J’ai envoyé ma première candidature en Master 2, et ce fut un échec

(Ce titre est beaucoup trop long)

Bon, tout autour de nous s’est arrêté depuis maintenant une semaine, tout, sauf le temps. Et qui dit temps qui s’écoule dit mois de Mars qui arrive et qui dit mois de Mars qui arrive dit début des candidatures en Master 2.

J’ai envoyé la première mardi… et ce fut un é-chec.

Les candidatures en master c’est vraiment le diable pour tout étudiant. J’avais anticipé le truc, étant donné que j’étais censée encore avoir cours, en m’inscrivant déjà sur tous les e-candidat des facs qui m’intéressaient.

Le problème est que les candidatures ouvrent à des dates différentes, et hier (mardi) c’était l’heure de l’ouverture de (insérer le nom d’une fac que j’ai dû supprimer pour des raisons que vous devinerez), ma première candidature. Je pense honnêtement que c’est un des plus gros échecs de ma vie jusqu’ici, mdr.

Les directeurs de masters demandent tout un tas d’informations parfois qualifiables de bidons mais surtout une lettre de motivation. Normalement, ça c’est mon domaine. Je suis sure de moi sur peu de points, mais je pense quand même être capable de trouver les bons mots pour vendre des lunettes à un aveugle quand je suis inspirée.

Le problème c’est qu’en l’occurrence, ben je ne l’étais pas du tout. J’ai donc eu une brillante idée : reprendre la lettre que j’avais envoyée à mon employeur l’année dernière et qui avait bien plu. Quelques petits trucs changés pour faire genre qu’elle est personnalisée et hop : c’est envoyé.

Une fois la page refermée, je suis revenue télécharger le dossier que je venais d’envoyer car je les garde tous en prévision d’un potentiel futur probable -mais plus trop probable depuis le début du coronavirus- entretien d’admission, histoire de savoir ce que j’ai mis dans la lettre de motivation et le CV (c’est plus ou moins toujours la même chose puisque je ne change ni de personnalité ni de projet pro entre deux facs, mais vous voyez l’idée quoi).

Et là, c’est le drame.

Je constate :

1 ➨ J’ai oublié de modifier la première phrase de ma lettre de motivation qui commence donc par « mes années de licence de droit touchent à leur fin et je ne vois pas de meilleure fin blabla ». Ben oui, j’avais pensé à tout changer, sauf le début, écrit l’année dernière quand j’étais encore en L3. La honte.

2 ➨ J’ai oublié de mettre mon relevé de notes du premier semestre de Master 1. De 1) c’est problématique quand tu candidates à un Master 2. De 2) c’est problématique quand le premier semestre de Master 1 est ta meilleure moyenne semestrielle depuis le début de ta scolarité.

3 ➨ Le pire, le pompon sur la Garonne, la cerise sur le gâteau, LA CONNERIE SUPREME DANS LE DOSSIER DE CANDIDATURE : j’ai pas mis le bon nom de responsable de master.

Vraiment, les gens, je suis débile 90% du temps mais en général j’essaie de ne pas l’être quand cette débilité peut me causer des soucis, genre maintenant, sauf que là, j’ai appris POSTERIEUREMENT (= quand j’ai appuyé sur envoyer) que la plaquette que j’avais vue était celle de 2019 et qu’entre temps le monsieur avait changé.

Ben oui, c’est très logique mi-mars, alors que les candidatures ont ouvert, de laisser une plaquette qui n’est plus à jour. Ben oui. Remarque, s’ils sont aussi organisés, ce sera peut-être positif pour moi d’être recalée. Mais bon, aie l’ego quoi.

Heureusement pour moi, c’était loin d’être mon premier choix (et ça explique donc que je ne puisse pas donner le nom de la fac en question, pour ne pas me griller mes chances d’admission qui sont déjà quasi nulles).

Allez, à demain.

Audrey

Update : ils m’ont acceptée (??????)

 

 

 

En voiture, Simone !

Hellllllllllloooooo,

Samedi dernier j’ai décidé d’aller courir dans les bois pour fuir les Stéphanois que je ne supportais déjà plus alors que je venais tout juste d’arriver sur leurs terres (pourquoi je fais tout le temps des phrases super longues comme ça ?) (je ne sais pas). Tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu.

Explications.

Je rêvais depuis longtemps d’aller au Gouffre d’enfer, un (le seul) point de vue trop beau de Sainté. Mais n’étant pas débile comme les Parisiens qui font des barbecues sur les pelouses de Montmartre en temps de confinement, je me suis dit que je resterais dans les bois et non à l’endroit où il y a tous les touristes.

Mon portable dans les mains, mes clés dans la voiture : hop, c’était parti pour 20 minutes de route. 20. Mdr. Lol. Bref.

GOUFFRE D'ENFER SAINT ETIENNE

Etape 1 : Sortir de chez ses parents

Faut savoir que l’architecte de ma maison (c’est mon père) n’avait pas anticipé que seize ans après sa construction, une teubé allait avoir son permis dans la famille (croyez-moi que quand on voit comment je conduis, personne n’aurait pu anticiper que je l’aie un jour). Ainsi, un démarrage en côte de l’angoisse, digne des plus grandes cascades, trône à la sortie de notre maison.

J’ai beau avoir mon permis depuis deux ans et demi, je le rate à chaque fois que quelqu’un me regarde partir (soit 99% du temps) (pas pour admirer mon talent de conductrice mais pour pouvoir gueuler si je me rapproche un peu trop près du portail à force de le rater). 

Nous sommes donc Samedi, 15h. Comme tous les jours, mon frère sort et son meilleur ami vient le chercher. Comme tous les jours, mon frère est en retard et son meilleur ami doit donc l’attendre. Comme tous les jours, son meilleur ami l’attend pile devant mon portail, ce qui m’empêche de sortir.

J’attends 5 minutes, 10 minutes, puis il comprend enfin qu’il gêne (j’aurais pu descendre de la voiture pour lui dire, mais moi pas être sociable et moi être arrangée par le fait de repousser le moment où j’allais rater mon démarrage en côte, vous voyez).

Il se décale. J’avance et dois m’arrêter une fois le portail passé, déjà pour vérifier qu’il soit bien fermé et ainsi éviter que mon chien sorte et se fasse écraser, mais aussi et surtout parce que le gouvernement n’a pas encore privatisé toutes les routes que j’emprunte, même si face au danger que je représente, je crois que c’est à l’ordre du jour de la prochaine assemblée ; je dois donc laisser passer les gens prioritaires car je sors d’une voie privée.

Et là, c’est le drame.

Le portail est fermé, il n’y a pas de voiture, je n’ai donc plus aucune excuse pour ne pas avancer. Ce qui devait arriver arriva : je ratai mon démarrage en cote devant un gosse de 18 ans qui venait de le faire en marche arrière pour me laisser sortir. Aïe l’ego.

Gouffre d'enfer - Saint-Etienne

Etape 2 : Comprendre le GPS

Je mets le GPS et le suis. Tout se passe bien jusqu’à proximité de l’Hôpital Nord, trajet que je connais par coeur puisqu’il a rythmé mon été. C’est une fois arrivée là-bas que ça commence à se corser.

Je considère que le GPS est une des meilleures inventions du siècle, vraiment, mais il faut bac +40 pour comprendre les indications qu’il fournit ou quoi ? Bref, le fait est que je ne les ai pas comprises et au lieu d’aller tout droit, j’ai tourné à gauche et me suis retrouvée sur la voie rapide allant en direction du Puy ce qui n’est pas DU TOUT la bonne direction.

Sauf que qui dit voie rapide dit impossibilité de faire demi-tour (la suite de l’histoire prouvera de toute façon que je ne sais pas faire demi-tour). Je me tape donc 15 minutes aller, 15 minutes retour inutiles pour enfin rejoindre la route que j’aurais dû emprunter dès le début.

Gouffre d'enfer - Saint-Etienne

Etape 3 : Faire demi-tour, justement

J’arrive au gouffre d’enfer, gare ma voiture, pars courir – marcher – crever pendant une heure puis redescends tout pour reprendre ma voiture. Je roule, tout va bien. A un moment, le GPS ne capte plus car il n’y a plus de réseau. Je me dis « pas grave, c’est tout droit de toute façon ».

J’arrive sur des routes de plus en plus petites, où croiser quelqu’un pour moi qui après quasiment trois ans de permis ait encore besoin de dix places pour me garer correctement serait vraiment la merde.

Et là, catastrophe. Je m’enfile dans une voie sans issue sans savoir que c’en est une (j’ai eu le code du premier coup pourtant). Impossible de reculer car plusieurs voitures sont derrière moi pour essayer de se garer et impossible de faire demi-tour car je ne sais pas faire, impossible donc de bouger. Vraiment, je me voyais mourir ici.

Forcément, je bloquais tout le monde. Le gouffre d’enfer c’est un lieu hyper touristique si tu vas ailleurs que dans les bois donc il y a des policiers en permanence là-bas. Je vois un agent arriver vers moi. Je panique et réfléchis déjà au nombre de chaussures que j’aurais pu acheter avec l’amende qu’il va me mettre blabla : drama girl.

Il s’approche de moi et me dit « vous allez où ? ». Euh ben nulle part là. Il se propose gentiment de m’aider en me guidant mais mdr, s’il avait su. Il commence « avancez, reculez, braquez à droite……… L’AUTRE DROITE » (ben oui, je vous rappelle que je suis comme Macron, je connais pas ma droite et ma gauche). Dix minutes pour sortir de là. La honte. Mais c’était pas fini.

Gouffre d'enfer - Saint-Etienne

Etape 4 : Rentrer chez soi

Je me retrouve seule, traumatisée par cette aventure, sans GPS, dans un endroit que je connais pas et avec une seule envie : rentrer chez moi voir mon cousin. Je roule, roule et reconnais enfin l’endroit où j’ai couru dix minutes plus tôt. Je suis donc sur la bonne route.

Je rallume le GPS, tout va bien. Puis là, j’arrive sur la voie rapide (la fameuse) et un putain d’ami de merde m’appelle, ce qui ETEINT LE GPS.

Je ne décroche pas (bien sûr), mais n’ai plus de GPS et ne peux pas m’arrêter sur la voie rapide pour le remettre et encore moins le remettre sans m’arrêter sauf que je ne connaissais pas la route puisque je m’étais perdue à l’aller.

Je roule, je roule, en espérant voir un truc que je connais sur les panneaux (ce n’est jamais arrivé). A un moment je me dis bon stop la connerie sors à la prochaine sortie parce qu’à cette allure dans deux heures t’es à Marseille.

Je sors et là, béni soit le seigneur, je me retrouve à l’endroit où j’ai bossé cet été, en plein milieu de Sainté mais à l’endroit où j’ai bossé cet été quand même donc à un endroit que je connais. Je reprends la route, je roule 15 minutes et arrive enfin chez moi.

Je retrouve mon cousin et mon oncle me dit « allez mens pas, on sait tous que si t’as mis autant de temps c’est que t’es allée rejoindre ton copain ». Si seulement…

Conclusion : mon nouvel objectif de vie c’est d’être assez riche pour pouvoir avoir un chauffeur.

Audrey

PS : les mots en violet renvoient à des liens d’anciens articles correspondant au thème, si vous vous ennuyez…

La mononucléose

Bon les gars (j’ai enfin terminé l’article),

On est Lundi 24 Février, premier jour des vacances. J’avais prévu de me lever tôt pour tenter de faire tout ce que j’avais à faire. Problème : il est 12h38, je viens de me lever (et ai donc rien fait de ce que j’avais à faire).

Par contre, s’il y a un truc que j’ai fait sans avoir à le faire, c’est scroller Twitter et Instagram et voir que tout le monde parlait de la mononucléose.

Après des heures (= trente secondes) d’investigations, j’ai découvert que la cause de tout ça ben c’était la vidéo HI-LA-RANTE de Marine LB.

Après des heures (= trente secondes) de réflexion, j’ai réalisé que je ne m’étais jamais plainte ici de cette purée de mononucléose que j’aie eu en L2 (en 2018, donc). Chose réalisée, chose réparée : laissez-moi vous conter mes trois semaines en coloc dans mon corps avec la mononucléose.

L’AVANT

Une mononucléose n’arrivant jamais seule et mettant environ un mois à se manifester, il est important de remonter dans le temps pour vous raconter l’AVANT mononucléose (quand tout allait bien).

Nous sommes donc en Janvier 2018. Mon meilleur ami organise une soirée pour son anniversaire pendant laquelle je rencontre un mec super cool. J’étais en couple et pour moi la fidélité dans un couple ça ne commence pas quand le maire lit l’article 212 du code civil donc bon, nos bouches n’ont servi qu’à se parler.

Quelques semaines plus tard, les chemins de mon copain et moi se séparèrent et sur ma route se trouvait ce même mec rencontré deux – trois semaines plus tôt.

Un ajout sur Snapchat plus tard, il me propose qu’on se voie. J’accepte (c’était pas du tout un date hein, j’aime pas ça) (mon dernier rencard c’était avec mon dernier copain, devant un plat de pâtes collantes parce que je ne sais pas cuisiner, sur mon canapé lit -enfin lit qui sert de canapé parce que je vis dans 21m2- et en pyjama) (on est restés dix mois ensemble) (mdr).

Bref, on se donne rendez-vous dans un bar à Grenoble. Je bois un truc (sûrement un Coca) (j’ai toujours pas réussi à arrêter d’ailleurs). Il me raccompagne et m’embrasse sous la pluie, censée laver mon péchés immédiatement (ça n’a pas marché). L’histoire s’arrête là.

LE PENDANT 

Le temps passe, je me remets avec mon ex et continue ma vie. Deux semaines plus tard environ, je rentre de chez mes parents et me couche à 16h et quelques. Etant donné mon rythme de vie décalé, 16h c’est en général davantage mon heure de lever que de coucher mais bon, je me dis que je dois être (trop) fatiguée. On verra demain.

Le lendemain, lundi, je me réveille à 12h avec un mal de crâne à tel point que je pensais qu’ils avaient envoyé Sophie Marceau faire un remake de la Boum dans ma tête. Mal de tête + 20h de sommeil, j’aurais dû me douter qu’un truc clochait. Mais non.

Je monte dans le tram pour aller en cours, et là, je vois ma vie défiler devant mes yeux à l’arrêt juste après chez moi. J’envoie un message à mon copain dont le père était médecin  qui me dit « Audrey, je pense que tu as la grippe, reste chez toi tu vas nous contaminer ». Moi, rester chez moi. Euh, y a que le cours de procédure civile que je sécherai donc non, j’y suis allée.

L’après-midi a passé (lentement), le cours de droit administratif a passé (trop lentement), le cours d’histoire a passé (VRAIMENT trop lentement) et je suis rentrée chez moi, toujours avec une folle impression d’être en train de littéralement crever.

Beaucoup m’ont dit « mais Audrey, va voir un médecin » sauf que je vis à Grenoble, que les médecins ne prennent pas de nouveaux patients, que mon médecin est à Saint-Etienne,  que je ne rentre que le week-end sur Saint-Etienne et que le week-end mon médecin est en week-end lui aussi donc ne pouvait pas me recevoir. Puis j’ai une petite santé, j’ai chopé des pneumopathies, des angines, la grippe H1N1, bref tout.

Les semaines se sont enchainées et pendant plus d’un mois ma vie se résumait à me lever, aller en cours, rentrer dormir 15h, me relever etc. J’ai séché certains cours pour lesquels j’étais vraiment pas capable de me lever mais je ne voulais pas lâcher donc je ne me suis jamais arrêtée.

Pour être honnête, c’était juste pour être à l’aise avec ma conscience parce que je me voyais tellement dépérir que je me suis dit que si cette maladie signait vraiment la fin de ma vie, ce serait dommage de rater ma place au paradis parce que j’ai séché les deux semaines de cours avant ma mort.

La maladie est passé, mais le pire était à venir.

L’APRES

Quelques semaines après ma guérison, mon ex (enfin mon copain à l’époque) tombe malade. Etant major de promo et absent à peu près 0 jours par an, je me dis que si lui ne vient pas en cours c’est qu’il est VRAIMENT pas bien (je vous rappelle que son père est médecin).

Il va à l’hôpital faire des tests et m’appelle en me disant « j’ai Epstein-Barr ». Euh, what, quel est ce truc, de quoi tu me parles, j’ai fait un bac ES et pas parce que j’étais bonne en éco mais juste parce que je ne l’étais pas en bio donc les maladies et moi bof DE QUOI TU ME PARLES.

Il m’explique un peu et me dit que ça se transmet par la salive. Me vient alors une question des plus évidentes « c’est ma faute? » (j’espérais que non mais en même temps j’espérais quand même que oui parce que la salive quoi).

Bref, il a eu la jaunisse, une hépatite et la mononucléose pendant un mois. Il a raté plusieurs semaines de cours mais a quand même fini major de promo avec plus de 17 de moyenne. Le talent, direz-vous.

Morale de l’histoire : allez chez le médecin quand vous êtes malade parce que j’aurais pu avoir de graves complications et embrasser sous la pluie ne répare pas vos péchés.

 

Allez,

A demain sûrement (ça fait bizarre de dire ça olala)

Audrey

 

 

 

 

 

Job d’été en banque : les conneries

Coucouuuuu,

Désolée je suis désolée pour la qualité de mes articles qui diminue mais j’ai un peu pas du tout le temps en ce moment…

Mardi, je vous ai raconté mon arrivée rocambolesque dans mon job de l’été dernier. Si le niveau avait quand même été mis assez haut dès le début, ce n’était pourtant qu’un avant-goût de ce qui m’attendait pendant les trois semaines qui allaient suivre.

En tant qu’auxiliaire vacances (ou stagiaire d’été) (c’est le nom qu’ils nous donnent) (c’est trop chou) (oui), on est en charge de l’accueil. Qui dit accueil, dit clients. Qui dit clients, dit choses à raconter. Résumé des conneries que j’ai faites (et réparées) :

Débiter le mauvais client

Il faut savoir que quand on cherche un client dans la barre servant à ça sur le logiciel, on ne voit que ceux qui dépendent de notre agence. Il faut faire une manip’ pour voir ceux qui sont inscrits dans une autre.

Un beau jour, lors de ma deuxième semaine il me semble, un client ne parlant pas français et ayant un prénom qui me semblait d’origine étrangère s’est présenté. Il y avait tellement de lettres dans son prénom que j’ai simplement tapé son nom de famille dans la barre de recherches et suis tombée sur un client qui avait la même date de naissance, le même nom et qui semblait avoir le même prénom.

Il m’a demandé une carte minute d’une certaine somme. Après quelques vérifications pour m’assurer que toutes les conditions étaient remplies, je lui ai donnée. Une petite signature, un merci, un sourire et hop, la journée se termine.

Le lendemain, un homme très énervé a appelé mon collègue et commencé à l’insulter parce que son compte avait été débité sans qu’il ne fasse rien. Après vérifications, c’est bien moi qui avais fait le débit.

J’ai dit que j’étais sure de moi, que je me rappelais du nom de cet homme et d’avoir eu du mal à lire son prénom (il m’avait apporté un passeport avec le prénom effacé à moitié). L’homme maintenait pourtant qu’il n’était jamais venu. On a commencé à envisager de regarder les caméras de surveillance pour vérifier qui disait la vérité.

A un moment, j’ai demandé à parler au monsieur qui disait ne pas être venu à la banque, avec l’impression de devenir vraiment folle. J’étais sure de moi, vraiment, pourtant il avait l’air si sincère et si gentil avec moi (contrairement à avec mon collègue). Clairement, j’ai une voix d’enfant donc je pense qu’il n’osait pas trop me brusquer alors que si erreur il y avait eu, elle avait été causée par moi.

Je ne comprenais vraiment pas ce qu’il se passait. Tout est ultra sécurisé, on avait sa signature sur un fichier donc je n’avais pas pu tout inventer.

Et là, il a dit quelque chose qui a fait tilt « ça fait deux fois que ça m’arrive, faites attention à ce que vous faites ». J’ai donc décidé, avec mon collègue, de contacter la personne que je « remplaçais » pour l’été et avec qui on était allés boire un verre la veille qui m’a dit « punaise oui ce client vient souvent demander de l’argent à notre agence alors qu’en fait il dépend de Libération » (une autre agence).

Tout s’expliquait : le vrai client qui était venu récupérer l’argent dépendait d’une autre agence et n’apparaissait donc pas dans ma barre de recherches avant que je ne fasse la manip’ pour voir tous les clients de la caisse régionale.

Comme j’avais trouvé un nom et une date de naissance correspondant, je me suis dit qu’il n’y avait aucune chance que ce ne soit pas lui (visiblement si). Seule une lettre du prénom changeait. Toujours tout vérifier. Toujours.

✗ Clients protégés : je fais du droit et le programme de la première année en droit civil c’est les majeurs protégés (ceux sous tutelle ou curatelle). Je sais à quel point ils demandent des procédures et une vigilance particulières, notamment au niveau bancaire.

Pendant ma formation, on nous a rappelé dix fois que les clients protégés avaient deux comptes : un normal sur lequel ils ne pouvaient faire aucun retrait et un appelé portemonnaie sur lequel leur tuteur mettait une certaine somme d’argent par semaine qu’ils pouvaient retirer.

Ne jamais débiter le compte normal d’un majeur protégé, règle numéro 1 et seule règle à retenir. T’inquiète poulette, j’ai retenu.

Une cliente majeure protégée est arrivée au guichet la dernière semaine où je travaillais. Je me suis directement dit « chouette, je vais enfin pouvoir utiliser la seule chose que j’ai apprise pendant ma formation théorique ».

Je sélectionne le compte portemonnaie mais retourne sur le fichier client de la dame pour vérifier que ce sont les bons numéros (vous comprendrez bien que c’est pas marqué « compte portemonnaie », c’est simplement des numéros). Oui, tout concorde. Je valide, lui délivre sa carte, elle retire et part.

Quelques minutes après, je suis retournée sur son fichier pour vérifier (je ne sais pas pourquoi, intuition sûrement) et là j’ai vu que c’est son compte normal qui a été débité. Paniquée, j’alerte mon collègue qui ne peut pas retenir un « putain ». Je ne comprenais pas.

Passons les détails, retenez simplement qu’en retournant sur le fichier client et en revenant sur la page du virement, ça m’a remise dans le compte par défaut et donc le compte normal de la dame sauf qu’après avoir vérifié que les numéros du compte que j’avais sélectionnés sur la page virement correspondaient bien au compte portemonnaie, je n’ai pas vérifié à nouveau que les numéros du compte sélectionné sur la page virement correspondent bien à ceux du compte portemonnaie que je venais de vérifier (vous suivez?). Je ne pensais pas que ça annulait la sélection quand on changeait de page. C’est peut-être logique pour vous, mais ça ne l’était pas pour moi.

Au final, tout s’est arrangé, j’ai appelé la personne qui s’occupe de ça tellement paniquée qu’elle n’a même pas osé m’engueuler.

Raccrocher d’un appel client avec un « bisou » : pour finir, un truc mignon : j’ai raccroché d’un appel client avec un bisou. En même temps certains viennent tellement souvent qu’au final je les voyais plus que mes parents dans la journée, donc ça facilite une certaine proximité.

Allez,

A mardi.

Bon week-end, le mien va être long.

Audrey

 

Job d’été en banque : l’Indésirée

Salut les moustiques,

Je suis malade. Mais vraiment. Ce qu’il s’est passé c’est que jeudi j’ai acheté des tiramisu pour les ramener à Grenoble. Ma mère m’avait bien dit que c’était une mauvaise idée, « tu vas rompre la chaine du froid en les ramenant à Grenoble blabla ». Sauf que la petite Audrey, la chaine du froid ça lui parle autant que réussir à sauter plus de deux fois à la corde à sauter. Résultat, j’en ai mangé un hier, je suis malade depuis et comme j’aime pas gâcher la nourriture, je l’ai fini ce soir. On adore.

Bref.

L’année dernière j’ai travaillé dans une banque pendant trois semaines. Comme c’est la période pour envoyer ses candidatures, je me suis dit que ça pourrait être cool que vous ayez un petit retour dessus (enfin j’espère).

J’y ai bossé trois semaines en Juillet et étais HYPER motivée, attendant ça depuis mes dix-huit ans. J’avais d’ailleurs passé mon permis uniquement parce que c’était une condition sine qua non pour postuler. Sachant tout cela, vous pouvez deviner que ma motivation était bien plus importante que mon talent en la matière.

CANDIDATURES

Pour être honnête, je ne suis pas passée par la procédure normale puisque mon père travaille dans cette banque. J’ai donc simplement dû envoyer une lettre de motivation, un CV, un justificatif de mon statut d’étudiant et une copie de mon casier judiciaire, devant donc être vierge (ma sagesse enfin récompensée).

Je n’ai pas eu d’entretien ni rien mais une période d’essai de trois jours pour trois semaines de travail il me semble. Je ne doute pas que, de toute façon, mon père avait dû leur raconter à quel point j’étais LA fille parfaite donc bon.

ARRIVEE SUR LES LIEUX (ça se complique)

Le mardi matin, j’arrive dans l’agence figurant sur mon contrat, le sourire aux lèvres et avec un petit « coucou c’est moiiiiiii, la nouvelle auxiliaire vacances » comme si tout le monde m’attendait (alors que personne ne m’attendait) (mais quand je dis personne, c’est vraiment PERSONNE) (vous allez comprendre après).

Le mardi, c’est le jour des réunions dans les banques. On descend dans la salle prévue à cet effet et je vois que vraiment personne mais alors ABSOLUMENT personne ne s’attendait à ce que j’arrive. Vous voyez, je me sens très souvent pas à ma place, mais alors là j’avais carrément l’impression que la place que j’occupais n’existait pas.

Le grand directeur de l’agence me dit « Audrey, il faut qu’on parle, dans mon bureau ». Je commence à paniquer…. moi avoir déjà fait une connerie en 10 min ici ? Mais non pas être mon genre de faire une connerie en 10 min ici (si). Moi pas comprendre ce qui m’arrive. Moi vouloir rentrer chez moi. Moi vais rentrer chez moi beaucoup plus vite que prévu.

Le directeur me regarde, me dit « je suis embêté parce que je n’ai absolument pas besoin de vous ici ». Je regarde le directeur en me disant « je suis embêtée parce que moi j’ai VRAIMENT besoin de vous puisque j’ai déjà dépensé ma paie avant de l’avoir eue ».

Je sens mon portable vibrer. Mes amis n’étant pas du genre à être réveillés à 8h du matin pendant les vacances, je décroche et me retrouve avec la responsable des ressources humaines au bout du fil qui me gronde parce que « mais je vous ai dit il y a deux mois que vous deviez aller dans *insérer le nom d’une autre agence* »

Il est vrai qu’elle m’avait appelée il y a trois mois pour me dire que, contrairement à ce qui avait été annoncé, je serais dans une autre agence, sauf qu’entre temps j’avais oublié et surtout j’avais signé un contrat qui disait que j’étais affectée dans l’agence dans laquelle j’étais. Les gars, si j’ai eu 15,5 en droit du travail c’est pas pour remettre en cause la valeur d’un contrat de travail et de ce qui est écrit dedans hein.

Bon, finalement, je me suis retrouvée dans une agence à l’autre bout de Sainté, mais au moins, j’ai eu quelque chose à vous raconter.

MISSIONS 

Je devais d’abord répondre au téléphone avec une phrase tellement longue et compliquée et qui, pourtant, à chaque appel ne devait pas changer.

Je devais aussi faire des virements, donner des « cartes minutes » qui permettent aux personnes sans carte bancaire de retirer (nous n’avons absolument pas accès à de l’argent liquide donc c’est la seule solution pour nous de le faire), répondre à des questions, expliquer à des clients comment marchait l’application de la banque alors que punaise, je découvrais en même temps qu’eux.

Il y a bien sûr eu des conneries, mais ça, je les garde pour vendredi.

AVIS

J’ai adoré mon expérience là-bas. Je postulerai à nouveau cette année, même si je pense que les dates n’accorderont pas car je suis en partiels en Mai, en stage en Juin et peut-être en entreprise en Août. J’ai vraiment adoré, l’équipe, le métier, même les clients chiants me touchaient.

Hésitez pas à envoyer vos candidatures.

A vendredi pour mes conneries,

Audrey

Mon addiction au Coca et solutions (j’en ai pas)

Coucou,

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais j’essaie de reprendre un rythme régulier (mardi et vendredi) pour poster (enfin vous n’avez pas pu remarquer puisque ça fait une semaine que je fais ça mdrr). Ca me donne un objectif, que je ne suis malheureusement pas convaincue de réussir à tenir mais bon, c’est l’intention qui compte, askip’.

Bon, c’est bien d’avoir passé des années à raconter ma vie sur ce blog sans réellement d’enseignements à en tirer mais je pense qu’en grandissant (et surtout en voyant que certains de mes derniers articles qui s’attardaient davantage sur le fond que sur la forme pouvaient vous aider), je me suis dit que j’avais plutôt envie de me tourner vers quelque chose de plus utile en parlant notamment de toutes les choses qui m’ont handicapée ou perturbée.

Bien sûr, je ne stopperai jamais les articles racontage de vie parce que je n’ai pas non plus été investie d’une mission sociale et que j’ai du mal à trouver quelqu’un qui me fasse plus rire que moi-même quand je relis mes aventures bidons (mdr) mais je pense qu’il est temps d’écrire un peu plus utilement parfois.

Aujourd’hui j’aimerais parler d’un truc qui peut paraitre drôle mais qui ne l’est absolument pas : mon addiction au Coca.

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Un voyage (un peu trop) réussi en train (c’est louche)

Salut mes poules,

J’avais prévu un article sur pourquoi ces cinq jours de vacances m’ont soulée, mais priorité au (presque) direct (et à mes aventures avec la SNCF), je reviens aujourd’hui pour vous parler de ce beau dimanche dernier où j’ai repris le train pour la première fois après un mois et demi de grève.

Mes parents vivent à Saint-Etienne, moi à Grenoble. 150 kilomètres (et trois heures de train) (enfin quand y en a) nous séparent donc. Ces trois heures sont toujours l’occasion de vivre de jolies aventures à raconter sur ce blog. Je dois, en effet, avouer que le succès phénoménal de mes écrits est en énoooooorme partie dû à la SNCF (merci).

Depuis un mois et demi, je rentre et repars en bus mais c’est chiant, c’est cher et en plus il faut que je me lève à 5h pour aller sur Grenoble et que je me couche à 2h pour en revenir car les horaires sont vraiment vraiment nazes. Je me suis donc dit que 2020 était l’année du renouveau (et surtout l’année du lever tard) et que j’allais tenter de reprendre le train, sans certitude que Grenoble me voie un jour arriver.

Et vous savez quoi ? Tout s’est si bien passé que j’ai du mal à trouver de quoi râler 😮 

Je suis arrivée à la gare une demie heure en avance, comme toujours, j’ai pris mon train sans embuche, sans machine qui ne fonctionnait pas, sans oublier mon code de carte bancaire (par contre ça ça m’est arrivé pour acheter une robe samedi) (je vous jure que c’était pas pour que ma mère la paie), sans que la vendeuse au guichet se trompe de ville d’arrivée, sans qu’il y ait une queue assez longue pour relier Marseille en chaine humaine, enfin bref tout allait bien.

Je suis montée dans le train, j’ai pu choisir ma place, j’ai choisi une place dans le sens de la marche alors qu’après CINQ ANS à faire Sainté-Lyon deux fois par semaine je ne sais toujours pas quel est le sens de la marche. Bon, le train est parti avec quatre minutes de retard mais pas assez pour me faire rater ma correspondance.

Je suis arrivée à Lyon, quatre minutes en retard donc, pour prendre ma correspondance pour Grenoble qui partait six minutes après. Je suis arrivée voie I, mon train pour Grenoble partait voie J (même quai, voie en face), m’évitant ainsi de courir comme un canard à qui on vient de couper la tête pour l’avoir.

Je suis montée dans le train, le train a roulé, j’avais même du WiFi pendant tout le trajet (???). Je suis arrivée à Grenoble avec trois minutes d’avance, j’ai pas dû vider mon sac entier dans la rue pour rentrer chez moi parce que j’avais pensé à mettre mes clés dans la poche de devant justement pour éviter de devoir tout vider. J’ai ouvert la porte, j’ai trouvé un appartement toujours aussi bien rangé que quand je l’ai quitté (donc pas du tout) mais pas d’inondation, de cambriolage ou de résidence cramée car j’ai oublié d’éteindre ma plaque de cuisson avant de partir.

Vous sentez la couille arriver ? Ben figurez-vous que ce ne fut pas le cas. En ce Dimanche 19 Janvier 2020, un de mes trajets avec la SNCF s’est enfin bien passé.

Amen (et bonne semaine).

Audrey

L’échec de la certification Voltaire

Salut,

Je sors de la certification Voltaire.

Navrée de voir qu’après vingt-et-un an à perfectionner TOUS-LES-JOURS mon sens de l’humour, la plus grande blague de ma vie est et restera cet examen.

J’avais déjà fait un article sur le projet Voltaire, sans passer la certification. J’avais crié mon amour pour ce logiciel au monde entier et dit à quel point il m’avait aidée. Si j’avais su…. mdr.

Bon, l’examen est assez simple je trouve. Vraiment. L’intégralité des règles qu’il faut maitriser est contenue dans le Projet Voltaire donc c’est vraiment simple d’avoir un score correct je pense. Mais pour cela, encore faut-il écouter les consignes, ce que je n’ai pas fait. 😉

Déjà il faut savoir que ça fait une semaine qu’il n’y a jamais de trams quand j’en ai besoin (j’ai dû aller à la fac à pied pour assister au dernier cours de compta de ma vie jeudi) (mon amour pour cette matière n’a donc aucune limite). J’ai donc dû me rendre avec mes jambes à la chambre du commerce et de l’industrie de Grenoble sans même savoir que celle-ci existait et donc encore moins où elle se trouvait.

J’arrive là-bas (une heure en avance). Déjà, je sens une ambiance assez louche, épiée par des mecs mieux habillés que pour assister à un défilé Dior alors que je ressemble à une plouc. Mais bon, j’attends, de toute façon j’ai pas le choix, relisant quelques règles d’orthographe au cas où.

On arrive dans la salle, je commence à me sentir vraiment mal. J’ai une sorte d’otite depuis quelques jours (enfin je suppose mais comme elle perce pas, j’en sais rien) et je commence à vraiment me dire que passer cet examen ce jour-ci n’était peut-être pas une bonne idée. Je confirme, c’en était pas une.

La responsable nous explique les consignes et nous en donne une hyper importante : ne mettez pas de blanc, c’est une machine qui corrige et elle ne peut pas lire les feuilles sur lesquelles il y a du correcteur. Ok, ok. T’inquiète poulette, t’inquiète.

L’examen commence, je le termine en 45 minutes au lieu de 2h donc déjà on se dit qu’il y a une couille quelque part mais après j’ai toujours été rapide et finir mon examen de comptabilité en 30 minutes au lieu d’1h m’a pas empêchée d’avoir 16 (j’étais obligée de le placer, désolée).

Quand soudain, au moment de rendre ma feuille je demande à la responsable à quoi sert cette petite feuille supplémentaire qu’on nous a donnée et qui contient les mêmes cases que celles qu’on doit normalement remplir. Elle me répond « à corriger au cas où vous vous trompiez puisque le correcteur est interdit » le corr….e….c…..teur….est…..INTERDIT. Omg.

Je la regarde, désespérée, en lui disant que j’ai un peu oublié et qu’une question sur deux a été corrigée avec du correcteur. Elle me regarde, désespérée, en me disant que c’est un peu inquiétant que j’aie oublié et qu’une question sur deux ait été corrigée avec du correcteur. Elle me dit qu’elle ne sait pas si la machine pourra lire mais qu’au cas où, je devrais reporter mes réponses corrigées sur la seconde feuille. Ce que je fais.

Quand soudain, dans un élan de connerie supérieur à ce dont je suis d’habitude capable, je me dis que, comme conseillé dans les consignes, je vais effacer ma dictée écrite en minuscules pour la réécrire en majuscules (on avait une partie dictée et une partie QCM) et être ainsi sure que mes lettres soient bien visibles. De toute façon, j’avais encore une heure devant moi à glander.

Devinez avec quoi je l’ai effacée ?

Du correcteur.

Ben oui, je me suis dit que c’était pas grave parce que la machine allait pas corriger la dictée mais simplement les questions.

La responsable, affolée et complètement choquée par ma débilité revient me voir en courant et dit « mais mademoiselle je viens de vous dire qu’il ne fallait pas mettre de correcteur ». Mais madame, est-ce que j’ai une tête à être assez intelligente pour comprendre après l’avoir entendu dix fois qu’il ne fallait pas mettre de correcteur ? NON.

Aujourd’hui nous sommes trois jours après l’examen. Je ne sais pas si ma feuille sera corrigée et mets déjà de côté 60 euros pour pouvoir le repasser.

Morale de l’histoire : écoutez les consignes et n’utilisez pas de correcteur aux examens avec des QCM. JAMAIS.

Audrey

Eczéma sur le sein (on aime)

(Ce blog est en train de prendre un tournant médical, j’adore, j’adore, J’ADORE) 

Au début de l’année, une plaque très disgracieuse est apparue sur mon aréole droite. Mais bon vu que je me trimballe pas les boobs à l’air et que je ne vis que pour le regard des autres, ben ça m’a pas trop trop inquiétée … Pas trop trop, mais un peu quand même. Surtout quand mes grands-parents ont commencé à me présenter tous les pires scénarios que les forums disaient qu’il pouvait m’arriver (Doctissimo, c’est une affaire de famille).

Je suis, je pense, la personne la plus hypocondriaque qui existe. Je suis, je le sais, ce genre de personne née pour permettre aux médecins de payer leurs quatre mois de vacances sur un yacht (cliché) avec mes visites inutiles toutes les semaines. Je suis, je le confie, ce genre de débile à stresser parce qu’elle a un retard de règles de deux jours et demi et qu’elle se voit déjà être la prochaine Vierge Marie et accoucher dans une grange (sans péridurale punaise !!!!) (je vous l’ai pas déjà dit ça ?). Alors croyez-moi que quand mes grands-parents ont commencé à me dire qu’il était temps de m’inquiéter, ben je me suis VRAIMENT inquiétée. 

J’étais à ce moment-là dans le sud et ma paranoïa a des limites que mon portefeuille ne peut pas ignorer donc payer des dizaines d’euros pour une visite hors parcours chez un médecin qui n’était pas le mien juste parce que j’étais inquiète alors que j’avais vécu avec ce truc sur mon corps pendant des mois sans que ça me pose problème, c’était hors de ma portée.

J’ai quand même pris rendez-vous à Saint-Etienne, chez la remplaçante de ma médecin (qui avait dû partir en vacances sur son yacht grâce à mes visites inutiles toutes les semaines) (mdr) (mais elle est revenue avant quatre mois quand même), convaincue qu’elle écarterait tout de suite toutes mes inquiétudes (double mdr).

J’ai réussi à tomber sur la seule médecin plus parano que sa patiente (je l’aime trop, j’attends juste que ma médecin reparte en vacances pour tomber malade et pouvoir à nouveau avoir sa remplaçante, mais voilà). Au lieu de me rassurer, nous avons envisagé quelque chose d’absolument fantastique : le cancer du sein. Bon, son regard traduisait qu’elle ne pensait pas trop que c’était ça, mais sa main en train de me faire une ordonnance pour une mammographie (« juste pour vérifier », elle a dit) montrait qu’elle y pensait un peu quand même.

Me voilà donc à appeler tous les centres de radiologie de la ville pour trouver un rendez-vous plus tôt que ceux dans deux mois qu’on me proposait (frère, j’ai le temps de mourir combien de fois en deux mois sérieux ?) (beaucoup trop en tout cas). J’en avais trouvé un pour le 15 juillet (deux semaines après donc) que j’ai finalement dû annuler parce que j’étais en formation pour mon boulot d’été ce jour-là et que moi aussi je veux me payer des vacances sur un yacht (j’ai le mal de mer), donc pas le choix d’y aller. Finalement, ma mère a réussi à en dénicher un pour le 13 juillet, alors que quand j’appelais tout était complet. Cherchez pas à comprendre…

Me voilà donc arrivée au centre pour faire ma radio (entre temps la secrétaire avait refusé de me faire une mammographie parce que selon elle j’avais approximativement 0,001% de chances d’avoir un cancer donc qu’on commencerait par une radio et après on aviserait). Me voilà donc plantée devant le médecin qui allait faire ma radio. Me voilà donc voir dans son regard qu’il se demande si c’est une blague cette radio. Me voilà donc comprendre grâce à ses gestes que malgré tout ça c’est un bon médecin et qu’il va quand même me la faire ma radio.

Une fois l’hypothèse cancer écartée, il fallait bien trouver ce que j’avais. C’est là que, idée de génie, le radiologue me dit « vous devriez consulter un dermatologue, je suis sure que c’est de l’eczéma mais seul lui pourra vous le confirmer ». Ni une ni deux, je prends rdv chez ma dermato, le seul rdv dispo étant……………….. un mercredi matin, pendant que je travaille donc (c’est pas pour tout de suite le yacht) (je suis tellement lourde sérieux).Une demie journée de vacances posée, un rdv de quinze minutes passé et un air dépité de la dermato supporté (elle pigeait pas pourquoi on m’avait fait stresser un mois en me disant que j’avais peut-être un cancer alors que même un PACES aurait vu que c’était de l’eczéma) (moi non plus), me voilà donc avec ma petite ordonnance pour traiter mes plaques.

Conclusion :

  • J’ai pu voir sur les forums (Doctissimo c’est une affaire de famille je vous ai dit) que beaucoup de gens avaient ce genre de problèmes : pensez à l’eczéma avant que vos médecins vous laissent penser au pire.Ne vous soignez pas seuls : cette zone reste très sensible et seul un médecin (compétent) (lol) peut savoir quelle crème il est possible d’y appliquer 🙂

Audrey

PS : pensez quand même à la maladie de Paget du mamelon, on ne l’a pas encore envisagée dans mon cas mais sait-on jamais

Tolexine Gé 🐱 Mon Avis

(J’ai enfin réussi à mettre en justifié cet article punaise)

Coucou 🙂

Ma peau est ma pire ennemie (ex-aequo avec la prof d’histoire) (mdr). J’ai toujours eu énormément d’eczéma et une peau si sèche qu’aucun bouton d’acné n’a osé si aventurer … Le rêve, beaucoup penseront. Le cauchemar, d’autres comprendront.

Si l’acné a préféré s’installer ailleurs que sur mon visage, elle n’a pas hésité à recommander le coin à sa cousine la kératose pilaire qui a désormais posé ses valises sur ma tronche depuis plusieurs années. Ma dermatologue m’a alors proposé de prendre le médicament Tolexine.

J’ai longtemps hésité avant de le commencer, surtout en lisant la liste des effets secondaires. Etant donné que je ne prends presque plus aucun médicament depuis 4-5 ans, j’avais peur que mon corps réagisse plus que la normale et me fasse subir tous les effets secondaires possibles et imaginables. Le point sur ceux que j’ai, ou non, ressentis.

Troubles du sommeil : on commence avec le pire pour moi. Je m’endors tous les jours vers 3-4h et quand j’arrive à faire des nuits de 5h, j’ai l’impression d’avoir hiberné. Je dors tellement peu, que j’arrive même pas à dormir mal.

Anorexie : bon, sur ce point-là tout roule. Les saucisses-frites du CROUS passent toujours aussi bien (je sais, j’avais dit que j’arrêtais), rien à signaler.

Dépression : rien à signaler non plus.

Boutons sur les épaules : il y a deux semaines, j’ai des sortes de plaques ressemblant à de l’eczéma qui sont apparus sur mes épaules. Il semblerait, d’après d’autres témoignages, que ça puisse être lié à la prise de ce médicaments. Ce n’est pas douloureux, ça gratte juste un peu.

Niveau résultats, je n’en suis qu’à trois semaines mais je (et mes parents aussi) vois vraiment des résultats. Je ne sais pas si ma peau redeviendra rouge comme elle l’était avant à l’arrêt du médicament, mais sur moi ça semble fonctionner.

Mon avis n’est bien sûr que le mien et pourra être totalement différent à la fin du traitement 🙂 Mais je suis pour le moment très contente d’avoir testé, même si mes heures de sommeil en retard commence à être beaucoup trop élevées.

AUDREY