Les indispensables de mon été (et du tien aussi maintenant)

J’avais écrit ce post fin juillet lorsque j’étais en vacances. Je ne le trouvais pas top et ne voulais pas trop le publier, mais au final je n’ai plus aucune inspiration pour écrire alors je vais quand même le mettre en ligne !

C’est sous un magnifique soleil et avec une canette de Coca à la main (pas dans celle avec laquelle j’écris, l’autre) que je me remets à taper sur mon clavier. Quel immense bonheur de pouvoir réécrire après tant de jours sans le faire.

Je ne suis pas une fille super girly et encore moins l’été. Un legging (je sais, c’est moche, mais je déteste mes cuisses donc les shorts ce n’est pas pour moi), un débardeur et un maillot de bain me suffisent mais voici un top 5 de mes essentiels de cette saison qui, je suis sure, deviendront les vôtres aussi.

Une batterie externe

Parce que ouais je n’ai pas de réseau. Ouais je n’ai pas de 4G. Ouais je n’ai pas de WiFi. Ouais je vis coupée du monde (ou du moins de Twitter) depuis une semaine, mais ça ne m’empêche pas d’avoir besoin de mon téléphone. Sauf que quand tu as décidé d’acheter un portable qui a une batterie avec une durée de vie à peu près égale à celle d’une araignée dans ma salle de bains et que tu passes tes journées (slash tes nuits) en dehors de chez toi, bah il faut prévoir tes arrières. C’est là que la batterie externe entre en jeu.

J’ai investi dans une Anker qui m’a ruinée mais qui, au moins, me permet de pouvoir recharger un peu moins d’une dizaine de fois mon téléphone ce qui est très utile quand ton portable se décharge en trois heures. Si vous recherchez une batterie externe et que vous êtes prêts à sacrifier une paire de chaussures pour l’obtenir, foncez, elle vaut le coup ! 🙂

Une paire de baskets

La première fois que j’ai annoncé à mes parents que je partais courir, j’ai pu voir dans leurs yeux qu’ils me croyaient autant que quand je disais que j’allais réviser au collège (lol). Pourtant, force est de constater que trois mois plus tard, ma soudaine passion pour le running ne m’a pas quittée, même pire, je ne peux plus m’en passer.

Alors ouais courir c’est chiant: c’est dur, tu transpires, tu es tout moche après (encore plus qu’avant quoi), tu sens le jambon pourri et en plus tu ne vois aucun changement sur ton corps (il ne faut pas se mentir ce n’est pas en courant une heure par semaine que tu vas devenir Anastasia ASHLEY) (toujours les mêmes références, je sais). Mais la sensation après avoir couru est inégalable et tu pourras voir ton corps (un peu) changer sur la durée. Mais OUI, je te le promets.

En plus de ça, courir c’est bon pour la santé et ça te permettra de manger un paquet de chips sans (trop) culpabiliser. Tout bénef’. Allez. Rejoins-moi.

Une crème solaire

Si comme moi tu penses que ta peau est plus forte que Monsieur Soleil et que mettre de la crème pour te protéger ne sert à rien, ceci est pour toi.

Je n’en ai pas du tout utilisé de tout l’été (du moins du mois de juillet) et croyez-moi que quand je vois ma peau qui pèle comme pas possible, je regrette, comme pas possible aussi. La crème c’est chiant, c’est gras, ça colle, c’est moche visuellement et en plus on a l’impression que ça ne sert à rien, mais je vous assure que c’est LE truc indispensable pour passer un bon été et éviter de ressembler à Sébastien (le crabe) (la petite sirène) (allez fais un effort pour comprendre) au retour. En plus les médecins disent que ça n’empêche pas de bronzer et c’est vrai que j’étais beaucoup plus bronzée quand j’étais enfant (et que je mettais de la crème) (enfin que ma mère m’en mettait). Puis il vaut mieux être blanc à cause de la crème plutôt que rouge à cause du soleil, non ?

Un chapeau (ou plutôt quinze) (on ne sait jamais)

Je voue une véritable passion aux chapeaux depuis que Camille en porte. J’en ai beaucoup. J’en ai trop. J’en ai beaucoup trop. Surtout que je n’ai pas forcément une tête à chapeaux. Mais comment ne pas craquer devant les looks de Lucky Luke ou d’Indiana Jones ?

Ma mère veut me renier à chaque fois qu’elle me voit en porter un. Un peu comme les rouges à lèvres qui, je cite, « font un peu pute ». Mais que voulez-vous, les chapeaux c’est ma vie au même titre que les chaussures et même si je n’ai pas le courage d’en mettre chaque jour, je trouve qu’il n’y a rien de plus beau sur cette Terre.

Une montre

Bon ok ça ce n’est pas du tout un indispensable mais c’est pour tenter de convaincre mes parents de m’acheter la montre de mes rêves.. (ouais parce que c’est beaucoup mieux quand ce n’est pas nous qui payons, avouez) (bon et puis si mes parents ne veulent pas vous vous cotiserez pour moi svp…allez…c’était mon anniversaire il y a six mois et demi).

Bon sinon je recommence le boulot la semaine prochaine et étrangement j’aurai beaucoup plus de temps (et d’inspiration, j’espère) pour écrire. Le plus dur est passé, je ne vous manquerai plus jamais ! 

Audrey

Plutôt Punch ou jus d’orange ?

Je ne suis pas une fille cool. Non, vraiment pas. Je ne termine pas la soirée d’anniversaire de ma copine Marine en petite culotte à faire une danse du ventre sur du Patrick Sébastien avec pour seule scène sa table de salon et comme public ses pots de fleurs (à un moment de la soirée ce n’est même plus la peine de compter sur tes amis pour t’encourager dans ton show, ces derniers étant au bord du coma éthylique, les fleurs feront l’affaire). Je n’ai jamais pris la fuite à 280km/h sur l’autoroute après une dispute. De toute façon je n’ai pas le permis. Et je ne sors pas avec des vêtements plus courts que mes cheveux –pour rappel ces derniers ne poussent pas. Enfin bref, le summum de la meuf chiante avec qui les soirées sont hyper ennuyeuses quoi. Et les journées aussi.

Mais alors quand en plus de ça, ta culture du « sex on the beach » se résume à la chanson de T-Spoon (que tu as écoutée une fois dans ta vie, et encore tu n’as pas eu le courage de le faire jusqu’à la fin), c’est le pompon.

Mon père aurait pu me transmettre son côté festif et ma mère son amour pour le rosé pamplemousse, mais il n’en est rien. Ils ont préféré me donner leur bavardise et leur timidité. Me laissant devoir militer le restant de mes jours pour les qualités, encore méconnues, du troc du Get 27 contre un bon verre de Coca.

Des soirées je n’en ai pas fait énormément. Je n’aime pas ça. Enfin si, mais à petite dose. Je ne comprends pas l’intérêt de se mettre dans un état minable, d’avouer tous les secrets qu’on a passé tant de temps à garder et de dépenser l’équivalent d’à peu près dix paires de chaussures, là, en une soirée juste pour quinze verres de Jungle Juice (faute impardonnable, on est d’accord). Mais le peu que j’ai fait, j’ai dû me confronter à la mine décrépite des gens à qui je répondais « je prendrais plutôt un Ice Tea » quand ils me demandaient si je voulais de la Vodka ou de la Tequila. « Mais à ton âge c’est un gâchis de ne pas boire tu verras quand tu seras vieille et que tu ne pourras plus te bourrer la gueule tu regretteras » peut-être, en attendant mon coco je vieillirai moins vite que toi, parce que oui l’alcool détériore ton physique et te fait paraître des années de plus.

Bon mon corps n’est pas parfaitement vierge de toute trace d’alcool. Non. Je goûte les vins que boivent mes parents (avant de faire une tête immonde qui veut dire « plus jamais je bois ce truc dégueulasse ») (mais en fait je recommence quand même avec un autre un mois plus tard, au cas où, tu vois). Et j’ai même été jusqu’à tremper mes lèvres dans du champagne à un anniversaire. Verdict ? Je te rends ton champagne. Donne-moi du Champomy à la place.

Il y a une suprématie de l’alcool dans la jeunesse de notre pays. Comme si ceux qui buvaient étaient forcément cool alors que les autres sont des baltringues. Mais mon gars tu ne vas pas me dire que Gerard Depardieu, représentant (presque) officiel du je-me-bourre-la-gueule-et-je-cours-agresser-tout-le-monde, est cool ! Autant que tu ne vas pas me dire que Capucine Anav ne l’est pas juste parce qu’elle ne boit pas (coucou).

Alors ouais je ne suis pas une fille drôle et le pire c’est que j’en suis fière. Oh et puis arrêtez de vous plaindre vous serez bien contents de m’avoir quand je pourrais être votre SAM tous les samedis soir (si j’ai mon permis un jour). En attendant prenez votre mal en patience. Puis avouez que ce n’est pas si mal d’avoir une superbe amie sobre qui sera capable de raconter toutes vos conneries faites sous l’empire de l’alcool le lendemain en esquissant un grand sourire qui voudra dire « je t’avais dit… ».

(Merci Google et le placard de la salle à manger de mes parents de m’avoir aidée à trouver des noms de boissons alcooliques et/ou alcoolisées)

Audrey

Le salon de l’agriculture vu par une campagnarde

J’ai toujours été impressionnée par l’engouement des parisiens pour le salon de l’agriculture et les animaux qui y sont présentés. Etant une enfant de la campagne, je n’ai jamais compris comment on pouvait se réjouir devant une vache qui broute ou un mouton qui bêle.

Toi, petit parisien, tu ne connais pas les coqs qui te réveillent à cinq heures du matin, les vaches qui te montrent leur cul dès que tu ouvres tes volets et les tribus de mouches qui élisent domicile dans ton salon et t’empêchent de regarder la télévision tranquillement avec leur « bzzzzzz ». Toi petit parisien, tu ne connais pas les odeurs ignobles de ‘transpiration’ d’animaux en été (certes la senteur pot d’échappement slash transpiration ce n’est pas forcément le top, mais c’est toujours mieux crois-moi).

J’ai toujours préféré la ville à la campagne. Je me rappelle avoir fait des caprices interminables couchée dans le couloir en hurlant quand j’ai su que je quittais mon petit appartement en ville pour une maison à la campagne (oui je me tape l’affiche seule, mais pour ma fierté personnelle il vaut mieux que ce soit moi qui le raconte et pas mes parents, croyez-moi sur paroles).

La campagne j’en ai marre. Et comme si cela ne suffisait pas, en plus d’habiter au milieu de champs, j’habite dans un village rempli de vieux. Un village où chaque année durant la fête du village tu sais que l’année prochaine certains des gens présents devant toi seront dans une tombe en raison de leur âge avancé. Un village où les (presque) seuls jeunes qui habitent sont mes cousins (et accessoirement mes voisins).

Peut-être qu’un jour je relirai ce post en regrettant ma petite campagne, mes petites vaches, et mes vieux voisins. Mais en attendant le seul point positif du salon de l’agriculture à mes yeux c’est les snaps hilarants de l’(ancienne) meilleure blogueuse de l’univers.

A.N.

Ma passion pour les chaussures expliquée à ma mère

Je ne suis pas une fille très chiante (et là ma mère, mon père, mes grands-parents et tous les autres qui me liront vont bondir, mais non je ne suis pas super chiante en comparaison avec certains), mais s’il y a bien un truc sur lequel je ne transigerai jamais, c’est les chaussures.

Je ne sais pas d’où me vient cette passion, mais quand je regarde le nombre de paires de ma grand-mère paternelle (dont les ¾ qu’elle ne met pas), je me dis qu’elle y est forcément pour quelque chose.

Une paire de chaussures, c’est LE truc qu’on regarde en premier. Le truc qui peut changer ta tenue du tout au tout. Le truc qui peut te faire passer d’un look funky à un look plus sage, d’une tenue banale à une véritable imitation du style de Lady Gaga.

L’autre jour je me baladais sur Internet (toujours à la recherche de chaussures, mais juste pour les regarder parce que je n’ai plus le droit d’en acheter) lorsque je suis tombée sur la paire la plus mignonne du monde. Une magnifique création de Claudie Pierlot (je me suis découvert une passion pour cette marque il y a quelques semaines, les looks décalés mais tellement mignons me font craquer bien que je sois incapable de porter ce genre de pièces). Je me suis empressée de la montrer à ma maman, lorsque, dans ses yeux, j’ai pu voir le dégoût et l’envie de me renier qu’elle a eue en apprenant que j’aimais ce genre de chaussures. S’en sont ensuivis les « trouve un boulot qui te fasse gagner beaucoup d’argent parce qu’il ne faudra pas compter sur moi pour t’acheter des chaussures quand tu seras adulte » ou autres « mais Audrey tu te rends compte que tu as plus de chaussures dans ton placard que j’en ai eu dans toute ma vie ».

A une époque de ma vie je détestais les talons. N’étant pas immense, mais pas petite non plus, je refusais d’en porter par peur d’être confondue avec Elisany Silva (et également par peur de me casser la gueule, mais je me suis très vite rendue compte que pour cela, le port de talons n’était pas obligatoire).

Ma première paire date d’octobre 2013. Des talons d’environ 5 cm à peine, et pourtant une impression de voir le monde de très haut à chaque fois que je les portais (mes talons de 12 cm achetés par la suite sont en train de rire dans le placard). Pour tout avouer, j’ai eu énormément de mal à marcher avec au début. J’ai même fini par me dire que les talons ce n’était pas pour moi. Mais après de multiples essais, j’ai fini par m’y faire, et depuis je ne les ai jamais abandonnés.

Je n’ai jamais suivi les modes (sauf si la mode « (tentative d’)imitation de Capucine Anav » existe). Dans une génération où être une fille et ne pas aimer les baskets est vu comme un crime, j’attends ma condamnation. Plutôt branchée escarpins que chaussures de sport. Malgré mes différents achats « basketeux », je n’ai pu m’y résoudre.

Ma passion pour les chaussures diverge avec ma passion du « marcher pieds-nus dans la maison » (enfin je devrais plutôt dire de ma flemme d’aller chercher des pantoufles dans le placard). Mais maman, après tout, il est plus utile de collectionner des chaussures que des timbres ou des petites voitures, non ?

A.N.

Lait + bouilloire électrique ou comment cet article peut sauver la vie de tout étudiant qui se respecte

(A tous ceux qui tombent sur cet article par la recherche Google et qui s’en foutent de ma vie, inutile de lire: non on ne peut pas mettre de lait dans une bouilloire)

On apprend de ses erreurs il parait, mais on peut aussi apprendre de celles des autres. C’est dans cette optique que je vais aujourd’hui tenter de sauver votre vie (du moins celle de votre bouilloire électrique).

Habiter seul ne se limite pas à devoir faire une salade ou passer l’aspirateur, non, c’est tout un tas de petites choses qu’on se doit de savoir pour éviter de faire de grosses conneries. Vous savez tous les trucs qu’on demande à sa mère quand on est chez ses parents.

Un beau jour de janvier, après être rentrée de cours (et avoir survécu aux degrés négatifs qui s’affichaient sur le thermomètre), une envie de chocolat chaud m’envahit. Mes casseroles n’étant pas propres (je fais la vaisselle une fois par siècle, je vous rappelle) et mon micro-ondes hors d’usage , une superbe idée me vint à l’esprit : faire chauffer mon lait dans la bouilloire électrique que ma mère m’avait achetée deux semaines plus tôt pour faire cuire l’eau de mes pâtes. Une petite recherche sur Google « mettre lait bouilloire » (mon prof d’anglais de troisième nous a dit qu’il ne fallait pas mettre de déterminant ou de mot superflu pour ne pas perturber le fonctionnement de Google) (oui la seule chose que j’ai retenue de mes cours d’anglais c’est un truc en français, euké) plus tard, histoire de vérifier que cette action ne foute pas le feu à la résidence, je mettais mon lait dans la bouilloire remplie d’excitation à l’idée de pouvoir ENFIN boire une boisson bien chaude. Quand soudain, malheur. Une sorte de fumée blanche venue tout droit de l’espace sortit de la bouilloire. C’est là que j’ai compris que je venais de faire une connerie. Après un arrêt express de la machine (enfin pas si express que ça parce que j’avais peur que ça m’explose à la gueule), j’ai vidé son contenu en urgence et constaté les dégâts : le gris qui recouvrait la résistance de la bouilloire à son achat était devenu noir.

Ma bouilloire va mieux aujourd’hui, après un nettoyage extrême de ma mère, elle a retrouvé son gris (presque) éclatant. Quant à moi, j’ai retenu de cette histoire qu’il ne faut jamais écouté ce que disent les forums et que faire la vaisselle régulièrement n’est pas une option.

Audrey

L’art de l’incruste, ou comment passer une soirée avec zéro euro

(Plus long article de mon blog, je suis désolée mais c’était trop important pour faire court)

A l’occasion de mes 18 ans qui étaient le 3 janvier (ceux qui ont oublié il n’est pas trop tard pour me le souhaiter. Pour une idée d’excuse valable : dites-moi que vous étiez en excursion dans la jungle mexicaine depuis deux semaines et que, même si vous avez pensé très fort à moi vous n’avez pas pu me le souhaiter, promis je ferai semblant de vous croire), mon cousin a décidé de m’emmener en boite de nuit. C’était ma première VRAIE sortie en boite, j’étais donc O-BLI-GEE de vous raconter ça.

Mon appartement de vacances étant situé au Cap d’Agde (dans la partie NON NATURISTE) à deux pas (ou presque) de l’AMNESIA et du PACHA, je baigne dans l’univers des boites de nuit depuis que je suis une enfant. Je rêvais devant tous les gens qui faisaient la queue des heures devant la boite pour rentrer et qui avaient l’air très joyeux à danser même sans musique (les 15 verres de Vodka qu’ils avaient bus juste avant aidaient bien à être si heureux, mais ça je ne le savais pas, j’étais une enfant oh !). Pourtant, il aura fallu attendre mes 18 ans (non en fait c’était le 2 janvier à 23H30 du coup je n’avais pas encore 18 ans) pour que je passe enfin une vraie soirée entière dans une boîte.

Mon père n’a jamais cessé de me dire « à ton âge j’allais en boite et je rentrais à 6h du matin puis j’enchainais avec la plage » à cela évidemment je posais la question ultime « mais papa tu dormais quand ? » question à laquelle ma grand-mère s’empressait de répondre « il rattrapait les heures de sommeil qui lui manquaient en cours de français pendant le reste de l’année ahahahaha » (animés les repas de famille, je confirme). J’ai donc pu constater ce que c’était d’enchainer un réveil matinal après un coucher matinal lui aussi, 2h de sommeil allé hop !

22h30 : Mon cousin, accessoirement le chauffeur de la soirée (eh oui je n’ai pas le permis mais ça ne va pas tarder), vient me chercher chez moi en m’annonçant « bon Audrey on va chercher des amis, il y en a un qui a commencé à boire il va dire des choses étranges mais il est gentil » : merci, ça donne envie.

23h30 : on arrive devant la boite, et là malheur : un monsieur vérifie les cartes d’identité. Une tonne de questions viennent à mon esprit : est-ce qu’il va me laisser rentrer ? Il ne va quand même pas me faire attendre jusqu’à minuit devant la boite ? Finalement il m’a laissé rentrer pour une raison que seuls mes abonnés Twitter connaissent, j’étais super heureuse, pour une fois je n’avais plus de soucis de limite d’âge.

23H40 : on arrive au niveau des fouilles, je passe entre trois mecs, j’attends sagement qu’un (vieux) monsieur vérifie que je n’ai pas embarqué un couteau ou une arme (ou à boire, quand on voit le prix des consos on comprend mieux pourquoi certains tentent de ramener leur petite bouteille d’eau). Là le (vieux) monsieur me dit « toi c’est bon », fière de moi je dis au copain de mon cousin « j’ai une tête d’ange à ce point pour qu’il ne me fouille pas ? », question à laquelle il s’est empressé de me répondre « non c’est juste que tu es une fille, il n’a pas le droit » ah ok.

Puis, on se dirige vers la caisse, je sors fièrement mes 12 euros (12, encore 12), mais je comprends vite que ce soir l’entrée est gratuite (je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, je ne sais pas grâce à qui), je range donc mon billet et mes deux pièces.

Arrivée dans l’enceinte de la boite avec mes trois compagnons de soirée, ma première pensée a été « woua c’est grand ». Les gens avaient déjà l’air bien atteints par l’alcool. J’avais juste envie de leur dire « punaise les gars il est même pas minuit vous allez être comment à 3h du matin ? » mais visiblement ils devaient être habitués puisque trois heures plus tard ils continuaient de boire (et tenaient toujours debout, enfin presque).

0h19 : (la photo sur mon téléphone témoigne de l’heure exacte de cet évènement important de ma vie), un des amis de mon cousin avec qui j’étais venue décide de me payer mon PREMIER verre d’alcool. Je ne sais pas ce qu’il y avait dedans, même lui ne le sait pas en fait, tout ce que je sais c’est que j’ai dû le boire d’un coup et que j’ai failli mourir sur place. Il m’a bien fallu une demi-heure pour reprendre mes esprits. (Merci à lui au passage, qui a quand même payé 5 euros pour me voir crier que j’avais la tête qui tournait pendant vingt minutes).

Bon, pour finir, de minuit et demie à trois heures (le moment où nous sommes rentrés, parce que oui nous avions un repas de famille le lendemain et si on ne voulait pas ressembler à des zombies [ce qui fut le cas tout de même] on se devait de rentrer tôt), il ne s’est rien passé, si ce n’est les gros lourds de 30 ans qui viennent ici pour draguer des filles de 18 ans, ou encore les mecs totalement bourrés qui pensent que venir te parler en puant la vodka est la meilleure manière de te donner envie de les connaitre.

Si je devais résumer cette soirée en un mot, ce serait inoubliable. Ok certains gens sont trop bizarres, ok parfois je me suis demandée comment certains tenaient encore sur leurs deux jambes, ok souvent je me suis dit que je devais être la seule enfant sage aux alentours, mais au final j’ai réellement trouvé ça super. J’aurais peut-être dû commencer plus tôt, comme les gens normaux.

A.N.