien, en deux ans j’ai eu 4 chefs. Je commence à me poser des questions… C’était vraiment une déchirure pour moi, une responsable humaine et bienveillante comme je pensais ne jamais retrouver (alors que le futur confirmera que si). Mais bon, pas le temps de pleurer que j’étais déjà consolée par mes six semaines et demie de congés, du 14 juillet au 22 août. Au programme, deux semaines chez papa maman, une au Cap d’Agde, quelques jours à Nice et à Cannes, une journée au Puy en Velay et très peu de repos au final.
🌼 AOÛT
Le 8 août j’ai passé une échographie thyroïdienne pour écarter la piste d’un cancer de la thyroïde. Même si je savais qu’il y avait assez peu de risques que ce soit cela, l’attente de début juillet à début août a été un calvaire pendant lequel je ne cessais de me toucher la gorge dans l’espoir de ne pas y sentir de boule.
Au final, une fois la thèse du cancer écartée, mon endocrinologue m’a bien diagnostiqué la maladie de Basedow et prescrit le traitement correspondant. Ayant eu des soucis d’allergie au Lamictal, elle a décidé de me mettre sous Propylex et non sous le médicament le plus courant donc je ne me souviens plus du nom. 6 comprimés trois fois par jour et une prise de sang par semaine pour contrôler. Joie et bonheur. C’est atroce, tout simplement.
🌸 SEPTEMBRE
Septembre fut mouvementé, mais rien par rapport à ce que octobre allait être.
J’ai eu la chance de partir un week-end dans le sud avec mes grands-parents (merveilleux week-end pendant lequel on n’a pas eu d’eau chaude, mdr) et un autre week-end à Saint Malo avec Alex, ce qui nous a donné une idée de course folle pour l’année prochaine, mais chut.
J’ai également au l’énorme privilège de me faire enlever ma première dent de sagesse de manière non prévue (faut que j’en fasse un article, mais j’attends que la plaie émotionnelle cicatrise) le 12 septembre et de pouvoir montrer ce que je valais sur deux courses officielles : les 10km de La Parisienne et les 16km de la Paris-Versailles. Un bonheur pour la tête… un peu moins pour le corps.
Septembre a aussi été un mois axé sur la réalisation de l’un de mes plus grands objectifs de 2022 : acheter un appartement. Après un rendez-vous avec ma banque pour fixer ma capacité d’emprunt, j’ai visité un appartement (pas du tout dans mon budget) et décidé définitivement que j’allais acheter à Lyon, ville où je me voyais bien plus vivre qu’à Paris. Mdr, si j’avais su.
Enfin, j’ai suivi mes premiers cours à l’Ecole du Louvre, compris que ma neurologue ne voulait pas que j’arrête le keppra alors même que l’électroencéphalogramme étant bon et fait stériliser ma petite lapine pour qu’elle puisse vivre en liberté avec Charlie mon mâle déjà castré. Le début de la fin.
🌼 OCTOBRE
Octobre, mon pire mois sans aucune hésitation possible.
J’ai commencé le mois par la visite d’un appartement vers Paris alors que j’avais décidé 48h avant d’acheter à Lyon mais gros coup de cœur qui s’est confirmé puisque je suis censée signer la vente dans un mois. :))) Ce mois avait donc du potentiel. Mais tout s’est effondré le 4 octobre.
Lors de la visite de contrôle post stérilisation, la vétérinaire a découvert que ma lapine avait eu un rein sectionné pendant l’opération. S’en sont ensuivies des semaines de nuits blanches à devoir la nourrir à la pipette et lui donner de la morphine toutes les 6h, des opérations, de l’angoisse de la voir partir : un cauchemar. Jour et nuit.
Malgré tout, pour ne pas sombrer, il a fallu continuer à vivre : les pots d’arrivée au boulot, les 20km de Paris pendant lesquels j’ai battu mon record, la remise des diplômes d’Assas au cours de laquelle j’ai appris que j’étais vice-major (🥹), la Marseille-Cassis à laquelle on n’a pas pu participer à cause d’une grève de trains (🤡) et une nouvelle opération des dents de sagesse pour clôturer ce beau mois, le 31 octobre. J’avais même plus besoin de me déguiser le soir pour aller voler des bonbons aux voisins.
🌸 NOVEMBRE
Enchaînement logique de galères qui n’allaient pas s’arrêter aussi vite que le mois d’octobre, novembre a été l’occasion pour moi de penser avoir un souci de foie à cause d’un de mes résultats de prise de sang hebdomadaires. Pour ne pas risquer d’endommager encore plus mon foie déjà abîmé, j’ai donc dû subir ma deuxième opération des dents de sagesse sans aucun antidouleurs. Aucun.
Le 7 novembre, mon échographie abdominale avec le sosie de Jonathann Daval (j’étais pas sereine) a écarté toute hypothèse de problème de foie. Ca tombe bien, j’ai bien eu besoin de Doliprane pour l’extraction de ma troisième dent de sagesse le 21 novembre.
Le 12 novembre nous avons fêté notre moisiversaire de couple à la Chambérienne, un trail pour lequel je n’avais pas du tout le niveau mais que j’ai tout de même terminé. J’ai utilisé mes dernières forces sportives pour finir le semi marathon de Boulogne en 1h52. Un exploit pour la petite Moi qui ne courait pas il y a pas si longtemps de ça.
Enfin, novembre signait la vraie fin de ma vie de jeune adulte avec la signature du compromis de vente de l’appartement visité le 1er octobre et la cérémonie de remise des diplômes de Dauphine.
🌼 DÉCEMBRE
Enfin, décembre. La lumière au bout du tunnel.
J’ai obtenu mon prêt (normalement tout est ok), fait la petite SaintéLyon et enchaîné par une seconde nuit blanche le mardi juste après pour la soirée de mon boulot, je suis allée voir la comédie musicale Peter Pan (et c’était trop cool) et me suis fait enlever une dent de sagesse, la dernière. Pour notre plus grand bonheur, notre petite famille s’est également agrandie avec l’arrivée d’un bébé lapin prénommé Abbie (jusqu’à ce qu’on découvre que c’est un mec, comme pour tous les autres qu’on a eus).
Bonne année.
See u,
Audrey




