Ma vie est une catastrophe depuis la fin du marathon (début avril dernier, tout de même). Entre absence de routine et démotivation extrême, rien ne va plus pour moi.
Si Alex m’a laissée un peu réagir comme je le voulais pendant deux mois, l’heure a maintenant sonné pour moi de reprendre la course à pied correctement et de recréer la routine qui me manque tant. Et puis, c’est pas tout ça, mais la SaintéLyon c’est dans quelques mois maintenant.
Le plan d’action
Bon, la SaintéLyon c’est début décembre et actuellement mon niveau en course à pied est trèèèèèèèès loin de celui attendu pour la terminer.
Le plan est donc : j’ai commencé une prépa marathon lundi qui se terminera début août. L’objectif est de retrouver mon niveau de course à pied d’il y a six mois, quand j’étais au top de ma forme.
Début août commencera la vraie prépa SaintéLyon pour quatre mois. Au programme : beaucoup beaucoup de kilomètres et surtout l’introduction du dénivelé et des conditions extrêmes (chaleur, froid, nuit, trop tôt le matin, trop tard le soir, bref l’horreur). On part début août à la Réunion (aka le meilleur endroit pour commencer une prépa trail). Trop hâte de ce vrai début de préparation.
Mon état d’esprit
Bon, j’avoue, j’ai l’impression d’avoir été emportée dans une tornade qui ne veut plus me ramener sur Terre depuis la fin du marathon.
Au niveau du boulot j’ai ENORMEMENT de choses à faire et notamment beaucoup d’événements (cocktails, déjeuners, déplacements chez le client, déplacements chez les courtiers) qui ok sont vraiment trop cool et que je me sens chanceuse de pouvoir vivre mais bon sang qu’est ce que c’est fatiguant car le boulot de base à faire reste le même et doit donc être réalisé sur le peu de créneaux disponibles qu’il me reste.
Au niveau personnel, je sors beaucoup avec des amis et surtout le mois de mai était un mois consacré à ma famille avec mon retour sur Saint-Etienne pendant deux semaines. J’essaie aussi de profiter au maximum de Paris pour visiter des lieux, aller voir des spectacles ou faire des activités qu’on a pas forcément en province. Le bonheur oui, mais la fatigue surtout.
Au niveau santé, ma thyroïde s’est de nouveau écroulée alors même que l’on pensait arrêter mon traitement dans trois mois car tout allait mieux. Je pense qu’une énorme part de cet effondrement est dû à mon arrêt du sport (enfin je parle d’arrêt mais je cours quand même entre deux et trois fois par semaine, mdr), donc je veux changer ça.
Enfin, au niveau investissements j’avais pris idée d’acheter un parking et un 2e appartement. Il y a donc eu une visite, un rendez-vous à la banque et un abandon de l’idée d’acheter un parking quand je me suis retrouvée à visiter objectivement LE MEILLEUR PARKING DE PARIS sans avoir de papillons dans le ventre. Meuf, t’as même plus le permis, à quel moment t’as pensé qu’acheter un parking pourrait te faire rêver ?
Bref, je me sens débordée sur tous les plans mais je suis prête à me remettre sur le droit chemin et à profiter à fond des retours des beaux jours pour retrouver ma pêche d’enfer.
Restez connectés pour voir à quel point mes bonnes résolutions vont tenir (ou pas) dans le temps. 😀
A la base, la sportive de la famille c’est ma maman. Elle a tenté de me motiver à l’accompagner courir tous les mercredis aprem quand j’étais jeune, mais j’étais trop fainéante pour accepter. Depuis, les années sont passées et maman a arrêté de courir pendant que sa fille s’y mettait (le sens du timing).
Convaincue que son corps devait bien se souvenir de ses années de coureuse accomplie, j’ai décidé de lui demander de m’accompagner courir le 5km de Courir pour Elles qui avait lieu à Lyon le 14 mai dernier.
Si elle avait initialement fini par céder, on s’est vite rendu compte que la logistique serait vraiment compliquée car il fallait se rendre sur le lieu du départ en voiture alors que ni elle ni moi ne pouvons conduire dans Lyon. On s’est finalement dirigées vers un petit trail de 10km à 30 minutes de chez nous.
Tout semblait parfait : à l’époque où on s’est inscrites il faisait un grand ciel bleu tous les jours, ma mère s’était même motivée à venir courir 5km un soir avec moi pour s’entrainer et le parcours de la course semblait vraiment sympathique. Bref, tout pour plaire.
On avait deux choix pour retirer les dossards : soit la veille de 14h à 18h, soit le jour même à 8h du matin, avant le départ.
Le vendredi soir, en rentrant du boulot, ma mère nous a dit « Ah dommage il y a un concours de caisses de savons dans la ville de la course samedi, on pourra pas aller chercher les dossards à un autre moment que juste avant la course ». Info retenue, on poursuit notre soirée normalement, puis on arrive au samedi aprem, jour où je demande à ma mère de me conduire dans une chocolaterie pour acheter un cadeau pour mon chef (salariée idéale, je sais).
On termine notre petit achat à 14h30 et ma mère me dit « comme on sait pas quoi faire cet aprem, pourquoi on n’irait pas chercher les dossards maintenant, comme ça demain on dort trente minutes de plus? ». Mais MERVEILLEUSE IDEE, MER-VEI-LLEUSE.
On se rend sur le lieu du retrait quand soudain, 20 minutes de route plus tard, on aperçoit les panneaux du concours de caisses de savon et là on se dit « putain on avait oublié les caisses de savon ». On arrive à littéralement 100 mètres du lieu de retrait, quand un charmant homme de la soixantaine nous dit « désolé, la route est barrée mais vous inquiétez pas si vous allez à droite puis tout droit puis à droite puis à gauche puis demi tour puis tout droit, vous arriverez sur l’hippodrome ».
Ma mère se décompose, mais bon comme on est là et que l’essence est précieuse, on décide de quand même suivre le chemin préconisé pour aller retirer notre dossard.
15 minutes de route plus tard, on arrive à l’hippodrome, on récupère notre dossard et les petits cadeaux et nous voilà toutes contentes, parées pour réussir cette course qui s’annonce grandiose.
Le jour de la course
J’ai des problèmes de santé et notamment mon problème actuel est que de manière aléatoire il m’arrive le matin de ne pas pouvoir marcher. Genre, littéralement, ma cuisse n’est plus capable de supporter mon poids (et pourtant j’en ai perdu du poids). Et bien évidemment, ce jour-là en a fait partie.
Bon, les signes ont commencé à arriver 48h avant, mais tout s’est aggravé le soir avant la course. Couchée à 19h30, je ne pouvais même pas me lever pour uriner seule. On a donc très vite compris que la course, ben on allait pas pouvoir la faire.
Ajoutez à cela une tempête comme never, et me voici, abandonnant ma 3e course (après la Course Royale de Versailles et la Marseille-Cassis auxquelles je n’avais pas non plus pu me rendre, une fois pour une cause médicale, une fois à cause de cette fichue SNCF que je maudis).
Le jour après la course
Mais ce n’est pas fini. Nous avions perdu 20 euros d’inscription mais gagné deux paires de chaussettes BV Sport qui valent approximativement ce prix. Donc le compte était plutôt bon (juste les frais d’essence pour aller au retrait des dossards ont rendu les frais de livraison de ces deux paires de chaussettes aussi chers que si elles venaient directement des USA alors qu’elles sont fabriquées à 100m de chez nous, mais bon). Mais ça ne s’est pas arrêté là.
Le lendemain de la course, ma mère et moi recevons un message de l’organisateur qui nous dit « hello les cocottes, vous nous avez pas rendu la puce électronique suite à la course d’hier, merci de les déposer dans ma boite aux lettres » (bon c’était presque ça). Comment ça ? Puce électronique ? Dans ta boite aux lettres ? Mais tu vis à côté du lieu de la course, soit à 20 bornes de chez nous.
Moment de panique pour moi, moment de calme pour ma mère qui gère très bien le stress (du moins mieux que moi) et décide de lui demander si un envoi postal est possible. Question à laquelle il répond que oui. Deux timbres plus tard, nous voilà fraichement libérés de notre obligation de remise de la puce d’une course à laquelle nous n’avons pas participé. 🙂
Bon, si cette course était en effet un échec, nous nous sommes inscrites le 16 juin à un petit 5km à Saint-Etienne. Stay tuned pour suivre tout ça.
Je vous retrouve avec un article qui va parler argent. Je ne sais pas trop si c’est tabou ou si c’est ok d’en parler, mais j’aurais bien aimé tomber sur un article de ce genre avant d’acheter mon appartement, histoire de réaliser tous les coûts cachés (même si je ne regrette absolument pas mon achat).
Bon, ça ne fait pas du tout un an que j’ai mon appartement. Je referai un update une fois les un an passés (et surtout une fois que j’aurais payé des impôts dessus) pour avoir une image un peu plus fiable du coût annuel d’un appartement en investissement locatif.
Pour information, j’ai arrêté de prendre en compte les dépenses au 25 mai. Le loyer et la mensualité de juin ne sont donc pas pris en compte dans ce calcul.
1/ Les recettes
Les recettes sont simples et d’une seule nature : le loyer (qui comprend 70 euros de charges et 10 euros de provision pour la taxe sur les ordures ménagères).
Ayant acheté mon appartement le 17 février, le mois de février a été payé au prorata de la durée (que j’ai arrondi au chiffre inférieur car je suis quand même une proprio trop cool). Les recettes totales de cet appartement en 3 mois et demi sont donc de 3 290 euros.
2/ Les sorties
Les sorties sont plus intéressantes car elles sont de diverses natures.
Apport
L’apport correspond à la ligne apport dans le tableau mais aussi aux lignes notaires. Au total, j’ai mis 84 588 euros (je pensais avoir mis plus, quelle belle surprise) d’apport pour l’appartement, soit environ 1/3 de son coût total.
J’avais déjà expliqué que je n’avais pas vraiment eu le choix car étant malade je ne pouvais pas emprunter plus de 200 000 euros à la banque sans fournir de dossier médical, il fallait donc que j’emprunte moins de 200 000 (195 000 pour pas que ce soit trop suspect) pour ne pas subir la sélection des dossiers médicaux. Défi réussi.
Assurance emprunteur
L’assurance emprunteur correspond à une garantie que prend la banque en cas de décès ou de maladie entrainant notre impossibilité de remboursement.
J’ai eu la super surprise de découvrir que je devais payer cette assurance emprunteur dès début janvier (date de la signature du contrat de prêt) et non fin février (jour de déblocage des fonds) (ce qui m’aurait semblé plus logique mais bon, visiblement pas).
Il est vraiment super important de faire attention au coût de l’assurance emprunteur qui peut totalement changer le coût final du prêt. Etant donné que de nombreuses banques font aussi assurance, elles ont tendance à imposer discrètement (même si la loi les empêche) de prendre l’assurance emprunteur chez elles, ce qui leur permet de se faire de l’argent d’une autre manière (les assureurs, tous des voleurs, tmtc).
De mon côté, j’ai eu beaucoup de chance puisque ma conseillère bancaire m’a permis d’obtenir une sacré réduction sur le coût total de mon assurance emprunteur qui me revient donc à 16,15 euros par mois, soit 80,75 euros depuis que j’ai l’appartement.
Frais bancaires
A la signature du contrat de prêt, la banque fait payer des frais de dossier à hauteur de 850 euros et 1 755 euros d’assurance décès (c’est énormeeeeeeeeeee) dans mon cas. Tout cela est inscrit dans le contrat de prêt. Les frais de dossier sont négociables. Je ne l’ai pas fait, mais je sais qu’ils le sont. Soit un total de 2 605 euros.
Assurance PNO (propriétaire non occupant)
Tout propriétaire doit avoir une assurance Propriétaire Non Occupant, en sus de l’assurance habitation du locataire (à demander chaque année).
J’ai décidé de la prendre également au Crédit Agricole pour un total de 12,92 euros par mois. Je n’ai aucune idée de si c’est cher ou non. J’ai commencé à la payer le 17 février, jour de la vente officielle, ce qui m’amène à un total de 38,91 euros.
Mensualités du prêt
Je rembourse chaque mois (sauf le premier, aucune idée de la raison) 1012 euros de prêt. Au début du remboursement du prêt, on ne paie quasiment que des intérêts, le remboursement du capital arrivant vers la fin. J’ai aujourd’hui remboursé 2 934,61 euros de mon prêt.
Charges
Les charges sont les sommes dues au syndic de copropriété qui est en charge de la maintenance des ascenseurs, de l’entretien des parties communes et des espaces verts, bref de tout ce qui appartient à la communauté des propriétaires.
Dans mon cas, cela correspond à 329,34 euros par trimestre. Il faut faire attention à bien prendre en compte cette donnée lors de l’achat d’un appartement car même si certaines charges sont récupérables dans le loyer (les 70 euros mentionnés plus haut), toutes ne le sont pas et une bonne partie reste à notre charge.
Cotisation centre de gestion agréé
Ma comptable m’a recommandé d’adhérer à un centre de gestion agréé qui permet une réduction d’impôts sur les frais de comptabilité. Je n’ai pas encore vraiment compris ce que c’était, je ferai un compte rendu par la suite pour savoir si ça vaut ou non le coût.
J’ai adhéré au centre de gestion agréé de Saint-Malo, sous les conseils de ma comptable, et la cotisation de la première année s’élève à 50 euros. A suivre.
Comptable
Ayant choisi le régime LMNP au réel pour tenter de payer le moins d’impôts possible, je suis dans l’obligation de prendre une comptable pour certifier mes comptes. Elle m’a aujourd’hui coûté 250 euros pour la création de ma société puisqu’elle n’a pas encore de déclaration d’impôts à faire pour 2022, l’année prochaine cela me coutera environ 500 euros.
Autres coûts
Il est important de budgétiser les autres coûts cachés (ou non) : les meubles pour un meublé (j’ai dans mon cas acheté l’appartement avec les meubles donc je n’ai rien eu à débourser), les potentiels travaux dans les parties communes ou dans les parties privatives, la taxe foncière, les impôooooots. Bref, plein de petits trucs qui au final font une grosse addition.
Aujourd’hui, mon achat n’est pas rentable et je le savais dès le début. J’ai investi dans une logique patrimoniale et en raison d’un énorme coup de coeur pour le logement (il est trop beau). Attention à bien choisir ses achats en fonction de ses objectifs afin de ne pas se retrouver avec de très mauvaises surprises par la suite.
Début mars, j’ai couru pour la seconde fois de ma petite vie le semi marathon de Paris. Si j’avais déjà raconté mon expérience sur la première édition que j’ai courue (en 2022) et que j’ai longtemps pensé qu’il n’y aurait pas grand-chose de différent à raconter, sachez que je me suis totalement trompée. Me voilà donc ici pour vous raconter mon expérience sur le semi marathon de Paris, édition 2023.
Le Semi de Paris tombait pendant la prépa du Marathon de la même ville, quatre semaines précisément avant celui-ci. Si beaucoup disent qu’il est impossible de tout donner sur un semi marathon à un mois d’un marathon, au risque de se blesser, j’ai décidé d’en faire qu’à ma tête et de tenter de battre mon record qui était à ce moment-là de 1h52 pour 21,1km.
Mon rêve secret et objectif de l’année 2023 était de passer sous la barrière symbolique des 1h50. Je savais que sur un parcours aussi exigeant que l’est celui du semi de Paris (= c’est pas tout plat la connerie), passer sous les 1h50 serait compliqué, je m’étais donc dit que j’allais viser 1h51 et que je gardais le moins d’1h50 pour le semi de Boulogne-Billancourt, au moins de novembre.
Départ
Seule, abandonnée, je me suis retrouvée à pouvoir cogiter une trentaine de minutes sous un froid polaire (alors que j’étais en débardeur) sur ma technique de gestion de la course : à quelle vitesse partir ? Comment gérer les ravitaillements ? Est-ce que ce n’était pas trop dangereux de tout donner au risque de me blesser ?
Bref, tant de questions pour aucune réponse formelle, envahie du souvenir des avis totalement différents de mes amis, entre un groupe prônant le fait d’aller vite pour être fier de soi et un autre me disant que mon objectif principal restait le marathon et que c’était trop dangereux de prendre le risque de se blesser sur un semi juste avant.
Le go est donné. Je me mets directement derrière la meneuse d’allure du 1h50 en me disant que si besoin je ralentirais par la suite.
Je me connais par coeur et je sais que la technique d’être régulier dans l’allure du début à la fin ne fonctionne pas avec moi. Qu’importe ma vitesse initiale, je craque toujours vers le 18e kilomètre, donc autant partir vite pour pouvoir se permettre de ralentir sans perdre trop de temps sur mon allure cible par la suite.
Km 0 à 7
Les premiers kilomètres se font très facilement, je maintiens l’allure d’1h50 (soit 5’12 min au km). Vers le 6e, à l’arrivée du ravitaillement, je commence à accélérer et m’éloigner de la meneuse d’allure. Je m’en sens capable et surtout je sais que je ne m’arrêterai pas au ravitaillement donc que je gagnerai quelques précieuses secondes sur elle.
J’avais décidé d’être en totale autonomie alimentaire : je buvais dans ma gourde à chaque fois que ma montre sonnait donc tous les kilomètres et j’avais des compotes dans mon sac d’hydratation en cas de petit creux. Comme toujours, je n’ai rien mangé (aie aie aie). Comme toujours, c’est passé (ouf ouf ouf).
Km 7 à 12
Tout roule parfaitement, je ne me sens pas du tout en difficulté à la mi-parcours. J’ai les jambes pour maintenir mon allure qui est pourtant bien au-delà de mon allure cible et j’ai le mental pour finir cette course en étant fière de moi. Je me demande même comment c’est possible que je me sente aussi bien alors que je viens de faire 12 bornes, c’est suspect.
J’ai des vagues souvenirs de l’année d’avant dans lesquels ok j’étais pas ko mais j’étais quand même pas bien (notamment parce que je venais de comprendre que contrairement à ce que je pensais, j’allais pas du tout avoir le droit de m’arrêter 2 secondes à chaque ravito, NAN, Alex voulait que je le coure SANS M’ARRETER) (c’était ma première course officielle, soyez indulgents).
Km 13 à 19
Je me sens encore une fois étrangement bien. Je me souviens exactement du moment où j’ai craqué l’année dernière (sur les quais, avec les montées et descentes) mais comme je connais le parcours et que je connais cette sensation de crever qui nous habite du 18e au 20e km, ben là tout va bien. Je me dis ne t’écoute pas Audrey, tu es en train de faire un chrono de folie que t’aurais jamais osé imaginer faire alors donne tout jusqu’à la FIN (qui, si tu ralentis pas, est proche, yeah).
Km 19 à 21
Et là, c’est le drame. Vraiment, les deux derniers kilomètres ont été horribles, à tel point que j’en venais à me dire, au moment il me restait 300m, « vas-y marche, de toute façon même si tu marches tu finiras sous les 1h50, ce qui était ton objectif ». MAIS NON AUDREY ! Tu ne peux pas dire ça. Même si tu es sure de réussir ton objectif, tu ne peux PAS marcher à 300 mètres de l’arrivée. Tu ne PEUX PAS FAIRE CA.
Une petite claque mentale à moi-même et me voilà passant la ligne d’arriver en 1h48 et quelques petites secondes, découvrant en même temps que ma puce électronique n’a une nouvelle fois pas marché (merci Strava pour le chrono donc).
Je m’en serais tellement voulu d’écouter ceux qui me disaient d’aller doucement et de ne pas avoir pu ressentir cette joie ressentie au moment de franchir la ligne d’arrivée en un temps que je ne pensais jamais faire (on était bien en dessous du 1h49 et 59 secondes cible).
On se retrouve pour le dernier épisode de la saga Acheter un appartement à 25 ans (mais pas le dernier concernant cet appartement, of course) : la signature du bail et de l’acte authentique, qui se sont faites le même jour.
Après un mois de galère pour trouver une date de signature qui arrangeait la propriétaire, l’agence immobilière, la notaire de la propriétaire, mon notaire et moi, nous avons tablé sur le 17 février 2023 à 16 heures.
Anticipant le truc, j’avais demandé à prendre ma journée entière. Et j’ai bien fait puisqu’on s’est servi de la matinée pour rédiger le premier bail de ma vie avec l’ancienne propriétaire devenue nouvelle locataire. 🙂
1/ La préparation du bail
L’agent immobilière qui a plusieurs appartements en location m’avait gentiment proposé de me donner le bail déjà rédigé qu’elle utilise pour ses appartements. Vous ne pouvez même pas imaginer la valeur qu’a eue ce don puisque, même si j’ai changé quelques trucs dessus, j’ai pu partir d’une base solide et non de zéro.
Elle est donc venue chez moi le mercredi soir juste avant la signature pour me donner tous ses documents, m’expliquer comment récupérer les charges notamment et plein d’autres choses super précieuses que Jean Michel 50 ans aurait vendu 7 000 balles sur Instagram sinon.
J’ai quand même mis à profit mes six années de droit pour modifier certaines clauses ou ajouter des éléments manquants, mais la base était géniale et m’a beaucoup aidée. Espérons que je ne découvre pas des problèmes par la suite… 😀
2/ La signature du bail et l’état des lieux
Après avoir envoyé le projet de bail à la propriétaire pour qu’elle me fasse ses commentaires, je suis allée dans son ancien appartement qui allait devenir le mien pour faire l’état des lieux. L’agent était là mais ne disait rien, hormis quand je faisais de grosses conneries (genre oublier un meuble sur l’état des lieux).
On a fait le tour de ce merveilleux petit appart, notant les moindres détails sur le document d’état des lieux, même si plus le temps passait et plus je me disais que j’allais vraiment totalement réaménager cet appartement une fois la locataire partie (tellement de perte d’espace et de meubles un peu vieillots, même si franchement il est dix fois mieux que 90% des logements sur le marché parisien, mais j’ai trop envie que mes futurs locataires se sentent super bien dedans).
Cet état des lieux était aussi l’occasion de vérifier qu’il n’y avait pas de vice caché dans l’appartement. Contrairement à une vente classique dans laquelle l’ancien propriétaire est déchargé de toute responsabilité après la vente et a donc tout intérêt à dissimuler un mur un peu abimé ou une prise qui ne fonctionne pas, la propriétaire savait ici qu’elle devrait payer les éléments détériorés à sa sortie de l’appartement en tant que locataire si elle ne les mentionnait pas dans l’état des lieux d’entrée. Ca m’a donc énormément rassurée.
On s’est au final rendu compte chez le notaire qu’on avait oublié l’état des lieux de la cave mais bon, on apprend de ses erreurs et comme la cave était littéralement vide, l’erreur n’est finalement pas trop grave.
Le deal était que l’on faisait l’état des lieux le matin, je l’imprimais chez moi le midi car la vendeuse n’avait pas d’imprimante puis je le ramenais chez le notaire l’après-midi pour qu’elle le signe. C’était pas le plus pratique, mais on n’a pas eu le choix.
3/ La signature de l’acte authentique de vente ou la concrétisation de mon rêve
Franchement j’en ai chié pour réaliser ce rêve, j’en ai pleuré et j’en ai tellement stressé, en revanche je crois que je n’ai jamais regretté.
Je me suis donc retrouvée devant le notaire qui voyait mon émotion à l’idée de réaliser mon rêve. On a relu l’acte de vente, il m’a demandé si j’étais certaine de vouloir signer (ben si je signais pas je laissais 30 000 euros d’indemnité d’immobilisation donc j’avais plus trop le choix) et on a signé.
Et hop, me voilà propriétaire pour la vie (car mon rêve le plus ultime serait de ne jamais avoir à revendre cet appartement qui est tout ce dont je rêvais).
Merci d’avoir suivi cette aventure aussi stressante qu’enrichissante. N’achetez pas de formation à 10 000 euros sur Instagram, ça ne sert à rien, et n’hésitez pas à me poser toutes les questions que vous avez, soit par mail audrey_vaan@outlook.fr, soit par commentaire.
Stay tuned pour parler argent et vous dévoiler ce que ça coute réellement chaque mois d’avoir un appartement en investissement locatif. 😉
Il y a quelques semaines, l’Atelier du 8 m’a offert un lissage brésilien pour se faire pardonner du dernier qui avait été catastrophique (spoiler : ça a fonctionné, ils sont tout pardonnés).
Je fais en général un lissage brésilien tous les six mois. Comme j’avais commencé fin août 2021, j’en ai fait un en janvier 2022 et un après les vacances en août 2022. Si le quatrième devait initialement avoir lieu en janvier 2023, j’ai trouvé au dernier moment un créneau juste avant Noël et me suis dit que c’était une trop bonne idée de le faire pour les fêtes et non mi janvier quand tout le monde s’en fiche de comment t’es coiffé (bon au final j’ai passé Noël et le jour de l’An au lit et en arrêt de travail à cause d’une grippe mais cette donnée n’était pas connue au moment de ma prise de décision).
Sentant que c’était quand même un peu louche de pouvoir avoir un rdv au dernier moment (mais genre vraiment au dernier moment, une heure avant quoi) un samedi juste avant Noël, j’ai pris le soin de contacter le service client pour qu’ils me confirment mon rdv, histoire de pas me déplacer pour rien, d’autant plus que ça me forçait à aller dans un salon à Perpète-Lès-Oies mais bon, on ne peut pas tout avoir.
J’envoie un message au service client qui me répond que oui bien sûr le rdv a bien été pris et qu’ils m’attendent au salon dans une heure. Génial, trop bien, super, youpi. Si j’avais su…
Je me déplace donc un samedi sous le froid glacial de Paris en hiver. J’arrive au salon, on me dit de patienter, je m’installe dans un fauteuil grave confortable, j’attends, j’attends, l’heure du rendez-vous est passée et que les coiffeurs soient en retard il n’y a pas de soucis, je comprends, une prestation peut durer plus longtemps que prévu, mais je vous avoue qu’attendre alors qu’il n’y a personne au salon hormis les quatre coiffeuses qui discutent ensemble depuis 20 minutes, c’est moyen. Bref.
On vient enfin me voir en me demandant si j’ai rendez-vous. Je dis oui. Ils me disent « euh je crois que vous vous êtes trompée de salon, nous n’avons plus de rendez-vous programmé pour la matinée ». Je me dis intérieurement « euh tu te fiches de moi là? ». Je leur dis extérieurement « regardez j’ai un SMS qui prouve que j’ai bien rendez-vous ». Finalement, les coiffeuses forcent l’une d’elles se dévouer pour me faire la prestation, et malheureusement, ben je ne suis pas tombée sur la meilleure (du moins j’espère pas).
La coiffeuse m’emmène vers le bac pour me nettoyer les cheveux et commence à énormément se plaindre de sa vie, de son temps de transport, du fait qu’elle est très fatiguée et qu’elle n’arrive pas à récupérer. Franchement, ça ne me dérange pas du tout, je suis persuadé que le métier de coiffeur est très difficile et c’est pas moi qui fait 38h assise derrière un bureau qui vais pouvoir critiquer des gens debout toute la journée. Donc je l’écoute, je la plains même, me disant qu’elle a raison, c’est quand même dur blabla.
Puis dix minutes plus tard, partie dans un délire de racontage des moindres détails de sa vie, j’apprends qu’elle ne travaille que le vendredi et le samedi matin. Bon, petit choc sur le coup parce que je viens quand même de passer dix minutes à avoir pitié de son rythme de travail, mais bon, je me dis que chacun a une tolérance différente à la fatigue (mdr) et que tout compte fait, ça servirait à rien de lui dire qu’elle est un peu fainéante, hormis la blesser.
Elle passe toute sa vie en revue : son mec est jamais à la maison donc c’est normal qu’il l’entretienne et lui paie des paires de chaussures toutes les deux semaines (?), elle bosse quand même un jour et demi par semaine pour rester les pieds sur Terre (???), il faut qu’elle se dépêche de finir car elle a un déjeuner entre copines après (?????) : plus les minutes passent et plus je me demande où je suis.
Elle me dit de m’installer sur le fauteuil sur lequel je vais rester le temps du lissage, regarde mes cheveux et me dit « ah ben mademoiselle je ne sais pas qui vous a fait le lissage la dernière fois mais vos cheveux sont brûlés » euh ben écoute j’ai jamais fait de lissage ailleurs que dans la chaine de salons qui t’emploie donc pose-toi peut-être des questions.
Bref, le temps passe, elle me sèche les cheveux en tirant comme une malade sur mes noeuds provoqués par la manière dont elle a attaché mes cheveux à la sortie du bac (je n’ai en temps normal quasiment jamais de noeud). N’étant pas très douillette sur cette partie du corps, je ne dis rien. Puis comme elle se plaint sans arrêt depuis que je suis arrivée, ça aurait dans tous les cas été difficile d’en placer une.
Une fois les cheveux séchés, elle me met la kératine sur le crâne et s’en va. Normalement cette étape dure 20, allez 30 minutes, mais là ça a bien duré une heure. Je commençais à avoir les yeux qui piquaient à cause du produit, et ayant des problèmes de peau, le dessus de mon crâne devenait tout rouge. Elle revient environ une heure après, ne me parle plus (le stock de plaintes était épuisé), fait le lissage (qui pour le coup était très bien fait, elle peut pas être nulle en tout), manque de me brûler l’oreille tellement elle lisse vite pour rattraper son retard dû à l’heure d’attente à l’étape précédente, me coupe 10cm de cheveux alors que j’avais dit de couper le minimum et me dit « ça fera 199 euros ».
Je paie, très contente de mon lissage brésilien mais dégoutée de l’expérience humaine que je viens de vivre, mais bon je laisse couler.
Environ un mois après, on m’envoie un questionnaire de satisfaction dans lequel je donne ma vraie opinion : résultat du lissage parfait, mais sens du commerce de la coiffeuse niveau zéro.
Une personne du siège social m’appelle et me demande ce qu’il s’est passé. Je raconte, et j’ai même pas eu le temps de terminer qu’ils me disent « vous parlez d’une petite blonde avec les cheveux courts? ». Je dis oui, ils me disent elle vient d’être virée après seulement quelques semaines car tous les retours sur elle étaient comme le vôtre.
Pour se faire pardonner, ils m’ont offert un lissage brésilien que j’ai décidé de faire juste avant mon cocktail avec le boulot, prévu pour fin mai. Je suis retournée dans mon salon habituel, j’ai merveilleusement bien été accueillie (avec un Coca et des confiseries, ahhhhh) et j’y retournerai pour Noël prochain avec joie.
Bilan :
Recrutez bien vos coiffeurs
Offrez des lissages (et des Coca) pour vous faire pardonner
Je reviens avec le 3e épisode de votre saga du printemps : « Acheter un appartement à 25 ans », avec la partie la moins fun de tout le processus (et pourtant, Dieu sait que les premières ne l’étaient pas non plus) : la recherche du prêt.
J’ai voulu acheter à un moment compliqué. Les taux des emprunts bancaires augmentaient à vitesse grand V, les banques devenaient peureuses à l’idée de prêter de l’argent alors que l’on ne savait pas si l’économie allait redevenir ce qu’elle était avant la guerre en Ukraine (et toutes les autres choses qui servent d’excuses à l’explosion des prix actuellement) et, surtout, j’étais très jeune. Et même si être jeune ça rassure les banques sur le plan financier puisque je ne suis pas censée mourir avant la fin de mon prêt prévue pour mes 45 ans, ben il est difficile de faire confiance à une jeune de 24 ans que l’on ne pense pas assez mature pour avoir anticipé et budgétisé l’ensemble de l’opération.
J’avais initialement prévu de passer par une courtière recommandée par une amie russe qui avait réussi à obtenir un prêt par son biais un mois plus tôt (chose très difficile actuellement quand on vient du pays de Poutine…). Très bon feeling avec la courtière, elle était vraiment top et avait plein de bons conseils. Je la recommande à 1000%.
Elle m’a très vite indiqué qu’elle pouvait m’obtenir un prêt sur 25 ans à un taux d’environ 2,7% – 2,8% (wtf). Si les emprunts sur 25 ans font rêver de nombreux investisseurs immobiliers en raison des faibles mensualités de remboursement qui n’amputent pas énormément la capacité d’emprunt, ce n’était pas du tout mon cas. Mon but était de payer le moins possible d’intérêts (qui s’allongent quand la durée de l’emprunt s’allonge), quitte à mettre de ma poche chaque mois. J’ai donc décidé de demander à ma courtière l’autorisation de contacter une seule banque (la loi lui interdit de contacter les banques déjà contactées par son client donc il faut vraiment faire attention), ma banque familiale, pour voir ce qu’elle pouvait me proposer.
Je savais que le logement rentrait dans ma capacité d’emprunt (déjà calculée par ma banque familiale quelques mois plus tôt), là je voulais juste obtenir le taux le plus bas possible, sachant pertinemment qu’il allait être bien plus haut qu’en septembre, lors de ma première simulation. Je visais 2,6% sur 20 ans. Ma courtière me proposant 2,7 sur 25, ça me semblait plutôt cohérent.
J’ai donc contacté ma conseillère bancaire qui était au courant du projet et qui a été d’une aide précieuse sur ce plan. Je lui ai envoyé un dossier béton : un justificatif de domicile, une copie du projet de bail avec le montant du loyer (facile à obtenir puisque j’avais déjà trouvé la locataire), le compromis de vente mentionnant cette location et le loyer qui j’obtiendrai, mon contrat de travail, mes trois dernières fiches de paie, ma carte d’identité, une capture d’écran de mon compte d’épargne salariale (je n’ai pas eu à fournir les captures de mes sorties et entrées d’argent des trois derniers mois puisque mes comptes étaient dans cette banque, mais sinon il faut les fournir) et mon avis d’imposition.
A ce stade, mon conseil est de faire un dossier très carré, avec les documents dans l’ordre, pour que le banquier n’ait pas à chercher de partout les informations. Il sera plus enclin à dire oui si on lui facilite la vie, ça reste un humain et c’est important de ne pas saouler le banquier avant même d’avoir pu échanger avec un dossier en bazar.
Suite à ça, ma banquière m’a fait une simulation de prêt à 2,4% (au-delà de mes attentes) sur 20 ans, pour un montant de 195 000 euros (à ma demande, j’expliquerai pourquoi ensuite), sans report d’échéances (j’aurais pu choisir de commencer le remboursement dans quelques années, c’est une pratique très utile notamment quand des travaux sont nécessaires avant de mettre le logement en location, mais j’ai fait le choix de me priver en étant jeune pour le rembourser le plus rapidement possible). Elle m’a dit qu’elle allait essayer de négocier le taux avec son supérieur et m’a également fait une assurance emprunteur à 16 euros (ce qui est INCROYABLE), sous conditions que je prenne mon assurance propriétaire non occupant chez eux, ce que j’ai fait pour environ 12 euros par mois.
Pourquoi j’ai décidé d’emprunter que 195 000 euros alors que je pouvais emprunter plus et que le cout total de l’appartement était de 290 000 euros ? Tout simplement parce que je suis malade et qu’une loi est passée récemment qui interdit de demander à fournir un dossier médical pour les prêts inférieurs à 200 000 euros. Je voulais pas faire la reloue à demander 199 999 euros, c’était un peu louche, donc je suis partie sur 195 000 euros, heureuse de ne pas avoir de dossier médical à fournir. Si seulement. 🙂
Ma banquière a négocié avec son chef pour m’obtenir un taux de 2,35% (c’était dingue à l’époque, on était déjà à 2,8% en moyenne, super banquière merci bien) pour une mensualité de 1012 euros hors assurances (1028 et quelques avec assurance emprunteur) sur 20 ans.
J’ai reçu la proposition de prêt à signer au plus tôt dix jours après réception. Ce 10 jours après réception tombait le jour de la veillée de Noël.
24 décembre 2022 : je me connecte au site pour signer, au rythme des cloches de Noël et du sapin qui brille, et là on me demande un questionnaire médical. Je m’effondre. Littéralement, ma vie s’effondre. Je sais qu’ils ont tort, qu’aucun certificat n’a à m’être demandé mais je sais aussi que leur dire qu’ils ont tort et ne pas fournir ce dossier médical alors que j’ai 24 ans et que je n’ai aucune raison apparente (ils savent pas que je suis malade) de ne pas le fournir, ben c’est louche.
J’appelle ma banque qui bien évidemment est fermée, je chiale, je passe un super noël avec une bonne grosse grippe en prime. J’attends le 26 décembre, je les appelle, ma conseillère n’est pas là (y en a qui ont le droit de prendre des congés à Noël, contrairement à moi 🙂 ), je tente de joindre le service client qui me dit ben c’est bizarre mais au pire fournissez le vous êtes jeune on ne vous refusera pas votre prêt (j’avais envie de leur hurler à la tronche que j’étais malade mais je ne pouvais pas le dire).
Je réessaie d’appeler mon agence et je tombe sur la fille de l’accueil qui me dit « mais madame, le certificat vous est demandé pour la souscription de votre assurance décès que vous avez surement demandée à votre conseillère lors d’un de vos rdv ». Alors je veux bien être teubée, mais je n’ai JAMAIS demandé à souscrire cette assurance. J’ai donc failli signer un contrat d’assurance décès qui allait me couter 16 euros par mois soit le montant exact de mon assurance emprunteur alors que je n’avais jamais demandé ça, mais qu’ils ont essayé de le passer en douce lors de la souscription de mon prêt. Si moi qui bosse dans les assurances j’ai failli me faire avoir, j’imagine pas le nombre de petits vieux qui se font avoir aussi.
Bref, me voilà rassurée, je refuse de signer l’assurance décès, je signe uniquement la demande de prêt qui vaut adhésion automatique à l’assurance emprunteur et me voici fraichement propriétaire d’un beau petit prêt de 195 000 euros. 🙂
Je préviens mon notaire de la signature, il me félicite et on cale une date pour la signature de l’appartement : le 17 février 2023.
A bientôt pour la suite des péripéties parce que non, ce n’est pas fini. 😀
En mars dernier (le retard, je sais…) j’ai couru pour la seconde fois le Semi Marathon de Paris. Si j’appréhendais déjà pas mal la course en elle-même, je n’imaginais pas un seul instant que la remise des dossards 48h avant allait être l’épreuve la plus compliquée de ma semaine. Récit.
Comme avant chaque course officielle, j’ai dû aller récupérer mon dossard (et celui d’Alex que j’avais gentiment proposé d’aller chercher également) à l’endroit prévu à cet effet. En l’occurence, le rendez-vous était donné à la Grande Halle de la Villette, à l’autre bout de Paris, littéralement L’AUTRE BOUT DE PARIS.
J’avais tout prévu : je sortirais du boulot vendredi à 16h piles pour arriver avant que tout le monde n’arrive, je récupérerais mon dossard et celui d’Alex et repartirais faire ma séance d’endurance fondamentale de 40 minutes afin de pouvoir être tranquille le samedi juste avant le semi. TOUT était prévu, mais rien ne s’est passé comme je l’imaginais.
Après 30 minutes de trajet dans une ligne de métro étonnement vide, je suis arrivée à Porte de Pantin où je me suis permise de taper l’adresse exacte du lieu de retrait sur Google. J’ai alors découvert que le salon se trouvait à 1,2km de l’arrêt pourtant indiqué sur le mail d’invitation du semi marathon (faut pas croire que parce qu’on fait des semis marathon on est tous des grands sportifs hein). Bref, même si ma tenue n’était pas du tout adaptée à une marche de dix minutes dans le froid glacial (j’étais en talons) je me suis dit que c’était pour la bonne cause et ai marché droit au but sans me retourner (j’aurais peut-être dû le faire).
Arrivée à l’adresse indiquée, je vois une énorme queue assez incroyable. Je me faufile en vitesse dedans et attends, attends, attends. On ne bouge pas d’un centimètre. Au bout d’une heure, je commence à m’impatienter et à appeler Alex pour savoir ce qu’il se passe. Il me dit que ce n’est pas normal, qu’il doit y avoir un problème car normalement ça va plus vite.
Je lui dis que je ne comprends pas, que je suis perdue au milieu de milliers de gens habillés tous de manière assez étrange et qui ont tout sauf un physique de sportifs. Mais bon, je me dis que je suis peut-être arrivée en même temps qu’un club de vacances qui s’est inscrit au semi (les gens ont l’air d’avoir 15 ans à tout casser) et continue d’attendre sans bouger pendant 2h, gelée de la tête aux pieds et maudissant ce foutu retrait de dossard dont j’avais pas un souvenir aussi horrible l’année dernière (en même temps on avait séché les cours pour y aller un vendredi matin…). Alex m’appelle et me dit qu’il me rejoint (en réalité ça s’est pas exactement passé comme ça, je l’ai littéralement SUPPLIE de me rejoindre car je gelais et que les gens autour me faisaient peur).
Entre temps, une fille derrière moi dans la file d’attente me demande si je suis bien ici pour récupérer mon dossard du semi. Je confirme et lui dis que c’est étrange que la file d’attente n’avance pas d’un millimètre mais bon, on est dans le même bateau donc on se met à parler. Elle me dit qu’elle vient chercher le dossard de son copain mais qu’il lui a dit que ça avancerait vite le vendredi soir donc elle lui en veut un peu d’être là à poireauter depuis déjà deux heures.
A l’instant où Alex me dit qu’il va descendre à l’arrêt de métro à côté de l’entrée des dossards (quel arrêt de métro à côté de l’entrée des dossards, mdr?) j’ai une lueur d’intelligence et je décide de tout de même demander aux gens habillés bizarrement derrière moi s’ils sont bien tous là pour récupérer le dossard du semi marathon. Et là, moment de gêne, la fille à qui je demande me regarde d’un air affolé en mode hein quoi un semi marathon. Elle rajoute « on est là pour le concert de * insérer le nom de quelqu’un que je connais pas *. Moment de gêne ultime.
Alex m’appelle pour me dire qu’il est devant la Grande Halle et qu’il n’y a pas de queue. Il me demande où je suis, je ne peux pas mentir. Je lui dis que je me suis trompée de file d’attente et que je fais la queue depuis deux heures pour un concert d’un mec qui a pour seule caractéristique d’être le sosie de Marylin Manson (je comprends donc mieux les tenues des gens qui attendaient).
Je me mets à rire de nerfs, Alex rit beaucoup moins. On rentre dans la Grande Halle, on récupère notre dossard en une minute trente top chrono. Je n’ose plus le regarder dans les yeux. Il me déteste. On ne s’adresse plus la parole (jusqu’à ce que je lui fasse des crêpes le lendemain pour le goûter, meilleure technique pour se faire pardonner mesdames).
Conclusion :
Je n’irai plus jamais chercher les dossards
Il ne faut jamais écouter le GPS
Il y a plusieurs entrées qui ne mène pas au même endroit à la Grande Halle de la Villette :))))))
On apprend de ses erreurs. Et plus elles sont grosses, plus l’on apprend, il parait.
Pardon Alex, je suis sure que tu rêvais d’aller chercher les dossards toi aussi.
Je vous retrouve dans ce deuxième épisode de ma saga « Acheter un appartement à 25 ans » après une pause encore plus longue que ma pause sportive (qui l’était pourtant déjà pas mal) (le premier épisode est ici), pour vous parler de ce qu’il s’est passé entre le moment où la vendeuse m’a renvoyé mon offre d’achat signée (et donc acceptée) et celui où j’ai signé mon compromis de vente, le 25 novembre 2022.
J’ai fait l’offre d’achat dans une période très dure de ma vie : ma thyroïde n’allait pas bien du tout, ma lapine venait de perdre un rein, on devait se lever toutes les 6h pour lui donner de la morphine et j’étais dans une période professionnelle un peu compliquée. Bref, ça n’allait pas et ce petit (gros) projet d’achat était un peu la seule chose qui me permettait de garder la tête en dehors de l’eau. Si j’avais su.
1/ Les zones d’ombre autour de cette vente
Je ne connaissais rien de la vendeuse ni même du contexte de la vente. J’avais rencontré l’agent en charge de cette opération une fois et même si elle m’avait fait très bonne impression, ben j’ai vite appris que les bonnes têtes font pas forcément les bons amis.
Tout a commencé quand, le dimanche avant d’accepter mon offre d’achat (envoyée le samedi à midi), l’agent m’a écrit pour m’avertir que la proprio avait bien réfléchi et souhaitait rester locataire le temps de déménager dans le sud. Ainsi, j’allais racheter l’appartement à la propriétaire qui allait elle-même devenir locataire de l’appartement qu’elle venait de vendre. Ca commençait à puer un peu mais bon je me suis dit ok tant mieux pas besoin de payer une agence pour trouver un locataire, allons-y.
J’accepte cette proposition, l’agent me dit que la propriétaire souhaite le louer 900 euros (970 euros charges comprises) car c’était le loyer qu’elle payait avant de devenir locataire (hein quoi la propriétaire était locataire avant de devenir propriétaire puis de redevenir locataire, du MÊME appartement ???) (oui ok ça pue vraiment beaucoup là). Je dis ok. Ca me semble pas mal de louer 970 euros un appartement de 27m2 alors que je loue 550 euros un appartement de 48m2 à 1km de là, donc parfait.
Il fallait bien que mes six ans d’études de droit me servent un jour. J’ai donc rédigé un petit mail avec de grosses conditions à cette mise en location (cf : capture d’écran ci-dessous).
La propriétaire (ex locataire et future nouvelle locataire donc) donne son accord et me dit qu’elle me transmettra les papiers en temps voulu. Ok.
Je choisis mon notaire (une connaissance de l’agent, agent à qui je faisais vraiment confiance) : tout va bien dans le meilleur des mondes. J’ai un appartement trop beau, une locataire déjà en place et l’agent est super sympa et me donne plein de conseils pour la future mise en location. Au top.
Quand soudain, un beau matin d’automne, la clerc de notaire m’appelle et me dit que la vendeuse a acheté l’appartement une semaine avant de le remettre en vente et qu’elle était avant locataire depuis 2019 soit pendant trois ans. Je trouve ça vraiment louche et commence à flipper, peut-être qu’elle a découvert des vices cachés ou que de gros travaux sont à prévoir. Je suis un peu perdue et la clerc de notaire n’est absolument pas rassurante puisqu’elle me dit que c’est la première fois qu’elle voit une telle vente et que si j’étais sa fille elle me dirait de ne pas acheter (superrrrr).
J’appelle l’agence qui me dit que la vendeuse a acheté l’appartement qu’elle louait depuis 2019 car ses propriétaires le vendaient. Elle a fait une offre en février 2022 qui a été acceptée, puis elle a signé le compromis deux mois plus tard. Malheureusement elle a appris en juillet qu’elle allait être mutée à Bordeaux. Impossible pour elle de se désengager, elle a donc attendu la signature définitive de la vente pour le remettre en vente en septembre dernier.
Elle l’avait mis à un prix très élevé (35 000 euros de plus que ce qu’elle venait de payer, mdr :))), pensant qu’elle aurait le temps avant de trouver un acquéreur et donc de déménager. Or un pigeon nommé Audrey a fait une offre au prix, elle se retrouvait donc à devoir redevenir locataire de l’appartement dans lequel elle habitait jusqu’à sa mutation définitive, prévue pour 2024 normalement.
Les raisons données me semblent crédibles, je décide donc de faire confiance (et j’ai bien fait, la locataire est pour le moment irréprochable, elle paie son loyer en avance et est adorable, en plus elle fait de la course à pied, un bonbon), tout en sachant que je n’ai ni le soutien de la clerc de notaire qui a peur que la vendeuse ait vendu sans réfléchir (car l’agent l’a forcée à signer un mandat d’exclusivité sans possibilité de rétractation dès leur premier rendez-vous) et moi qui semble plus préoccupée par la vue sur la Tour Eiffel que par la future rentabilité de mon investissement locatif (c’était vrai) ni le soutien de mes parents qui trouvent que c’est trop précipité d’acheter après seulement deux biens visités.
2/ Le problème du Livret A
Une fois que j’ai définitivement décidé d’acheter cet appartement, le notaire m’a demandé de faire un virement de la moitié de l’indemnité d’immobilisation, soit de 13 000 euros (c’est 10% du bien, soit 26 000 euros dans mon cas, mais j’ai appris qu’à Paris comme les apparts coutent très cher, on ne paie que la moitié de l’indemnité d’immobilisation lors de la signature du compromis et on s’engage à payer la seconde moitié par la suite si on se désengage sans raison après le délai de rétractation).
Mes parents m’ont ouvert un livret A à la Caisse d’Epargne alors que tous mes autres comptes sont au Crédit Agricole. J’avais fait la démarche l’été dernier d’aller les voir en leur demandant si je pouvais faire des virements de mon Livret A à mon compte courant au Crédit Agricole sans avoir de compte courant à la Caisse d’Epargne. On m’avait certifié que oui. Ma mère était présente et peut être témoin de cela. On m’avait CERTIFIE QUE OUI.
Le lundi, à réception de la demande du notaire (je signais le compris le vendredi), je tente donc de me faire un virement de la somme puisque mon livret A est le seul compte épargne non bloqué que j’avais à l’époque. Et là stupeur : impossible de faire un virement depuis mon Livret A sans compte courant dans la banque, ni au notaire, ni à moi-même sur me comptes du Crédit Agricole.
Je prends rendez-vous avec ma conseillère qui me dit qu’il n’y a aucun moyen de faire un virement sans compte courant et qu’il faut donc que je vienne en ouvrir un. Mais comment ça que je vienne en ouvrir un ? Je vis à Paris, ma banque est à Saint-Etienne, on est lundi, le virement doit être fait dans trois jours maximum et je n’ai aucun moyen de descendre en trois jours, on est en novembre, c’est le pire mois avec décembre au niveau du boulot, je ne peux pas prendre de congés pour descendre ouvrir un compte courant.
Je me mets à pleurer, la conseillère me dit qu’elle est désolée que le stagiaire (la bonne excuse) qui m’a renseignée cet été s’est trompé (lol) et que je n’ai aucun autre moyen que de descendre ouvrir mon compte. En parallèle je demande au Crédit Agricole de me débloquer mon assurance-vie mais les délais sont d’un mois (……………………………………). Je me retrouve donc totalement bloquée avec l’appartement de mes rêves qui risque de me passer sous le nez pour une histoire d’indemnité d’immobilisation que je ne peux pas payer.
Le jeudi, ma conseillère de la Caisse d’Epargne (que j’ai jamais vue, au passage, c’est vraiment un compte fantôme sur lequel je mets juste mes économies) me dit (après douze appels à la supplier) qu’elle peut essayer de me faire un chèque de banque qu’elle donnerait à ma mère (qui n’a pas procuration, donc c’est chaud) qui irait ensuite l’encaisser au Crédit Agricole. Elle n’a pas le droit mais elle voit ma détresse et décide d’être un peu humaine (et très gentille).
Elle me dit de faire une lettre mentionnant que je veux que la banque fasse un chèque de 13 000 euros à mon nom et que je donne procuration à ma mère pour venir le récupérer avec le livret de famille mentionnant que c’est bien ma maman.
Je fais la lettre, j’envoie le mail, elle ne le reçoit pas, je le renvoie et là elle me dit « pourquoi vous indiquez vivre à Bois Colombes dans la lettre alors que l’adresse que nous avons est à Boulogne Billancourt ? ». Et merde, j’avais pas changé mon adresse là-bas suite au déménagement. Je panique, elle me dit que là ça devient compliqué et qu’elle est obligée de signaler mon dossier pour fraude (hein quoi fraude de mon propre argent, qu’est ce qu’elle me raconte elle?).
Je lui dis que c’est pas possible, que ma signature est le lendemain. Je lui envoie une lettre d’Alex attestant m’héberger (je n’avais pas de justificatif de domicile à mon nom à cette adresse comme je ne suis pas sur le bail). Elle finit par céder et me fait le chèque le samedi matin (entre temps j’avais obtenu un délai chez le notaire lors de la signature du compromis).
Le samedi matin, ma mère récupère le chèque, le dépose au Crédit Agricole. L’argent arrive sur mon compte à 11h et quelques. Je tente de faire un virement sur le RIB envoyé par le notaire, quand soudain, plafond de virement atteint. J’appelle en panique ma banquière pour qu’elle augmente le plafond et arrive à l’avoir 10 minutes avant que l’agence ne ferme jusqu’au mardi matin. Amen.
Indemnité d’immobilisation payée, Livret A débloqué, petite Audrey exténuée.
3/ La signature du compromis en elle-même
Je n’étais jamais allée chez le notaire avant cet achat. Dès mon arrivée j’ai vraiment été impressionnée par cet endroit qui recense autant d’événements joyeux (mariages, achats immobiliers) que d’événements tristes (héritages, divorces).
On se met dans une petite salle avec mon notaire, l’agent, la vendeuse et la notaire de la vendeuse qui est resté en visio. Et là, s’ensuivent 2h de lecture du compromis de vente. Je me rends compte de l’engagement énorme que je suis en train de prendre. Je regarde la vendeuse qui a quasiment mon âge et qui a vécu la même chose deux mois plus tôt du coup (mdr). Je rentre dans la vie d’adulte, et j’adore ça.
Je signe, ça y est je suis engagée pour la vie (enfin techniquement j’ai 10 jours pour me rétracter mais c’est inenvisageable). Je vais réaliser mon rêve, je vais devenir propriétaire.
°°°
Si je pensais avoir vécu le pire lors de ce mois de novembre, croyez moi que c’était rien face à ce qui m’est arrivé par la suite. Rendez-vous au prochain épisode (et achetez plein d’apparts, c’est le meilleur truc du monde).
Ce blog est à l’image de ma vie depuis le marathon : un beau bordel dans lequel j’essaie de me repérer, au milieu de dizaines d’articles que j’ai commencé à rédiger avant d’arrêter après trois paragraphes car rien de pertinent ne sortait, au milieu de centaines de gribouillis sur mon carnet d’idées que je pensais pouvoir un jour mettre au propre pour témoigner de ce que je vivais, au milieu de milliers de doutes qui m’envahissent chaque fois que je pense m’être trouvée : bref, c’est compliqué.
Je savais que l’après marathon serait difficile, tout le monde m’avait prévenue et même si j’étais tentée de croire ceux qui avaient (beaucoup) plus d’expérience que moi, ben au fond de moi je me disais que ce serait quand même cool de ne plus avoir la pression que je me mettais pour réussir et de pouvoir faire autre chose que courir entre 50 et 70 bornes par semaine. Et ben non. J’ai déprimé. Et ça a été plutôt difficile de me relever.
Mes deux objectifs principaux de cette année 2023 étaient d’acheter un appartement et de courir un marathon. J’ai réalisé le premier en février et le second début avril. Je me suis donc un peu sentie orpheline d’objectifs et sans réelle motivation pour continuer cette année.
Alors il a fallu se reprendre, trouver d’autres objectifs dans d’autres domaines.
D’abord, au niveau professionnel, mon manager m’a bien aidée en me donnant lui-même une liste d’objectifs à réaliser pour avril prochain (et enfin un booooonnuuuus $$$$), dont le plus gros est de donner une formation sur la propriété intellectuelle à mes collègues. J’ai toujours voulu au fond de moi donner un jour des cours. Bon, j’avoue, je pensais plutôt le faire à des étudiants et pas à des gens de deux fois mon âge mais c’est un chouette défi tout de même.
Ensuite, au niveau personnel j’ai commencé à investir en bourse. Bon, j’y connais pas grand-chose et c’est sûrement un peu une bêtise de se lancer sans vraiment maitriser la matière mais ça me rend tellement heureuse de me lancer dans un nouveau domaine, d’analyser les entreprises avec Alex (dont c’est le boulot, même si on n’investit pas sur des entreprises sur lesquelles on travaille dans notre job), bref, de découvrir de nouvelles choses, que même si je perds tout, au moins je me serais un peu amusée (et j’ai toujours plus de chances de gagner qu’en jouant au Loto).
Enfin, au niveau sportif je me suis inscrite à la SaintéLyon de 80km pour décembre. Le défi est totalement fou et je ne suis aujourd’hui pas du tout prête à le relever (j’ai déjà du mal à suivre ma prépa 10km donc une prépa 80 c’est un peu compliqué actuellement), mais ça me fait du bien de savoir que je vais retrouver l’effervescence d’une prépa (qui débutera début juillet), le stress d’avant course et la joie post course, qu’importe le résultat.
Aujourd’hui ça va un peu mieux, je recommence à trouver de l’excitation dans chaque journée et à mieux imaginer où je veux aller. L’après marathon (ou l’après grand objectif en général) est très dur car quand ta vie tourne autour d’un défi pendant trois mois, tu te sens un peu orpheline une fois celui-ci accompli.
Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Le marathon m’aura aussi appris ça. 😀