J’AI EU MON PERMIS

J’AI EU MON PERMIS.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais accordons-nous sur le fait que ce n’était pas vraiment intéressant à raconter ici. Alors remercions vivement ma débilité, qui m’a permis de pouvoir écrire un truc (un minimum) marrant sur mon obtention du permis.

Bon, tout d’abord, sachez que le permis est une vaste blague, que si une personne qui sait autant conduire que moi l’a eu, TOUT LE MONDE peut l’avoir. Donc respirez, conduisez (et ne grillez pas de STOP).

Pour ceux qui n’ont pas passé leur permis (donc la majorité des gens qui lisent ce post), sachez que l’administration étant hyper branchée nouvelles technologies toussa-toussa, les résultats sont dorénavant disponibles sur Internet. Pour expliquer un petit peu le délire, il faut aller sur un site, inscrire son numéro d’identification de 7964680 chiffres, sa date de naissance, LA CATEGORIE DE SON PERMIS (retenez bien ceci, c’est important pour la suite) et un code, histoire de vérifier qu’un petit coeur bat bien dans le corps de celui qui entend découvrir ses résultats de permis.

Les résultats sont disponibles le surlendemain du passage du permis, vers 1h du matin. Sachant ça, j’étais à l’affût dès minuit et demie « au cas où », allant même jusqu’à me réveiller chaque heure de la nuit pour connaitre ces putain de résultats. Une heure, deux heures, trois heures, six heures: toujours rien. Sept heures, je me réveille définitivement et commence à essayer à peu près toutes les cinq minutes (en vrai c’était toutes les trois secondes et demie, pardonnez-moi), on ne sait jamais, si les résultats tombaient à 7h10 alors que même le coq du voisin dort encore. Le problème est que le nombre de tentatives par heure est limité afin de prévenir l’éventuel intérêt d’un robot par mon futur échec, on ne sait jamais.

7h58, toujours aucun résultat, mais EN PLUS de cela, le charmant site m’annonce qu’à force de faire des tentatives ratées d’entrée dans la base de données, je ne pourrai réessayer que dans une heure. Quand soudain, un éclair de génie (il en fallait bien au moins un) me traverse l’esprit: j’avais passé le PERMIS B pas le A, catégorie par défaut de la demande de résultats. Voilà pourquoi mes résultats n’étaient pas en ligne alors qu’ils auraient dû l’être depuis une heure du matin. Je me retrouvais donc à devoir attendre une heure tout en sachant que mes résultats étaient disponibles depuis longtemps mais que je ne pouvais pas les voir.

Restait une solution: appeler mon auto-école qui avait déjà dû recevoir les résultats mais, bien trop honteuse de mon passage de permis raté (que j’ai finalement eu, ne cherchez pas à comprendre), je me suis résolue à attendre une heure pour rien.

Alors mesdames, alors messieurs, un Sage (je ne sais plus son nom, je crois même que je ne l’ai jamais su; la culture a ses limites, que je n’ai pas encore pu dépasser) disait: « la précipitation est presque toujours suivie du repentir tandis que la réussite accompagne immanquablement la patience ».

Soyez patients, soyez intelligents, et PASSEZ VOTRE PERMIS.

Audrey

J’ai testé (et détesté) pour vous: l’examen du permis de conduire

Yo les bébés, ça gaze ? Ne soyez pas trop enthousiastes, cet article sera tout sauf marrant. Enfin pour vous peut-être un peu, pour moi beaucoup moins (en vrai je dis ça mais je m’auto fait rire donc bon).

Certains le savaient peut-être déjà, mais j’ai passé le permis il y a une heure (oui, enfin, oui… ENFIN). Après une aventure d’un an et demi pour obtenir le code (que j’ai finalement eu du premier coup et que j’aurais sans doute réussi sans jamais réviser une seule question mais bon, c’est une autre histoire, arrêtez de me faire dévier, enfin), j’ai enfin passé ce putain (c’est le cas de le dire) de permis. J’avais fait un mini caprice pour y aller le 2 novembre parce que le 2 et le 1 (2/11) sont mes chiffres porte-bonheur et que sur un malentendu ça aurait pu passer…..ouais…..mais en fait non.

Pas très convaincue de ma capacité à pouvoir obtenir ce précieux papier (ce n’est plus un papier, je sais) rose alors que je savais à peine démarrer, je me suis quand même rendue au 2 rue Rémi Moïse, le merveilleux centre d’examen du permis de conduire dont je dépends. 2 ? Oui, tout était réuni pour que je l’aie. Mais je ne l’ai quand même pas eu. Lol.

Rendez-vous à 13h30, arrivée à 13h09 (on n’est jamais trop prévoyant oké, il manquait plus que j’arrive en retard au permis en plus de ne pas savoir conduire, mdr) (trop d’humour, je sais), j’ai commencé à comprendre que ça sentait le sapin quand la porte automatique du centre d’examen n’a pas voulu s’ouvrir devant moi (petit conseil à ceux qui passeront après moi et à moi qui repasserais donc aussi par là: il faut limite se coller à la porte pour qu’elle s’ouvre, petit moment gênant mais qui n’est rien comparé à l’extrême honte que vous allez vous foutre quand vous serez aux côtés de l’inspecteur et que vous confondrez la pédale qui sert à freiner et celle pour accélérer #CaSentLeVécu).

13h20: La monitrice de mon auto-école qui m’accompagnait (et en était bien triste) commence à s’avancer vers moi et me dit « vous n’êtes pas en conduite accompagnée? Passez première parce que les autres ont plus d’expérience et ça peut vous être préjudiciable de passer après eux » (= « t’es une brêle, passe avant ça évitera de laisser un trop mauvais souvenir de notre auto-école aux inspecteurs »).

Je monte dans la voiture, règle tout correctement: rétroviseurs, siège, volant, limite j’allais en venir à faire le ménage pour me faire bien voir. L’inspecteur me demande si je suis prête, mon coeur se dit « bon je vous abandonne, à dans vingt minutes », mon cerveau pense que non mais ma bouche répond « je crois ». Ca aurait été dommage de mal partir avant même d’être partie.

Nous voilà en route, je fais les contrôles: droite, milieu, gauche, AU TOP et ce, pendant dix minutes. L’inspecteur allant même jusqu’à lancer un « bravo ». Je me voyais déjà en train de fêter mon permis avec mon Big Mac et mes verres de Coca à 6 euros (cc Krishma) au McDo. Quand soudain, lancée à 50km/h, j’aperçois un STOP que j’étais sur le point de griller. Contrôle rapide, je freine d’un coup, mon cerveau pense « ça secoue, j’espère que vous ne venez pas de manger », ma bouche commence à dire « ça s…. » et s’arrête net, se rendant compte que la conduite n’est pas mon domaine mais que l’humour semble l’être encore moins.

Je repars, croise un autre STOP tout là-bas, au loin. Je me dis « vas-y fais-lui un arrêt MAGNIFAIIIK » (comme dirait Cristina). Contrôles, petit freinage progressif, re-contrôles (au cas où il n’ait pas vu les premiers), je compte jusqu’à trois, petite première, et c’est reparti ET LA le moniteur me dit « mademoiselle, on s’arrête à un STOP, c’est pas un cédez le passage » ARE YOU SERIOUS BABY ? Et comme tout bon moniteur le dirait: une erreur en entrainant une autre (trente autres dans mon cas), je voyais mon permis s’envoler petit à petit (mais un peu beaucoup rapidement quand même).

Petite liste (non exhaustive, trop peur d’atteindre la limite de caractères si je raconte tout) des conneries que j’ai faites :

  • Le démarrage en deuxième à un STOP (erreur de débutante, ravie de voir que je sais encore moins conduire que parler anglais).
  • L’oubli de tourner les roues à la fin du créneau et le gentil monsieur qui me dit « vous êtes sure que c’est fini? » et la petite Audrey qui, pas très sereinement, répond « oui? ».
  • L’entrée en troisième sur une voie rapide où il fallait être en deuxième (agrémentée d’un petit « ouuuups » presque aussi long que la voie d’accélération, comme ça si l’inspecteur n’avait rien vu, il était maintenant au courant de ma connerie)
  • Le coup du « je pars tout droit alors que le moniteur vient de me dire d’aller à droite ». Du coup, je me suis retrouvée sur une voie rapide. Ca tombe bien, j’avais raté l’entrée dans la première, lolilol.
  • Les priorités à droite: je n’en ai vu AUCUNE, alors soit je les ai toutes grillées, soit elles étaient sur la route à droite que j’aurais dû prendre si j’avais pas continué tout droit sur la voie rapide, youpi.
  • Et la cerise sur le gâteau: UNE GAMINE DE CINQ PIGES QUI ECHAPPE A LA SURVEILLANCE DE SA MERE ET SE JETTE DEVANT MA VOITURE une minute trente avant la fin du permis. C’était certainement un message subliminal en mode « tu vois ton permis ? Tu viens de l’écraser un peu comme t’as failli m’écraser, allez bises ».

Big up à l’inspecteur (qui était fort mignon d’ailleurs, j’ai pas tout perdu dans l’histoire) qui m’a quand même dit « les résultats seront disponibles lundi » à la fin de l’examen, décelant tout de même dans mon regard que je savais que c’était mort. Et big up encore plus big à la monitrice qui était derrière moi et qui pleurait intérieurement à l’idée de voir que je venais de tuer leur taux de réussite au permis.

Non mais ça aurait pu être pire. J’aurais pu écraser une enfant, griller un STOP, me tromper deux fois de route ou…….. tomber sur un inspecteur moche.

Et comme aurait dit la gamine blonde que j’ai failli écraser: allez bises.

Audrey

 

Saint-Tropez 🏖

L’inconditionnelle de 50′ inside que je suis ne pouvait ignorer l’existence de Saint-Tropez à la réputation aussi étincelante que les stars qui s’y trouvent. Alors qu’elle ne fut pas ma joie quand les parents de l’ami avec qui je suis partie à Ramatuelle m’ont proposé de m’y amener (merci).

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Détestant tout ce qui s’apparente au luxe, Saint-Tropez n’avait, a priori, rien pour me plaire. A priori, oui.

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Saint-Tropez, cette ville à part. Saint-Tropez, cette ville où tu croises des yachts de la taille de ta maison, celle du voisin et celle du voisin de ton voisin rassemblées à chaque regard. Saint-Tropez, cette ville où les michtonneuses avec des talons plus hauts que la tour de Pise (mais un peu moins d’équilibre qu’elle, coucou la fille qui a failli tomber devant nous, c’est pas parce qu’on a fait semblant de ne rien voir qu’on n’a vraiment rien vu) et des sacs à main contenant toute leur panoplie de maquillage pour aller séduire un vieux riche plus proche de son entrée dans une tombe que de sa sortie de la maternité sont monnaie courante. Saint-Tropez, oui, Saint-Tropez.

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Je ne retiendrai pas de toi ton architecture presque aussi wtf que les tenues de ma prof d’espagnol au lycée ni la nonchalance de tes habitants, certainement lassés par tous ces touristes perdus à qui ils n’ont aucune envie d’indiquer le chemin qu’ils connaissent pourtant par coeur. Non, mon cerveau gardera seulement le souvenir d’une ville mignonne….mais surtout envahie de magasins de chaussures. Et on sait tous que les chaussures c’est plus important que tout.

Audrey

J’AI EU LE CODE DE LA ROUTE

Coucou bonjour hello.

Un an que je rêve de pouvoir ENFIN écrire et publier ce post (mais j’ai quand même mis un mois à le mettre en ligne, mdr, lol, très marrant) (oui j’ai remplacé mon « trop drôle » habituel par un « très marrant », histoire que la routine ne s’installe pas entre nous, vous voyez).

Il y a quelques semaines mon petit-frère de quinze ans a eu le code, me laissant, ainsi, être la seule bouffonne (c’est mon nouveau mot préféré, je le sors à toutes les sauces, pardonnez-moi) de la famille à ne pas l’avoir. Plus d’excuse, plus de « non mais je le ferai après mes partiels », « de toute façon même si j’avais le permis je ne voudrais pas conduire alors à quoi bon ? »: le temps passait et la fin de mon contrat avec mon auto-école approchait. Hors de question pour moi de perdre l’équivalent d’une trentaine de paires de chaussures juste parce que j’avais la flemme de le passer (bon, au final on a quand même perdu les vingt heures payées d’avance mais ce n’est pas ma faute et j’expliquerai plus tard) (l’art du suspense) (adieu chaussures) (la tristesse m’envahit, j’espère que vous aussi).

J’avais prévenu mes parents: je ne m’inscrirais que les 12 ou 21 (mes nombres préférés) de chaque mois. Problème: pour le mois de mai, ils tombaient soit un vendredi soit un dimanche. Impossible donc. Alors j’ai bloqué la date du 10 mai, sans grande conviction. Déjà qu’en le passant le douze j’étais pas sûre de l’avoir mais alors le dix…. (ça c’est mon côté superstitieuse).

Je choisis le lieu d’épreuve dont l’adresse commence par 21. Bah oui, quitte à ne pas le passer le 12, au moins avoir un 1 et un 2 dans l’adresse. Problème (encore): il est (à peu près) à l’autre bout du monde (du moins de la ville). Ma mère, cédant à tous mes caprices, accepte tout de même de m’y amener. Merci.

Mercredi 10 mai, rendez-vous quatorze heures. On part à treize heures, histoire de faire mentir ma fameuse réputation de fille toujours en retard. Je la supplie presque à genoux de se mettre sur la place de parking 21 (superstitieuse ET folle, coucou). Je rentre dans le bâtiment et vois que l’épreuve se déroule dans la salle 211. Signe du destin ? Aucune idée, tout ce que je sais c’est que mon cerveau s’est, à ce moment-là, dit qu’il n’avait pas le droit à l’erreur (et il se l’est encore plus dit après avoir entendu ma mère dire, à peu près, cinquante fois « plus jamais je viens ici » « putain Audrey t’aurais pu le passer dans un endroit plus près »).

Alors je suis rentrée dans la salle, avant d’en sortir, quarante minutes après, l’impression d’avoir raté ma vie, comme toujours mais avec cette petite voix, au fond de moi, qui me disait « non mais tu peux pas échouer là où ton petit-frère a réussi » (superstitieuse, folle et schyzo, je sais ce que vous vous dites…).

J’ai dû attendre les résultats trois heures, TROIS-PUTAIN-D’HEURES pendant lesquelles j’implorais à peu près tout ce que je pouvais implorer pour que cette horreur de code de la route soit terminée.

Puis, comme 99% des gens, au moment où j’ai appris que je l’avais je me suis dit « ahahahahahah mais c’était trop facile » et suis entrée dans la catégorie des gens très chiants qui vont vous dire « mdr c’est trop simple » quand vous lui direz que vous avez peur de passer le code. Mes plus plates excuses. En attendant, depuis trois semaines je conduis. Je n’ai encore écrasé personne, mais j’ai déjà confondu trois fois la pédale de frein et celle d’embrayage. Ca promet.

Audrey

Cher François

Tout avait si bien commencé. Un baiser, une acclamation, dix-huit millions de voix rassemblées et autant de gens qui mettaient leurs espoirs entre tes deux mains.

Bon, on s’est vite rendu compte que des mains tu en avais peut-être deux mais vu ta maladresse c’étaient certainement deux mains gauches. De toute façon tu n’aimes pas la droite. Enfin ça c’est ce que je pensais avant d’apprendre que tu comptais apporter ton soutien à Macron. Mais si, tu sais celui qui, comme moi, ne fait pas encore la distinction entre la droite et la gauche, préférant aller là où le vent le mène.

Qu’il fasse attention, si l’adage « après la pluie, le beau temps » est vrai, il ne va plus pouvoir compter longtemps sur le vent pour lui permettre de prendre des décisions. Bah oui, il faut dire qu’il a tellement plu pendant ton mandat qu’on se demande si ce n’est pas une façon pour le monsieur d’en haut de nous faire comprendre que lui aussi était en dépression suite à ton élection.

Oui, tout avait si bien commencé. Un discours place de la Bastille digne d’un concert de grand chanteur, les bras en l’air toussa toussa, Drake serait jaloux. D’ailleurs, en parlant de chanteurs (conserver le « grand » serait un peu mentir, et je crois que des mensonges on en a assez eus sortant de ta bouche pour que je veille à ne pas en rajouter) Yannick NOAH avait fait le choix de te soutenir et de nous offrir un spectacle géant ce 6 mai 2012 pour fêter ta victoire. Je crois qu’il regrette. On regrette aussi pour lui. Je crois que vous n’êtes plus trop amis d’ailleurs. Il aurait pu faire une chanson à ton attention, mais il a préféré en dédicacer une à Marine. Tu le vis bien ? Ah mais oui, un président normal ne veut pas de chanson en son honneur. Ça tu laisses Carla le faire à Nicolas, le président pas normal que tu as souvent atomisé, pensant certainement mieux faire, autant qu’il pensait faire mieux que Jacques, celui à qui il a succédé.

François, tu disais vouloir « remettre l’éducation et la jeunesse au cœur de l’action publique ». Mais François, c’est cette même jeunesse qui te faisait confiance que tu as perdue. François, pour qu’on t’aime il ne suffit pas d’éteindre la lumière derrière toi. Tu payes huit cents personnes pour assurer ton service, laisse-leur faire ça. Les emplois fictifs c’est plutôt le domaine de l’autre François (celui qui veut prendre ta place) (mais qui n’y arrivera pas) parce que lui n’est pas normal, non non, pas normal du tout. Tellement pas normal qu’il arrive même à faire bosser une fille qui n’est pas au courant qu’elle est censée être au travail. Conseil de future amie (bah oui Fillonou, si tu deviens président je crois qu’on sera amenés à nous rencontrer) (un petit indice ? Au mariage de ton fils et de ma petite Capucine) (oui, j’ai l’espoir d’être invitée) : quand tu mens sur l’emploi du temps d’une personne, préviens-la. M’enfin, Fillonou, c’est LA BASE. Me dis pas que tes amis ne t’ont jamais appris ça quand tu voulais tromper ta copine en prétextant être chez l’un d’eux. Non mais en même temps je comprends, il faut dire qu’en ce moment des amis tu n’en as plus beaucoup. Puis les tromperies ça c’est plutôt le domaine de l’autre François.

François numéro un, revenons à toi, tu avais fait du scooter l’image du président normal que tu souhaitais incarner lors de ta campagne. Ce même scooter (enfin je ne sais pas si c’est le même, mais tu m’as comprise) (entre humoristes incompris, on se comprend) (mdr) est devenu le symbole d’un président pas fidèle. Mais bon 48% des hommes français avouent avoir été infidèles. Ah, c’est donc ça la normalité. Bravo François.

François, tu n’as pas fait que des choses mal. Non. Loin de là. Si j’étais une fille méchante je dirais que ne pas te présenter une seconde fois t’aura permis de ne pas te tromper sur toute la ligne, mais comme je ne suis pas méchante, et que je ne le pense même pas, je vais me contenter de dire que tu as agi avec ton cœur. En même temps quand notre cerveau nous fait défaut, il ne nous reste que l’affectif pour nous sauver. T’inquiète, il m’arrive la même chose. La différence c’est que toi tu es devenu président, et moi une simple citoyenne qui t’aurait donné son vote si elle avait pu le faire en 2012. Tu as déçu, j’ai été déçue. Au fond je ne sais pas si je préfère ta place ou la mienne. Mais ce que je sais c’est que j’aurais préféré ton salaire à mon argent de poche.

Bah oui, pour pouvoir payer un coiffeur presque dix mille euros, il en faut des soussouus. J’ai été très triste que mes parents préfèrent te donner des impôts pour payer ta coiffure plutôt que de m’acheter des chaussures. Ah, on me dit qu’ils n’ont pas le choix. Je crois que le choix on ne l’aura pas non plus quand au second tour on devra choisir entre la peste et le choléra (j’hésitais sur qui était la peste et qui était le choléra jusqu’à ce que je voie Marine tacler Pierre Gattaz, depuis je pense qu’on peut lui accorder le titre de peste) (mdr) (me dis pas que t’as pas compris, François, ça fait un mois que je crie mon amour pour ton humour sur tous les toits) (enfin surtout dans tous mes tweets). Mais enfin François, laisse-nous notre argent, de toute façon tu n’as pas de cheveux…..alors que j’ai des pieds. Mes cinquante paires de chaussures sont donc plus utiles que ton unique coiffeur.

Non, François je ne te déteste pas. Non, François, je ne cracherai pas sur les pages du livre d’histoire de mes enfants dans lequel ton nom sera inscrit aux côtés de ceux de De Gaulle, Chirac ou Mitterrand. Non, je ne regretterai pas d’avoir dansé quand tu as gagné. J’avais quatorze ans. Je ne savais rien de toi, à part que tu avais une femme journaliste et ça me suffisait pour t’aimer. Depuis de l’eau a coulé sur les ponts (et est tombée sur ta tête) (mdr, pardon), j’ai appris, j’ai compris.

Alors merci François. Oui, merci. Si tu n’avais pas été comme tu es, je n’aurais jamais pu faire cet article. J’ai ri. Oui, ri à mes propres blagues. Tu auras au moins fait une heureuse. Le pire dans tout ça c’est que je crois que tu vas me manquer. Les poils de Philae auraient pu être remplacés par ceux de Phasma mais je crois que les Français préfèrent Figaro (si tu n’as pas compris cette blague, tape « chien Macron » sur Google).

Au revoir François. A défaut de nous avoir offert un bébé comme princesse Giulia en 2011, tu nous auras au moins offert des chiots présidentiels. J’espère que tu n’es pas le père. La zoophilie on la laisse aux Normands.

(PS : si tu n’as pas compris certaines blagues, tu peux cliquer sur les liens indiqués par une couleur différente) (et si t’as toujours pas ri après avoir compris bah tant pis).

Audrey

Ma sorcière mal-aimée 

Moi, flipette de l’extrême, phobique des araignées et team saucisson-très-gras plutôt que bonbons-très-sucrés, je ne peux que détester Halloween. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé de m’y intéresser dans ma jeunesse (oui je suis vieille maintenant, coucou Claire). Fut un temps où mes parents, le nain qui me sert de petit frère (il fait juste dix centimètres de plus que moi, mais ça reste mon nain ok?) et moi-même habitions en appartement. Bon, ok, ça n’a pas duré, mais quand même. A ce moment-là, il était bon d’entretenir de bonnes relations avec nos voisins qui, au-delà de partager notre ascenseur, étaient aussi (pas dans l’ordre) (de toute façon il n’y a pas d’ordre): ma nounou, l’ami de mes parents, l’amiE de mes parents, mon futur mari (d’après mes parents) (je répète, d’après mes parents), mes futurs beaux-parents, ma future belle-sœur, mon futur beau-frère blablabla. Il fallait donc veiller à ne pas trop les froisser en leur faisant de grandes frayeurs déguisée magnifiquement bien (lol) le jour d’Halloween.

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(Oui, c’est ça qu’ils appelaient déguisée magnifiquement bien) (on ne vous a jamais dit qu’il ne fallait pas faire de peine à un enfant?) (et encore là j’étais plus âgée… mais les photos de 2001, je dis non)

Trucs cool à Halloween :

  • Tu peux ENFIN te maquiller abondamment sans passer pour une salope. Bah oui, « c’est Halloween, laisse-moi tranquille »
  • Tu peux être affreux sur les photos sans qu’on te le reproche.
  • Tu peux baver devant les déguisement d’Heidi KLUM, la seule fille de ce monde qui arrive à être plus belle que toi même avec une bouche à moitié défoncée et un visage vieilli. L’injustice quoi.
  • Tu peux inviter ta belle-mère chez toi sans passer six heures à nettoyer ton appart’. Les toiles d’araignées ? Les mouches crevées par terre ? Mais c’est pour Halloween voyons.

Trucs pas cool à Halloween :

  • Les décors flippants qui te rappellent que oui, tu as dix-huit ans, mais non, ta peur des araignées ne t’a pas quittée.
  • Les fausses toiles d’araignées que tu touches pour montrer que tu es plus forte que ta phobie et qui s’avèrent être des vraies :))))))))))
  • Les 150 gosses qui, subitement, deviennent tes meilleurs amis le jour d’Halloween. Eh ? T’as pas des bonbons stp ?
  • Les six heures de ton année que tu as perdues à faire un maquillage dans le but qu’il soit le plus moche possible. Truc incompréhensible pour les filles comme moi qui passent une heure le matin à tenter d’être potable.

Du coup on a trouvé une superbe alternative: déguiser le chien !

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Avouez, il fait peur ce Virus ? (Oui, en plus d’être déguisé comme un plouc, il s’appelait Virus, pauvre chien)

Audrey

Il parait qu’il faut dire bonjour ♡

Nous sommes le 4 décembre 2015 quand je commence à poser les premières lettres sur cette feuille blanche. Nous sommes le 4 décembre 2015 quand je commence à écrire ce qui sera ma première publication.

Des blogs j’en ai eu, plus ou moins sept au cours de ma vie, mais celui-ci est différent, je ne veux pas le partager sur mon compte Twitter, Instagram et autres, ce sera un petit bout de ma vie privée devenu public. (update: en fait si, on ne se refait pas aha)

J’ai cet espoir secret (enfin qui n’est plus secret du coup) que personne de mes proches ne tombe jamais dessus. Le journal intime dans un cahier : trop risqué, parler sur Twitter : pas assez discret, alors ici c’est ma dernière alternative.

Je ne suis pas dépressive, pas triste, pas au bout de ma vie (hashtag expression de jeun’s), c’est plutôt de la joie, du bonheur, de la reconnaissance que je partagerai ici. Oui, il est rare de pouvoir être réellement heureux dans sa vie quand on a 17 ans (bientôt 18, mais j’ai déjà honte de ne pas savoir faire des pâtes à 17 ans donc je ne suis pas pressée d’en avoir 18), pourtant j’ai vraiment l’impression d’avoir tout ce dont j’ai toujours rêvé.

Seule adolescente de 17 ans à ne pas aimer le Nutella, à ne jamais avoir regardé Hunger Games et à ne pas connaître le nom des One Direction, je n’en reste pas moins une jeune fille normale : amoureuse des frites du McDo, prête à faire deux heures de route pour acheter la merveilleuse robe de chez Zara qui est en rupture de stock dans le magasin d’en bas de chez elle mais qui lui donne l’illusion qu’elle aura le même corps que la magnifique mannequin qui la présente sur le catalogue quand elle la portera, et qui en a MA-RRE de devoir se coucher tôt (2h du mat’ quoi) car elle a cours le lendemain.

BIENVENUE !

A.N.