J’ai changé de couleur de cheveux ! ;)

Salut 🙂

J’ai changé de couleur de cheveux hier.

Pour ceux qui s’intéressent un peu à ma vie, vous savez que j’avais déjà fait une couleur ton sur ton cet été pour tenter de camoufler le fait que mes cheveux soient aussi secs que ma peau (spoiler : ça marche pas). Mes cheveux à nouveau colorés (et le compte bancaire de mes parents vidé), j’étais prête à conquérir le monde avec ma jolie chevelure caramel. Sauf que, vous pouvez vous en douter, ce résultat n’a pas duré.

Préférant que mes parents mettent 70 euros dans des chaussures (et des bonbons au Coca) (d’ailleurs, hier j’ai trouvé des schtroumpfs dans mes bonbons bouteilles de Coca………………………………………………………. pas sérieux tout ça), je me suis décidée à sauter le pas et à faire une coloration à la maison.

Nous sommes donc allées hier avec ma petite maman à Leclerc puis à Auchan (punaise ça rime) (je vous promets que c’est vraiment ce qu’il s’est passé et que je ne dis pas ça juste pour faire la poète mal aimée) pour me trouver une couleur qui puisse être à la hauteur.

Son objectif ? Le plus clair possible (« prends pas noir, ça va faire morbide vu comme t’as la peau blanche » c’est elle qui l’a dit) (« quand je dis morbide ça veut dire que ça sera vraiment pas beau hein » c’est elle qui a voulu le préciser, au cas où j’avais pas compris).

Mon objectif ? Le plus noir possible parce qu’il y a deux ans j’ai vu une fille sur Insta qui avait une couleur noire tout en étant hyper blanche et que je suis une victime du marketing et de la fausse réalité renvoyée sur les réseaux sociaux donc je me suis dit que moi aussi ça m’irait (big up à Brian qui me dirait « ponctuation !!!!! les virgules ça change le sens d’une phrase » je sais, mais cette phrase n’a pas de sens donc pourquoi tenter, en vain, de lui en donner un ?)

On a donc trouvé un compromis (= ma mère m’a laissée choisir) et j’ai opté pour la coloration Schwarzkopf marron glacé (la plus chère du magasin) (of course).

Bon, j’ai d’abord hésité à la reposer quand j’ai pensé aux longues minutes que j’allais devoir passer à tenter d’écrire correctement le nom de la marque pour venir vous raconter mon aventure puis je me suis dit que ma future beauté valait bien ces quelques minutes. Beauté… je l’espérais.

Finalement, après une demie heure d’application (faite par ma mère, qui a perdu un short et un débardeur dans l’aventure, paix à leur âme), vingt minutes de pose à éviter tous les murs (moi qui me les prends H24) et un bon rinçage avec de l’eau tellement noire que j’en venais à douter de ma propreté, j’ai pu découvrir ma nouvelle couleur qui, au final, n’a pas trop changé (mdr) (tout ça pour ça ?) (oui).

Trop hâte d’être assez fraiche pour vous poster une photo.

A bientôt

Audrey

Cher cousin,

Je suis toujours passée par les mots pour soigner mes maux. J’ai toujours cru qu’écrire pourrait me permettre de guérir. J’ai toujours été convaincue que dire les choses me permettrait de m’en sortir.

Notre vie s’est arrêtée samedi 8 juin. Ton accident de la veille, les larmes de ma mère, mon incompréhension initiale, la colère qui s’installait, mais aussi la volonté d’y croire et cette conviction intime que tu t’en sortirais.

J’appréhendais tellement de te voir comme ça. J’appréhendais tellement de ne pas te reconnaitre, de ne pas retrouver celui que j’avais limite vu naitre. Et pourtant…

Evidemment, tu as changé. Mais je crois que cette épreuve m’a autant changée que toi. Si « grâce » à toi j’ai appris que tout était éphémère, j’ai surtout appris que rien n’était plus précieux qu’une minute de plus passée sur cette Terre.

Les médecins disent que tu es fragile, tu avais pourtant l’air si fort. Bien plus que nous qui pleurons autant qu’on t’aime devant ton lit. Bien plus que nous qui maudissons à un point inimaginable la vie.

Tu nous as donné la plus grande leçon de courage de toute notre existence mais si tu savais à quel point c’est difficile, si tu savais à quel point on prie pour que tu ailles bien, si tu savais à quel point ton retour est la seule chose à pouvoir nous faire du bien.

Les jours passent. L’attente devient insoutenable mais l’espoir reste parce que devant ton courage, on sait qu’on n’a pas le droit de sombrer.

Si tu savais comme on t’aime. Mais tu le sauras un jour, j’en suis convaincue. Je crois tellement en la vie que je n’imagine pas que la mort puisse gagner.

Je t’aime tellement. Pardon de ne pas l’avoir dit avant.

Audrey

 

 

TOEIC : comment ça se passe ?

Salut le peuple,

Un mois de silence. Je suis débordée, pas inspirée et, honnêtement, pas motivée. Je passe 13-14 heures par jour sur mon ordinateur, donc en rajouter encore une pour écrire, c’est moyen. Mais je suis en grandes vacances dans quelques semaines, tout ira mieux. Vraiment mieux.

Pour une fois, il s’est passé un truc un peu cool dans ma vie (hors routine tram boulot dodo) (on n’a pas de métro à Grenoble) : J’AI PASSE LE TOEIC.

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Gilets jaunes & compagnie

Je vais me faire taper sur les doigts mais bon, évitez de me faire trop mal si vous voulez que je puisse continuer à écrire…

Les taxes augmentent, le peuple en a marre, le gouvernement s’en fout : ça aurait pu être une rébellion justifiée, c’est devenue une pâle copie d’un Secret Story raté où cris, colère et violences sont les clés pour exister.

Gilets jaunes : comment leur action a-t-elle décrédibilisé leur cause ?

Au début, ils protestaient contre la hausse des taxes sur les carburants. Aujourd’hui, ils ne savent plus trop pourquoi ils protestent, mais ils le font quand même. Sûrement un peu de fierté. Evidemment un manque d’honnêteté.

Ils sont là, partout, à bloquer les uns qui n’ont que leur travail pour manger, à insulter les autres qui se battent pour tenter de se relever.

Ils prétendent agir au nom et dans l’intérêt de ceux qu’ils arrêtent sur le bord de la route pendant des heures, ces Hommes transformés en objet dont l’utilisation est censée faire réagir le gouvernement.

Ils prétendent agir pour le peuple, ce même peuple devant représenter l’ensemble des Français dont ils excluent pourtant ceux qui ont choisi une marque de voiture trop chère à leurs yeux.

Ils prétendent agir pour toi, pour eux, pour nous, nous réduisant au silence, derrière la parole de quelques uns censée traduire celle de chacun.

Ils implorent la baisse des taxes tout en réclamant la hausse du nombre de professeurs, de chambres d’hôpital ou un accès gratuit à la culture.

Ils critiquent l’inertie du gouvernement face à la fraude fiscale qui fait perdre des milliards d’euros à l’Etat mais tentent de bloquer les centres commerciaux pour que la TVA cesse d’entrer dans les caisses de ce même Etat.

Ils réfutent l’idée de devenir un mouvement politique, cette et ces politique(s) qu’ils détestent, mais agissent main dans la main avec une partie de l’opposition politique, cette même opposition pour qui voter en 2017 n’était même pas, pour eux, une option.

Ils pointent du doigt ces milliardaires pour qui payer des impôts est loin d’être une priorité mais quémandent quelques lignes défendant leur cause dans leurs journaux.

Ils ont commencé par se battre pour des idées, ils finissent par lutter contre une personnalité.

Ils auraient pu tenter de parler, ils ont préféré tout casser. Ecartant alors toute forme de dialogue au profit d’une violence non maitrisée.

 

 

 

Cavalaire-sur-Mer : la galère

A peine le temps de défaire mes valises que je suis déjà là, à vous raconter mes petites aventures à Cavalaire (bon, en fait j’ai mis deux secondes à commencer l’article, certes, mais trois semaines à le terminer , oups). Si c’est pas de l’amour ça …

Je suis partie la semaine du 15 août (1ère fausse bonne idée) à Cavalaire (2ème fausse bonne idée) avec mon copain (3ème fausse bonne idée) (non je rigole :p). Bref, je suis partie LA semaine où tout le monde part, dans LE coin où tout le monde part, avec LA personne avec qui tout le monde veut partir (au moins). Donc forcément quand t’es déjà poissarde à la base mais qu’en plus tu nargues la poisse, ben il ne peut que t’arriver des galères. Récit.

La SNCF 

On passera la grève des TER Lyon – Saint-Etienne. La SNCF fait tellement de trucs aberrants chaque semaine que j’ai déjà épuisé tout mon stock de blagues sur elle. En revanche, on va parler de la suppression des trains Marseille – Toulon PILE au moment où je devais les prendre. Pas besoin d’avoir d’idées de blagues pour le coup, cette annulation en est une immense à elle seule.

Pour ceux qui ne sont jamais allés à Cavalaire, il n’y a pas de gare là-bas. Oui oui, il n’y a PAS DE GARE LA-BAS (alors qu’il y en a une à Agde, ok).

Plusieurs solutions s’offrent alors à vous : vous arrêter à Toulon puis prendre un bus, vous arrêter à Marseille puis prendre un autre bus (mais pendant que vous ferez Marseille – Cavalaire en bus, votre soeur aura le temps de se faire trois allers-retours en Australie : à éviter) ou vous arrêter à Saint-Raphaël (chose que j’avais faite l’année dernière pour Ramatuelle) (chose que j’aurais dû refaire cette année) (mais chose que je n’ai pas faite cette année). Nous avions bien évidemment choisi la première, sinon c’est pas drôle.

A peine le temps de poser mes six sacs / valises (pour cinq jours, beau ratio) sur le quai de la gare de Marseille que mon regard avait déjà croisé celui du panneau d’affichage des trains et surtout du petit « annulé » à côté de TOUS ceux pour Toulon. Je répète : TOUS les trains pour TOULON.

Me voilà donc, bloquée dans une gare que je ne connaissais pas, sans moyen pour aller à ma destination souhaitée, sans aucun moyen pour retourner d’où je venais non plus. La belle vie quoi.

Les valises dans le bus

Après avoir enfin réussi à trouver un train, restait encore l’épreuve du car (ben oui, je vous avait dit qu’en s’arrêtant à Toulon, l’aventure était encore loin d’être terminée). Si prendre le bus est quelque chose de banal pour beaucoup, chaque petit geste est une aventure pour moi.

Qui dit jolie ville dit jolies photos Instagram. Qui dit jolies photos Instagram dit jolies tenues. Et qui dit jolies tenues dit ……………….. GROSSE VALISE POUR LES TRANSPORTER (j’aurais dû mettre valise au pluriel, mais j’ai pas osé).

Me voilà donc partie avec mes quarante tenues pour cinq jours et presque autant de sacs (parce qu’on ne mélange pas les chapeaux et les vêtements quand on s’appelle Audrey). Le problème (encore un) quand on emporte douze valises et qu’on doit prendre un car, c’est que rien ne te garantit que tes valises rentrent dans sa mini soute. Rien. Encore moins en pleine saison quand TOUS les autres ont eu la même idée que toi (à savoir, emporter toute leur garde-robe).

Si pour l’aller les choses se sont à peu près bien passées, ça a été vachement plus compliqué au retour. Bien sûr, rentrer le vendredi de la semaine du 15 août alors même qu’à peu près toute la planète Terre rentrait ce jour-là n’était pas forcément une bonne idée, mais vis ma vie de jeune qui travaille deux semaines par an (c’est dur la vie, vraiment très dur)…. dont la semaine juste après le 15 août. Rentrer à ce moment-là n’était alors pas un choix mais bel et bien une obligation.

Bref, j’ai rapidement regretté d’avoir arrêté de jouer à Tetris il y a quinze ans quand il a fallu faire rentrer les valises de quarante passagers dans la soute d’un car où même les petites fesses de ces quarante personnes ne rentraient pas. On a finalement réussi, ma mère m’ayant toujours dit que quand on veut, on peut. Vous savez bien.

S’il y aurait encore des dizaines de petites galères à raconter (faire une mousse au chocolat avec un batteur qui dégage les oeufs du saladier au lieu de les monter en neige, passer trois heures dans les embouteillages de Saint-Tropez pour faire vingt kilomètres et plein d’autres petits trucs que le politiquement correct m’empêche de révéler ici), ça, je le garde pour une fois ou je le tairai à tout jamais.

A vendredi. Merci.

Audrey

 

 

 

 

 

 

Cher Leeroy,

Je ne peux pas dire que je pensais ne jamais avoir à écrire ces mots, mais je peux certifier qu’il m’était inconcevable d’imaginer devoir le faire si rapidement.

Tu es arrivé il y a moins de trois ans et demi.

Attendu comme le Messie, on s’est vite rendu compte que tu étais pourtant loin, très loin, d’être un saint. Mais qu’importe, notre amour pour toi était proportionnel au nombre de gants de toilette et chaussettes que tu avalais chaque jour. Oui, c’est beaucoup.

Ca n’a pas toujours été facile entre toi et nous, entre toi et moi. Si on a toujours tendance à comparer les gens entre eux, les chiens n’échappent pas à cette règle, et Dieu sait combien tu étais différent de celui d’avant. « Virus était plus gentil », « Virus était moins indépendant », oui, mais tu n’étais pas Virus. Autant que le prochain ne sera pas toi.

Si tu savais comme je m’en veux aujourd’hui de tous ces moments où je te rejetais. De ces jours où tu m’agaçais avec tes léchouilles salissantes quand je rentrais de Grenoble ou tes aboiements pénibles quand je regardais la télé, toutes ces choses pour lesquelles tu ne m’en as jamais voulu mais dont je me sens aujourd’hui coupable.

Tu es parti du jour au lendemain. Comme si tu aimais bien trop la vie pour accepter de te voir mourir. Jeudi tu nous trainais, vendredi on te portait. Jeudi tu galopais, samedi tu mourrais.

Je te souhaite un beau séjour au paradis, fait de côtes de porc et de salami. Tu laisses un grand vide ici, et pas seulement parce qu’un truc de soixante kilos affalé dans la salle à manger ça prend de la place.

Je t’aime mon Kiki. Adieu.

Audrey

 

 

PARIS 🌂

Pour ceux qui n’ont pas encore compris, je suis en deuxième année de licence de droit  (enfin je l’ai terminée) et vu qu’à Grenoble, en plus d’avoir des montagnes trop belles, on a des profs trop cool, l’un d’eux a organisé un concours de plaidoirie. Les finalistes de ce concours gagnaient ….. un voyage à Paris.

Vous devez vous dire que ça ne mérite pas la rédaction d’un article sur le sujet car c’est un voyage scolaire (enfin universitaire) (enfin vous m’avez comprise quoi) et qu’il n’a ainsi pas pu m’arriver de merdes…. mdr. Ben si.

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Vendredi 11 mai (M-1 avant le départ)

Comme un petit avant-goût, les choses ont commencé à merder un mois avant mon départ.

Je vis en résidence universitaire chez Nexity. Cet été, ils ont décidé de changer les matelas et de nous prêter de la vaisselle. C’est adorable de leur part (sauf quand, comme moi, tu n’arrives déjà pas à ranger toutes tes fringues dans 21m2).

Le problème est que qui dit changer les matelas, dit pouvoir rentrer dans l’appartement (on est pas dans Harry Potter à pouvoir traverser les murs) et qui dit pouvoir rentrer dans l’appartement dit avoir les CLES de l’appartement.

Un matin en ouvrant ma boite aux lettres, je découvre un petit mot me demandant de venir déposer mon double de clés à l’accueil. Petite fille modèle, je m’empresse d’y aller. L’adorable responsable me dit qu’ils ont un badge donc que ce n’est pas nécessaire que je laisse mes clés si je leur signe une autorisation d’entrée. Ca me rassure un peu car je ne sais pas si j’aurais pu récupérer mon double pendant l’été.

Mardi 5 juin (J-10 avant le départ) (enfin je crois)

Je suis retournée à Grenoble deux semaines avant de partir à Paris, entre autres, pour pouvoir vérifier que ma note en institutions européennes était bien la mienne parce que penser avoir 2/20 à une matière pour finir avec un 17, je n’y crois toujours pas.

Si j’étais entièrement disponible pendant treize jours car je n’ai strictement RIEN-FAIT, c’est le quatorzième jour que ma résidence universitaire a choisi pour changer les matelas de mon appartement. J’ai appris ça dix jours avant mon départ à Paris, en lisant un petit mot glissé sous ma porte par lequel la responsable m’engueulait parce que je n’avais pas encore donné mes clés. What ?

Un peu énervée, je descends dans son bureau et lui explique que je lui ai déjà donné l’autorisation d’entrée blabla. Elle me regarde et me dit « ah oui mais finalement on ne peut pas donner le badge à la société qui s’en occupe, il faut que vous nous laissiez le double de vos clés« . Mais tu m’expliques comment tu veux que je te donne mes clés alors que je les ai laissées chez mes parents puisque TU m’as dit que tu n’en avais pas besoin il y a deux semaines ?!

Mais bon, parce que Nexity c’est comme Gifi, ils ont toujours des idées de génie, elle me regarde et me dit « mais c’est pas grave, mettez vos vraies clés dans notre boite aux lettres le matin et on vous les mettra dans la vôtre le soir comme ça il n’y aura aucun problème et vous pourrez rentrer chez vous en revenant de Paris« . Ben oui, puis si tu oublies je vais rester bloquée dehors de vendredi minuit à lundi matin puisque vous ne travaillez pas le week-end. Ben oui.

Bon, après avoir un peu (beaucoup) exprimé mon mécontentement, la gentille responsable a trouvé une solution. Problème réglé, clés conservées.

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Jeudi 14 juin (J-1 avant le départ)

Notre prof nous avait incités vivement à apporter un pique-nique pour le vendredi midi afin de ne pas perdre deux heures à faire la queue à la Mie Câline (ce que presque personne n’a fait d’ailleurs) (à part moi) (mais je suis trop bonne, vous savez bien).

Après trois heures (vraiment) au rayon bio de Carrefour (je ne mange pratiquement jamais bio, au passage) pour trouver quelque chose à manger, j’ai fini par acheter des petits beurre LU, aka le truc le moins diététique qui existe.

Le soir, M6 n’avait rien trouvé de mieux que de programmer Cauchemar en cuisine (mon programme préféré de l’univers). Se reposer ou regarder ? Très honnêtement, le seul truc qui m’a fait hésiter entre aller dormir pour être en forme le lendemain ou regarder Philippe Etchebest engueuler des mecs qui n’en ont rien à foutre, c’est les cernes énormes que j’aurais le lendemain sur toutes les photos. Mais bon, je ne suis quand même pas allée dormir tôt.

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Vendredi 15 juin (Jour J)

J’avais peur de ne pas me réveiller, j’ai fini debout trois heures avant de partir, ayant même le temps de ranger mon appartement et de prendre mon temps pour me préparer. J’ai peut-être un peu trop pris mon temps d’ailleurs.

On avait rendez-vous à 7h45 à la gare. Etant donné que j’habite à trente-deux secondes de la gare, je m’étais dit que partir à 7h43 pour être à l’heure serait suffisant. Ben oui, en temps normal ça l’est … mais pas quand l’ascenseur de ta résidence tombe en panne alors que c’est ton SEUL moyen de sortir.

Bref, je suis quand même (presque) à l’heure. Nous voilà partis pour trois heures de train. Les merdes auraient pu s’arrêter là, mais en fait non.

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On arrive vers 11h30 à Paris avant de manger au Jardin des Tuileries qui est juste à côté du Conseil d’Etat (enfin « juste à côté », tout est relatif) (surtout quand t’es perchée sur dix centimètres de talons) (hein Audrey). Le repas se passe à peu près bien. Ma salade de haricots semblait assez ravie de pouvoir enfin atterrir dans mon estomac et j’étais tout aussi ravie d’enfin pouvoir arrêter de sentir une odeur de jambon bizarre dans mon sac.

12:30 : direction le Conseil d’Etat et qui dit Conseil d’Etat dit vérification des sacs à l’entrée histoire de ne pas introduire une bombe pour faire sauter Bruno Lasserre (ou le guide absolument naze qu’on a eu). Je stressais un peu à l’idée que mon déo ne passe pas. Le mec met mon sac dans sa machine pour voir ce qui est dedans mais ne semble pas relever le fait que j’aie ça. Ouf. Me voilà sauvée. Ah ben non.

Il me fait passer dans le portique de sécurité …. qui se met à sonner. Ni ceinture ni bracelets, la seule chose qui pouvait provoquer cela était le bouton sur mon pantalon (j’ai prié intérieurement pour qu’il ne me demande pas de l’enlever :/).

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On ressort et se précipite au Conseil constitutionnel. Et là, la galère de la vérification des sacs recommence. Je prévois le coup et demande au mec qui s’occupait de nous dans la file d’attente avant de passer au détecteur s’il est grave d’avoir du déo dans son sac. Il me regarde et me dit « mademoiselle, nous ne sommes pas à l’aéroport, il n’y a pas de problème » ok ok si tu le dis. Il rit et homme qui rit à moitié dans ton…. bref.

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Rassurée par ses mots, j’arrive super sure de moi quand soudain : ça sonne. Et là, je découvre que le truc qui fait sonner la machine à chaque fois que je passe c’est ……. *roulements de tambour*…… MON APPAREIL DENTAIRE. Merci merci.

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Fin des visites : temps libre pour nous. Histoire de bien profiter de Paris, mon meilleur ami et moi-même décidons d’aller dans un endroit qu’on ne trouve pas du tout chez nous….. au McDo (brisant ainsi mes deux mois et demi sans McDo, snif). Après une heure de recherches dans Paris, on tombe enfin sur le McDo (qui était en réalité à une minute trente d’où on était initialement). Chouette, il n’y a personne, ça va aller vite.

M

D

R

Je commande un menu Big Mac avec frites et Coca, comme toujours, quand la serveuse me dit « profitez de notre offre du moment : un menu Maxi acheté = quatre nuggets pour deux euros de plus« . La victime du marketing que je suis se dit « oh ben tiens, prenons ça ». Partie pour avoir un mini menu Big Mac, je repars donc avec un menu Maxi… et quatre nuggets.

Mais ça ne s’arrête pas là. Rappelez-vous, il n’y avait personne, ça devait aller vite. Oui ça devait, mais le problème est que mes quatre nuggets achetés à deux euros n’étaient pas prêts pour le moment.

J’ai donc passé vingt minutes à attendre mes nuggets tout en ayant le regard fixé sur douze mille boites de six nuggets déjà prêtes. J’ai plusieurs fois demandé à la serveuse si elle pouvait me donner une boite de six quitte à en enlever deux (même si tmtc que le patron de McDo va pas finir SDF à la fin du mois si tu m’offres deux nuggets de plus) mais bon : impossible.

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Arrivés à la gare de Lyon (à Paris), on se dit qu’on va boire un verre en attendant le train (un Pepsi à 4,90 euros, lol). Je me retrouve assise en face du prof MAIS SURTOUT en face du panneau d’affichage des trains. Quand soudain, mes yeux croisent les lignes des trains en direction de Grenoble et je vois que les trains pour Grenoble ont (pour le moment) deux heures de retard.

Problème numéro 1 : notre train nous faisait déjà arriver à minuit à Grenoble donc s’il était en retard il n’y aurait plus de trams pour rentrer chez nous.

Problème numéro 2 : notre train était le dernier pour Grenoble, s’il était annulé on se retrouvait bloqués à vingt-cinq à Paris toute la nuit.

Devant la détresse de mon prof, le dieu de la SNCF a décidé que notre train serait le seul à l’heure, ce qui, en fait, ne nous arrangeait plus du tout car, rappelez-vous, on avait commandé des Pepsi (à 5 euros) (je force). Sauf que les serveurs du bar ne devaient pas être habitués aux gens pressés (c’est sûr que c’est super rare, surtout quand ton bar est dans une gare, mdr) et ont mis une demi-heure à nous servir trois verres de Pepsi, ce qui a, bien évidemment, failli nous faire rater le train.

La SNCF annonce enfin la voie de notre train…. à l’autre bout de la gare (et « l’autre bout de la gare » de Paris n’est pas le même « autre bout de la gare » que Grenoble). C’était littéralement à L’AUTRE BOUT DU MONDE (au moins j’ai perdu les 6000 calories de mon McDo en courant).

Capture d’écran 2018-06-22 à 12.41.49.png Finalement, tout le monde a réussi à monter. Sauf que le seul mec de la SNCF qui savait compter devait être en grève quand la fac a acheté les billets de train parce qu’on s’est retrouvés avec quinze places assises pour vingt-cinq personnes. A l’aller ça n’aurait pas posé de problème, s’asseoir sur les autres ça peut même créer des rapprochements, mais au retour quand t’as bouffé douze McDo et bu quinze litres de vin, ça l’est beaucoup plus.

Le retour s’est donc passé entre vomissements, prof qui demandait qu’on se taise toutes les trois secondes et demie, et parties de jeux de cartes, à se rendre compte qu’on venait de vivre une aventure formidable qu’on ne vivrait plus jamais de notre vie. Merci.

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Paris, on t’aime. Mais pas aujourd’hui.

Audrey

J’ai visité pour vous : Annecy 😍

Ceux qui me connaissent savent qu’Annecy c’est la ville de mon coeur, de mon âme, de mes tripes (au moins). Que ce soient mes amis Instagram, lassés de ne voir que des photos de cette ville sur mon compte, mes camarades de fac qui n’en peuvent plus que je lèche les fesses de tous les gens qui viennent de là-bas dans l’espoir qu’ils m’invitent un jour, ou ma famille, désespérée à l’idée de me voir faire huit heures de train en une journée juste pour aller respirer l’air de Haute-Savoie : ILS N’EN PEUVENT PLUS.

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Ayant absolument tout aimé dans cette ville, je ne peux pas vous faire mon traditionnel « trucs que j’ai aimés / trucs que je n’ai pas aimés » quand je visite un lieu mais je peux sans aucun problème vous raconter les trois choses les plus étranges à Annecy.

Top 3 des choses les plus bizarres dans la « Venise des Alpes »

  • Les gens

Il faut savoir qu’Annecy a beau être le plus beau lieu du monde entier, les habitants ne sont pas forcément toujours à l’image de leur ville.

Entre les gens qui t’arrêtent pour te dire que tu as un beau cul (pas bien) et ceux qui viennent te voir pour te proposer de t’accompagner quand tu es perdue (très bien), j’étais un peu perturbée.

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  • Les rues

Construite dans l’eau et la montagne, je conçois qu’il soit assez compliqué de faire des rues où une personne de taille et de corpulence normales puisse passer. Mais quand même mes fesses (à qui on a dû oublier d’apprendre à grossir avant ma naissance) ne passent pas dans certains endroits, tu te rends compte qu’il y a un VRAI problème.

PS : ne jamais venir les jours de marché, c’est pire.

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  • Moi

Je ne sais pas ce qu’il se passe quand je suis là-bas mais, telle une enfant de trois ans et demi, je suis SUR-EX-CI-TEE. Un bout d’herbe plus vert que les autres suffit à m’émerveiller.

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Alors si toi aussi tu veux visiter le paradis avant ta mort pour voir si la Terre est si nulle que ça, Annecy est fait pour toi. 

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Audrey

 

Sais-tu bien entuber les Français ?

Presque aussi attendu que mon retour sur ce blog (presque, j’ai dit), le patron de la SNCF a annoncé fin avril que les merveilleux abonnés mensuels (merveilleux parce que j’en fais partie, évidemment) à une ligne de la SNCF pourraient bénéficier d’un abonnement à moitié prix pour le mois de juin. Je sens l’émotion monter en vous là. Allez, retenez vos larmes de joie, la tristesse va vous envahir en voyant la suite.

Bon, on passera le fait que l’abonnement soit remboursé à 50% pendant le mois de juin, ce fameux mois où tous les étudiants n’ont plus cours et ne prennent donc plus le train. Ils auraient aussi pu le faire en juillet voire ne pas le faire du tout, donc juin c’est bien. Voyez le verre à moitié plein, je vous l’avais dit. En revanche, il est beaucoup plus palpitant de revenir sur les modalités de cette indemnisation.

Reprenons.

En avril dernier, la SNCF a débuté une période de grève de trois mois : d’avril à juin, donc.

Abonnée mensuelle sur la ligne Grenoble / Gières pour aller en cours, je paie presque vingt-cinq euros par mois pour faire LITTÉRALEMENT dix minutes de trajet (enfin quand il n’y a pas le feu sur un quai, un conducteur qui oublie de se lever ou un extraterrestre qui s’allonge au milieu de la voie « occasionnant d’importants retards, veuillez [les] excuser »).

Mi-mars, je suis allée, comme tous les mois, renouveler mon abonnement. A ce moment-là, on ne parlait que d’une petite grève de deux jours sur cinq. C’est par la suite que j’ai compris que cette grève ne s’arrêtait en réalité que la nuit quand les trains ne circulent pas. Un mois de perdu.

Mais alors, quel bonheur d’apprendre que le patron pensait à notre pauvre sort d’usagers abusés, en plein pendant mes partiels. Intriguée par la promesse de réparation suite à cette grève, j’ai ouvert l’article d’Europe 1 sur le sujet au milieu de deux révisions de droit pénal.

Mon espoir a duré trois secondes.

A peu près le temps que ma connexion internet veuille bien ouvrir la page.

J’ai alors lu les modalités de remboursement avant de me demander si j’avais atterri sur le Gorafi ou si le patron pensait sérieusement être vu comme le messie en apportant cette superbe nouvelle : à vous, petits abonnés du mois d’avril, ils vous remboursent la moitié de votre abonnement de juin. WOUUUUUUUUUUUUUAAAAAAA.

La politique de la SNCF est donc : pour nous faire pardonner de vous avoir vendu du vent ( = un abonnement inutilisable pendant la grève) on va vous faire acheter un nouvel abonnement inutilisable mais don’t worry on vous en remboursera la moitié. Ben oui, je vous rappelle que la grève dure jusqu’au 28 juin et que l’abonnement à moitié remboursé est celui du mois de ……………………………. juin.

Un peu comme si Darty te proposait de te rembourser la moitié d’un autre frigo qui ne refroidit pas pour se faire pardonner de t’avoir vendu un frigo qui ne refroidit pas (désolée il est 18h et j’ai faim).

J’ai d’abord cru à une mauvaise blague, vraiment. Je vous rappelle quand même qu’un mec de la SNCF lisait mon blog et vous savez bien que l’humour pourri ça peut être contagieux. Mais non. Tout cela était bien réel.  Et la proposition était on ne peut plus sérieuse.

Alors chers vous, rendez-vous en juin, dans des trains qui ne circulent pas.

A+

Audrey

Chère SNCF, moi aussi je fais grève de toi

(Plus aucune régularité dans mes publications d’articles, désolée. Je suis en vacances d’été dans trois semaines, qui m’aime me suive jusque là)

Vendredi 30 mars

19h : C’est parti pour trois heures de train afin de retrouver ma formidable, merveilleuse, que dis-je inégalable ville de naissance Saint-Etienne aka l’endroit où l’installation d’un banc en forme de coeur est l’événement de l’année (pas une blague, ils nous en ont parlé trois semaines, à la fin tu fais tellement une overdose du truc que t’as même plus envie de t’y asseoir dessus, bref).

Mon inconscient me disait que je faisais une connerie de revenir chez mes parents le week-end de Pâques + le week-end de début de grève à la SNCF. Mais bon, étant aussi inconsciente que mon inconscient, ben je suis rentrée quand même.

J’ai eu tort. Vraiment tort. Mais ça, je l’ai su trop tard.

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