La descente aux enfers

Samedi 19 octobre.

Alors que je devrais être en train de rentrer de ma sortie longue et me préparer pour l’anniversaire de mon beau-père, voilà maintenant cinq jours, depuis mardi, que je tente de survivre dans un corps qui m’a clairement dit stop après avoir enchainé un peu plus d’un mois de règles en continu (on comprend pas), deux semaines d’eczéma sévère (on comprend pas) et une angine terrassante (ON COMPREND PAS).

Beaucoup de personnes de mon entourage ont accusé la course à pied d’être à l’origine de tous mes maux en créant une fatigue qui vient s’ajouter à la fatigue de base provoquée par mes maladies. Je pense qu’au contraire, la course à pied est encore une fois la chose qui m’a permis de ne pas sombrer sous le stress comme j’aurais pu le faire avant de me mettre au sport.

La période de la fin d’année est toujours très très chargée quand on est souscripteur. On le sait. On l’accepte. Mais quand à cette période professionnellement chargée on ajoute des missions au CSE de ma boite qui est en pleine fusion avec une autre (donc à une période où les membres du CSE sont tout le temps sollicités sur ces questions), la gestion de mon alternante et …. la prépa SaintéLyon, ben ça coince.

L’alternante, parlons-en. C’était un vrai goal de carrière pour moi de pouvoir rendre ce que mes tuteurs m’ont donné pendant deux ans et quel bonheur que mon entreprise m’ait fait confiance aussi jeune avec seulement deux ans d’expérience. Ça me rend tellement heureuse. D’autant plus qu’elle est vraiment trop mignonne, intelligente, impliquée et super simple à manager. Un vrai petit coeur que j’adore déjà. Mais ça prend du temps et de l’énergie, un beau mélange que je n’ai visiblement plus.

Alors mardi, mon petit corps a dit stop. Stop au manque de sommeil (alors que je fais que dormir), stop aux réveils à l’aube pour aller travailler (mais j’y suis quand même allée un peu plus tard) et stop à la chose qui me fait le plus vibrer : courir.

J’ai passé les six derniers jours à dormir, aller bosser, rentrer, dormir, recommencer. Même changer la litière de mes petits lapins tous les deux jours ou leur faire des câlins pour leur montrer à quel point c’est les petits être les plus merveilleux de ce monde.

Et puis il y a un truc quand tu te donnes à fond dans ta passion et que ta passion semble délirante pour ceux qui t’entourent comme l’est la course à pied, c’est qu’au moindre petit pépin on va accuser cette passion. Tu es malade alors que 90% de la population l’est actuellement ? C’est la course à pied. Tu es fatiguée alors que 90% des souscripteurs le sont ? C’est la course à pied. Tu as attrapé le virus que 90% de la population a ou va attraper et que t’as aucune défense immunitaire à cause du Propylex ? C’est la course à pied. Arggggh.

Mais comme tout le monde dit, tout est éphémère, rien n’est éternel. Et j’espère que dès la semaine prochaine ce ne sera plus qu’un vilain souvenir.

Marathon, J-14. Et pas prête du tout.

Prépa Marathon : la séance de 30km est passée (mais après ça a été le drame)

Je voue un profond respect et une admiration tout aussi sincère à toutes ces personnes que je vois faire une séance de 30km solo avec leurs écouteurs. Je n’ai jamais pu le faire. Les deux seules séances aussi longues que j’ai faites dans ma vie (avant mon premier marathon et celle de dimanche dernier donc) ont forcément été faites en rentrant en courant après une course officielle d’une vingtaine de kilomètres. C’est donc ce qu’on a fait avec Alex dimanche dernier.

J’en parle très peu parce que mon cerveau ne pense qu’à la SaintéLyon, mais après mon abandon sur le Marathon de Paris 2024, je me suis inscrite (le jour même) au marathon de Nice, histoire de conjurer le sort. Mais, absorbée par ma prépa trail (qui se résume à une séance de cotes par semaine, le restant étant sur du plat puisque je VIS A PARIS), j’en suis limite venue à oublier que dans deux semaines je dois courir 42 bornes.

Mais comme on oublie jamais très longtemps les choses douloureuses, j’ai décidé de faire la sortie obligatoire de 30km dimanche, me servant des 20km de Paris prévus ce jour pour rendre la douloureuse moins…. douloureuse. Et étrangement, ça s’est très bien passé.

Le programme était donc le suivant : 20km de course officielle puis 10km pour rentrer en courant. L’enjeu était de ne pas se laisser dépasser par l’ambiance festive de la course et de partir sur un rythme de 1h55 au 20km pour ne pas être cramée pour les 10km restants. En réalité, ça ne s’est pas du tout passé comme ça.

Les 20km sont étrangement super bien passé (étrangement car ma forme sur mes précédentes courses ne l’aurait pas laissé deviner mdr). Je les ai terminés en presque totale aisance en 1h48 et j’avais encore pas mal de jus pour la suite.

On s’arrête une dizaine de minutes, le temps de boire, manger, dire bonjour à un mec de ma fac de Grenoble rencontré par hasard, récupérer la médaille, donner celle d’Alex à un petit car il est beaucoup trop généreux et qu’il en peut plus qu’on ait toutes les médailles de toutes les courses d’Ile de France en double dans le salon, d’accrocher la mienne à mon cou parce que j’en peux encore qu’on ait toutes les médailles de toutes les courses d’Ile de France en double dans le salon et que je voulais craner durant les 10 prochains kilomètres.

Nous voilà donc repartis pour 10 bornes avec cette folle sensation de fraicheur dans les jambes, à limite me demander si j’avais bien couru 20km juste avant ou si c’était qu’un rêve.

Pour rentrer, il y avait un peu plus de 6km. Je savais que ces kilomètres ça irait mais que quand il faudrait faire des tours juste à côté de chez moi pour combler les 4km restants, ça allait se compliquer. Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’Alex mon lièvre mon mentor et ma seule motivation ALLAIT M’ABANDONNER AU KM28.

Etrangement, je n’ai souffert sur aucun moment de ces 30km, ce qui m’a un peu rassurée pour le marathon et pour les prochaines courses. En revanche, je traine une sale angine depuis lundi qui m’a couchée totalement pendant 48h et qui me donne encore aujourd’hui l’énergie d’un salsifis trop cuit. Hâte de reprendre la course.

100km de Millau 2024 : une course idéale de A à Z

Qu’elle ne fut pas la réaction de mon copain quand un beau soir de mai, j’ai lâché une idée qui a fait l’effet d’une bombe : et si on refaisait les 100km de Millau cette année !

Je ne vais pas vous mentir en vous disant que je n’avais que de bons souvenirs de l’édition 2023 (j’ai détesté), mais plus je fais du sport et plus je me rends compte que c’est un peu comme les accouchements : tu passes un moment atroce pendant, mais le bonheur de l’après te fait oublier à quel point tu as douillé.

Donc nous en étions là, à 5 mois de l’échéance, avec moi très emballée par le projet et Alex qui se demandait si j’étais devenue folle. Et pourtant, trente minutes de négociations ont suffi à ce qu’il admette que c’était finalement pas une si mauvaise idée que ça et qu’il prenne son dossard.

Malgré notre enthousiasme grandissant (et incompréhensible de l’extérieur), se posaient deux problèmes :

  • Comment emporter notre vélo à Millau
  • Comment aller à Millau aka la ville la moins bien desservie de France

L’année dernière, j’avais rejoint en train de nuit (sur des sièges et non en couchette car en 2023 les femmes ont peur de se retrouver seules en couchette avec des hommes, un bonheur) mon copain et sa maman qui étaient partis en voiture et avaient donc pris avec eux (et ramené à Paris) le vélo. Mais cette année, pas folle la guêpe, ma belle-mère avait dit « VOUS ETES FOUS JAMAIS DE LA VIE JE REPARS AVEC VOUS ». Et c’est un peu ce que tout le monde autour de nous pensait.

Après des heures de recherches, à envisager de prendre des billets de train pour partir le vendredi matin mais c’était 11h de trajet avec deux correspondances et ça nous faisait poser une journée de congés, ce qui est compliqué fin septembre en souscription, pour finalement partir sur un voyage de nuit, le jeudi de 19h30 à 9h30 (en couchettes, accompagnée de Monsieur le sauveur) puis en bus, suivi d’une journée en télétravail entre bars (à boire 4 chocolats chauds pour ne pas se faire dégager du bar qu’on a squatté pendant 6h alors qu’avant mon premier semi marathon, Alex m’avait limite fait interdit de boire du lait deux semaines avant) et Airbnb (après avoir durement négocié avec le proprio pour qu’il nous laisse entrer une heure plus tôt).

Pour le vélo, on a vite compris que ce serait impossible de l’emmener avec nous depuis Paris, compte tenu de la partie en bus que nous devions obligatoirement faire dans notre trajet. On a alors décidé d’en louer un (faites le bien en amont, ça part vite, en mai il n’en restait déjà plus qu’un). On est passé par une merveilleuse loueuse Crazy E-Bike que je ne peux que recommander (https://www.crazy-ebike.com/). On a payé 60 euros pour un vélo et deux paniers sur l’arrière.

A la base, je pensais que c’était un vélo normal mais j’ai appris trois jours avant l’événement que c’était un vélo électrique. Petite crise de panique au moment où la loueuse m’a envoyé un SMS en me parlant de chargeur et que j’ai donc compris que mon vélo aurait une batterie super lourde à porter en plus du poids des bagages, mais bon, a posteriori, même si c’était dix fois plus dur sur le plat, c’était une aide incroyable dans les montées et je regrette pas de l’avoir pris en électrique car ça permet de vraiment se reposer dans les montées.

Pour le retour, on voulait initialement prendre un train de nuit aussi mais ça nous faisait payer un jour supplémentaire au Airbnb sans y dormir et au vu de la nuit que j’ai passée le jeudi dans les couchettes, je me suis remerciée d’avoir, pour une fois, écouté Alex qui avait recommandé de prendre le bus de 8h40 pour une arrivée à l’appart à 20h. Je vous passerai les traditionnels problèmes de SNCF qui nous ont fait stresser à l’idée de rater notre dernière correspondance, mais quel bonheur de pouvoir dormir dans un vrai lit le dimanche soir avant de reprendre le boulot le lendemain.

La course en elle-même était magique : Alex a fait 21 minutes de pause en 18 ravitaillements soit un peu plus d’une minute sur chacun, mes parents se sont déplacés pour venir nous voir au marathon (plus beau cadeau du monde) et on a fait pas mal de rencontres, que ce soit dans l’immeuble du Airbnb qui n’était rempli que de futurs cent bornards ou pendant la course en elle-même.

Tout s’est corsé pour moi au kilomètre 75 où j’ai commencé à remettre l’intégralité de ma vie et de ma passion pour le sport en question, pour finalement oublier toutes ces interrogations une fois la ligne d’arrivée dépassée. C’est peut-être ça qu’on appelle la magie du sport …

Je suis venue, j’ai lu, ils m’ont vaincue

Je vous racontais il y a quelques temps que je m’étais mise à la lecture. Si j’ai bien mis en avant le fait que c’étaient les livres de Michel Bussi qui m’avaient donné envie de lire, j’ai volontairement tu un détail un peu important quand même : cet auteur est mon auteur préféré en termes d’histoires, mais la moitié de ses fins sont absolument éclatées au sol. Et Dieu seul sait à quel point c’est frustrant d’avoir un chef d’oeuvre entre les mains qui s’achève sur une fin wtf, sans queue ni tête.

Top 3 des livres de Michel Bussi que je vous recommande si vous vous arrêtez 100 pages avant la fin.

1/ Un avion sans elle – 570 pages – 7/10 (mais Alex m’a dit que j’étais trop gentille dans mes notations, j’aurais jamais pu être prof à la fac de droit je crois)

L’histoire est incroyable : un avion s’écrase et la seule survivante est un bébé de deux mois que deux familles que tout oppose s’arrachent. L’une est infiniment riche et pourrait lui offrir tout le confort matériel dont elle a besoin, l’autre, plus modeste, est prête à l’aimer plus que n’importe qui sur Terre.

Pendant 500 pages, j’ai cru qu’il allait se hisser en tête de mes livres préférés : le style d’écriture est absolument divin et les rebondissements sont crédibles… jusqu’au rebondissement final où j’ai eu besoin d’une séance de thérapie avec Alex pour me remettre du fait que je venais de me faire avoir de manière malhonnête.

2/ Trois vies par semaine – 500 pages – 6/10

Un corps est retrouvé en bas d’un belvédère. Une simple enquête de routine tristement banale après un énième suicide s’accélère quand trois cartes d’identité à trois noms différents sont retrouvés dans sa voiture. Trois femmes sont alors à la recherche de celui avec qui elles avaient construit leur vie et qui semble s’avérer être le même pour les trois.

Le fil rouge de ce livre est original et passionnant même si dès le début j’ai commencé à douter sur le fait que l’auteur allait réussir à trouver une explication non tirée par les cheveux. Malheureusement, comme je le pensais, j’aurais dû me les tirer dès le début les cheveux parce qu’il n’a pas réussi à me surprendre. Enfin si, me surprendre, mais avec une fin absolument incroyable au sens pur du terme : QUE L’ON NE PEUT PAS CROIRE. Trop déçue.

3/ Rien ne t’efface – 500 pages – 9/10

Là vous allez vous dire « mais attends Audrey, tu vas râler sur la fin d’un livre auquel t’as mis 9/10??? ». OUI OUI OUI. Parce que le livre est absolument merveilleux tout au long. Au fil des pages, j’étais transcendée, à la limite des larmes tellement je me sentais imprégnée dans le livre. Jusqu’à la découverte finale.

Esteban disparait le jour de ses dix ans sur une plage après avoir échappé à la surveillance de sa mère. Bien plus tard, sa maman retourne sur cette plage et croit reconnaitre le sosie d’Esteban qui porte le même maillot de bain que l’enfant mort dix ans plus tôt.

Ce livre est le premier que j’ai lu de Bussi et le premier que j’ai lu tout court depuis que j’ai quitté le lycée je crois. Il reste dans mon top 3 de livres, mais bon sang quelle frustration de me rendre compte que la fin ne correspondait absolument pas à mes attentes.

Heureusement pour moi que j’ai depuis pu lire d’autres livres (y compris de cet auteur) avec des fins un peu plus crédibles et Michel Bussi reste un de mes auteurs favoris à qui je fais 100% confiance pour nous faire passer un superbe moment sur 90% des pages.

Audrey

Comment je sens la SaintéLyon (mal) : point sur la préparation

Les jours passent aussi vite que la SaintéLyon n’approche. Ce rêve qui me paraissait tellement loin quand j’ai annulé ma participation l’année dernière en me jurant que je reprendrais un dossard cette année se trouve maintenant à seulement quelques semaines d’être réalisé (ou du moins d’être tenté). Et ça fait peur.

Ma prépa a été loin d’être parfaite et même si je suis un programme spécialement pour cela, je ne réalise pas pouvoir réellement m’entrainer pour 14-15h de courses avec du dénivelé, dans le froid et dans la nuit. Cela me semble irréaliste et infaisable, et plus les jours passent plus je me rends compte d’à quel point ça va être dur.

1/ La durée

La durée de course est probablement un des points qui me fait le moins peur. J’ai fait deux fois les 100km de Millau à vélo et je sais que j’aurais pu faire 4 ou 5h de plus si j’avais pas eu le choix. Bien sûr, le sport n’est pas le même, mais je pense vraiment que c’est un des seuls paramètres qui ne me fera pas de tort.

2/ La distance

Ma distance maximum courue est actuellement un marathon et je ne la dépasserai pas jusqu’au jour J.

Forcément, doubler d’un coup sa distance maximum me fait extrêmement peur, car au-delà de l’aspect mental qui est assez compliqué pour moi et probablement ma plus grande faiblesse dans ce sport, physiquement il faut les tenir les deux marathons à la suite. Et ça, ben je ne suis pas sure d’en être capable et je n’ai malheureusement pour le moment pas fait assez de sorties longues pour être sereine sur ce point.

3/ Le dénivelé

Probablement un des points les plus difficiles pour moi car je vis à Paris et cours sur les quais de seine où il y a approximativement 0 mètres de dénivelé positif.

J’ai bien essayé d’ajouter des séances de cotes dans ma préparation en montant et descendant des escaliers, mais forcément, j’arriverai moins affutée sur ce point que ceux qui vivent dans les Alpes et pratiquent le dénivelé depuis le moment où ils ont appris à marcher.

4/ La nuit

Je dors beaucoup, que dis-je : je dors ENORMEMENT. Je ne sais pas si c’est mes maladies ou juste la vieillesse qui me guette mais dormir 9h est pour moi un grand minima et en général à 22h c’est extinction des feux car la fatigue me file un mal de tête de l’espace.

Le hic est que la course commence à minuit, pour une arrivée prévue vers 16h le lendemain.

L’idée que j’ai pour le moment est d’aller chercher mon dossard le vendredi soir après le boulot pour ensuite être tranquille le samedi et pouvoir dormir jusqu’à tard le matin puis refaire une sieste et me réveiller vers 20h (mes parents vivent à 15 minutes du départ). Mais entre l’imaginaire et la réalité, il n’y a parfois qu’un pas mais il y a aussi souvent un fossé. On verra.

5/ La météo

Et voici LE point qui m’angoisse le plus.

Mon eczéma rend la fraicheur absolument insupportable de douleur et je stresse énormément à l’idée de devoir passer 16h dans une tenue mouillée en cas de pluie ou de chute (tmtc que je chute souvent).

Bon, pour ce point je n’ai absolument aucune solution hormis prier très fort pour que l’été qu’on n’a pas eu en juillet et août arrive en décembre mais j’ai peu d’espoir, la SaintéLyon tombant systématiquement LE premier jour où il neige à Saint-Etienne depuis des décennies (mais priez quand même svp).

Bref, la SaintéLyon est un défi tant sur le plan mental que physique et parvenir à atteindre cette ligne d’arrivée serait probablement le plus grand aboutissement de ma vie (et signerait le début – et la fin de mon aventure dans le trail). Pensez fort à moi.

Audrey

Visite de Matignon

On m’avait dit qu’en devenant parisienne je vrillerais dans ma tête et que je me mettrais à faire des choses chelou, genre faire les courses en magasin bio (bon, ça j’ai vite arrêté car devenir parisienne ne m’a pas fait devenir riche), courir après le métro alors que le prochain est cinq minutes plus tard et… aller aux Journées du Patrimoine.

Bon, j’avoue qu’en réalité au vu du nombre de courses que je fais chaque week-end, je privilégie le repos et non les sorties quand j’ai du temps libre, mais quand ma belle-mère nous a proposé de visiter Matignon, je me suis dit qu’il faudrait être fou pour refuser une telle opportunité.

C’est donc remplie de joie (non je rigole, j’avais grave la flemme) que nous avons fait les quarante-cinq minutes de métro qui nous séparaient du nouveau lieu de résidence de notre cher Michel.

Tout était archi bien organisé, la file d’attente était courte (surtout quand ma belle-mère en avait fait la moitié solo parce qu’on était en retard, mdr) et j’ai l’impression qu’on est arrivé au bon horaire car on a pu faire la visite sans trop de difficultés et surtout … car on a pu croiser Michel Barnier en balade dans son jardin accompagné d’une petite vingtaine de policiers pour s’assurer que personne ne nuise au Premier ministre, maintenant qu’on en a enfin un.

Au final, j’ai été plutôt mauvaise langue puisque la sortie s’est avérée plus fun que prévue et je me sens déjà fraîche à l’idée de pouvoir placer dans un futur repas de famille (même si personne ne parle de Matignon dans mes repas de famille) que chaque ancien premier ministre a planté l’arbre de son choix dans le jardin pour y laisser sa trace ❤️ trop mignon. Eux aussi ils sont ecolos au fond.

Je me suis mise à la lecture (non, je vous jure) + mes trois livres préférés

Quand j’étais enfant, ma passion première c’était la lecture. Pourtant, je ne sais pas où ça a merdé mais depuis que j’ai passé l’âge de me faire des petites couettes pour aller à l’école maternelle, ben cette passion s’est totalement évaporée, au point de devenir l’inverse : je détestais lire.

Un jour une copine m’a recommandé d’acheter un livre de Michel Bussi. Chose que j’ai faite.

C’était en 2015. Je ne l’ai jamais lu. Jusqu’à ce que, il y a un mois, je retombe dessus et cherche à m’occuper pendant une interminable attente chez un médecin. Et là : coup de coeur pour l’histoire. Je n’ai plus voulu m’arrêter et me suis retrouvée à lire sept livres en trois semaines. Jamais dans l’excès.

Oh quelle immense surprise ce fut pour l’ensemble de mes proches qui ne misaient pas un seul centime sur le fait que je puisse poser mon cul sur un fauteuil et fermer ma bouche pendant dix heures, le temps de lire un livre…puis deux…. puis douze en trois mois.

Voici donc mon top 3 (sur 7, dont 5 de Michel Bussi mdr) lecture du moment.

3/ Michel BUSSI – Ne lâche pas ma main

Lors d’un voyage sur l’Ile de la Réunion, un homme découvre en remontant dans leur chambre d’hôtel que sa femme a disparu. Accusé du meurtre, nous suivons sa cavale avec sa petite fille.

J’avais à la base archi la flemme de le lire parce que le résumé me tentait pas trop, je l’ai acheté uniquement pour avoir la livraison gratuite à 35 euros sur Amazon et lu juste car j’étais dans ma période in love de Michel Bussi et que ça me semblait être un crime de lèse majesté de posséder un de ses livres sans le lire.

Au final, c’est sûrement un de mes préférés de cet auteur.

Pas forcément pour l’histoire car j’ai notamment préféré l’histoire de Rien ne t’efface, mais pour UNE FOIS on avait une fin crédible qui m’a permis de garder un merveilleux souvenir de cette petite lecture faite en ……… 24 heures (ah c’est beau les congés payés).

2/ Michel Bussi (encore lui, promis c’est pas lui le number 1) – Le Temps est assassin

On suit l’histoire d’une petite fille devenue adulte qui revient en Corse 27 ans après le décès de ses parents et son grand frère dans un accident de voiture.

Bon, je vais pas vous mentir, j’ai adoré l’histoire mais elle a fait ressortir quelques traumas sur les accidents de la route, au point que quand j’ai refermé le livre j’ai eu l’impression de quitter une partie de ma famille tellement je m’étais attachée aux personnages.

Heureusement, ce sentiment de désespoir dû à la fin de ma lecture a vite été balayée quand j’ai découvert ma nouvelle autrice préférée : Shari Lapena.

1/ Shari Lapena – Le couple d’à côté

On suit l’histoire d’un couple qui laisse sa petite fille seule dans leur maison mitoyenne pour fêter l’anniversaire de leur voisine suite à l’annulation au dernier moment de la baby-sitter prévue pour l’événement. Un peu Maddie McCann vibes ce livre, mais tellement passionnant.

Le livre est incroyablement bien écrit (je l’ai lu traduit de l’anglais, faut pas déconner), l’histoire tient la route et contrairement à ce que j’ai pu lire avant de commencer ma lecture, je ne m’attendais absolument pas à cette fin alors que tous les avis négatifs semblent unanimes sur le fait que la fin est trop prévisible. Je suis peut-être naïve, ou peut-être idiote, ou surement un peu des deux.

Tout ça pour vous dire que j’ai enfin trouvé une occupation plus reposante qu’aller courir un semi marathon quand je m’ennuie. Mais plus envahissante aussi. Parce qu’Alex râlait sur mes 12 paires de baskets (oui mais y en a une pour l’endurance fondamentale, une pour le trail, une pour les courses, une pour le fractionné blabla), mais alors là il est pas prêt pour la place que vont prendre mes livres. Je vais peut-être m’inscrire à la médiathèque, tout compte fait…

Bonne journée,

Audrey

Memorun 2024 : pas les mots

Samedi dernier était enfin le grand jour : celui de la Memorun 2024 !!!

Après une première édition absolument fantastique pour Miss Audrey (j’avais fini 3e omg), je reviens pour vous raconter l’édition 2024 qui ne fut pas de tout repos pour moi.

Je vais pas vous mentir, je pense à cette course depuis un an et je crois que même si la distance du 5km n’est pas ma préférée (team semi marathon), le souvenir de cet événement et les émotions que j’y ai ressenties en 2023 restent autant irremplaçables que inoubliables. C’est donc avec un enthousiasme énorme que je m’y suis inscrite dès l’ouverture des inscriptions, il y a plusieurs mois de cela.

Comme vous avez pu le voir dans mon résumé des courses de cette année, l’objectif initial était de gagner. Il s’est rapidement envolé : le niveau global de la course ayant augmenté et le mien totalement stagné, la gastro que j’ai choppée et ma chute de la semaine dernière n’ont, en plus, rien arrangé (même si sans ça, mon chrono n’aurait pas été significativement différent).

Bref, la veille, j’avais encore l’espoir de pouvoir faire un record personnel sur un 5km (mon record actuel ayant été fait sur un 10km bon sang!!!), mais cet espoir s’est vite envolé quand je me suis rendu compte le matin même que mon échauffement était déjà compliqué. Sentant la cata arriver, j’avais pris le temps de m’inscrire à un autre 5km deux semaines après avant même de prendre le départ. Ça, c’est jamais bon.

Le départ a été donné à 10h par Marie-José Pérec (omg). Je me suis retrouvée à partir en première ligne, entourée de mecs qui allaient beaucoup trop vite pour moi. Il m’a donc fallu quelques minutes pour me mettre à mon allure de croisière du 5km (qui n’est donc absolument pas une allure de croisière mais une séance de fractionné géante où t’as envie de gerber à chaque virage) et vraiment rentrer dans la course.

Ce qui est bien avec un 5km c’est que t’as en général pas vraiment le temps de souffrir car la course dure entre 20 et 25 minutes à tout casser et tu souffres pas avant les 15 premières minutes (sinon c’est que t’es encore moins bien entrainé que moi, ce qui est assez compliqué actuellement). Mais bon, une fois les 15 minutes passées et à un rythme que je n’avais pas pratiqué depuis avril (je n’ai fait aucune séance de fractionné depuis le marathon de Paris), ça s’est avéré un peu plus compliqué.

Je vais pas vous mentir, j’ai pensé mille fois en 9 minutes à marcher pendant quelques secondes avant de me dire mais omg comment tu peux prétendre faire la Saintélyon et marcher sur un 5km (au secours), mais je me sentais un peu honteuse à l’idée de dire à Alex que je m’étais arrêtée sur cette distance donc j’ai serré les dents et fait avancer mes jambes afin d’enfin pouvoir passer la ligne d’arrivée et me dire plus jamais le 5km (enfin plus jamais avant dans deux semaines, du coup).

La course s’est gagnée en 21 minutes, un chrono pas du tout inatteignable et qui me pousse à d’ores et déjà annoncé que je reviendrai la gagner l’année prochaine !! Stay tuned.

Audrey

J’ai vécu ma première chute en course à pied, olé

Update : un ami à moi m’a rappelé que j’avais déjà fait une belle chute à la SaintéLyon 2022, mais comme y a pas de preuve (et que j’ai déjà écrit tout mon article), on va faire comme si ça n’avait pas existé ok ?

Je fais partie des gens qui pensent que TOUT arrive pour une raison. Et quand je ne trouve pas de raison évidente aux galères qui m’arrivent, je me dis que la seule explication possible est un petit coup de pouce du destin qui savait que je manquais d’inspiration pour écrire ici. Voici donc le récit de ma première chute en course à pied (et ça fait pas rêver).

S’il y a une règle et une seule que pour le moment j’arrive à respecter chaque semaine c’est le fait d’aller courir tous les midis où je suis en télétravail (soit deux fois par semaine). En général, je fais de petites séances car je ne suis quand même pas payée à rien faire et qu’entre le temps de course, de pause dans la course, de douche puis de repas, je ne peux pas me permettre de prendre un RTT à chaque fois que je veux courir un midi.

Mais mardi dernier, c’était différent.

Oui, mardi dernier c’était différent. Je me sentais étrangement bien au point de n’avoir besoin de faire aucune pause ou presque et donc d’avoir plus de temps pour courir. Ben oui, si tu enlèves 20 minutes de pause à ta séance, tout de suite t’as le temps de faire 4km en plus. J’ai donc décidé que j’allais transformer ma sortie de 60 minutes en une sortie de 85 minutes, pour une fois que j’étais motivée.

Tout s’est merveilleusement bien passé avec un soleil à en faire rougir de jalousie le mois de juillet qui fut catastrophique (et me faire regretter le chauffage soufflant et la couverture chauffante que j’ai achetés la semaine dernière) (bon, le chauffage je ne peux pas trop le regretter parce qu’il est toujours pas arrivé) (MERCI AMAZON) et des sensations au top par rapport à ce que je ressens habituellement.

Une fois arrivée à 45 minutes de course soit le moment de faire demi tour pour arriver à 85 minutes à la fin, soit le point le plus LOIN de mon appart de cette sortie, j’ai senti mon corps étrangement attiré par le sol. Mais genre vraiment bien attiré par le sol.

Une seconde plus tard, je me retrouvais par terre comme une crêpe avec le genou et le coude en sang et la main ouverte sur une petite surface (mais je vous jure qu’à ce moment-là j’ai cru qu’on allait m’amputer de trois membres). Et comme si ça ne suffisait pas, voilà que ma tête, un peu trop lourde et donc surement très remplie (je l’espère) est venue épouser le sol sans que je ne puisse la retenir. Je venais de me prendre une bouche d’égout mal fermée dans les pattes.

Je me suis donc retrouvée là, à Pont de Neuilly, comme une merde au milieu d’un trottoir avec une multitude de runneurs qui passent sans s’arrêter (merci les amis), le genou en sang, sans Pass Navigo pour prendre le bus et rentrer chez moi et sans monnaie pour payer un ticket pour prendre le bus et rentrer chez moi sans Pass Navigo. Me voilà donc à devoir faire 5 bornes en courant avec un genou en moins (on s’en rend pas compte mais c’est utile un genou pour courir) pour rejoindre mon petit appartement, laver ma plaie et maudire pour le restant de ma vie ce putain de sport dangereux (et les bouches d’égout mal fermées!!).

Audrey

Bilan de l’été 🌸

Hello,

L’été 2024 a été on ne peut plus magique. Bon, je n’ai pas passé les meilleures vacances et surtout pas les plus reposantes de ma vie, mais le reste des mois de juillet et août a été absolument féérique.

Bref résumé.

1/ Le mariage de Capucine

Je vous promets que la petite Moi de 2012 ne s’en serait jamais remise si on lui avait dit que 12 ans après elle allait assister au mariage de cette fille qu’elle admirait tant à la télé.

J’ai eu du mal à réaliser quand j’ai reçu l’invitation, et pourtant c’était bel et bien réel : j’ai assisté au mariage de la personne que j’admire le plus au monde.

Tout était grandiose, vous vous en doutez. Je ne sais pas si l’émotion était amplifiée par le fait que je considérais ne pas avoir ma place parmi tous ces gens que j’avais admirés pendant mon adolescence mais tout me semblait magique. Un des plus beaux moments de mon été.

2/ Le WE avec mes copines d’Instagram, omg

Il y a quelques mois j’avais proposé (je m’étais incrustée) d’aller rendre visite à Laurane, une super copine que je me suis faite sur Instagram et qui vit à Lorient.

D’une idée un peu banale, on a décidé d’en faire un truc de fou et de toutes se regrouper (celles de notre groupe d’amies quoi) à Lorient, l’avant dernier week-end de juillet. Et ce fut chose faite (malgré une petite angoisse car j’avais chopé une sorte de rhume carabiné en plein été).

Entre sorties course à pied (non je rigole on en a fait qu’une) et délicieux repas vegan : tout était parfait de A à Z et pouvait dignement lancer la saison des aventures entre copines.

3/ Les deux semaines et demie de full télétravail

Pour les Jeux Olympiques et en prévision des difficultés dans les transports, mon entreprise avait instauré du full télétravail pendant la durée des JO. Ça m’a fait un bien énorme de passer deux semaines et demie sans me lever tôt, sans parler à des gens, et surtout de pouvoir partir quasiment une semaine dans le sud avec mes parents.

Bon, j’avais tout misé sur le fait que la période soit tranquille et me permette de vraiment souffler mais ce fut tout sauf le cas. Entre coupure d’eau chaude dans le sud, problèmes de train (encore) et journées épuisantes : j’étais au final très contente de retourner au présentiel, ce que je ne pensais jamais dire !

Les JO ont aussi été l’occasion de revoir toutes mes copines du groupe de Lorient qui étaient venues à Paris pour participer au Marathon pour tous. Bonheur +++ encore une fois.

4/ Week-end du 15 août chez papa maman

Bon, cette année on a été sages et on a décidé d’abandonner le Trail du Mezenc avant même de le commencer et de s’y inscrire (pour rappel, l’année dernière j’ai pris un coup de soleil comme never et Alex s’est tordu la cheville, ce qui a compromis sa participation aux 100km de Millau).

On a donc passé un très bon week-end entourés de ma famille à manger une paella de papy et mamie (omg, trop bonne, merci encore).

Je commençais déjà à compter les jours avant mes congés puisqu’il ne restait enfin qu’une semaine avant d’avoir l’immense chance de pouvoir partir.

5/ Les vacances

J’ai cette année pris que les deux semaines de congés obligatoires et Dieu merci car c’était déjà beaucoup trop long pour moi. J’étais super contente d’être dans ma famille mais au final je les voyais autant que quand je suis en télétravail puisqu’ils travaillaient et entre la gastro et le mauvais temps : c’était trop pour moi.

C’est donc ainsi que s’achève mon été. Et pour finir de me mettre une claque, j’écris cet article le 12 septembre après avoir commandé une couverture chauffante et un chauffage d’appoint parce qu’il fait 10 degrés. On adore ❤

Audrey