On a failli mourir Ă  La DĂ©fense

Hello,

J’en ai vĂ©cu des choses angoissantes, j’en ai passĂ© des nuits Ă  faire des cauchemars de moi en train de me faire kidnapper aprĂšs avoir regardĂ© un peu trop tard Crimes sur NRJ12, j’en ai imaginĂ© des scenarii catastrophes oĂč j’étais abandonnĂ©e seule aprĂšs la fin du monde, mais alors ce qu’il s’est passĂ© quand on est rentrĂ© de Marseille, je crois que jamais je n’aurais pu l’imaginer.

Mon copain a (enfin) fini le barreau. Pour fĂȘter ça et rattraper tout le temps ratĂ© cet Ă©tĂ©, on a dĂ©cidĂ© de partir tous les week-ends dans une destination diffĂ©rente. La premiĂšre fois c’était Annecy, la deuxiĂšme Marseille, la troisiĂšme Saint-Etienne (moins exotique, vous direz-vous) (moins exotique, vous rĂ©pondrai-je).

Les deux radins que nous sommes se sont immĂ©diatement mis d’accord sur le fait qu’il valait mieux partir le samedi matin au lieu du vendredi soir afin d’économiser une nuit d’hĂŽtel. De toute façon, en octobre j’allais commencĂ© Ă  avoir cours le samedi matin donc c’Ă©tait vite rĂ©glĂ©.

Mais qui dit partir le samedi matin dit ne pas rentrer tĂŽt le dimanche, sinon aucun intĂ©rĂȘt Ă  partir (dĂ©jĂ , de l’avis de tous nos proches, il n’y a qu’un faible intĂ©rĂȘt Ă  faire 6 heures de train pour 24 sur place).

Qui dit ne pas rentrer tĂŽt le dimanche dit devoir rentrer en Uber parce qu’il n’y a plus de mĂ©tro. Et qui dit qu’il n’y a plus de mĂ©tro dit que TOUT LE MONDE veut rentrer en Uber donc que les prix augmentent au-delĂ  du raisonnable (50€ pour 8km, vraiment?) (oui oui). On s’était fait avoir au retour d’Annecy et on les avait payĂ©s nos cinquante euros. Alors lĂ , hors de question de recommencer en rentrant de Marseille.

Parfois avoir un copain intelligent ça sert, parfois ce n’est pas le cas. LĂ  j’arrive toujours pas Ă  dĂ©terminer s’il a Ă©tĂ© un gĂ©nie ou si je dois lui en vouloir d’avoir gĂąchĂ© ma nuit. En tout Ă©tat de cause, Alex m’a suggĂ©rĂ© de ne pas prendre de Uber Ă  Gare de Lyon oĂč tout le monde le prend mais de monter dans le dernier mĂ©tro de la ligne 1 pour aller Ă  La DĂ©fense lĂ  oĂč personne n’attend de Uber et oĂč, donc, les prix sont bien moins aberrants. ET TU M’ÉTONNES QUE PERSONNE N’ATTEND DE UBER À LA DÉFENSE. On a vĂ©cu un cauchemar.

Ça a commencĂ© Ă  la sortie du train. On n’avait pas encore posĂ© un pied sur le sol (puisqu’on n’arrivait pas Ă  poser un pied sur le sol Ă©tant donnĂ© que la foule entiĂšre sortait en mĂȘme temps et ne souhaitait qu’une chose : retrouver son lit, tandis qu’Alex et moi ben on voulait juste pas rater notre dernier mĂ©tro qu’on pourrait avoir de justesse), qu’on nous a annoncĂ© que la sortie la plus courte Ă©tait fermĂ©e. Et oui, c’est bien Ă©videmment le jour oĂč l’on est le plus pressĂ© que la SNCF se dĂ©cide Ă  nous faire traverser toute la gare pour sortir car les portiques initialement prĂ©vus pour notre voie avaient Ă©tĂ© coupĂ©s (il Ă©tait tard, je rappelle).

On a couru, couru, couru alors qu’on venait de marcher 25km (ouille), et on l’a eu notre mĂ©tro direction La DĂ©fense.

Mon copain m’a rĂ©pĂ©tĂ© plusieurs fois que ça craignait pas, qu’il l’avait dĂ©jĂ  fait en rentrant de soirĂ©e, que tout allait bien aller. Et comme l’amour rend aveugle, ben je l’ai cru.

On s’est retrouvĂ© au milieu de la DĂ©fense sans PERSONNE puisque nous Ă©tions dimanche soir (nuit), qu’il n’y a que des bureaux Ă  la DĂ©fense et que les Parisiens sont bosseurs mais faut pas dĂ©conner non plus.

Dans notre tĂȘte, on allait juste sortir des bureaux et prendre un Uber sur le bord de la route. Enfin un truc normal quoi. Un Uber ? Un bord de la route ? Un truc normal ? Tout ça n’est pas DĂ©fense.

On commence Ă  un peu chercher la sortie pendant 10-15 minutes et malheureusement tous les accĂšs ne sont pas ouverts la nuit donc on ne trouve pas. On croise un couple ayant aussi sans doute dĂ©cidĂ© de tester son amour en faisant cet immense Escape Game grandeur nature dans la DĂ©fense Ă  1h du matin. Ils partent dans une direction. Alex me fait partir dans une autre parce que « mais je travaille ici j’y viens tous les jours je connais » MORT DE RIRE. On se perd.

On monte des escaliers, on en descend, on tourne pendant bien une heure et on ne trouve pas de sortie. Aucune sortie.

On se retrouve sur une voie rapide, impossible de commander un Uber parce qu’aucun ĂȘtre vivant digne de ce nom ne s’arrĂȘterait ici. Je commence Ă  vraiment avoir peur pour ma vie. Les voitures vont vite. Je veux rentrer. JE VEUX MA MAMAAAAAAAAN.

On tourne bien une heure et demie je dirais. Je commence Ă  perdre patience. Je suis 1/ extrĂȘmement anxieuse, 2/ trĂšs sanguine. J’ai envie de tuer mon copain, je regrette ma pĂ©riode de cĂ©libat, j’ai envie de l’insulter de tous les noms, je me tais, il voit que je vais mal, il se tait, on marche, je m’arrĂȘte prendre une photo de la DĂ©fense sans personne (chose qu’on ne voit qu’une fois dans sa vie) pour rentabiliser le truc, il m’attend mĂȘme pas, je cours pour le rattraper parce que je regrette ma pĂ©riode de cĂ©libat mais je prĂ©fĂšre ĂȘtre cĂ©libataire quand on sera sorti de cette merde.

AprĂšs une heure et demie de galĂšre, on dĂ©cide de regarder lĂ  oĂč sont les points de rencontre des Uber sur l’application (en gros d’habitude t’es Ă  un endroit, t’appelles un Uber il arrive mais ça Ă  la DĂ©fense c’est impossible, tu dois aller Ă  des points de rencontre prĂ©cis). On voit qu’il y a un Novotel. On se dit ok on va lĂ -bas. La mission « sortir de la DĂ©fense » devient la mission « trouver le Novotel ».

On voit des panneaux, on pense ĂȘtre sorti d’affaire, on va devant le Novotel, on appelle un Uber, il dit qu’il arrive, on voit sur le GPS qu’il passe devant nous, on se dit omg cette galĂšre est finie, on voit sur le GPS qu’il ne s’arrĂȘte pas devant nous, on se dit omg cette galĂšre ne fait que commencer. Il nous appelle, il nous dit que son GPS indique mal oĂč on est, il ne nous voit pas, il repasse devant nous, il ne s’arrĂȘte pas, je me mets Ă  chialer dans les bras d’Alex car quatre jeunes flippants tournent autour de nous et que quoi qu’on dise, toutes les infos qu’on voit Ă  la tĂ©lĂ© sur les filles agressĂ©es ça traumatise, Alex ne sait plus quoi faire. Le Uber ne nous trouve toujours pas, je continue Ă  pleurer, il rappelle le Uber, le Uber ne nous trouve pas, je m’arrĂȘte de pleurer, il rappelle le Uber qui finit enfin par arriver.

On monte dans le Uber. Il nous ramĂšne chez moi. Je pars me coucher parce qu’il est 3h du matin et que le lendemain je pars de chez moi Ă  6h30 (lol). Alex me rejoint et me dit « j’ai pas osĂ© te le dire sur le moment, mais t’as vu le nombre de rats qu’il y avait dans la DĂ©fense? ». Je me dis que finalement la vie est bien faite parce que si je les avais vus je pense que j’aurais fait une crise cardiaque et qu’il aurait vraiment fini cĂ©libataire (et/ou veuf). Je m’endors. J’ai mĂȘme pas le temps d’en cauchemarder que mon rĂ©veil est dĂ©jĂ  en train de donner.

Bref, on a gagnĂ© 30 euros mais perdu 10 ans d’espĂ©rance de vie.

Morale de l’histoire : Uber c’est cher mais au moins t’es sĂ»r de rentrer vivant.

Morale de l’histoire (2) : croyez jamais vos mecs quand ils vous disent qu’ils gĂšrent la situation

Bonne journée,

Audrey

From Marseille With Love

Salut les gens,

Pendant ces longs deux derniers mois, si mes publications se sont arrĂȘtĂ©es, ce n’est pas le cas de ma vie. Je pense mĂȘme que j’ai vĂ©cu plus de choses en soixante jours que dans tout le reste de mon existence (si si).

Il y a un mois, mon copain a enfin cĂ©dĂ© et dĂ©cidĂ© de m’accompagner dans ma ville prĂ©fĂ©rĂ©e du monde aka Marseille (je vais dire la mĂȘme chose quand je vous ferai l’article sur Annecy, mais vous avez captĂ© l’idĂ©e : j’aime BEAUCOUP Marseille).

Je l’avais si bien vendue qu’il a acceptĂ© (sans mĂȘme nĂ©gocier) de partir le samedi trĂšs tĂŽt et rentrer le dimanche trĂšs tard pour profiter au maximum de cette si belle ville qu’est notre trĂšs chĂšre citĂ© phocĂ©enne. S’il avait su.

Il faut savoir que j’adore Marseille mais au-delĂ  de Marseille la ville, ben j’adore surtout les souvenirs que j’avais de Marseille parce que la rĂ©alitĂ© c’est que je n’y Ă©tais pas retournĂ©e depuis un petit moment maintenant (covid, tu connais). On dit toujours qu’on idĂ©alise les gens qu’on ne voit plus, et je pense que c’est un peu la mĂȘme chose pour les villes parce que je dois vous avouer que le Marseille de mes rĂȘves Ă©tait un peu mieux que le Marseille de ma rĂ©alitĂ© (un peu).

Etant des voyageurs aguerris (c’Ă©tait notre deuxiĂšme week-end hors de Paris Ă  deux, mdr), on s’Ă©tait dit que ce serait une superbe idĂ©e de prendre un AirBnb juste Ă  cĂŽtĂ© de la gare, histoire de pouvoir dĂ©poser nos valises avant d’aller prendre le train pour Cassis (ça c’Ă©tait le plan initial). Un AirBnb juste Ă  cĂŽtĂ© de Marseille-Saint-Charles, oui. Des mauvaises idĂ©es, on en a eu, mais alors celle-ci …

Pour ceux qui connaissent Marseille (mieux que moi donc), vous savez que dans le top 5 des quartiers à éviter, il y a la gare Marseille-Saint-Charles. Aie.

1er jour

On est arrivĂ© vers midi je crois. A peine le temps de poser un pied par terre qu’on s’est rendu compte qu’on allait sĂ»rement devoir passer tout le week-end Ă  jongler entre des bouteilles par ci, des mĂ©gots par lĂ , des sacs poubelles par lĂ -bas. On nous annonce plusieurs semaines de grĂšves des Ă©boueurs dĂ©jĂ  : ah ouais, ça promet.

Bon c’est pas grave, nous voilĂ  partis en direction de notre petit appart. Puis c’est cool, comme on a pris un appartement vraiment juste Ă  cĂŽtĂ© de la gare, en cinq minutes on y sera.

L’appart est vraiment top, la proprio aussi, seul hic au programme : j’ai oubliĂ© ma brosse Ă  dents. Mais c’est tellement courant, que limite je ne le mentionne plus. Le sĂ©jour s’annonce incroyable. Quelle formidable idĂ©e d’avoir pris un AirBnb juste Ă  cĂŽtĂ© de la gare, nous voilĂ  dĂ©barrassĂ©s de nos douze mille sacs (dans lequel il n’y a donc pas ma brosse Ă  dents, vous l’aurez compris).

On dĂ©cide de ressortir profiter du beau temps puisqu’ils annoncent de la pluie pour le lendemain. Consciente du fait qu’Alex Ă©tait vraiment déçu de cette ville que j’avais si bien vendue, je me dis que je vais l’emmener au Vieux-Port pour qu’il voie Ă  quel point l’endroit est superbe.

Pour aller au Vieux-Port en partant de l’endroit oĂč on Ă©tait, il fallait descendre une immense rue digne d’un film d’horreur : gens qui crient, crachats par terre, tags partout sur les murs, poubelles renversĂ©es, droguĂ©s dehors, voitures qui te foncent dessus ; un calvaire et/ou un rodĂ©o gĂ©ant. Je n’avais JAMAIS vu ça. Et pourtant, je viens de Saint-Etienne, pas de Neuilly sur Seine.

Bref, on arrive sur le Vieux-Port, tout Ă©tait beaucoup moins mignon que dans mes souvenirs mais c’est pas grave, le reste sera incroyable j’en suis sure.

L’aprĂšs-midi, on avait prĂ©vu d’aller Ă  pied dans les Calanques. On s’installe dans un petit restaurant sympa, je prends un burger, Alex prend une salade parce qu’il est au rĂ©gime pour son marathon qui aura lieu deux semaines aprĂšs, je ne finis pas mon burger, Alex se dĂ©voue pour le faire alors qu’il est au rĂ©gime pour son marathon qui aura lieu deux semaines aprĂšs. C’Ă©tait vraiment super bon. Marseille est une ville incroyable.

Quand soudain, on entend une goutte, deux gouttes, trois gouttes. On se regarde et on comprend sans parler que faire 15km Ă  pied pour aller aux Calanques ça va ĂȘtre compliquĂ©. On se renseigne pour prendre un bateau. On nous dit qu’il ne circule pas Ă  cause de la mĂ©tĂ©o et qu’en plus ça nous reviendrait Ă  70 euros pour deux (pardon?, dĂ©jĂ  les 40 euros d’Annecy je trouvais ça excessif). On se dit que finalement, le bus c’est peut-ĂȘtre pas mal.

Nous voilĂ  donc Ă  la borne d’achat des tickets de bus/mĂ©tro. On calcule que le lendemain on fera tout Ă  pied donc il nous faut uniquement deux billets chacun : un pour l’aller, un pour le retour.

Information importante : on devait prendre un mĂ©tro jusqu’Ă  l’arrĂȘt de bus. A Marseille, contrairement Ă  Paris je crois, les correspondances mĂ©tro / bus avec un seul ticket sont possibles. On se dit que trop cool ça va nous couter que quatre euros chacun c’est gĂ©nial et Ă©conomique et nous ben on aime les trucs Ă©conomiques.

On monte dans le mĂ©tro. Je mets mon ticket Ă  un endroit prĂ©cis de mon portefeuille pour bien reprendre le mĂȘme dans le bus oĂč on devra Ă  nouveau le valider. Je me dis qu’Alex va faire la mĂȘme chose, enfin quand mĂȘme il a une double licence, 18 diplĂŽmes post bac et en plus il a eu son permis du premier coup je crois : bref, cet homme est trop intelligent. Il va penser Ă  mettre son ticket Ă  un endroit oĂč il saura le retrouver. MDRRRRRRRRRRRRRRRRR.

On monte dans le bus. Alexandre me dit « Audrey je ne sais plus quel est le ticket que j’ai validĂ© pour le mĂ©tro ». Je le regarde. Il me regarde. Je le regarde. Il me regarde. Je le TUE du regard. Je composte mon billet qui me dit « correspondance validĂ©e ». Je dis Ă  Alex d’un prendre un au hasard et de voir s’il Ă©crit ça.

Il en prend un au hasard. C’Ă©tait pas le bon. Je rigole. Il doit racheter un billet dans le bus. Je rigole. Il a pas de monnaie. Je rigole moins. Il me prend 2 euros. Je rigole plus du tout.

Bref, nous voilĂ  dans les Calanques.

Rien Ă  signaler : c’Ă©tait incroyable. Il fallait juste pas y aller en petits talons quoi.

On reprend le bus dans l’autre sens pour rentrer dans le centre de Marseille mais au bout de quelques minutes de trajet, il s’arrĂȘte. Le conducteur descend fumer sans remonter, une passagĂšre lui demande pourquoi on n’avance plus depuis dix minutes, il l’ENGUEULE comme une merde en lui disant qu’il y a je ne sais quel Ă©vĂ©nement qui empĂȘche les bus de passer dans le centre. FrĂšre, on est Ă  Marseille, y a plus de touristes que d’habitants, tu penses vraiment qu’on est au courant des Ă©vĂ©nements qui ont lieu tous les jours dans la ville ? Ben nan, donc prĂ©viens.

Bref, grosse galĂšre. On est trop loin Ă  pied. On prend un nouveau mĂ©tro. Alex se souvient cette fois-ci bien de quel est son ticket (mdr). On arrive Ă  Marseille. On rentre se prĂ©parer pour notre si bon resto du soir qu’on a pris la peine de rĂ©server bien avant pour 20h30, histoire d’ĂȘtre large.

20h30 : on arrive au restaurant. On nous prĂ©sente une carte. On salive dĂ©jĂ  devant. On choisit ce qu’on veut manger. On passe commande. Ils nous disent qu’ils n’ont plus aucun des plats qu’on veut car c’est trop tard (20h30?). On dit qu’on ne veut plus aucun des plats qu’il reste. On part, en se disant qu’il y aura plein d’autres restaurants qui voudront bien de nous. Si on avait su.

Je savais que les gens du sud ne vivaient pas comme nous, mais je pensais justement que leurs soirĂ©es se terminaient plus tard que les nĂŽtres, pas qu’ils allaient dormir Ă  l’heure Ă  laquelle on commençait Ă  manger dans le reste du pays. Et pourtant, une vraie galĂšre pour trouver un restaurant ouvert.

Jour 2

Le deuxiÚme jour, jour du départ, on avait prévu de visiter tous les lieux touristiques de la ville donc il fallait pas trop trainer car notre train du retour partait à 21h.

J’ai finalement plutĂŽt facilement rĂ©ussi Ă  convaincre Alex que profiter du lit jusqu’Ă  l’heure de le rendre (11h max) c’Ă©tait plutĂŽt pas mal. Nous voilĂ  donc sur le dĂ©part Ă  11h : opĂ©ration trouver un restaurant.

On rĂ©ussit plutĂŽt facilement. On mange dans un dĂ©licieux restaurant italien, quand soudain une TEMPETE s’abat sur la ville. Pluie, vent, grĂȘle, un cauchemar.

On se dit qu’on ne peut pas repartir immĂ©diatement et on commence Ă  gentiment regarder ce qu’on peut faire en intĂ©rieur (« un musĂ©e? c’est cool les musĂ©es Alex tu verras »). Je commande un dessert, Alex en commande quatre pour que ça prenne plus de temps. On attend. La pluie s’arrĂȘte un peu au bout d’une heure. On repart pour visiter la ville en ayant l’Ă©norme chance de ne plus avoir de pluie sur tout le reste du temps lĂ -bas.

Mon avis sur la ville :

  • C’Ă©tait mieux dans mes souvenirs
  • Les coins touristiques sont archi sympa
  • Les calanques c’est incroyable
  • Les Marseillais sont bizarres
  • C’est une bonne ville Ă  visiter si tu veux que ta prĂ©sence sur Terre se termine plus tĂŽt que prĂ©vu

21h : heure de rentrer. On avait pris les billets de train les moins chers, qui nous faisaient arriver Ă  Paris Ă  minuit. On savait qu’Ă  cette heure il n’y aurait plus de mĂ©tro Ă  Paris. On a donc cherchĂ© une solution pour ne pas repayer 50 balles de Uber comme ça avait Ă©tĂ© le cas une semaine avant en rentrant d’Annecy. On a trouvĂ©. On a payĂ© moins cher. Mais on a vĂ©cu la pire soirĂ©e de notre vie. La suite, au prochain Ă©pisode ….

Bonne journée,

Audrey

Je me suis inscrite au semi de Paris !!!

Hello,

A l’heure oĂč je reprends la plume pour rompre mon silence de plusieurs mois mes parents viennent de repartir Ă  Saint-Etienne aprĂšs un week-end (pluvieux) (berk) Ă  Paris avec moi, mon lapin est enfermĂ© dans sa cage pour la premiĂšre fois aprĂšs que j’ai dĂ©couvert qu’elle Ă©tait en train de manger le fil Ă©lectrique de ma tĂ©lĂ© qui Ă©tait assez cachĂ© pour que je n’aie pas pensĂ© Ă  le protĂ©ger (et c’est pas que je tiens Ă  cette tĂ©lĂ© qui ne marche quasi plus, mais je tiens assez Ă  ma petite lapine pour que cette dĂ©couverte m’ait fait faire une mini crise d’angoisse) et mes problĂšmes de peau sont revenus puissance 1000. Bref, ça va pas trop.

Plein de choses se sont passĂ©es depuis que j’ai dĂ©sertĂ© cette plateforme : j’ai entamĂ© ma derniĂšre annĂ©e d’Ă©tudes et deuxiĂšme d’alternance, j’ai commencĂ© un nouveau cursus dans une autre Ă©cole, je suis partie dans toute la France avec mon copain, j’ai adoptĂ© un (deux) lapin(s) et surtout, roulements de tambour………. je me suis inscrite au semi marathon de Paris (allĂŽ?).

A la base c’Ă©tait une surprise, je ne voulais pas le dire Ă  mes parents (et donc Ă  personne d’autre) et les prĂ©venir qu’une fois le semi fait (au cas oĂč je m’arrĂȘte au bout de 600 mĂštres, tu connais). Le problĂšme est qu’hier j’ai gaffĂ©. Et comme maintenant ils sont au courant, ben je me suis dit qu’autant que tout le monde le soit. Je vous propose donc de me suivre dans ces quatre mois de prĂ©paration au semi marathon de Paris (qui est le 6 mars) (on est le 1er novembre).

Pourquoi le semi ?

Ca fait plusieurs mois que je rĂȘve de rĂ©ellement me remettre Ă  la course Ă  pied sans avoir le courage de m’y tenir.

Il y a deux semaines, mon copain et un ami Ă  moi ont fait le marathon de Paris. Je suis donc allĂ©e les voir et j’ai pu suivre au plus prĂšs leur prĂ©paration avant et leur joie aprĂšs.

Alors le mardi aprĂšs le marathon j’ai demandĂ© Ă  mon ami s’il Ă©tait chaud pour s’inscrire avec moi au semi. Il a dit oui. Il s’est finalement pas inscrit, mais moi si … et mon copain aussi. Nous voilĂ  donc partis pour quatre mois de prĂ©paration en partant de quasiment zĂ©ro.

Les deux premiÚres semaines de prépa

On a commencĂ© la prĂ©pa le jeudi suivant l’inscription et ça a Ă©tĂ© plus ou moins une catastrophe (Alex dirait que non, mais pour les gens qui ne m’aiment pas autant qu’il m’aime c’en Ă©tait une) : 3 kilomĂštres et demi dont 1,5 dans la souffrance extreme, une Ă©norme montĂ©e qui m’a fait abandonner et une peur de ne pas y arriver qui s’accompagnait de sueurs froides quand je repensais aux 58 euros que j’avais lĂąchĂ©s pour l’inscription, non remboursables of course.

Les entraĂźnements suivants se sont plutĂŽt bien passĂ©s (on s’est mis d’accord sur une sĂ©ance de fractionnĂ©, une de sortie courte et une de sortie longue par semaine), jusqu’Ă  hier oĂč j’ai dĂ» abandonner Ă  cause d’un mal de dos insupportable (j’avais fait 20km de marche dont 15 en talons avec un sac Ă  dos la veille, ça aide pas). J’espĂšre que ça ira mieux par la suite.

Et la suite, justement ?

Avec mon copain on a vĂ©cu assez de choses pour que je puisse publier deux articles par semaine jusqu’Ă  la fin de l’annĂ©e pour les raconter. Le problĂšme reste mon manque de temps, que j’espĂšre vite rĂ©gler avec un peu plus d’organisation (et une possible future loi qui ferait passer le nombre d’heures de la journĂ©e Ă  30, silvouplĂ©).

Bonne journée.

A trĂšs vite,

Audrey

De retour sur la terre ferme

Mercredi, aprĂšs une semaine et demie dans le sud, l’heure du retour a sonnĂ©. Quoi de plus normal pour les 60% de Français qui ont la chance de partir en vacances ? Ben oui, mais il en fallait bien une pour qui ça allait foirer. Et cette « une », ben c’Ă©tait (encore) moi.

Saluuuuut,

Mercredi signait la fin de ma semaine et demie dans le sud. Mon copain avait, en toute connaissance de cause, refusĂ© de partir la veille ce qui lui aurait pourtant permis d’Ă©viter la corvĂ©e mĂ©nage, sans se douter que cette corvĂ©e mĂ©nage ne serait rien face Ă  la corvĂ©e « supporter Audrey en pĂ©riode de stress ».

ProblĂšme 1 : La tapenade

Quelques jours avant, en partant, mes parents ont dit qu’ils Ă©taient dĂ©goutĂ©s de pas ĂȘtre allĂ©s au marchĂ© pour acheter de la tapenade comme chaque annĂ©e. Etant objectivement la best des best en idĂ©es cadeaux (j’ai toujours pas trouvĂ© d’idĂ©e pour le NoĂ«l de mes grands-parents paternels……. on est en aoĂ»t…. bref….), j’ai retenu cette information et dĂ©cidĂ© de leur en prendre juste avant de partir, d’autant plus qu’on habite Ă  cĂŽtĂ© de la Cabane du Cap d’Agde qui vend les meilleurs du coin.

J’ai attendu le dernier moment pour l’acheter pour qu’elle se conserve au max (spoiler : elle a pas eu besoin de se conserver « au max » puisque mon frĂšre l’a dĂ©gommĂ©e en une soirĂ©e), et le dernier moment, ben c’Ă©tait mercredi matin, le jour du dĂ©part.

Mercredi matin, debout Ă  9h pĂ©tantes pour ĂȘtre sure d’avoir le temps de tout faire : me voilĂ  enfin sur la route pour faire les 300 mĂštres qui me sĂ©parent de la Cabane. J’avais tout donnĂ© : 9h c’est normalement le dĂ©but de ma nuit mais lĂ  je m’Ă©tais levĂ©e tĂŽt. MĂȘme mon copain qui se lĂšve toujours deux – trois heures avant moi avait eu du mal ce jour-lĂ . Il faut dire aussi que la veille Ă  2h du matin j’Ă©tais encore en train de chercher oĂč il m’emmenait le 7 novembre avec les indices qu’il m’avait donnĂ©s (je l’aime trop). Tout-donnĂ©.

J’arrive devant le magasin et me dis « ben tiens c’est bizarre, il y a vraiment peu de gens ». Je m’approche de la porte, vois « bar Ă  tapas » Ă©crit en gros, me recule, rĂ©alise qu’un bar Ă  tapas ne sera certainement pas ouvert Ă  9h du matin, repars chez moi dĂ©pitĂ©e. RatĂ©.

Deux heures plus tard, me revoilĂ  : le magasin est ouvert. Je leur demande de la tapenade, ils ont de la tapenade. Je leur prends la barquette de tapenade, ils me donnent la barquette de la tapenade. Je leur tends ma carte bancaire, ILS ME PRENNENT PAS MA CARTE BANCAIRE PARCE QU’ON NE PEUT PAS PAYER EN CARTE BANCAIRE CHEZ EUX. RatĂ©.

Je retourne Ă  l’appart, reviens avec un chĂ©quier pour rĂ©cupĂ©rer ma barquette de tapenade, fais mon premier chĂšque depuis un siĂšcle, prends ma barquette de tapenade, rentre Ă  l’appart.

Tapenade : ✓

ProblĂšme 2 : Le taxi

On n’Ă©tait pas vĂ©hiculĂ© : je n’ai plus le permis (cf : mes articles sur l’Ă©pilepsie) et mon copain Ă©tait venu en train. On devait donc prendre un taxi pour rejoindre la gare d’Agde, lĂ  oĂč nous attendait notre unique train qui allait me ramener Ă  Montpellier et le ramener Ă  Paris. L’idĂ©e pour moi Ă©tant de rejoindre Lyon depuis Montpellier comme l’indiquaient les billets que j’avais quand mĂȘme rĂ©servĂ©s. Lol.

On sort une heure trente en avance (pour un trajet censĂ© durer vingt minutes), mais bon on sait jamais, imagine s’il y a des embouteillages, un accident sur la route, un….. bref, arrĂȘte d’imaginer parce que ma grande, la suite tu n’aurais jamais pu l’imaginer.

On descend devant la rĂ©sidence (enfin on descend pas du tout puisqu’on vit au rez-de-chaussĂ©e mais vous avez captĂ©), aprĂšs un quart d’heure Ă  tenter de fermer la porte d’entrĂ©e infermable. J’ouvre l’appli Uber pour commander mon petit chauffeur. A ce moment-lĂ , rĂ©ellement, mon seul problĂšme Ă©tait la peur de ce que ça allait nous coĂ»ter. De toute façon, rien d’autre ne pouvait nous arriver : l’appart Ă©tait propre, la porte fermĂ©e, l’Ă©lectricitĂ© coupĂ©e : tout Ă©tait parfait.

Je lance l’appli Uber : pas de chauffeur. Je lance l’appli Bolt : pas de chauffeur. Mon copain appelle un taxi (vous savez, le truc que plus personne ne prend depuis 2014?) : PAS DE CHAUFFEUR.

Je commence Ă  stresser, je me mets Ă  chialer (comme toujours), puis je rĂ©alise que ça va pas faire arriver le taxi plus tĂŽt (et que mon copain va vite ĂȘtre soulĂ©) donc je me calme. AprĂšs plusieurs appels, il trouve enfin un chauffeur (et en plus il a payĂ©, vraiment le meilleur) (dĂ©solĂ©e, il est dĂ©jĂ  pris). Ouf. Nous voilĂ  Ă  la gare.

Taxi : ✓

ProblĂšme 3 : Le train

On attend un peu le train (parce que oui, du coup on Ă©tait en avance). On monte dedans, prĂȘts Ă  passer les trente minutes qui me sĂ©parent de l’arrĂȘt de Montpellier ensemble.

Nos douze mille valises (surtout les siennes parce que c’est Ă  peine si j’ai emmenĂ© un sac Ă  main rempli moi) (lol) tiennent un carrĂ© famille entier et en plus on est mĂȘme pas aux places qui nous sont rĂ©servĂ©es parce qu’on arrive pas Ă  monter toutes les marches pour aller dans la salle haute. Mais bon dans tous les cas je descends dans trente minutes, et puis les gens font Montpellier – Paris en gĂ©nĂ©ral donc je ne devrais gĂȘner personne.

Tout se passe bien, jusqu’Ă  ce qu’Ă  la gare de Nimes j’entende que le train ne pourra pas s’arrĂȘter en gare de Montpellier en raison d’un accident de personnes. Je, pardon, hein, quoi, mais non, j’ai mal entendu. Je regarde mon copain de loin que j’avais laissĂ© pour je ne sais quelle raison (ah si, parce que ma valise prenait tout le couloir donc j’avais dĂ» la sortir pour laisser les gens rentrer) qui semble me confirmer que si si, j’ai bien entendu.

Qui dit pas d’arrĂȘt Ă  Montpellier dit pas de correspondance pour Lyon Ă  Montpellier. Qui dit pas de correspondance pour Lyon Ă  Montpellier dit AUDREY ENCORE UNE FOIS BLOQUEE DANS UNE PUTAIN DE GARE.

Je rĂ©flĂ©chis en deux secondes : on est dans un train pour Paris, j’ai un appart et un copain Ă  Paris. Je prie pour que je puisse modifier mon billet, annuler celui pour Lyon et en prendre un pour Paris dans ce mĂȘme train. Chose possible, chose faite : me voilĂ  partie pour Paris.

Je change mes billets. Sans vous mentir cinq minutes aprĂšs le changement on entend le speaker du train dire que finalement il ne peut pas s’arrĂȘter Ă  Montpellier Saint Roch mais le fera Ă  Montpellier Sud de France (l’autre gare de Montpellier, je suppose) et que la correspondance pour Lyon sera faite Ă  cette mĂȘme autre gare de Montpellier. Bref.

Train : ✓

ProblĂšme 4 : Paris avec douze mille valises

Bon ok, il n’y a pas que la mini valise de mon copain qui remplissait le carrĂ© famille mais bel et bien les six miennes. Et six valises / sacs (une valise, cinq sacs) Ă  porter Ă  Paris, ben mĂȘme Ă  deux c’est compliquĂ©. D’autant plus quand nos mains ont Ă©tĂ© ravagĂ©s par le syndrome de Stevens-Johnson, et encore PLUS PLUS PLUS quand le RER A ne marche plus et te force Ă  parcourir tout Paris pour rejoindre un point (la maison d’Alex) que tu aurais pu rejoindre en trois fois moins. On a rĂ©ussi, on a mĂȘme pu fĂȘter nos deux mois together le mercredi soir donc devant un bon kebab rĂ©cupĂ©rĂ© avec amour par mon copain (non je rigole c’est moi qui y suis allĂ©e parce que lui Ă©tait garĂ© en double file).

Aujourd’hui on est dimanche, j’ai pu prendre un nouveau train faisant Paris – Lyon le lendemain pour ĂȘtre Ă  l’heure pour mon rendez-vous chez le mĂ©decin et quand je repense Ă  cette mĂ©saventure, je me dis que c’Ă©tait tellement improbable que ça tombe sur moi que c’Ă©tait sans doute le destin qui savait que j’allais ĂȘtre Ă  court d’idĂ©es pour Ă©crire ici maintenant que mes vacances Ă©taient finies.

A+.

Audrey

Le diable s’habille plus en Prada PARCE QU’IL A PLUS DE CARTE BANCAIRE

Hellloooooooooo (faut que je trouve un autre moyen de commencer mes articles),

Ca roule ?

Bon, aujourd’hui je devais publier le rĂ©cit de mes mĂ©saventures pour rentrer du sud Ă  chez mes parents mercredi (la liste est longue), mais j’ai arrĂȘtĂ© mon traitement avant-hier et j’ai trĂšs mal Ă  la tĂȘte depuis, donc flemme dĂ©crire. Je vous laisse donc avec cet article que je devais publier il y a un mois, mais pas le temps. Sorry.

Juin fut un mois Ă©prouvant : entre les partiels, le retour en prĂ©sentiel au boulot et le dĂ©but du recommencement de la vie normale, je ne savais plus oĂč donner de la tĂȘte.

J’en avais rĂȘvĂ© de ce moment hein : rĂ©ouverture des bars, possibilitĂ© de rentrer de soirĂ©e Ă  3h du matin sans risquer de payer 1/10e de mon salaire en amende en prenant le mĂ©tro ou payer 1/10e de mon salaire pour faire deux kilomĂštres en Uber (et quand mĂȘme risquer de payer une amende si le Uber se fait contrĂŽler) et magasins ouverts jusqu’Ă  minuit pour aller claquer mon argent (que je n’ai pas), tout semblait idĂ©al et ma vie de rĂȘve allait (enfin) pouvoir commencer. Mais c’Ă©tait sans compter……… mon problĂšme de carte bancaire.

Il faut le dire : j’ai ENORMEMENT dĂ©pensĂ© en juin. Entre cadeaux de la fĂȘte des mĂšres et des pĂšres, cadeau d’anniversaire de mon petit-frĂšre (update : j’ai dĂ» payer celui de mon cousin en juillet et ça fait encore plus mal mdr), appareil photo, robe de soirĂ©e pour le week-end de dĂ©sintĂ©gration et autres bĂȘtises, j’ai Ă©normĂ©ment dĂ©pensĂ©. Le problĂšme est que ma carte bancaire a un plafond qui n’est ni extensible ni illimitĂ©. Et lĂ , ben ça a coincĂ©.

J’ai commencĂ© Ă  recevoir des sms de ma banque me prĂ©venant que 80% de ce plafond Ă©tait atteint environ vers la moitiĂ© du mois. Je m’inquiĂ©tais pas trop parce que je ne suis pas dĂ©pensiĂšre donc je pensais que ça suffirait pour tenir les dix jours qu’il restait. Si j’avais su.

Les choses ont commencĂ© Ă  devenir vraiment prĂ©occupantes quand j’ai dĂ» acheter mon billet de train pour repartir de chez mes parents avec la carte de ma mĂšre car la mienne ne passait pas. J’ai alors compris que ça allait ĂȘtre la merde pour la fin du mois. Et ce fut le cas.

Imagine t’es une accro au shopping, ça fait trois mois que les magasins sont fermĂ©s et lĂ  ils rouvrent et hop tu ne peux plus rien acheter, pas en raison d’un manque d’argent parce que merci mon salaire de ministre (1100 euros, pour rappel, mdr) j’ai toujours de l’argent mais parce que ta CARTE BANCAIRE EST BLOQUEE.

Top 3 de mes astuces pour étudiants fauchés :

1/ Les cartes de fidélité

J’ai toujours gardĂ© le solde de mes cartes de fidĂ©litĂ© Carrefour, Monoprix et IntermarchĂ© pour le jour oĂč, comme en juin et juillet, je serais fauchĂ©e. Ca sauve littĂ©ralement la vie quand on se retrouve avec une quarantaine d’euros de courses Ă  pouvoir faire sans rien dĂ©bourser. Et puis soyons honnĂȘtes, il fallait bien que ça serve Ă  quelque chose que j’aie achetĂ© trois paquets de coquillettes deux mois avant parce que le troisiĂšme Ă©tait remboursĂ© sur la carte de fidĂ©litĂ© … #pigeon

2/ Faire des menus en avance

Avant je mangeais un peu n’importe quoi, sans jamais faire de planning Ă  l’avance. J’en venais donc Ă  acheter des choses que je voulais sur le moment sans savoir si j’allais pouvoir les mĂ©langer avec les autres choses que j’avais pour faire un plat digne de ce nom, ce qui, malheureusement, me menait souvent Ă  gaspiller.

Depuis que mon copain est un jour sur deux chez moi, j’ai dĂ» commencer Ă  mieux m’organiser parce que lui n’est pas archi fan de mes salades lentilles tomates omelettes tous les soirs et honnĂȘtement ça sauve la vie et le compte bancaire : vous achetez uniquement ce dont vous avez besoin et n’avez pas Ă  y retourner tous les jours. Testez, vous approuverez.

3/ Videz les placards

Je ne m’imaginais pas le nombre d’aliments que j’avais dĂ©jĂ  dans mes placards et que je n’aurais probablement jamais mangĂ© si ça n’avait pas Ă©tĂ© ma seule solution pour me nourrir. Je pense qu’on devrait tous faire ça : garder au cas oĂč un paquet de riz mais veiller Ă  finir tout le reste au moins une fois tous les mois ou deux mois.

Allez, Ă +. Je m’en vais de ce pas profiter de ma carte bancaire que j’ai enfin retrouvĂ©e. ❀

Bonnes vacances, c’est bientĂŽt la fin des miennes…

Audrey

Lamictal : ma descente aux enfers

Hello vous,

Bon, je suis (j’espĂšre) connue pour ĂȘtre (un peu) rigolote mais comme mes articles sur l’Ă©pilepsie ont ramenĂ© des Ă©pileptiques (cf : les mails de dĂ©tresse reçus alors que j’Ă©tais dans le mĂȘme Ă©tat), je trouve que je me dois d’informer pour Ă©viter que certains vivent ce que j’ai vĂ©cu.

En fĂ©vrier j’ai dĂ» commencer mon traitement contre l’Ă©pilepsie. La neurologue m’a mise sous Lamictal car c’est le seul compatible avec une possible grossesse, donc le premier qu’on donne Ă  toutes les femmes en Ăąge de procrĂ©er, qu’elles veuillent un nain ou non.

Je ne sais pas si j’en avais parlĂ© ici mais le dosage doit ĂȘtre augmentĂ© petit Ă  petit, de maniĂšre TRES progressive, pour prĂ©venir une maladie de peau trĂšs grave pouvant menĂ©e Ă  la mort appelĂ©e le syndrome de Stevens-Johnson (vous pouvez trouver des photos de ce que c’est sur Google, je m’abstiendrai de les mettre ici, Ăąmes sensibles veuillez vous abstenir aussi d’aller les voir).

Ayant dĂ©jĂ  des problĂšmes importants de peau (eczĂ©ma, kĂ©ratose pilaire et psoriasis), ça m’a beaucoup inquiĂ©tĂ©e de voir ce syndrome dans les possibles effets secondaires. J’en Ă©tais mĂȘme venue Ă  hĂ©siter Ă  ne pas prendre mon traitement par peur de cette maladie et des consĂ©quences qu’elle pourrait entrainer, mais l’espoir d’une vie meilleure et d’une possible guĂ©rison aprĂšs cinq ans de traitement m’ont convaincue et j’ai fini par le prendre en faisant, dans les premiĂšres semaines, trĂšs attention Ă  ma peau, au cas oĂč.

Ma premiĂšre neurologue Ă  Saint-Etienne m’avait fait augmenter le dosage beaucoup trop rapidement ce qui Ă©tait trĂšs dangereux car une augmentation plus lente permet de prĂ©venir ce syndrome en arrĂȘtant le traitement Ă  la moindre apparition de plaques. J’ai remuĂ© ciel et terre pour trouver une neurologue qui me donnerait la posologie adĂ©quate, ayant toujours en tĂȘte ma peur de ces plaques que je ne cessais de regarder sur Google pour ĂȘtre sure de bien les voir si elles apparaissaient.

Je ne sais pas comment ça s’est passĂ©, je suis incapable de vous dire Ă  partir de quand ma peur de ce syndrome s’est Ă©loignĂ©e au point de ne plus jamais y penser, mais ce qui est sĂ»r c’est que fin juillet, aprĂšs trois mois avec des plaques que je pensais ĂȘtre de l’eczĂ©ma sur tout le corps et aprĂšs une nuit de douleur atroce Ă  hurler tellement je souffrais et Ă  saigner tellement je me grattais, j’ai envoyĂ© des mails Ă  absolument tous les mĂ©decins et spĂ©cialistes que j’avais vus en leur demandant de trouver une solution car je n’en pouvais plus.

Parmi tous ces spĂ©cialistes, il y avait ma neurologue…. celle qui a annulĂ© deux rendez-vous depuis deux mois et demi et qui ne m’a donc plus vue depuis qu’elle m’a donnĂ© le traitement….. celle qui m’a prĂ©venue plusieurs fois de faire attention Ă  la moindre apparition de plaques …. celle que j’ai Ă©coutĂ©e paniquĂ©e en lui promettant de ne pas oublier.

Le matin aprĂšs ce mail envoyĂ© Ă  1h du matin, elle m’a appelĂ©e paniquĂ©e en me disant que les plaques que je pensais ĂȘtre de l’eczĂ©ma Ă©taient en rĂ©alitĂ© sĂ»rement ……. les premiers signes du syndrome de Stevens-Johnson, celui que je redoutais plus que tout mais celui que j’avais assez oubliĂ© pour ne pas y avoir pensĂ© une fois les plaques apparues.

Je suis incapable de vous dire ce qu’il s’est passĂ© pour que toute ma famille Ă  qui j’avais parlĂ© de ce syndrome avant de commencer le traitement ne pense pas Ă  ça.

Je suis incapable de vous dire ce qu’il s’est passĂ© pour que mes amis que j’avais soulĂ©s les premiers mois avec ce syndrome ne pensent pas Ă  ça.

Je suis incapable de vous dire ce qu’il s’est passĂ© pour que MOI, la principale concernĂ©e et angoissĂ©e avant de commencer le traitement, ne pense pas Ă  ça.

Je suis incapable de vous dire ce qu’il s’est passĂ© pour que tous les mĂ©decins et spĂ©cialistes que je vois quasiment toutes les semaines ne pensent pas Ă  ça.

Et surtout, je suis incapable de vous dire ce qu’il s’est passĂ© pour que ma gĂ©nĂ©raliste que j’ai vue deux semaines avant la dĂ©couverte et Ă  qui j’ai demandĂ© de me renouveler mon ordonnance de Lamictal car ma neurologue annulait tous mes rendez-vous + Ă  qui j’ai demandĂ© de la cortisone pour mes plaques que je considĂ©rais comme Ă©tant de l’eczĂ©ma ne pense pas Ă  ça…. La seule chose que je peux vous dire c’est que les jours Ă©taient comptĂ©s, et que ces problĂšmes de peau Ă©taient le signe de quelque chose qui aurait pu me tuer.

Notre ami Google dit que le syndrome Ă©volue rapidement, en quatre Ă  vingt-huit jours. Etant donnĂ© que ça fait maintenant plusieurs mois, je ne sais pas s’il aurait pu atteindre une forme grave. La seule chose que je sais c’est que mercredi mes douleurs insupportables Ă©taient sĂ»rement un signe de mon corps qui me disait « rĂ©agis, il faut faire quelque chose », et heureusement, j’ai fait quelque chose.

Aujourd’hui, aprĂšs deux semaines de diminution progressive du traitement, il me reste deux jours avant de l’abandonner complĂštement. Mes plaques vont mieux, bien mieux que mon cerveau qui est en plein sevrage, comme une droguĂ©e.

J’ai peur de la suite, peur des futures crises, peur de me retrouver sans ce cachet qui ne servait peut-ĂȘtre Ă  rien mais qui avait le mĂ©rite d’ĂȘtre lĂ .

Le Lamictal est objectivement le meilleur traitement Ă©pileptique qui ait Ă©tĂ© inventĂ© pour ceux qui le supportent. Ca n’a jamais Ă©tĂ© le cas pour moi : prise de poids, sauts d’humeur, pertes de mĂ©moire, difficultĂ©s Ă  parler, trouble de la concentration, problĂšme de peau, fatigue, insomnies, allergie, j’ai absolument tout eu mais vous ne m’entendrez jamais critiquer ce mĂ©dicament qui m’a aidĂ©e psychologiquement, Ă  dĂ©faut de me faire du bien physiquement.

Tout arrive pour une raison, hùte de découvrir celle de cette allergie.

Bon courage,

Audrey

ANNECY : le week-end de l’angoisse

Mi-juillet je suis partie Ă  Annecy aka la ville de mon coeur avec Aix-en-Provence. Tout aurait dĂ» bien se passer : comment dans un tel cadre ça pourrait mal se passer de toute façon. Je m’imaginais dĂ©jĂ  vous raconter ici Ă  quel point mon premier jour de congĂ©s payĂ©s de TOUTE MA VIE avait Ă©tĂ© cool. Lol.

Hello,

Bon, il y a quelques semaines j’ai prĂ©vu avec un ami Ă  moi de le rejoindre dans sa nouvelle ville Ă©tudiante Ă  une heure d’Annecy pour y passer un week-end.

A la base, je devais arriver le samedi matin et repartir le dimanche soir, mais voulant prolonger le plaisir, j’ai dĂ©cidĂ© de prendre mon vendredi et de partir de chez moi Ă  6h pour une arrivĂ©e en fin de matinĂ©e. Si j’avais su.

Vendredi matin 6h, je pars toute heureuse d’enfin pouvoir passer une journĂ©e de repos bien mĂ©ritĂ©e aprĂšs onze mois sans congĂ©s. J’Ă©tais un peu Ă©puisĂ©e par ma semaine et par ce rĂ©veil plus tĂŽt que quand je vais bosser (je me lĂšve Ă  8h quand je suis en prĂ©sentiel et 9h quand je suis en tĂ©lĂ©travail, le choc fut donc rude) mais bon l’excitation de ce que j’allais vivre me faisait oublier ma dette de sommeil plus grande que celle de la France (120% du PIB quand mĂȘme, pas hĂąte de devoir rembourser).

Les galĂšres commencent quand mon mĂ©tro s’arrĂȘte pour colis suspect mais bon comme j’Ă©tais partie deux heures avant pour un trajet censĂ© durer 45 minutes j’Ă©tais (pour le moment) pas trop inquiĂšte. J’ai commencĂ© Ă  un peu le devenir en voyant que ce colis Ă©tait suspect depuis dix, vingt, trente minutes… allez hop, on est reparti.

ArrivĂ©e Ă  la gare, je regarde rapidement sur quelle voie sera mon train et dĂ©couvre que grĂące Ă  ce colis suspect ben je n’ai mĂȘme pas besoin de l’attendre puisqu’il va partir dans quelques minutes. Tant mieux / tant pis : je ne sais mĂȘme pas quoi penser mais c’est bon, me voilĂ  bien assise dans le petit train qui va partir d’une minute Ă  l’autre.

Le trajet se passe bien. Un peu long mais ça va. Non en vrai c’Ă©tait grave long et mĂȘme moi qui ADORE les trajets j’Ă©tais un peu soulĂ©e (surtout qu’Ă  partir d’Aix-les-Bains il n’y avait ni wifi ni rĂ©seau, un enfer) par ce train qui avançait Ă  2km/h et en plus y avait mĂȘme pas de rĂ©seau svp.

J’arrive Ă  Annecy et re dĂ©couvre pourquoi je suis aussi amoureuse de cette ville : le lac, les gens, les immeubles, ça va etre incroyable. IN CRO YABLE (ah ben croyez-moi que la suite je n’aurais en effet pas pu y croire).

Mon ami devait venir me chercher vers 17h (impossible d’aller chez lui autrement qu’en voiture). Il a fini un peu plus tard au boulot et a Ă©tĂ© pris dans les embouteillages donc aucun souci son retard est justifiable et justifiĂ©. DĂ©jĂ  qu’il fait taxi bĂ©nĂ©volement pour 40km alors que je lĂąche 30 euros de Uber pour en faire 8 Ă  Paris, je vais pas en plus rĂąler quoi (si) (non).

On arrive, petit resto tranquillou, burger dĂ©licieux, fondant au chocolat qui fondait pas mais qui avait au moins le mĂ©rite d’ĂȘtre un bon moelleux : TOUT Ă©tait parfait.

Il me parle d’aller faire un trail/randonnĂ©e/survie jusqu’en haut d’une montagne qu’on aperçoit de sa fenĂȘtre. C’est incroyable. On va passer un week-end incroyable. Ma vie est incroyable.

Le temps se gĂąte, le ciel se couvre, la pluie s’invite, l’idĂ©e que l’on va passer un week-end enfermĂ©s chez lui commence Ă  s’ancrer de plus en plus en moi, et lĂ , c’est le dĂ©but du cauchemar.

Le vendredi soir, on joue Ă  la Switch (j’adore), on va se coucher, on constate au rĂ©veil que le temps ne s’est pas arrangĂ© et donc que l’on va bien passer la journĂ©e Ă  ne rien faire. Je propose Ă  mon ami de rentrer plus tĂŽt en prenant un train le samedi parce que lĂ  on va un peu s’ennuyer. Il me dit pas la peine. Je me dis ok il a dĂ» prĂ©voir quelque chose. Et lĂ ….

1/ Les courses

On voulait faire une soirĂ©e crĂȘpes mais il manquait des ingrĂ©dients donc on est parti faire des courses. Quoi de plus banal quoi. Ce qui fut moins logique c’est ce qu’il s’est passĂ© aprĂšs.

L’ami en question a des moyens bien plus importants que les miens. ConcrĂštement, son argent de poche est approximativement le salaire annuel de mes deux parents rĂ©unis. Aucun souci sur ça, je suis Ă  Dauphine donc je cĂŽtoie des gens trĂšs riches tous les jours et j’ai jamais eu de problĂšme avec ça, mais y a des limites. Et ces courses transformĂ©es en sketch immense Ă©taient la mienne. J’attends encore la rĂ©vĂ©lation de la camĂ©ra cachĂ©e lĂ .

J’avais prĂ©vu de les payer (c’est pas pour me saucer, la gĂ©nĂ©rositĂ© Ă©tant une de mes seules qualitĂ©s, mais c’est important pour la suite). Il avait dĂ©jĂ  la gentillesse de m’inviter et m’hĂ©berger donc pour les restos et courses c’Ă©tait Ă  moi de rĂ©galer.

On se promenait dans les rayons et qui dit crĂȘpe dit sucre parce que le Nutella c’est pas bon pour la planĂšte (on en a quand mĂȘme pris). Un kilo de sucre ça coute approximativement un euro, alors quand il m’a sorti un paquet rose Ă  4 euros les 250 grammes, j’ai cru que j’allais m’Ă©vanouir. Heureusement pour moi, j’Ă©tais en charge de porter le panier de courses qu’il ne cessait de remplir avec des trucs ultra lourds, donc je me suis vite ressaisie en me disant que je ne pouvais pas tout lĂącher.

D’habitude il rentre chez ses parents le week-end et ramĂšne des plats pour toute la semaine donc cuisiner n’est pas son dĂ©lire. Comme lĂ  il a dĂ» rester le week-end Ă  Annecy, il est parti faire les courses … du tout prĂȘt …. des croque-monsieurs dĂ©jĂ  prĂ©parĂ©s (genre ça existe les gens qui achĂštent ça ?) … des pĂątes prĂ©cuites …

On paie, on part du magasin, et là, monsieur appelle sa mÚre pendant dix minutes. Je reste donc à cÎté de la voiture, à attendre que la conversation se termine.

2/ La sieste de cinq heures

Nous voilĂ  en route : on arrive chez lui, il y a du soleil mais pas assez pour prendre le risque d’aller faire du trail sur une montagne trempĂ©e. On mange. Monsieur part SE COUCHER pendant littĂ©ralement CINQ HEURES.

Je suis donc restĂ©e seule sur son canapĂ© sans clĂ© pour sortir pendant cinq heures, la musique de Mario en fond sonore car je ne savais pas oĂč Ă©tait la tĂ©lĂ©commande pour l’arrĂȘter.

Il revient, ne me parle mĂȘme pas, se met devant le replay des Marseillais, et ne dĂ©crochera pas un mot jusqu’au soir quand il Ă©tait l’heure de faire les crĂȘpes car il ne semblait pas savoir faire.

La soirée passe, ma haine accroit et mon envie de partir se faire de plus en plus sentir.

L’heure du coucher (de sa deuxiĂšme nuit donc) est enfin arrivĂ©e : plus que quelques heures et me voilĂ  libĂ©rĂ©e.

3/ Le retour

Le lendemain matin, il me ramĂšne Ă  la gare. Il n’y avait pas de place pour se garer devant donc gentiment il me dit qu’il va un peu avancer pour trouver une meilleur place plus loin. Le plus loin s’est avĂ©rĂ© ĂȘtre Ă  3km. Me voilĂ  donc obligĂ©e de marcher 3km tout ça pour avoir une meilleure place pour poser ma jambe sur le trottoir.

Je monte dans le train direction Paris. La tĂȘte contre la vitre je me demande ce que j’ai fait au bon Dieu pour mĂ©riter d’avoir passĂ© un week-end aussi pourri pendant lequel on m’a autant manquĂ© de respect puis je me rappelle que la prochaine fois je pourrais enfin lui apporter une rĂ©ponse quand il me dira « j’ai du mal Ă  tisser de vrais liens avec les gens ». Enfin, je me rappelle surtout que je n’aurai plus jamais l’occasion de lui apporter cette rĂ©ponse puisque le manque de respect et d’Ă©ducation me semble suffisant pour dĂ©finitivement Ă©carter cette personne de ma vie.

Bonne journée,

Audrey

Top 3 des plus grands mystĂšres (non rĂ©solus) de ma vie : la disparition de ma tĂ©lĂ©commande

MystĂšres encore plus grands que la Zone 51, la disparition du Boeing 777 ou les statues de l’Ile de PĂąques rĂ©unis : laissez-moi vous conter les trois plus grands mystĂšres (non rĂ©solus) de ma vie.

Hellloooo,

Ma vie Ă©tant un gag (rigolo que pour les gens qui ne la vivent pas), il m’arrive des trucs aussi dĂ©lirants que flippants. Je vous ai fait une petite compil’ des trois plus grands mystĂšres qui entourent mon existence. Prenez un bol de pop-corn, une grande inspiration parce que vous allez flipper et beaucoup de pitiĂ© et lancez-vous dans la lecture de ces quelques lignes (qui vont se transformer en trilogie car je sais pas m’arrĂȘter de parler) (Ă  la base la trilogie c’Ă©tait une blague mais en fait c’est tellement long que je vais vraiment les poster en trois fois).

DĂ©but 2019, la tĂ©lĂ© de mon appart Ă©tudiant s’est arrĂȘtĂ©e de fonctionner d’un coup, sans aucune raison. J’ai mis ça sur le compte de sa vieillesse, les meilleurs partant les premiers comme vous savez, et ai foncĂ© en acheter une nouvelle. On Ă©tait fin janvier quand j’ai passĂ© ma commande, livraison prĂ©vue pour le 11 fĂ©vrier. C’Ă©tait parfait. J’Ă©tais trop contente de pouvoir recommencer Ă  passer des soirĂ©es devant Plaza et les Marseillais.

Le 11 fĂ©vrier, je branche ma tĂ©lĂ© comme une grande mais aucun signal. Je dĂ©branche, re branche, dĂ©branche, re branche, appelle Papa, dĂ©branche, re branche, rappelle Papa, me fait traiter de courge (mdrrrr), lis la notice (oui, j’aurais dĂ» le faire avant), dĂ©branche, re branche puis j’abandonne, voyant bien que ça mĂšne Ă  rien.

Le lendemain je dĂ©cide de tester ma tĂ©lĂ© chez le voisin, prise d’un Ă©lan d’intelligence et d’une folle envie de prouver Ă  papa que « c’est pas ma faute, ça marche pas j’te dis » et lĂ  la tĂ©lĂ© s’allume, trouve les chaines, et me propose mĂȘme de me connecter en wifi avec mon ordinateur : WOUAAAAAAA LA TECHNOLOGIE, C’EST INCROYABLE. Le problĂšme est que chez moi ben ça marchait toujours pas quoi.

Mon pĂšre me dit que c’est peut-ĂȘtre dĂ» au cĂąble de je ne sais quoi. Je vais donc Ă  la FNAC acheter un cĂąble de je ne sais quoi mais toujours rien : cette foutue tĂ©lĂ© ne trouve pas les chaines dans ma demeure.

Mon voisin m’aime bien hein, mais pas assez pour me laisser squatter son canapĂ© (on n’avait pas de canapĂ©) tous les soirs pour regarder la tĂ©lĂ© donc je devais trouver une solution.

Je me dis : si c’est pas le cĂąble, si c’est pas la tĂ©lĂ©, c’est forcĂ©ment la prise nan ? Ben si.

Je contacte donc ma gestionnaire de rĂ©sidence et lui dis de bien vouloir changer la prise (et lui rappelle en mĂȘme temps qu’elle doit changer mon installation Ă©lectrique dans la cuisine car je vis dans le noir depuis deux mois, passons). Elle vient vĂ©rifier, constate que ça ne marche pas (comment ça c’est pas pour le fun que j’ai demandĂ© Ă  ce que ma prise soit changĂ©e alors qu’elle marche trop bien ?) et me dis que tout sera fait « au plus vite ». Ah ben ils ont la mĂȘme conception du « au plus vite » que LES C A N E B I E R S (oui, c’Ă©tait eux dans mon prĂ©cĂ©dent article). :)))

J’attends sagement, me faisant Ă  l’idĂ©e de ne pouvoir utiliser que mon ordinateur pour regarder Crimes et autres Ă©missions intellectuelles. Sauf qu’au bout de plusieurs semaines, le temps commence Ă  devenir long (surtout que, pour rappel, ils n’ont pas non plus rĂ©parĂ© mon Ă©lectricitĂ© dans la cuisine mdr).

Le 11 mars 2020 ils viennent enfin changer ma prise et comme par magie ma tĂ©lĂ© fonctionne enfin. Incroyable, je me vois dĂ©jĂ  manger des plateaux tĂ©lĂ© devant ………. ben ……. la tĂ©lĂ© jusqu’Ă  mon dĂ©mĂ©nagement en juillet prochain. Mdr.

Qui se rappelle ce qu’il s’est passĂ© le 12 mars 2020 ? Macron a annoncĂ© la fermeture des Ă©coles, ce qui signifiait que j’allais rentrer chez papa et maman et j’avais dĂ©jĂ  assez de fringues Ă  ramener pour transporter ma tĂ©lĂ© avec moi. Puis de toute façon ça allait durer quoi… deux – trois semaines au pire donc je pourrais au moins en profiter Ă  mon retour. Si j’avais su.

Le 17 mars suivant, c’Ă©tait le dĂ©but du confinement. Ma tĂ©lĂ© se retrouvait bloquĂ©e Ă  100km et trois heures de route de chez moi mais c’est pas grave.

Le temps du dĂ©mĂ©nagement venu, j’en prends bien soin, la remets dans son petit carton et dĂ©couvre Ă  la toute fin du dĂ©mĂ©nagement que j’ai oubliĂ© de ranger la tĂ©lĂ©commande avec la tĂ©lĂ©, l’ayant laissĂ©e sur mon bureau que j’avais pas fini de ranger. Tant pis, la tĂ©lĂ© est au fond du camion donc je mettrai la tĂ©lĂ©commande dans le carton aprĂšs, en attendant mon prochain dĂ©mĂ©nagement.

Je me vois encore poser la tĂ©lĂ©commande dans une poubelle marron clair. Ma mĂšre aussi me vois poser la tĂ©lĂ©commande dans une poubelle marron clair. Elle et mon papa retournent sur Saint-Etienne avec le camion pendant que je reste Ă  Grenoble dans mon appartement (vide) pour une semaine de camping avec un ami. Si j’avais su que c’Ă©tait la derniĂšre fois que je voyais ma tĂ©lĂ©commande (et ma poubelle marron clair).

L’Ă©tĂ© passe et je bouge tellement partout que je n’ai mĂȘme pas le temps de me prĂ©occuper de ma tĂ©lĂ©, de toute façon j’en ai une autre dans ma chambre qui n’a pas bougĂ© (vous savez, celle censĂ©e ne pas fonctionner) donc je laisse la nouvelle dans sa boite, jusqu’au jour oĂč je dois faire mes cartons pour Paris, moment oĂč je me suis rendu compte que j’avais perdu ma tĂ©lĂ©commande, mdr.

Impossible de la retrouver et impossible de retrouver ma poubelle marron clair. On a cherchĂ© dans toute la maison, le garage, la cave, limite on a creusĂ© le terrain pour vĂ©rifier qu’elle n’y soit pas : elle est introuvable.

Ma mĂšre se rappelle bien l’avoir sortie du camion et rangĂ©e dans un endroit de la maison mais impossible de savoir oĂč. Impossible.

Je suis allĂ©e chez Darty acheter une tĂ©lĂ©commande universelle pour tenter de pouvoir un minimum utiliser cette tĂ©lĂ© qui a donc servi 24h (du 11 mars Ă  l’annonce de la fermeture des Ă©coles le lendemain) mais je n’ai jamais rĂ©ussi Ă  les connecter ensemble donc j’ai laissĂ© tomber.

Voici donc l’histoire de l’investissement le moins rentable de mon existence puisque j’ai pu l’utiliser ……. un jour.

PS : si vous avez des idĂ©es d’endroits oĂč une poubelle peut se cacher, balancez.

A+

Audrey

J’ai attendu trois mois mon maillot de bain

Amis Sudistes (ou tout simplement Parisiens voulant Ă©chapper Ă  votre quotidien en profitant d’une semaine de vacances Ă  la plage) : c’est pour vous.

Salut vous,

Mi-avril dernier j’ai dĂ©cidĂ© de claquer tous les sous qu’il me restait (on Ă©tait confinĂ© ce qui, avouons-le, aide bien Ă  faire des Ă©conomies) dans le maillot de bain de mes rĂȘves qui coute ……… *maman ferme les yeux* ……… 199 euros (je ne peux pas dire le nom de la marque mais c’est une marque de Saint-Tropez avec des personnages de Monopoly sur les maillots, vous aurez devinĂ©).

Je sais ce que vous allez vous dire : « mais pourquoi acheter ça alors que tu peux trouver un maillot de bain Ă  dix euros sur le marchĂ©? ». Je sais, mais je ne suis ni une fan de vĂȘtements de marque, ni une addict aux baskets qui coutent un bras. Les seules choses dans lesquelles j’accepte de mettre autant d’argent c’est les maillots de bain et les chapeaux : laissez-moi.

Bref, j’achĂšte enfin mon maillot de bain, tremblant en inscrivant mon numĂ©ro de carte bancaire (que j’ai dĂ» mettre deux fois car le premier paiement a Ă©tĂ© refusĂ©) (vis ma vie d’Ă©tudiante fauchĂ©e) et attends sagement mon petit maillot qui devrait arriver d’ici deux Ă  cinq jours (cf : leurs conditions gĂ©nĂ©rales de vente).

Je ne peux pas me faire livrer de colis chez moi car je vis en rĂ©sidence Ă©tudiante et ai un peu peur qu’il n’arrive jamais ou arrive chez quelqu’un d’autre qui en tombe amoureux et ne veuille pas me le rendre donc je l’ai fait livrer chez mon copain qui a eu la gentillesse d’accepter de faire relais colis le temps d’une semaine (merci ❀).

J’Ă©tais si mignonne et naĂŻve Ă  l’Ă©poque que j’avais passĂ© la commande de maniĂšre Ă  ce qu’elle arrive pile un jour oĂč il allait ĂȘtre en tĂ©lĂ©travail pour qu’il puisse rĂ©cupĂ©rer le carton et, si besoin, signer le bon de livraison. Si prĂ©voyante cette jeune fille… enfin je vous avoue que la suite, ben je l’avais pas trop prĂ©vue. Mais en rĂ©alitĂ©, qui sur cette Terre aurait pu la prĂ©voir ?

La semaine passe et je ne reçois toujours pas de mail me disant que ma commande a Ă©tĂ© prĂ©parĂ©e et envoyĂ©e. Je laisse le temps filer en me disant qu’eux aussi sont touchĂ©s par le confinement et attends la fin de celui-ci pour leur Ă©crire sur Instagram en mode « coucou euh ben j’ai toujours pas reçu ma commande euh que se passe t’il euh l’Ă©tĂ© arrive quoi ».

Ils gĂšrent plutĂŽt bien le truc : rĂ©ponse rapide, appels de personnes bossant lĂ -bas, enfin vraiment un service client au top. Je me voyais dĂ©jĂ  vanter leurs mĂ©rites ici et afficher mon summer body dans mon joli maillot rose (spoiler : je n’ai eu ni le summer body ni le joli maillot rose).

Les jours passent, ma patience s’Ă©puise. Un charmant mec qui bosse lĂ -bas (Patrick, big up) m’appelle et me dit qu’ils ont des problĂšmes donc que je ne recevrai pas ma commande tout de suite. A ce moment-lĂ  je comprends le « pas tout de suite » comme un « dans une semaine ou deux »… enfin bon, quand mĂȘme, c’est une (trĂšs) grande marque, ils vont ĂȘtre sĂ©rieux et honorer la commande. Mdr.

Une semaine ou deux aprĂšs je réécris Ă  Patrick en lui disant qu’il est mignon mais maintenant on est fin mai et mon maillot ben j’en ai besoin mi-juin pour le porter au week-end de promo Ă  Sentout donc qu’il va falloir se bouger les fesses parce que ces mĂȘmes fesses, j’ai pas envie que tout le monde puisse les voir.

AprĂšs moult nĂ©gociations, il dĂ©cide de m’envoyer un maillot de bain en attendant le mien (il est hideux, j’avais honte de le mettre au chĂąteau mais c’Ă©tait soit ça soit je me baladais Ă  poil et il y a eu assez de dramas pendant ce week-end pour pas que j’en rajoute) et me promets encore une fois que « mais non vous inquiĂ©tez surtout pas le maillot de bain arrive, j’ai eu l’usine en Chine (199 euros le maillot, usine en Chine, hein quoi ?), ils l’envoient dans la semaine donc vous le recevrez avant votre week-end de fin d’annĂ©e sans souci ». Il devait parler de mon week-end de fin d’annĂ©e du 31 dĂ©cembre prochain parce que je vous avoue que pour celui de fin d’annĂ©e scolaire, ben j’en ai pas vu la couleur.

Le temps passe, je me rends Ă  l’Ă©vidence : je n’aurai pas mon maillot pour le week-end Ă  Sentout mais je ne l’aurai probablement pas pour l’Ă©tĂ© non plus. Le temps continue de passer, je me rends encore plus Ă  l’Ă©vidence : je n’aurai pas mon maillot pour l’Ă©tĂ© mais je ne l’aurai probablement pas dans quinze ans non plus.

L’arnaque commence Ă  se profiler Ă  l’horizon et au-delĂ  d’avoir mis quasi deux cents euros dans un truc que je ne recevrai jamais, ma plus grande dĂ©ception est de me rendre compte de la rĂ©alitĂ© derriĂšre l’histoire de la marque que j’admirais tant.

Je harcÚle Patrick car je suis étudiante et ai beaucoup économisé pour me faire ce cadeau donc frÚre envoie le maillot là. Il me bloque. Je répÚte : il me BLOQUE.

Je commence Ă  paniquer et dĂ©cide Ă  ce moment-lĂ  de mĂȘler Capucine Ă  l’histoire en lui expliquant ce qu’il se passe depuis deux mois et demi maintenant. Au-delĂ  de son statut d’influenceuse, elle connait aussi trĂšs bien le fondateur donc pourra peut-ĂȘtre m’aider.

Elle l’appelle, il s’excuse et lui promets que mon maillot partira dans la semaine (on doit pas avoir le mĂȘme calendrier parce que leurs « dans la semaine » n’arrivent jamais dans MA semaine). J’attends. J’attends. J’ATTENDS. Toujours rien.

J’appelle Patrick qui avait oubliĂ© de me bloquer sur WhatsApp et lui demande un remboursement. Faut pas pousser mĂ©mĂ© dans les orties, on Ă©tait dĂ©jĂ  en juillet. Il me dit que c’est impossible bla-bla (le droit de la consommation qui impose un remboursement aprĂšs quinze jours de retard c’est pas pour eux). Capucine le demande au fondateur qui dit qu’il va faire un virement et va mĂȘme jusqu’Ă  me demander mon RIB pour appuyer sa promesse.

J’attends le virement, un jour, deux jours, trois jours, dix jours. Toujours rien. Je veux bien que les banques ne soient pas trĂšs efficaces, surtout en plein Ă©tĂ©, mais faut pas pousser.

Il y a deux semaines je me dĂ©cide Ă  Ă©crire Ă  Patrick en lui disant que c’est bon j’en ai marre, je veux un maillot de bain donc qu’il m’envoie toutes les couleurs qu’il a en stock pour que j’en choisisse une autre. Il me dit pas de soucis, je choisis le bleu, il m’envoie le bleu, je porte le bleu, je tombe amoureuse du bleu et mon copain qui n’aime pas le rose bĂ©nit ce retard qui m’a fait changer d’avis.

Tout finit donc bien mais ATTENTION : sans l’appui de Capucine je n’aurais absolument jamais eu mon maillot, c’est une certitude. Ne commandez pas, jamais. Allez en boutique, vous serez surs de l’avoir Ă  temps au moins… voire de l’avoir tout court.

En revanche, les maillots de bain sont absolument incroyables, les couleurs magnifiques (mĂȘme le bleu) et Patrick Ă©tait, au final, hyper gentil.

Bises,

Audrey

DEVINEZ QUI S’EST FAIT VACCINER (moi)

Les gars : je me suis fait vacciner.

« MAIS NAN? »

MAIS SI (et tout ne s’est pas passĂ© comme prĂ©vu)

Helloooo,

Je sais, beaucoup d’entre vous vont se dire « mais mais mais, t’avais pas dit que tu te ferais pas vacciner ? ». Ben si, mais y a que les cons qui changent pas d’avis, et cette fois-ci j’ai dĂ©cidĂ© de ne pas l’ĂȘtre.

POURQUOI JE ME SUIS FAIT VACCINER ?

Je suis anti mĂ©dicaments, je n’en prends que quand je suis au bord de la mort (et que mon alarme sonne chaque soir Ă  20h pour me rappeler de prendre celui pour mon Ă©pilepsie) et je maudis cette Ă©poque de ma vie oĂč j’en avalais un au moindre mal de tĂȘte. Je ne fais que les vaccins obligatoires et n’ai donc pas fait celui contre l’hĂ©patite ou contre le cancer du col de l’utĂ©rus. J’avais donc, en suivant ma logique de l’Ă©poque, dĂ©cidĂ© que je ne me ferais pas vacciner parce que flemme et puis bon tous les autres allaient le faire donc pourquoi le faire aussi ?

Je vous avoue qu’au tout dĂ©but de la pandĂ©mie, il y a plus d’un an dĂ©jĂ , je ne me rendais pas vraiment compte du cĂŽtĂ© critique de la situation. Je me rappelle trĂšs bien du jour oĂč mon pĂšre est venu me chercher Ă  la gare juste avant le dĂ©but du premier confinement et oĂč j’ai vu dans son regard que lui qui n’Ă©tait jamais inquiet en temps normal l’Ă©tait devenu dans ce cas particulier. Il m’a mĂȘme rĂ©pondu « j’espĂšre surtout qu’on ressortira sans mort dans la famille » quand je lui ai dit « j’espĂšre qu’on sortira vite du confinement ». Mais bon, je me disais que les mĂ©dias exagĂ©raient et que tout irait mieux d’ici quelques semaines. LOL.

Le temps est passĂ©, l’espoir d’une vie normale aprĂšs le premier confinement s’est envolĂ© et la situation a continuĂ© de s’aggraver. Le premier confinement m’a arrangĂ©e car j’ai pu me reposer, Ă©viter de devoir me dĂ©placer dans toute la France pour les entretiens de Master et pas eu besoin d’apprendre par coeur mes quinze matiĂšres du deuxiĂšme semestre de Master 1 puisqu’on a eu nos partiels en ligne. Le problĂšme est qu’un confinement c’Ă©tait fun, deux c’Ă©tait chiant, trois c’Ă©tait insupportable.

PREMIERE DOSE

J’ai fait ma premiĂšre dose le 8 juin (retenez cette info pour la suite). A l’Ă©poque, le rush des vaccinations avait cessĂ© et j’avais pu, sans difficultĂ©, trouver un rendez-vous et mĂȘme choisir mon horaire et le lieu.

Je ne sais plus pourquoi (sĂ»rement parce que c’Ă©tait Ă  cĂŽtĂ© de mon Ă©cole et qu’on voyait la Tour Eiffel depuis le centre -oui, ma passion pour ce monument est toujours intacte) mais j’ai choisi d’aller dans le centre du XVe arrondissement, Ă  quarante minutes de chez moi (qu’est-ce qu’on ferait pas pour une tour en fer quand mĂȘme).

Meilleur choix de mon mois de juin : le centre Ă©tait incroyable, les gens super gentils, l’infirmiĂšre m’a mĂȘme pas fait mal pendant la piqure et a supportĂ© mes « madame j’ai la phobie des piqures svp me dites pas quand vous allez me piquer » « aĂŻe j’Ă©tais pas prĂȘte pourquoi vous m’avez pas prĂ©venue que j’allais ĂȘtre piquĂ©e » (ps : en vrai j’ai rien senti). Incroyable.

Je n’ai eu absolument aucun symptĂŽme post vaccination, je pouvais mĂȘme porter mon sac super lourd sur le bras oĂč j’avais Ă©tĂ© piquĂ©e. Un trĂšs bon souvenir, je mets cinq Ă©toiles sur Tripadvisor.

L’AVANT DEUXIEME DOSE

Il faut savoir pour ceux qui ne sont pas vaccinĂ©s que Doctolib propose des dates de rendez-vous pour la deuxiĂšme dose Ă  l’instant mĂȘme oĂč on prend rendez-vous pour la premiĂšre. J’avais donc choisi je ne sais plus quel jour (mardi 20 donc demain, je crois) en sachant que je serais sĂ»rement obligĂ©e de le modifier en fonction de mes jours de tĂ©lĂ©travail (je prĂ©fĂ©rais faire le vaccin un jour oĂč j’Ă©tais en tĂ©lĂ©travail le lendemain pour pouvoir travailler au chaud dans un gros plaid, au cas oĂč).

La semaine derniĂšre j’ai enfin posĂ© mes jours de prĂ©sentiel (je choisis plus ou moins, enfin sur le papier je choisis mais dans les faits je prĂ©fĂšre venir quand ma responsable est prĂ©sente, c’est plus confortable pour moi de pouvoir l’appeler Ă  la rescousse au moindre problĂšme) et dĂ©cide donc de dĂ©caler mon rendez-vous au lendemain, mercredi prochain donc. Quelle erreur, mais quelle erreur.

Samedi soir je bois un verre avec un ami qui est (beaucoup) plus ùgé que moi (sorry à toi qui liras sûrement ça). Je ne sais plus comment on en est venu à parler de vaccin mais on en est venu à parler de vaccin et je ne sais plus comment on en est venu à parler du délai entre les deux doses de vaccin, mais on en est venu à parler de délai entre les deux doses. Et là, je me suis rendu compte que si je me faisais vacciner mercredi je serais à 44 jours entre les deux doses.

Et lĂ , panique Ă  bord. Les sources internet Ă©taient contradictoires : certaines disaient que le dĂ©lai devait ĂȘtre de 42 jours maximum, d’autres de 49. J’ai commencĂ© Ă  imaginer plein de scenarii : allais-je devoir refaire les deux doses ? Ou allais-je ĂȘtre interdite de vaccin Ă  vie et devoir payer un demi salaire tous les deux jours pour des tests PCR Ă  partir de septembre ?

Crise de panique is coming : j’appelle tous mes amis susceptibles de savoir le dĂ©lai exact mais personne ne sait de maniĂšre certaine. On court (non en vrai on a marchĂ©, faut pas abuser) pour aller dans une pharmacie se renseigner. Ouf : ça semble ĂȘtre 49 jours exceptionnellement cet Ă©tĂ© mais n’Ă©tant tout de mĂȘme pas 100% rassurĂ©e, j’ai passĂ© la soirĂ©e Ă  stresser avant de pouvoir enfin dĂ©caler mon rendez-vous Ă  hier aprĂšs-midi grĂące Ă  une annulation (merci).

LE PENDANT DEUXIEME DOSE

Je suis donc allée toute pimpante me faire vacciner hier aprÚs-midi.

J’Ă©tais un peu stressĂ©e car mon copain y Ă©tait allĂ© Ă  La DĂ©fense la semaine derniĂšre et il avait dĂ» attendre 2h30 debout dehors donc bof motivĂ©e pour passer mon aprem Ă  faire ça mais bon tout s’est bien passĂ©.

J’ai Ă©tĂ© prise Ă  16h01 alors que j’avais rendez-vous Ă  16h20. J’ai assez rapidement pu voir le mĂ©decin qui explique les possibles effets secondaires et vĂ©rifie notre consentement (et qui m’a dit « bon courage » quand j’ai dit qu’aujourd’hui j’Ă©tais en prĂ©sentiel au boulot), puis j’ai attendu quelques minutes avant de me faire vacciner et lĂ  aĂŻe j’ai douillĂ© alors qu’Ă  la premiĂšre dose pas du tout. En fait j’ai senti le produit descendre dans mon muscle et j’ai eu 2-3 minutes de douleur intense (j’exagĂšre, j’avais un peu mal au bras quoi) par la suite mais ça a disparu d’un coup.

L’APRES DEUXIEME DOSE

On m’avait conseillĂ© de prendre un Doliprane juste avant de se faire vacciner mais boulette comme je suis j’avais Ă©videmment oubliĂ© donc j’en ai pris un en rentrant chez moi (petit rappel : je vis Ă  40 minutes de mĂ©tro du lieu de vaccination et il y a 15 minutes d’attente dans le centre aprĂšs la piqure pour vĂ©rifier qu’on meure pas tout de suite sinon ils sont responsables, je l’ai donc pris une heure aprĂšs quoi).

Je n’ai eu AUCUN effet secondaire (pour le moment, le mĂ©decin a dit que ça pouvait arriver trois jours aprĂšs). Un peu mal au bras deux minutes cette nuit et comme des courbatures au rĂ©veil le temps de m’Ă©tirer mais sinon rien d’autre du tout. J’updaterai si ça Ă©volue (croisez les doigts pour que ça ne soit pas le cas).

Mes parents se sont fait vacciner hier aussi et Ă  part ma mĂšre qui a des courbatures au bras, ils n’ont rien.

Soyez donc rassurés (et allez vous faire vacciner).

Bises bises,

Audrey