Que mettre dans son sac pour le Marathon des Sables ?

Si tu participes à une prochaine édition du Marathon des Sables mais que, comme moi avant le départ, tu ne sais pas trop quoi mettre dans ton petit sac, cet article est pour toi.

Le choix du sac est très important. L’organisation impose une capacité minimale de 20L. En arrivant sur le camp, on a très vite compris qu’il y avait deux teams : la team RaidLight et la team Waa Ultra (sponsor du Marathon des Sables). De mon côté, c’est vers WAA que je me suis tournée avec un sac à un peu moins de 200 euros (https://www.waa-ultra.com/fr/mds-ultra-bag-20l.html).

A l’intérieur de ce magnifique sac, je conseille de rentrer tous les éléments suivants (oui oui, ça rentre). Les liens sont clicables 🙂

  • Crème solaire (espérons qu’elle te serve plus qu’à nous qui avons vu le soleil approximativement 3 minutes en 4 jours)
  • Dentifrice : format voyage ou un grand tube dans lequel il reste quasiment plus rien. Ça fait du bien de pouvoir sentir bon de la bouche, à défaut de pouvoir sentir bon d’ailleurs
  • Brosse à dents : idem, format voyage ou grande brosse à dent sur laquelle tu auras coupé le manche (pour tenter de gagner du poids, tu connais)
  • Labello protection solaire
  • Lingettes : tu peux acheter des lingettes sèches emballées dans des petits paquets qu’il faut mettre dans de l’eau, c’est moins encombrant et moins lourd
  • Couverture de survie : matériel obligatoire
  • Miroir de signalisation : matériel obligatoire
  • Doliprane : on sait jamais, j’étais la pharmacienne du camp tellement j’avais prévu large alors que personne d’autre n’en avait emmené
  • Sifflet : matériel obligatoire
  • Batons : ça me parait absolument indispensable. Pense à bien les tester en amont, pas comme moi :))
  • Batterie solaire et chargeurs : même si on n’avait pas de réseau sur le camp, c’est indispensable pour pouvoir prendre des photos souvenirs
  • Matelas : certains n’en avaient pas mais j’ai pu passer de super nuits grâce à ça
  • Sac de couchage : matériel obligatoire. Attention à pas le prendre trop lourd
  • Papier toilettes : non fourni par l’organisation, un plaisir. Enlève le tube en carton pour prendre moins de place.
  • Antiseptique : matériel obligatoire. Ma voisine de tente m’a dit qu’il existait des tous petits formats. C’est peut-être plus pratique que le format familial qu’on avait emporté.
  • Casquette ou visière
  • Frontale et piles de rechange : matériel obligatoire
  • Epingles à nourrice : matériel obligatoire
  • Réchaud : si tu veux manger chaud
  • Boules Quies : inutile pour la tempête dans mon cas, mais certains aiment
  • Popote
  • Cuillère
  • Briquet : pense à prendre un briquet tempête
  • Couteau : matériel obligatoire
  • Sérums physiologiques : pour nettoyer les yeux après les tempêtes de sable
  • Allume feux
  • Lunettes de soleil
  • Plusieurs paires de chaussettes
  • Une 3e gourde pour te mouiller pendant la course
  • Oreiller : ça prend pas de place et m’a sauvée
  • Pansements
  • Tongs pas lourdes
  • Kubor : matériel obligatoire et mon meilleur repas
  • 100 euros en espèces : matériel obligatoire
  • Nourriture lyophilisée : on l’a prise sur ce site. Les purées étaient excellentes, le reste absolument dégueulasse.

Le sac pèse une dizaine de kilos (sans le litre et demi d’eau). Il faut donc (contrairement à moi) vraiment s’entrainer à courir avec, notamment pour étudier la répartition du poids à l’intérieur.

Dans tous les cas, des douleurs dorsales se feront ressentir, alors autant tenter au maximum de les limiter ! (c’était affreux)

Objectifs 2025 (il n’est jamais trop tard)

Vous devez sûrement vous dire « mais cette meuf elle est vraiment pas organisée, comment ça elle fait ses objectifs de l’année début mars?! ». Mais si vous saviez. Ma liste d’objectifs est déjà prête pour les six prochaines années. J’ai simplement pas du tout eu le temps de m’y pencher dessus pour pouvoir en faire un article (car on sait tous que si les objectifs sont pas publics, on les tient jamais).

Voici donc ma liste d’objectifs 2025, triés par catégories car je vous l’avais dit, je suis vraiment trop organisée comme personne.

  1. Objectifs sportifs

A la base je ne sais pas trop si j’étais encore motivée par le fait de passer le sport en priorité de cette année, mais je me dis que je commence à me faire vieille (27 ans depuis deux mois…) et que si un jour je veux des enfants, il va falloir y penser donc autant profiter à fond des années qu’il me reste sans pour atteindre plein d’objectifs qui seront plus difficiles à atteindre après, et notamment au niveau du sport.

Cette année en termes de chrono, je me mets les objectifs suivants :

  • 42km : 3h50
  • 21km : 1h45
  • 10km (l’angoisse) : 45 min
  • 5km : 20 min

Je voulais également faire le Marathon des Sables et ça c’est coché (youpi) et me tenir à 50 abdos 5 fois par semaine mais je n’ai pas encore commencé, oups.

A un moment de mon année je pensais également acheter un vélo et avais donc pour objectif de faire 1 000km avec mais je pense que ça ne me fait pas assez vibrer pour le coût engendré donc je vais rester sur la course à pied et potentiellement la natation si j’arrive à y aller sans réactiver mes problèmes de peau.

2. Objectifs financiers

L’argent, ma passion première.

Pour cette année, j’aimerais augmenter mon patrimoine net de 35% et mon salaire de 11%. Je vais pas mentir, ça va être tendu mais qui sait.

J’ai aussi un objectif d’augmenter la somme allouée à la bourse de 30% et d’arriver à 1 500 euros investis sur la Première Brique. Ces objectifs me semblent, sauf problème, quasiment sûrs d’être réalisés.

3. Objectifs culturels

Pour devenir une meilleure personne qui ne dit pas « j’ai pas la ref » à chaque fois qu’on lui parle, je me suis mis quelques objectifs culturels, à savoir :

  • Lire 40 livres
  • Aller 6 fois au musée
  • Ecrire 50 articles ici
  • Regarder 25 fils (je déteste ça)

Bilan 2024 : O M G

Je me suis longtemps posée pour réfléchir à si 2024 avait été la meilleure ou la pire des années mais je n’ai toujours pas trouvé la réponse. De toute évidence, je pense que de toutes les années que j’ai vécues, celle-ci aura été la plus marquante. Et pourtant, la barre avait été mise assez haut en 2023 avec mon premier marathon, mais 2024 a tout balayé sur son passage. Entre moments de joie intenses et difficultés à surmonter : petit retour sur cette année qui restera gravée à jamais.

Après une année 2023 très axée sur le sport, jusqu’à sacrifier parfois mes performances au travail, j’avais décidé de faire de mon boulot une priorité en 2024. Je suis assez ambitieuse et j’adore surtout ce que je fais au quotidien donc c’était important pour moi de pouvoir, tant que j’en ai la possibilité, tenter d’arriver aussi loin que je le pouvais. Et j’ai été plus que remerciée.

Cette année professionnelle a été l’occasion pour moi de réaliser un de mes plus grands objectifs que je m’étais fixé pour l’année de mes 27 ans (et donc qui est arrivé un peu plus tôt que prévu) : avoir une alternante. Probablement ma plus belle réussite professionnelle de cette année.

En termes de santé, ça a été trèsssss compliqué. Si l’épilepsie m’a laissée tranquille toute l’année, on ne peut pas en dire autant de mon eczéma qui s’est aggravé et de mon hyperthyroïdie qui n’arrive pas à se stabiliser. J’hésite énormément à changer d’endocrinologue mais c’est un processus bien plus complexe que de changer de médecin généraliste donc pour le moment je continue de râler dans mon coin sans changer de praticien. Aie.

Enfin, au niveau sportif, l’année a été rythmée par pas mal d’échecs (abandon au 27e du marathon de Paris, Marathon de Nice avec la grippe, non présentation au semi de Lyon car mon alternante arrivait ce jour-là) mais aussi de vraies réussites qui ont rempli mon coeur de joie, notamment mon record sur semi et la SaintéLyon.

Même si maintenant 2025 a bien commencé, j’espère de tout coeur qu’elle sera un peu plus simple au niveau émotionnel que 2024 et espère qu’elle pourra être encore plus belle !

Rdv à la fin de l’année pour le bilan 🙂

Marathon des Sables Atlantic Coast – Partie 6 : Le retour à la réalité

Alors que j’avais espéré pendant quatre jours ce moment où j’allais enfin pouvoir dormir dans un lit digne de ce nom et prendre une douche (une vraie, pas celle causée par la pluie non stop), ben ce moment m’a paru plutôt fade. Et pas uniquement parce que, comme l’intégralité des participants prenaient leur douche au même moment, le débit d’eau chaude était ridicule, mais aussi et surtout car j’ai compris que ça y est, c’était fini… L’aventure la plus incroyable de ma vie venait de se terminer.

On en a longuement parlé avec les participants avec qui je suis restée en contact et je pense qu’aucune autre personne que nous ne peut comprendre ce qu’on a vécu.

Ca va au-delà d’une épreuve sportive, c’est une vraie aventure humaine durant laquelle on a créé des liens indestructibles, durant laquelle on s’est découvert dans les situations les plus compliquées que l’on pourrait vivre, durant laquelle on a pu connaitre nos défauts et nos qualités, même si j’avoue qu’avec la poisse que j’ai eue pendant toute l’aventure, beaucoup ont dû se dire que j’avais plus de défauts que de qualité.

A peine rentrés, on imaginait déjà le jour où on repartirait. Et je souhaite à tous ceux qui peuvent se le payer de se lancer, vous comprendrez après ce qu’on a ressenti.

Merci le Marathon des Sables. Je ne t’oublierai jamais.

Et rendez-vous en Jordanie en 2026 !

Marathon des Sables Atlantic Coast – Partie 5 : la dernière étape

6h30. Moment du réveil.

La fatigue a pris le dessus sur ce camp et nous ne sommes que des fantômes tentant tant bien que mal de plier nos tentes pour arriver au départ. Il faut déjà tout ranger. L’aventure est finie. Déjà, finie.

Finie, enfin presque. Reste encore l’étape de 27km, soit la plus grande distance que j’aurais faite pendant cette course, sous une pluie démentielle et avec un vent contraire qui nous suivra jusqu’à la ligne d’arrivée malgré nos espoirs du départ.

8h : le départ est donné. Je me sens étrangement bien. Je cours pas mal, notamment dans les montées (ce qui n’arrive jamais) et me met même à prendre des dunes qui auraient pu être évitées par un chemin plat à 10m de là. Je suis on fire et Alex est un peu sur le cul.

Malgré ma folie passagère et ma joie (de courte durée) d’être ici, il pleut beaucoup pendant la première heure et le vent qu’on pensait passager ne fait qu’augmenter.

Après le premier checkpoint, le dénivelé annoncé par l’organisation est censé être terminé. On s’est donc tous autorisés à penser que ça allait être tout plat jusqu’à la fin, alors même qu’on rentrait dans une succession de dunes à monter et descendre sans en voir la fin.

Mes guêtres qu’on avait décidé d’agrafer (solution de dernière chance) tiennent plutôt bien, sauf sur le devant qu’on a dû désagrafer après s’être rendu compte que les agrafes me rentraient littéralement dans le pied à chaque pas à environ 3 minutes 12 du départ. Il devient aussi impossible d’avancer en ouvrant les yeux tellement le vent dans les dunes est violent.

Les 11 derniers kilomètres se résument à une immense plage sans fin, très monotone et avec un putain de vent de face qui me fait parfois reculer. Je compte les kilomètres, en me promettant de ne jamais refaire cette course qui me pousse à bout mentalement. Cette promesse a été plus courte que le temps qu’il m’a fallu pour m’endormir une fois rentrée à l’hôtel.

Puis arrive le 27e kilomètre, censé être la fin de l’étape. Mais aucune ligne d’arrivée en vue. Elle ne sera que deux kilomètres plus loin. Et deux kilomètres, à 12 minutes au kilomètre, ça fait beaucoup.

On voit enfin la ligne d’arrivée. C’est la fin. On l’a fait. On a fini le Marathon des Sables Atlantic Coast 2025. Et je crois que je viens de vivre la meilleure aventure de toute mon existence.

Marathon des Sables Atlantic Coast – Partie 4 : le jour de repos

Après deux journées de course assez prenantes émotionnellement parlant, nous avons eu le droit à un jour de full repos. Enfin, full repos jusqu’à ce qu’on nous propose de descendre à 1h de marche pour ramasser des déchets sur la plage (la honte, les gens sont vraiment dégueulasses, le Sahara était pollué comme never).

Deux-trois minutes de réflexion ont suffi à me dire que c’était une vraiment mauvaise idée de consacrer son jour de repos à aller à nouveau marcher alors qu’une nouvelle étape nous attendait le lendemain. Nous sommes donc restés se reposer au camp où nous avons passé la journée à … manger.

Et oui, pour une fois nous avons eu de la chance niveau météo, et après deux jours de pluie, le soleil était enfin de sortie ce qui nous permettait de faire du feu et manger chaud nos 12 repas lyophilisés auxquels on avait quasi pas touché.

Dans l’après-midi, l’organisation a mis en place une sorte de piste de danse avec une distribution de Coca. Quel bonheur de pouvoir à nouveau avoir ce goût sucré dans la bouche. On a ensuite organisé un petit apéro improvisé avec nos collègues de tente avant de partir s’endormir pour la dernière nuit, sans nous douter de ce qui allait se passer.

Le départ le lendemain était initialement prévu à 5h mais avait été décalé (heureusement) à 8h.

On avait tout de même décidé de dîner tôt pour se coucher tôt. Et quelle bonne idée, parce que dès 19h la tempête a commencé à se lever et tous ceux qui n’avaient pas encore fait leur feu et rangé leurs affaires ont été pris au piège et obligés d’aller se coucher le ventre vide.

J’ai eu énormément de mal à m’endormir car le vent pliait la tente et faisait un bruit sourd absolument impossible à supporter. L’application Kindle de mon portable m’a bien aidée à tenter de me divertir un peu dans cette tente de 0m2 dans laquelle on ne pouvait même pas se mettre assis et avec aucun réseau. Et est monté le stress pour la journée du lendemain qui allait donc se passer après une nuit quasiment blanche…

Marathon des Sables Atlantic Coast – Partie 3 : le deuxième jour de course

Après une nuit un peu agitée par une petite tempête mais pendant laquelle j’ai étrangement super bien dormi sur mon matelas Decathlon, avec mon sac de couchage de luxe (il restait plus que ça comme je suis une meuf pas organisée qui a pensé à l’achat du sac de couchage deux semaines avant la course) et ma tente remplie d’eau car mes gourdes se sont vidées pendant la nuit, nous voilà partis pour la grande étape de la course.

Le Marathon des Sables s’organise ainsi : la première et la troisième étape ont le même nombre de kilomètres pour tous les participants. Durant la deuxième étape, en revanche, on choisi entre 3 distances : 20km, 40km ou 60km (qui ne faisait que 54km cette année).

Mon but initial était de faire l’étape de 60km pour atteindre les 120 en fin d’aventure. Si la veille je pensais que ça allait être compliqué en raison de mes guêtres et de mon mental de chips, j’avais passé une bonne partie de la nuit à analyser le parcours et me dire que merde à la fin, j’allais faire les 54km et ça irait. C’est donc dans cet état d’esprit que nous avons commencé le parcours (sous la pluie) (c’était le début de 3 jours de tempête, mais heureusement, on ne le savait pas encore).

On a commencé en marchant malgré le plat du parcours et le terrain propice à courir et au 2e kilomètre quand il a fallu choisir entre le parcours des 20 et celui des 40/60, nous sommes partis sur ce dernier, sans imaginer que je signais mon arrêt de mort.

Mes guêtres scotchées ont pas mal tenu jusqu’au kilomètre 11 à peu près, moment où elles nous ont à nouveau quittés. Encore un énorme coup au moral car en plus du sable qui rentrait dans mes chaussures, il pleuvait et les orages de la nuit avaient créé d’énormes trous d’eau dans lesquels on avait pas le choix de marcher. Sauf que l’eau + le sable, ben ça donne à coup sur des ampoules.

Au km15 j’ai commencé à me dire que c’était mort pour refaire quasiment un marathon de plus et donc qu’on allait partir sur le format 40km, le choix se faisant 18km plus loin. Mais mon mental n’y était absolument pas, et alors que je pense avoir impressionné tous mes proches (moi la première) avec mon mental à la SaintéLyon, c’est ce même mental qui allait ici causer ma perte…

Au 2e checkpoint et après 20km, j’ai décidé d’abandonner. La décision a été difficile et pas forcément comprise par les autres et par l’organisation car j’étais extrêmement large sur les barrières horaires et on voyait que physiquement je n’avais aucune douleur, mais je me connais et quand la tête n’y est pas je ne peux pas continuer, qu’importe pour quelle course ou quelle distance c’est. Je savais que c’était la fin et que c’était mieux pour moi, pour ne pas gâcher ma fin d’aventure, on en avait même pas passé la moitié.

Le service rapatriement m’a emmenée sur le checkpoint 3 à environ 30 bornes de course où j’ai pu croiser des coureurs et des dromadaires (je ne sais pas lequel m’a fait le plus plaisir), et nous sommes rentrés au camp où j’ai pu passer la fin de la journée avec Yoann le gagnant de la 54km et ceux qui faisaient la distance 20km.

Etrangement, forcément je me sentais triste d’avoir abandonné mais j’étais tellement persuadée que c’était la meilleure décision que je n’ai jamais eu aucun regret, hormis celui de ne pas avoir mesuré la difficulté mentale que représentait cette course.

J’ai fini la journée en attendant Alex qui a réussi l’exploit de faire les 34 derniers kilomètres en moins de temps que moi sur les 20 premiers et on est allé se coucher, sous la flotte, tous transpirants, sans avoir pu manger chaud parce que trop de vent pour faire du feu et avec la haine de savoir qu’il nous restait encore 2 nuits sur ce camp qu’on commençait à détester (et dont je regrette maintenant de ne pas en avoir assez profité).

Stay Tuned pour le résumé du jour de repos, aka mon jour pref de l’aventure

Marathon des Sables Atlantic Coast – Partie 2 : le premier jour de course

Après 6h de navette pas très reposantes puisque j’ai réussi à fermer l’oeil une heure tout au plus, le bus nous a déposés dans un endroit avec approximativement rien autour : sur le départ de la première étape du Marathon des Sables Atlantic Coast 2025. Et c’est à ce moment-là que j’ai fait la rencontre de ce qui allait être mon pire cauchemar pendant les 4 jours qui ont suivi : les toilettes de la course.

Pour des raisons je pense écologiques, les WC n’étaient ni des toilettes normales que j’aurais appréciées, ni des toilettes turques qui, sans être confortables, auraient au moins eu le bénéfice d’être des toilettes. A la place, l’orga avait installé des sortes de cuvettes dans lesquelles il fallait mettre un sac et faire attention à ne pas poser son gros cul dessus mais à rester en squat pour ne pas prendre le risque qu’elles tombent. Ça a un certain charme quand tu n’arrives pas à caser ton renfo de la semaine, mais ça devient beaucoup moins cool quand tu sais que tu vas devoir courir 120 bornes et rentrer en pissant là-dedans.

Vers 9h le vrai départ a été donné et c’est à ce moment-là seulement que j’ai commencé à réaliser ce qu’il se passait. On ne connaissait encore quasiment personne de nos coéquipiers de galères puisqu’on était un peu tous restés dans notre coin à l’hôtel (même si tout le monde me voyait déjà comme la putain de meuf qui avait perdu sa pochette après 10 min sur le sol marocain) (ils savaient pas encore que c’était que le début des galères de mon aventure) mais on se regardait tous en mode « ça va être tendu ».

C’est aussi le moment où j’ai découvert ce que c’était de courir dans du sable mou. Les kilomètres en allure 10 min au km correspondant approximativement à des kilomètres à 4 d’allure sur de la route, la chaleur (ah si j’avais su, je me serais jamais plainte de la chaleur mdr) et les bâtons indispensables mais que je n’avais bien sûr jamais testés avant donc que je me prenais continuellement dans les pieds : bref, je me suis rapidement dit que ça allait être chaud mais par chance, l’épreuve du jour ne faisait que 23km.

Au 7e kilomètre est arrivée la première dune d’une longue série. On va pas se mentir, c’était splendide, mais c’est bien tout ce que c’était. Moi qui m’étais sentie pousser des ailes dans les montées de la première partie de la SaintéLyon, j’ai très vite compris que le dénivelé sur terre et celui sur sable ne donnent pas vraiment le même ressenti.

Après une énorme montée (pas celle sur la photo) (je vous jure qu’elle était énorme), je me suis dit que j’allais profiter de la descente pour courir un peu, chose que je n’avais pas faite depuis environ 6,9km. Quelle bonne idée.

Arrivée en bas de la descente, j’ai senti une sensation étrange sur mes pieds. Du sable. Alors quand t’es au milieu du Sahara tu te dis que c’est pas si étrange d’avoir du sable dans les pieds. Mais si. Parce qu’on avait collé de super guêtres censées protéger les pieds du sable pour ne pas prendre des ampoules qui viendraient compliquer la course, voire rendre quasiment impossible de la terminer. J’ai baissé les yeux, jusqu’à me retrouver nez à nez avec mes guêtres décollées.

Petit moment de panique puisque je m’étais fait la réflexion dans le bus que j’avais pensé à tout, sauf à la colle pour les coller si elles se décollaient. A tout…. sauf à la colle pour les coller si elles se décollaient. Et c’était exactement ce qu’il venait de se passer.

J’ai commencé à pleurer en comprenant que ma course venait peut-être de s’arrêter là, en bas de la première dune. Après plusieurs arrêts réguliers pour vider mes chaussures, j’ai passé la fin de l’étape à prier pour que quelqu’un de plus intelligent que nous (c’est pas bien compliqué) ait de la colle ou un fil sur le camp à mon arrivée. Cet épisode marquera le début de mon craquage mental.

Les kilomètres passaient assez difficilement. Mentalement, je n’y étais plus du tout. Les ampoules m’angoissaient beaucoup car comme vous l’aurez vu dans mon article de la semaine dernière, j’ai quand même pas mal de courses cette année et je ne voulais pas que de potentielles ampoules viennent toutes les compromettre. Je voulais juste arriver sur le camp, qu’on recolle mes guêtres correctement et qu’on puisse terminer cette aventure. Mais ça ne s’est malheureusement pas passé comme ça.

Après un peu plus de 4h40 je crois, je suis venue à bout de ces 23km en étant quand même dans la première moitié des femmes de la course, et ce malgré mes arrêts pour vider mes chaussures et mon craquage mental du kilomètre 7. Je me suis dit qu’il fallait absolument qu’on trouve quelqu’un qui avait pensé à prendre de la colle. Mais évidemment tout le monde avait cousu ses guêtres et personne ne pouvait nous aider.

En tentative de dernière chance, on les a scotchées en espérant que ça tienne pour le lendemain et on s’en est allé découvrir notre tente (et découvrir qu’on ne pouvait pas faire de feu car on était aussi éclatés en survie qu’en collage de guêtres et qu’il y avait trop de vent). C’était donc le premier de nos nombreux repas froids. 🙂

On est alors partis se coucher à l’heure des poules, en ne sachant pas que nous venions de vivre notre dernier jour de soleil dans le Sahara.

Rdv vendredi pour le post sur le deuxième jour ! Et pas sure qu’il soit mieux que le premier !

Marathon des Sables Atlantic Coast : la plus belle aventure de ma vie (Partie 1 : l’Avant course)

Je rentre tout juste du Marathon des Sables au Maroc et woua, quelle claque. Je ne pensais pas pouvoir vivre un jour quelque chose d’aussi fort émotionnellement parlant que la SaintéLyon. Et pourtant.

On nous a dit en partant que personne d’autre que nous qui l’avions vécu ne pourrait comprendre ce qu’on ressentait et plus j’en parle autour de moi, plus je comprends que c’est la réalité et que pour beaucoup cette course se résume à marcher des heures dans du sable, pisser dans un tonneau et dormir sur des cailloux.

Bon, je vais pas vous mentir, tout n’est pas faux, et si cela se résumait à ça, je ne serais pas là en train de regarder la prochaine destination que j’allais faire. La réalité c’est que seuls ceux qui l’ont vécu peuvent comprendre l’aventure humaine que c’est, au-delà d’être une simple course. Et pour ne jamais oublier ce que j’ai vécu (jusqu’à la prochaine fois), j’ai décidé d’en écrire ici le récit.

Je ferai, plus tard, un article sur la préparation et notamment sur celle du sac parce que c’est pas une course à laquelle on s’inscrit sur un coup de tête. Non non, ça demande une préparation énorme. Mais pas juste une préparation physique comme n’importe quelle course : ça demande DES MOIS d’organisation, et si je peux vous éviter les petits soucis que j’ai eus, ce serait avec grand plaisir. Mais dans l’intervalle on va avancer un petit peu le temps jusqu’à arriver à samedi dernier et notre départ pour Agadir.

La SaintéLyon m’a épuisée mentalement et quand, en juillet dernier, je me suis inscrite au Marathon des Sables je n’imaginais déjà pas que j’allais la finir (lol), mais je n’imaginais surtout pas à quel point cette course allait m’user. Alors je ne voyais pas le problème qui allait se poser si j’enchainais deux grosses courses de ce type. Mais je peux vous dire que, avec du recul, ben c’était pas l’idée du siècle.

Après un mois de coupure sèche sans aucun sport pour me reposer physiquement et mentalement, l’heure de la reprise a sonné le 1er janvier. Et malheureusement, je n’étais absolument pas prête mentalement à repartir et encore moins en sachant que j’avais un nouvel énorme objectif 3 semaines après.

Je suis donc arrivée samedi dernier à l’aéroport en n’ayant pas du tout envie d’être là, tout en étant consciente de la chance que j’avais d’avoir pu me l’offrir. Je sentais que psychologiquement je n’y étais pas du tout et que ça allait être très compliqué pour moi de survivre à cette semaine qui me rebutait énormément. Si j’avais su.

Une fois arrivés à l’aéroport d’Agadir, soulagés de voir que la valise en soute n’avais pas été perdue (ma pire angoisse), on s’est regardé avec Alex en rigolant et en se disant que rien ne pouvait plus nous arriver maintenant. Ahaha. Oui, on a bien ri. Jusqu’à ce que l’on entre dans la navette affrétée par l’organisation et que l’on découvre que l’une de mes deux pochettes sur mon sac de course avait disparu. DISPARU.

J’ai couru avec un sac WAA (marque sponsor de la course) qui a la particularité d’avoir pas mal de poches dont deux qui s’attachent au niveau de la ceinture et permettent de stocker tout ce dont on a besoin pour la course du jour (nourriture, portable etc). Mais ce n’est pas tout. Elles permettent aussi et surtout, en accrochant les poches des deux côtés, de stabiliser le sac quand on court. Vous comprendrez donc qu’il était absolument indispensable d’avoir les deux poches pour pouvoir courir. Et il m’en manquait une.

Après une petite alerte enlèvement et la joie de découvrir que la poche que j’avais perdue n’était pas celle qui contenait l’intégralité de mes papiers d’identité (la gourde) (mais je pensais pas qu’elles pouvaient se décrocher, enfin!!!), nous nous sommes résolus à admettre qu’elle était définitivement perdue. Premier problème à régler donc : racheter un sac avant le début de la course prévue 36h plus tard.

Par chance, l’organisation tenait un stand le lendemain sur lequel ils vendaient tout un tas de babioles et notamment des sacs (à 189 euros, j’en pleure encore) pour les idiots comme moi qui arrivent sans matos.

Je me suis donc retrouvée avec un sac jaune alors que j’avais accordé toute ma tenue avec le sac vert initialement acheté. Au final, Alex mon styliste m’a proposé de garder le sac vert qui allait avec ma tenue (fallait penser au côté instagrammable de mes futures photos à 90 euros le pack) sur lequel nous avons accroché les poches jaunes du sac que je venais d’acheter. Un style comme un autre après tout. J’ai jamais aimé me fondre dans la masse…

Après une bonne nuit de sommeil dans une chambre d’hôtel assez sympathique mais sans wifi (la mort), nous voilà en route pour le contrôle antidopage de la course. Ah les bénévoles n’ont pas été déçus quand ils vont vu la liste de mes pathologies et de mes traitements longue durée. Mais bon, contre toute attente j’ai réussi haut la main les tests antidopage (puisqu’ils m’en ont pas fait) et ai obtenu le Saint Graal : un petit bracelet qui m’autorisait à partir le lendemain à 2h du matin pour 6h de bus, direction : le Sahara.

La dernière soirée à l’hôtel a été un peu compliquée. Je ne comprenais pas comment je pourrais courir 120 bornes dans le désert le lendemain (spoiler : je me suis arretée à 70) et encore moins comment je pourrais me lever à 2h pour rejoindre la navette. Et encore, je ne savais pas que l’hôtel avait choisi ce jour en particulier pour organiser une soirée karaoké avec des gens qui chantent encore moins bien que moi jusqu’à 23h30. On adore.

Et c’est ainsi qu’après moins de 3h de dodo, nous sommes partis en direction de la navette qui nous emmenait, on ne le savait pas encore, vivre la plus belle aventure de notre existence.

Rdv dans le prochain article pour le résumé de notre premier jour dans le Sahara 🙂

Mes dossards de l’année 2025, omg

On ne change pas les bonnes vieilles habitudes : je cours uniquement dans le but de pouvoir faire des courses officielles. Et si certains dépensent leur argent en clopes ou soirées, je préfère mettre le mien dans des dossards réguliers, quitte à sacrifier certaines courses et les faire en endurance fondamentale car on ne peut pas faire des RP à chaque fois, évidemment.

Voici donc la liste (non exhaustive, car tout le monde sait que je vais en rajouter) des courses prévues pour cette année 2025.

1/ Le Marathon des Sables – Atlantic Coast – 70km (janvier)

Je ferai bien sûr un résumé de cette incroyable aventure dans un prochain post mais oui, le Marathon des Sables était mon premier dossard de l’année. Et quel dossard. J’ai vécu, à ce jour, la plus belle aventure de toute mon existence et je ne pourrai jamais être reconnaissante à la hauteur de ce que j’ai vécu. C’était magique.

2/ Semi de Paris (mars)

Après un mois de février très tranquille (sans course prévue), le mois de mars s’annonce un peu tendu niveau timing avec, pour le premier dossard, l’incontournable semi de Paris, intégré à la prépa du marathon de la même ville.

Comme chaque année on va se demander si je tente ou pas un RP (record personnel pour les novices) ou si je le fais à l’allure marathon comme il le faudrait. Et comme chaque année je vais me dire que je le fais à l’allure marathon pour au final décider, 2 min avant le départ, d’y aller à fond en espérant avoir un petit record à la clé. Trop hâte, c’est encore et toujours ma distance préférée.

3/ Sine Qua Non – 10km (mars)

Première course nocturne de l’année (la SaintéLyon m’a piquée), un petit 10km à une semaine du semi donc sans avoir à 100% récupéré. Le but n’est pas forcément de faire un record sur cette distance créée par le diable, mais juste de pouvoir cocher un petit 10km sympathique sans se fatiguer à se lever un dimanche à 5h du matin puisqu’il a lieu le samedi soir. Youpi.

4/ EcoTrail de Paris – 32km (mars)

J’ai eu l’énorme chance de gagner un dossard offert par mon club de running Campus en partenariat avec I-run et Salomon sur la distance 30km de l’EcoTrail de Paris (en vrai il en fait 32). Je suis infiniment heureuse de pouvoir participer à cette course mythique, ce sera ma première fois.

On va pas se mentir, je suis totalement flippée car vous savez que le trail et moi ça fait 12, mais il reste un mois pour performer dans cette discipline. Lol.

5/ Foulées de l’assurance – 5km (mars)

Je vous avais dit que le mois de mars était chargé.

Course incontournable pour moi puisque je la cours sous les couleurs de ma boite d’assurance qui m’offre gentiment le dossard.

Initialement l’objectif était de faire un podium (j’ai fait 5 ou 6e l’année dernière). Je vous avoue que vu la gueule de mon mois de mars, on va peut-être reporter l’objectif à l’année pro. En tout cas, j’airai à fond pour faire honneur à Mitsui, mais pas sure de briller sur cette course.

6/ Marathon de Paris (avril)

Ma course pref de tous les temps. J’ai abandonné l’année dernière à cause d’un problème de caféine dans mes gels. J’ai retenu la leçon pour cette fois et testé la nutrition avant.

Mon objectif réaliste étant de passer sous les 4h (mon record est actuellement de 4h07, fait sur mon premier marathon) (j’avais la grippe à mon second), l’objectif un peu plus fou serait de faire 3h50. On verra comment ça se passe, je commence tout juste ma prépa puisque j’étais au marathon des sables avant.

7/ Trail du Saint-Jacques – 25km je crois (juin)

Petit trail auquel je me suis inscrite sur un coup de tête après la SaintéLyon en pensant que le trail me manquerait (pas du tout). En tout cas ça va être compliqué mais sympathique puisque c’est dans la ville à côté de chez mes parents (à 1h30 quoi) (oui 1h30 de voiture quand tu vis à Paris c’est à côté) (chacun son échelle) et que je la cours avec ma belle-mère et Alex. Il va falloir bosser les montées.

8/ La Parisienne – 10km (septembre)

Toujours un dossard offert par ma boite. L’année dernière, je n’ai pas pu la courir car j’avais la grippe (encore) (je me suis vaccinée depuis). Cette année j’aimerais bien la courir mais absolument pas pour y faire un temps puisque c’est absolument impossible, la course étant sur le Top 3 des moins bien organisées à Paris.

9/ 10km Paris Centre ou Semi de Boulogne (novembre)

Mon coeur balance entre les deux. Le 10km Paris Centre étant mon 10km préféré mais le semi de Boulogne étant très bien placé par rapport à mon dernier dossard qui est le marathon de Valencia. Je continue de réfléchir tant que les inscriptions ne sont pas ouvertes, mais les deux sont prévus le même jour. Grrr.

10/ Marathon de Valencia

Et oui, je fais partie des heureux chanceux (ceux qui ont fait la queue 4h avant l’ouverture quoi) à avoir eu un dossard pour le Marathon de Valencia qui est mon objectif numéro 1 de cette année 2025.

Marathon mythique, relativement plat il me semble, j’espère pouvoir briller sur cette distance et peut-être me réconcilier avec les marathons que je n’apprécie pas forcément courir (trop long).

Tellement hâte de cette année et de tous les dossards qui vont se rajouter !!!