25 ans et Bilan 2022 âœšđŸŽ‚

Hey,

En ce 3 janvier 2023, jour de mon passage au quart de siĂšcle, je me sens un peu dans l’obligation de suivre cette tradition mise en place depuis quelques annĂ©es, Ă  savoir faire un bilan de l’annĂ©e qui vient de s’écouler.

2022 a Ă©tĂ© particuliĂšre pour moi, Ă  la fois l’annĂ©e la plus heureuse de ma vie mais la plus compliquĂ©e aussi. Entre maladies, succĂšs professionnels et sportifs mais aussi Ă©checs personnels, cette annĂ©e gardera Ă©ternellement une saveur particuliĂšre pour moi.

🌾 JANVIER

L’annĂ©e a bien commencĂ© avec un vaccin covid Ă  peine avait-elle dĂ©butĂ© et un lissage brĂ©silien qui jusqu’Ă  aujourd’hui reste pour moi l’un des plus ratĂ©s. Ce dĂ©but de l’annĂ©e a aussi Ă©tĂ© rythmĂ© par ma derniĂšre rentrĂ©e studieuse avec une bonne petite semaine de partiels. Je pensais que toutes les autres rentrĂ©es ne pourraient qu’ĂȘtre meilleures (spoiler : j’ai passĂ© celle de cette annĂ©e malade comme un chien avec une grippe qui m’a terrassĂ©e du 24 dĂ©cembre Ă  hier, au top).

Heureusement pour moi, ce dĂ©but d’annĂ©e ne prĂ©sageait en rien ce qui allait se passer par la suite.

Mi-janvier a Ă©tĂ© pour moi l’occasion de battre deux fois mon record sur un 5km mais aussi d’avoir une premiĂšre discussion avec mes chefs sur l’issue que l’on donnerait Ă  ces deux ans d’alternance passĂ©s chez eux.

Je crois que j’en avais dĂ©jĂ  parlĂ© mais rien ne me tenait plus Ă  coeur que de continuer Ă  Ă©voluer dans la structure dans laquelle j’Ă©tais et dans laquelle je me sentais mieux que nulle part ailleurs. Pouvoir en parler avec mon grand chef et comprendre que me garder Ă©tait Ă©galement une option plus qu’envisageable de leur cĂŽtĂ© m’a donc ravie.

đŸŒŒ FEVRIER

Au cours d’un sĂ©jour professionnel / scolaire Ă  Deauville, j’ai pu exprimer plus officiellement Ă  toute mon Ă©quipe que je voulais rester. J’ai eu le droit Ă  une proposition officieuse le jour de la Saint-Valentin (Alex, va falloir y aller pour faire meilleur cadeau cette annĂ©e) puis une proposition officielle le 1er mars, rĂ©alisant ainsi un de mes plus grands objectifs de 2022.

🌾 MARS

Mars reste l’un des plus beaux mois de cette annĂ©e pour moi. Outre l’adoption de ma deuxiĂšme petite lapine d’abord prĂ©nommĂ©e Chapline car on trouvait ça rigolo alors que notre premier lapin s’appelait Charlie puis renommĂ©e Eden quand on s’est rendu compte qu’en fait c’Ă©tait pas si marrant que ça, mars est surtout le mois de la rĂ©alisation de ce qui Ă©tait Ă  cette Ă©poque mon objectif sportif de l’annĂ©e : le semi-marathon de Paris. Je ne sais pas ce qui Ă©tait le plus beau pour moi entre aller au bout de moi-mĂȘme ou ĂȘtre rĂ©compensĂ©e la semaine suivante par un excellent couscous chez papy et mamie (merci encore si vous passez par lĂ  <3).

Mars Ă©tait aussi le mois de ma deuxiĂšme course officielle, un 10km avec mes collĂšgues de travail et une petite (Ă©norme) blessure qui m’a handicapĂ©e pendant plusieurs semaines, aka le syndrome de l’essuie-glace (pire truc du monde mdr).

Enfin, mars a Ă©tĂ© le mois oĂč mon copain et moi on a appris qu’on allait emmĂ©nager ensemble dans un merveilleux appartement (qui Ă  l’Ă©poque ne l’Ă©tait pas). Oublions l’Ă©tat du HLM quand on est arrivĂ© et concentrons-nous sur le petit palace en quoi on l’a aujourd’hui transformĂ©.

đŸŒŒ AVRIL

En avril on est parti Ă  Venise. C’Ă©tait mon cadeau d’anniversaire de la part de mon copain, un merveilleux cadeau, notamment la partie trajet en avion dont je garde un superbe souvenir (et un petit goĂ»t de vomi dans la gorge).

C’est Ă©galement en avril que nous avons fait l’état des lieux de l’appartement dans lequel on vit actuellement et que je me suis enfin dĂ©cidĂ©e Ă  aller chez le podologue pour soigner mon syndrome de l’essuie-glace qui me suivait depuis presque un mois (ndlr : les semelles ça change vraiment la vie). Pour fĂȘter cela dignement, j’ai aussi pu profiter d’un dĂ©licieux repas sur un bateau mouche offert par Alex (le rĂȘve de toute petite provinciale qui se respecte, ex ĂŠquo avec acheter un appart vue sur la Tour Eiffel mais ça on en parlera plus tard).

Enfin, en avril a débuté notre voyage de promotion de dix jours en Italie. Au programme : Vatican (deux fois, parce que quand on aime on ne compte pas), Rome, Naples, Capri, Positano, Vésuve, Pompéi, bref que des endroits instagrammables, en somme.

🌾 MAI

J’ai profitĂ© de ce mois de mai sans lapins (ils Ă©taient chez mes parents comme on voyageait beaucoup) pour garder Queenie, le chihuahua (qui n’a rien d’un chihuahua) de Capu. Sa petite tĂȘte dĂ©primĂ©e quand il me voyait partir Ă  l’école le samedi matin (oui, j’avais cours tous les samedis matin
) Ă©tait le parfait reflet de mon Ă©tat intĂ©rieur face Ă  cette dĂ©cision de faire un nouveau DU Ă  cĂŽtĂ© de mon Master.

En mai on a Ă©galement passĂ© une semaine en GrĂšce, magnifique cadeau offert par mes beaux-parents pour NoĂ«l dernier. A peine eu le temps de revenir sur les terres parisiennes que l’on Ă©tait dĂ©jĂ  ramenĂ©s Ă  la rĂ©alitĂ© : LE DEMENAGEMENT. Heureusement que j’ai des parents trop cool qui sont venus nous aider, parce que mĂȘme Ă  quatre c’était pas de tout repos. On a dĂ©couvert que j’avais rĂ©ussi l’exploit d’entasser dans un 18m2 plus de choses qu’il n’en rentre dans notre actuel 50m2. Un exploit.

đŸŒŒ JUIN

Juin a été un mois de chamboulements intenses et de remise en question permanentes.

Le mois a commencĂ© par le 10Km de Paris organisĂ© par ADIDAS. C’était ma troisiĂšme course officielle et mes kilomĂštres officieux me permettaient de l’apprĂ©hender sereinement. Et pourtant… A peine arrivĂ©e Ă  la moitiĂ© de la course, mon cƓur s’est emballĂ© plus que la normale et je me suis retrouvĂ©e Ă  devoir m’arrĂȘter et finir en marchant, remplie d’incomprĂ©hension et de rage.

Un rendez-vous chez le cardiologue cinq jours aprĂšs plus tard, j’apprenais lors d’une prise de sang que mon taux de TSH (indiquant la maladie de Basedow) Ă©tait vraiment pas bon. Ces soucis de thyroĂŻde causeront mon abandon avant mĂȘme de me lancer sur les 15km de la Course royale de Versailles le 19 juin. Je n’avais Ă  ce moment-lĂ  toujours aucun diagnostic.

Juin a Ă©galement Ă©tĂ© un mois de rĂ©ussite professionnelle. Mon entreprise me conviait Ă  de plus en plus de cocktails ou rendez-vous professionnels ce qui Ă©panouissait Ă©normĂ©ment la petite Ă©tudiante que j’étais encore, le plus improbable lĂ -dedans Ă©tant tout de mĂȘme ma participation au tournoi de foot inter compagnies le 14 juin (on a fini derniers… mais on a participĂ©).

Enfin, une petite aprĂšs-midi massage, hammam et gommage du corps a conclu ce mois de juin, Ă©galement rythmĂ© par le passage de mon examen final du DU d’Assas et le soulagement de voir ce truc fini. J’y ai passĂ© mes moments scolaires prĂ©fĂ©rĂ©s de toute ma vie, mais punaise, avoir cours le mercredi soir et le samedi matin c’est quelque chose quand mĂȘme.

🌾 JUILLET

Le 1er juillet j’ai passĂ© un Ă©lectroencĂ©phalogramme, le deuxiĂšme de ma courte vie (le premier ayant Ă©tĂ© fait aux urgences suite Ă  une crise d’épilepsie). Émettant quelques doutes quant au diagnostic posĂ© sur ma maladie (je pense que mes crises d’épilepsie sont davantage des crises d’angoisse qui devraient donc ĂȘtre traitĂ©es par le biais de visites chez le psy et non avec du Keppra), j’ai Ă©tĂ© plus que ravie que le rĂ©sultat de l’EEG le prouve : je n’ai aucune trace d’anomalie cĂ©rĂ©brale, que ce soit au repos ou rĂ©veillĂ©e.

Le 6 juillet avait lieu la soirĂ©e de fin d’études du master 2. J’avais peur que les Ă©tudes me manquent, je vous confirme que ce n’est pas du tout le cas mdr. C’est Ă©galement Ă  cette date que j’ai pu rencontrer Jean-Charles lors de son arrivĂ©e de l’Enduroman. Vraiment dans mon top 3 des meilleurs souvenirs de mon annĂ©e. 😱đŸ„č

Le 7 j’ai dit au revoir Ă  ma cheffe. C’est bien, en deux ans j’ai eu 4 chefs. Je commence Ă  me poser des questions
 C’était vraiment une dĂ©chirure pour moi, une responsable humaine et bienveillante comme je pensais ne jamais retrouver (alors que le futur confirmera que si). Mais bon, pas le temps de pleurer que j’Ă©tais dĂ©jĂ  consolĂ©e par mes six semaines et demie de congĂ©s, du 14 juillet au 22 aoĂ»t. Au programme, deux semaines chez papa maman, une au Cap d’Agde, quelques jours Ă  Nice et Ă  Cannes, une journĂ©e au Puy en Velay et trĂšs peu de repos au final.

đŸŒŒ AOÛT

Le 8 aoĂ»t j’ai passĂ© une Ă©chographie thyroĂŻdienne pour Ă©carter la piste d’un cancer de la thyroĂŻde. MĂȘme si je savais qu’il y avait assez peu de risques que ce soit cela, l’attente de dĂ©but juillet Ă  dĂ©but aoĂ»t a Ă©tĂ© un calvaire pendant lequel je ne cessais de me toucher la gorge dans l’espoir de ne pas y sentir de boule.

Au final, une fois la thĂšse du cancer Ă©cartĂ©e, mon endocrinologue m’a bien diagnostiquĂ© la maladie de Basedow et prescrit le traitement correspondant. Ayant eu des soucis d’allergie au Lamictal, elle a dĂ©cidĂ© de me mettre sous Propylex et non sous le mĂ©dicament le plus courant donc je ne me souviens plus du nom. 6 comprimĂ©s trois fois par jour et une prise de sang par semaine pour contrĂŽler. Joie et bonheur. C’est atroce, tout simplement.

🌾 SEPTEMBRE

Septembre fut mouvementĂ©, mais rien par rapport Ă  ce que octobre allait ĂȘtre.

J’ai eu la chance de partir un week-end dans le sud avec mes grands-parents (merveilleux week-end pendant lequel on n’a pas eu d’eau chaude, mdr) et un autre week-end Ă  Saint Malo avec Alex, ce qui nous a donnĂ© une idĂ©e de course folle pour l’annĂ©e prochaine, mais chut.

J’ai Ă©galement au l’énorme privilĂšge de me faire enlever ma premiĂšre dent de sagesse de maniĂšre non prĂ©vue (faut que j’en fasse un article, mais j’attends que la plaie Ă©motionnelle cicatrise) le 12 septembre et de pouvoir montrer ce que je valais sur deux courses officielles : les 10km de La Parisienne et les 16km de la Paris-Versailles. Un bonheur pour la tĂȘte… un peu moins pour le corps.

Septembre a aussi Ă©tĂ© un mois axĂ© sur la rĂ©alisation de l’un de mes plus grands objectifs de 2022 : acheter un appartement. AprĂšs un rendez-vous avec ma banque pour fixer ma capacitĂ© d’emprunt, j’ai visitĂ© un appartement (pas du tout dans mon budget) et dĂ©cidĂ© dĂ©finitivement que j’allais acheter Ă  Lyon, ville oĂč je me voyais bien plus vivre qu’Ă  Paris. Mdr, si j’avais su.

Enfin, j’ai suivi mes premiers cours Ă  l’Ecole du Louvre, compris que ma neurologue ne voulait pas que j’arrĂȘte le keppra alors mĂȘme que l’électroencĂ©phalogramme Ă©tant bon et fait stĂ©riliser ma petite lapine pour qu’elle puisse vivre en libertĂ© avec Charlie mon mĂąle dĂ©jĂ  castrĂ©. Le dĂ©but de la fin.

đŸŒŒ OCTOBRE

Octobre, mon pire mois sans aucune hésitation possible.

J’ai commencĂ© le mois par la visite d’un appartement vers Paris alors que j’avais dĂ©cidĂ© 48h avant d’acheter Ă  Lyon mais gros coup de cƓur qui s’est confirmĂ© puisque je suis censĂ©e signer la vente dans un mois. :))) Ce mois avait donc du potentiel. Mais tout s’est effondrĂ© le 4 octobre.

Lors de la visite de contrĂŽle post stĂ©rilisation, la vĂ©tĂ©rinaire a dĂ©couvert que ma lapine avait eu un rein sectionnĂ© pendant l’opĂ©ration. S’en sont ensuivies des semaines de nuits blanches Ă  devoir la nourrir Ă  la pipette et lui donner de la morphine toutes les 6h, des opĂ©rations, de l’angoisse de la voir partir : un cauchemar. Jour et nuit.

MalgrĂ© tout, pour ne pas sombrer, il a fallu continuer Ă  vivre : les pots d’arrivĂ©e au boulot, les 20km de Paris pendant lesquels j’ai battu mon record, la remise des diplĂŽmes d’Assas au cours de laquelle j’ai appris que j’étais vice-major (đŸ„č), la Marseille-Cassis Ă  laquelle on n’a pas pu participer Ă  cause d’une grĂšve de trains (đŸ€Ą) et une nouvelle opĂ©ration des dents de sagesse pour clĂŽturer ce beau mois, le 31 octobre. J’avais mĂȘme plus besoin de me dĂ©guiser le soir pour aller voler des bonbons aux voisins.

🌾 NOVEMBRE

EnchaĂźnement logique de galĂšres qui n’allaient pas s’arrĂȘter aussi vite que le mois d’octobre, novembre a Ă©tĂ© l’occasion pour moi de penser avoir un souci de foie Ă  cause d’un de mes rĂ©sultats de prise de sang hebdomadaires. Pour ne pas risquer d’endommager encore plus mon foie dĂ©jĂ  abĂźmĂ©, j’ai donc dĂ» subir ma deuxiĂšme opĂ©ration des dents de sagesse sans aucun antidouleurs. Aucun.

Le 7 novembre, mon Ă©chographie abdominale avec le sosie de Jonathann Daval (j’étais pas sereine) a Ă©cartĂ© toute hypothĂšse de problĂšme de foie. Ca tombe bien, j’ai bien eu besoin de Doliprane pour l’extraction de ma troisiĂšme dent de sagesse le 21 novembre.

Le 12 novembre nous avons fĂȘtĂ© notre moisiversaire de couple Ă  la ChambĂ©rienne, un trail pour lequel je n’avais pas du tout le niveau mais que j’ai tout de mĂȘme terminĂ©. J’ai utilisĂ© mes derniĂšres forces sportives pour finir le semi marathon de Boulogne en 1h52. Un exploit pour la petite Moi qui ne courait pas il y a pas si longtemps de ça.

Enfin, novembre signait la vraie fin de ma vie de jeune adulte avec la signature du compromis de vente de l’appartement visitĂ© le 1er octobre et la cĂ©rĂ©monie de remise des diplĂŽmes de Dauphine.

đŸŒŒ DÉCEMBRE

Enfin, décembre. La lumiÚre au bout du tunnel.

J’ai obtenu mon prĂȘt (normalement tout est ok), fait la petite SaintĂ©Lyon et enchaĂźnĂ© par une seconde nuit blanche le mardi juste aprĂšs pour la soirĂ©e de mon boulot, je suis allĂ©e voir la comĂ©die musicale Peter Pan (et c’était trop cool) et me suis fait enlever une dent de sagesse, la derniĂšre. Pour notre plus grand bonheur, notre petite famille s’est Ă©galement agrandie avec l’arrivĂ©e d’un bĂ©bĂ© lapin prĂ©nommĂ© Abbie (jusqu’Ă  ce qu’on dĂ©couvre que c’est un mec, comme pour tous les autres qu’on a eus).

Bonne année.

See u,

Audrey

SaintĂ©Lyon : j’ai dĂ©testĂ©, mais je veux y retourner

Hello,

Le samedi 3 dĂ©cembre 2022 Ă©tait un grand jour pour moi. AprĂšs plusieurs annĂ©es Ă  rĂȘver de faire la SaintĂ©Lyon suite Ă  l’assistante d’un ami il y a quelques Ă©ditions, c’Ă©tait enfin Ă  mon tour de me frotter Ă  cette course mythique pour tout bon StĂ©phanois qui se respecte (et, actuellement, des choses dont on peut ĂȘtre fiers Ă  Saint-Etienne, il y en a peu...).

Bon, ma condition physique et mes exploits sur la ChambĂ©rienne un mois plus tĂŽt ne me permettaient pas de me lancer sur les trois plus grands formats (156, 78 et 44km), mais la « petite » de 24,5km (les « ,5 » sont importants) me faisait pas mal de l’oeil.

Nous voilĂ  donc inscrits : moi sur le format 24km, Alex sur celui de 78 (mdr). Et tout comme pour la ChambĂ©rienne, nous n’avons suivi aucune prĂ©pa spĂ©cifique. Au top. 🙂

1/ SNCF : mon (dés)amour

Etant des gens trĂšs organisĂ©s, on s’Ă©tait motivĂ© Ă  prendre nos billets de train bien en avance, histoire de ne pas ĂȘtre pris au dĂ©pourvu. J’avoue que l’on a mĂȘme un peu pris de haut le meilleur ami d’Alex qui n’a rĂ©servĂ© que quelques jours avant l’Ă©vĂ©nement et qui se retrouvait donc dans un train avec un horaire bidon (pendant le match)… Si on avait su.

Le lundi avant la course, contre toute attente, la SNCF nous a informĂ©s que notre cher petit train de l’aller sur lequel nous comptions fortement Ă©tait annulĂ© en raison d’un prĂ©avis de grĂšve.

Ni une, ni deux, voyant la galĂšre arriver quand tout le monde allait vouloir reprendre un billet dans les trains pas (encore?) supprimĂ©s, j’ai forcĂ© mon copain Ă  vite reprendre un billet pour ne pas se retrouver dans la mĂȘme situation que pour la Marseille-Cassis Ă  laquelle nous n’avions pas pu aller Ă  cause d’un problĂšme similaire. Et heureusement, parce que Ă  peine mon billet 2e classe pris, il n’en restait plus qu’un dans tout le train, en premiĂšre classe et au double du prix.

Pour la petite histoire, le meilleur ami d’Alex qu’on chambrait deux jours avant car il avait pris son billet au dernier moment n’a eu aucun souci d’annulation. Karma, vous dites ? KARMA.

2/ L’arrivĂ©e Ă  Lyon

Notre train arrivait Ă  Lyon le samedi Ă  14h. Le plan initial Ă©tait que j’aille dormir aprĂšs la course chez mon petit-frĂšre qui vit en banlieue lyonnaise. Le minimoys m’attendait donc gentiment Ă  la gare Ă  l’arrivĂ©e de mon train pour me filer son trousseau de quarante clĂ©s que j’allais devoir trimballer pendant toute la course pour ne pas prendre le risque de me le faire voler en le laissant en consigne. Merci, pas merci.

Une fois les clĂ©s rĂ©cupĂ©rĂ©es, on est parti acheter une pizza pour moi et des pĂątes pour Alex (qui, avouons-le, est visiblement un peu plus calĂ© que moi niveau besoins nutritionnels avant une course) (l’Histoire racontera que la pizza avant de courir c’Ă©tait vraiment pas une bonne idĂ©e) avant de retourner Ă  la gare chercher le meilleur ami d’Alex. Il Ă©tait 14h30, j’avais dĂ©jĂ  atteint mon objectif de pas de la journĂ©e.

Un petit tour Ă  Monoprix pour s’acheter de quoi manger pour le soir (j’ai pris une salade Sodebo, c’Ă©tait encore une fois la pire idĂ©e) et quelques amplettes Ă  Decathlon plus tard, nous voilĂ  sur la route pour rejoindre la Halle Tony Garnier, lieu du dĂ©but de notre galĂšre.

3/ La Halle Tony Garnier

Immense salle de concert transformĂ©e chaque annĂ©e Ă  la mĂȘme date en un lieu de retrait des dossards / attente avant le dĂ©part / arrivĂ©e des coureurs de la SaintĂ©Lyon, la Halle Tony Garnier gardera, Ă  jamais, une place particuliĂšre dans mon coeur.

Tout a commencĂ© avec le retrait de nos dossards, presque aussi interminable que la course en elle-mĂȘme, avec des gens qui ne respectaient pas du tout leur crĂ©neau de retrait (nous) et qui grattaient des places dans les files d’attente sans s’en rendre compte (encore nous ! 🙂 ).

Une fois le dossard rĂ©cupĂ©rĂ©, encore fallait-il survivre Ă  la tentation des 40 stands prĂ©sents sur le salon. Une petite photo souvenir sous l’arche et hop, me voilĂ  en train de dire au revoir Ă  l’amour de ma vie, parfaitement consciente des risques inhĂ©rents Ă  cette course mais croyant assez en lui pour le pousser Ă  y aller.

17h : la navette dans laquelle Alex est part pour Saint-Etienne, lieu de dĂ©part de sa course. Quant Ă  la mienne, elle est prĂ©vue pour 21h. Je comprends donc trĂšs vite que je vais devoir attendre quatre heures seule Ă  la Halle. Il va falloir s’occuper …

Je prends le temps de me changer, d’aller trois fois aux toilettes (pour une fois qu’il n’y a pas deux heures de queue pour celles des femmes…), puis je m’assieds dans les gradins et attends sagement que le temps passe en mangeant ma pauvre salade Sodebo (la suite prouvera que c’Ă©tait vraiment pas une bonne idĂ©e).

Une fois dans ma navette, 25 minutes de route nous sĂ©paraient de Soucieu en Jarrest, lieu de dĂ©part de ma course. J’ai donc rapidement compris que le retour Ă  pied allait ĂȘtre vraaaaiment compliquĂ©.

4/ L’avant dĂ©part

J’ai eu la chance de monter dans une des toutes premiĂšres navettes Ă  partir et donc Ă  arriver, me garantissant ainsi une place assise pour reposer mes petites pattes avant la course qui nous attendait.

Le truc merveilleux dans le trail c’est que tout le monde court ensemble, peu importe le niveau. Je me suis donc retrouvĂ©e assise Ă  dix mĂštres de mon idole du trail qui allait devenir la future gagnante de la course, 2h plus tard (petit spoiler : j’ai mis 3h10 mdr).

Il y a une tradition Ă  laquelle je ne peux pas Ă©chapper, c’est la pause pipi juste avant le dĂ©part d’une course. Si sur certaines courses c’est bien organisĂ©, avec une attente raisonnable (comme la Parisienne, course de femmes et organisĂ©e par des femmes) (tout s’explique), sur d’autres (comme la Paris-Versailles, pour ne pas la nommer), le temps d’attente est ahurissant.

Pour la SaintĂ©Lyon, des toilettes Ă©phĂ©mĂšres avaient Ă©tĂ© installĂ©es Ă  l’extĂ©rieur du gymnase. Ma motivation pour quitter ma place assise et partir me geler les fesses dans la file d’attente dont je ne connaissais pas la taille Ă©tait proche de zĂ©ro, Ă  tel point que j’avais mĂȘme fini par m’aautoconvaincre que j’en avais pas si envie et que bon, 3h de course sans pouvoir y aller c’Ă©tait pas si long que ça au final (si).

Dans un Ă©clair de luciditĂ©, j’ai quand mĂȘme fini par y aller. La queue Ă©tait bien plus raisonnable que je ne l’avais imaginĂ©e et aprĂšs 15-20 minutes d’attente, me voilĂ  donc avec une vessie vide et une forte envie d’en dĂ©coudre et de venir Ă  bout de ces 24,5km (Ă  ce moment-lĂ , je pensais qu’il n’y en avait que 23 mdr).

5/ Le départ

Le lieu de départ de la course était à environ 1km du gymnase. En extérieur.

AprĂšs une bonne demie heure d’attente, le dĂ©part est annoncĂ© pour dix minutes plus tard. Le stress commence Ă  monter avant de me lancer sur ce qui allait ĂȘtre ma plus longue distance jamais parcourue. Finalement, on nous prĂ©vient qu’en raison d’un trop grand nombre de coureurs, le dĂ©part se fera en deux fois. Bien Ă©videmment, la ligne de sĂ©paration s’arrĂȘte juste devant moi. Point positif : j’allais vivre un de mes premiers dĂ©parts en Ă©tant juste sous l’arche publicitaire. Point nĂ©gatif : mon temps de sommeil avant l’arrivĂ©e d’Alex Ă©tait comptĂ© et s’en trouvait donc diminuĂ©.

23h10 : le dĂ©part est donnĂ©. Le monde sur le bord de la route est hallucinant au vu de l’horaire. Le chemin n’est pas du tout adaptĂ© Ă  mes chaussures de trail qui commencent Ă  me faire mal mais bon, pas le moment d’abandonner alors que l’on vient tout juste de commencer.

Je m’Ă©tais lancĂ© un dĂ©fi : ne pas m’arrĂȘter hormis dans les montĂ©es trĂšs difficiles. Mdr. AprĂšs deux kilomĂštres de course, je vois un TAS (littĂ©ralement) de frontales arrĂȘtĂ©es Ă  200 mĂštres de moi). Je devine sans mal (ou du moins espĂšre trĂšs fort) qu’il reste des ĂȘtres humains sous ces frontales et me demande donc ce qu’ils font tous Ă  l’arrĂȘt alors que l’on vient de commencer et que MEME MOI je n’ai pas encore de point de cĂŽtĂ©.

Je m’approche et dĂ©couvre que tous ces gens sont en rĂ©alitĂ© arrĂȘtĂ©s car il y a un Ă©norme trou (que dis-je, une piscine municipale) de deux mĂštres de longueur et au moins dix mĂštres de profondeur (au moins). On attend tous qu’un courageux veuille bien sauter en premier pour nous prouver que c’est possible. La mĂȘme histoire se reproduira cinq fois sur le tracĂ©. On a beau avoir Ă©chappĂ© Ă  la neige, on n’a rien pu faire pour la pluie.

6/ Ravitaillement

Le parcours du 23km comportait un seul ravitaillement, aux alentours du 12e km. Etant donnĂ© mon Ă©tat Ă  l’arrivĂ©e de ce ravitaillement et les 12km que je venais de passer Ă  baver devant ce que j’allais manger, j’ai dĂ©cidĂ© de faire une vraie pause rĂ©confortante Ă  base de (plein de) verres de coca et….. d’un chocolat chaud. Et lĂ , c’est le drame.

Tout le monde sait qu’il ne faut pas boire de lait avant une course, tout le monde me l’avait dit, je le savais. Mais mon cerveau n’avait pas imprimĂ© qu’en prendre un pendant la course ben c’Ă©tait encore pire.

Je suis repartie avec un mal de vide de l’enfer et les larmes aux yeux en voyant le panneau « 12km » restants. Nous voilĂ  donc repartis pour 12 bornes Ă  se tenir le bide et Ă  maudire ces deux gorgĂ©es de chocolat chaud avalĂ©es.

Le temps est long, la pluie fait son grand retour et de plus en plus de personnes marchent sur le bord de la route. J’en fais bien Ă©videmment partie.

7/ L’arrivĂ©e

Les kilomĂštres sont interminables, je dĂ©teste cette course de toutes mes forces. Une Ă©norme montĂ©e se profile Ă  l’horizon. Je me mets Ă  pleurer presque autant que le ciel (ndlr : il y avait une tempĂȘte). Au loin, je vois l’immense pont qui annonce l’arrivĂ©e mais mes jambes craquent et je me retrouve Ă  marcher Ă  500 mĂštres de l’arche d’arrivĂ©e (la honte, heureusement que c’Ă©tait dans la nuit donc que personne ne voyait).

Un mec fou me double Ă  toute vitesse. Je me dis qu’il est bizarre, qu’on en est dĂ©jĂ  Ă  3h de course donc aucune chance qu’il gagne alors pourquoi tout donner comme ça. Une fois arrivĂ©e je comprendrais qu’en rĂ©alitĂ© c’Ă©tait le vainqueur du format 44km. :))))

L’arrivĂ©e pour moi Ă©tait un peu dĂ©cevante, j’Ă©tais tellement fatiguĂ©e que je n’ai mĂȘme pas pu profiter du moment. A peine ma mĂ©daille rĂ©cupĂ©rĂ©e que je rejoignais dĂ©jĂ  mes parents (pas trĂšs contents du monde qu’il y avait dans la rue et des embouteillages Ă  2h du mat mdrrr) pour rentrer dormir quelques minutes Ă  Saint-Etienne avant de revenir chercher Alex le lendemain matin.

8/ Le bilan

Je me suis rĂ©pĂ©tĂ©e pendant toute la course que plus jamais on ne me verrait sur ce tracĂ©, alors que dĂšs le lendemain je savais que je voudrais faire les plus grands formats. J’ai passĂ© une course atroce, les conditions mĂ©tĂ©orologiques, la nuit, le froid, les gens, la boue, le dĂ©nivelĂ©, le mois, l’hiver, tout est compliquĂ© mais Dieu seul sait Ă  quel point c’est une des seules courses qui me fait rĂȘver.

J’ai eu le temps de rĂ©flĂ©chir Ă  ma vie (bien bien bien), de me demander pourquoi je faisais ça (plusieurs fois), de ne pas trouver de rĂ©ponse mais d’ĂȘtre certaine au plus profond de mon coeur que c’Ă©tait la seule chose qui me faisait vraiment vibrer.

See U l’annĂ©e prochaine la SaintĂ©Lyon pour le format 44km.

Bonne journée,

Audrey

Trail La Chambérienne

Hello,

Vous aussi vous avez des rĂȘves fous mais vous ne vous pensez pas assez fou pour les rĂ©aliser ? Laissez-moi vous conter l’histoire de la petite Audrey, 0 pointĂ© au bac de sport, qui vient de rĂ©ussir son plus grand objectif sportif de l’annĂ©e 2022.

Tout a commencĂ© un soir d’aoĂ»t quand, prise d’un Ă©lan de folie, j’ai proposĂ© Ă  mon copain de nous inscrire au trail « La ChambĂ©rienne » qui aurait lieu dans la ville Ă©ponyme le 12 novembre 2022, jour de nos un an et cinq mois.

Les gens qui ne courent pas (moi il y a deux ans) ne comprendront pas Ă  quel point ce dĂ©fi Ă©tait fou et Ă  quel point la Moi qui avait dĂ©jĂ  couru six semi marathon sur route n’Ă©tait pas prĂȘte mentalement pour rĂ©aliser cet exploit.

L’AVANT COURSE

1° L’entrainement

Partie la plus longue en termes de durée (trois mois, mdr) mais la plus courte au niveau des choses à raconter tellement mon entrainement spécialisé trail pour cette course a été proche du néant.

Je vis Ă  Paris, ville avec approximativement zĂ©ro mĂštres de dĂ©nivelĂ© et 1% de chemins type forets pour 99% de bĂ©ton. Vous comprendrez donc rapidement que l’entrainement pour faire un trail s’est avĂ©rĂ© compliquĂ©.

Pourtant, tout avait bien été pensé : on commençait par la Paris-Versailles, une course sur route avec une énorme montée et plus de 200 mÚtres de dénivelés, puis on faisait les 20km et 350 mÚtres de dénivelé de la Marseille-Cassis pour apprivoiser délicatement le dénivelé et arriver plus sereinement à la Chambérienne. Oui, tout était prévu.

Le problĂšme est que l’on n’a pas pu aller Ă  la Marseille-Cassis au dernier moment en raison d’une petite lapine malade et donc que je me suis retrouvĂ©e Ă  passer, sans transition, d’une course familiale de 15km et 200m de dĂ©nivelĂ© remplie de petites mamies venues faire leur footing du dimanche Ă  un trail de 21,5km avec 950 mĂštres de dĂ©nivelĂ© entourĂ©e de gens dont le physique prouvait qu’ils pratiquaient le trail Ă  un niveau bien plus Ă©levĂ© que le mien.

2° L’Ă©quipement

En bonne coureuse de route que je suis, je n’avais que des chaussures ultra lĂ©gĂšres, sans amorti ni crampon. J’ai donc dĂ» investir dans des chaussures de trail qui, en plus d’ĂȘtre super moches, sont excessivement lourdes.

Une fois qu’on les avait achetĂ©es, il a fallu les tester ces chaussures. Et pour cela rien de mieux (si) que de faire 2h de route pour aller s’entrainer sur le Circuit des 25 Bosses, Ă  Fontainebleau.

3° Les 25 Bosses

Le Circuit des 25 Bosses c’est THE place to be pour tous les traileurs en devenir d’Ile de France. Au programme : montĂ©es et descentes Ă  n’en plus finir, Ă  tel point que l’espace d’un instant j’ai mĂȘme bĂ©ni la RATP d’exister pour me permettre de faire des dizaines de kilomĂštres chaque jour sans activer mes jambes.

Au moment oĂč on y est allĂ© j’Ă©tais dans une situation trĂšs dĂ©licate au niveau santĂ© : je dormais littĂ©ralement 12 Ă  15 heures par jour, j’Ă©tais malade quotidiennement, mon endocrinologue avait tentĂ© de diminuer mes mĂ©dicaments pour la thyroĂŻde (spoiler : ça n’a pas fonctionnĂ©) et mes derniĂšres analyses de sang Ă©taient catastrophiques. Ce n’Ă©tait donc pas le meilleur moment pour rĂ©aliser un dĂ©fi sportif de cette ampleur mais le temps Ă©tait comptĂ© avant la ChambĂ©rienne donc on a essayĂ©.

Les 25 Bosses c’est, comme leur nom l’indique, un circuit de 25 bosses et le principe c’est que quand tu en fais une, ben Ă  moins de faire demi-tour, tu es obligĂ© de faire les 24 autres.

En voyant la premiĂšre bosse et mon Ă©tat physique, j’ai dit Ă  mon copain que je ne le sentais vraiment pas. Ayant tout de mĂȘme fait une heure de route Ă  l’aller et sachant qu’on devait encore en faire une pour le retour, on s’est dit que c’Ă©tait trop dommage d’abandonner Ă  la premiĂšre bosse, donc on a tentĂ©. On a fait une bosse, deux bosses, trois bosses, quatre bosses puis j’ai dit stop et on a fait demi-tour. Tout cela ne prĂ©sageait donc rien de bon pour la ChambĂ©rienne qui Ă©tait quelques jours plus tard.

4° La valise

La liste de matériel imposée pour un trail diffÚre légÚrement (excessivement) de celle imposée pour un semi marathon sur route.

C’est ainsi que je me suis retrouvĂ©e Ă  devoir acheter une couverture de survie, un sifflet au cas oĂč je meure, un gobelet rĂ©utilisable … et.Ă  sortir de son carton la magnifique frontale offerte l’annĂ©e derniĂšre par mon copain qui avait l’espoir que je l’accompagne dans ses sorties longues du jeudi soir (ça a tenu un mois, mdr).

Qui dit frontale dit « piles de frontale », mais qui dit flemmarde dit « n’a jamais pris le temps d’acheter des piles de rechange ». Je suis donc partie Ă  une course nocturne dans la forĂȘt sans aucun Ă©clairage, en priant simplement pour que mes piles, lĂ  depuis un an, ne lĂąchent pas au milieu de la course. Et ça a fonctionnĂ©. 🙂

5° Le retrait des dossards

Contrairement aux grosses courses auxquelles j’ai l’habitude de participer, pour celle-ci, le retrait se faisait le jour mĂȘme, sur le lieu de dĂ©part.

Ce retrait fut l’occasion pour moi de repartir avec une Ă©norme bouteille de biĂšre (je ne bois pas, mais ceux qui le font ont dit qu’elle Ă©tait immonde) et de dĂ©couvrir que j’Ă©tais tellement au taquet, que j’Ă©tais la premiĂšre Ă  m’ĂȘtre inscrite de toute la course sur le format DUO. Car oui, nous l’avons faite en duo…

LA COURSE

Le dĂ©part de la course Ă©tait Ă  19h50. Nous avions pris un charmant AIRBNB dans le centre de ChambĂ©ry donc idĂ©alement placĂ© mais qui se trouvait Ă  2,5km du dĂ©part et de l’arrivĂ©e de la course.

AprĂšs donc 2,5km pour aller chercher les dossards, 2,5km pour rentrer et 2,5km pour y retourner Ă  19h, nous voilĂ  donc sur la ligne de dĂ©part, prĂȘts Ă  se lancer dans ce qui allait ĂȘtre l’Ă©preuve la plus compliquĂ©e que j’aie vĂ©cue dans ma petite vie (bientĂŽt 25 ans).

19h50 : le GO est donnĂ©. Me voilĂ  en train de courir au milieu de gens dont les mollets musclĂ©s sont les meilleurs tĂ©moins de l’Ă©cart de niveau entre le leur et le mien.

Le calvaire commence au 2e kilomĂštre (sur 21,4, ahahahahahahahha). Une Ă©norme montĂ©e d’escaliers que beaucoup redoutent me met un coup au moral. J’ai chaud (alors que j’avais peur de ne pas ĂȘtre assez habillĂ©e), m’arrĂȘte donc pour enlever mon impermĂ©able et vois tous les autres me doubler.

Je repars difficilement, Ă©teint la musique qui dĂ©filait dans mes oreilles comme lors de chaque course mais qui, pour une fois, ne m’apportait rien de positif et atteint difficilement le ravitaillement du 6e kilomĂštre. En arrivant sur ce ravitaillement, je reçois un Ă©norme coup de booster d’Ă©nergie et de motivation en entendant le bĂ©nĂ©vole (merci <3) me servir un verre de Coca Cola rempli de bulles. Et hop, c’est reparti.

Les kilomĂštres dĂ©filent difficilement. Je cours (si on peut appeler cela courir) Ă  une allure quasiment Ă©gale au double de mon allure de course habituelle. Certains passages ressemblent Ă  des tracĂ©s d’escalade tellement le dĂ©nivelĂ© est important et le terrain peu praticable mais hop, je ne peux pas lĂącher. De toute façon, pour revenir au point de dĂ©part il reste autant de kilomĂštres que pour aller Ă  l’arrivĂ©e donc pourquoi abandonner ?

Nous ne voyons personne Ă  l’horizon, ce qui laisse penser qu’on peut potentiellement rĂ©ussir l’exploit de finir derniers et les faibles barriĂšres horaires me font redouter de ne pas pouvoir terminer. Mais bref, pas le temps ni l’Ă©nergie suffisante pour rĂ©flĂ©chir, il faut dĂ©jĂ  y retourner.

ArrivĂ©s au ravitaillement du 10e kilomĂštre, je commence Ă  comprendre que j’ai peut-ĂȘtre un peu (beaucoup) surestimĂ© mes compĂ©tences de traileuse.

Les montĂ©es s’enchainent jusqu’Ă  n’en plus finir. LittĂ©ralement. Je ne sais pas si c’est mon cĂŽtĂ© marseillaise ou si j’ai vraiment vĂ©cu cela, mais j’ai eu l’impression de monter en continu pendant 40 minutes non stop. Et pas des petitesmontĂ©es, non non, de L’ESCALADE.

KilomĂštre 16, 3e et dernier ravitaillement de cette folle aventure. Je ne sais pas quelle heure il est, mais il est suffisamment tard pour avoir ratĂ© le prime de la Star Academy, et ça, ça me soule. Il y a vraiment des gens qui prĂ©fĂšrent courir 21 bornes plutĂŽt que regarder la Star Ac ? Et j’en fais vraiment partie ? Et en plus j’ai PAYE pour ça ? Que de folies !

On marche, on croise un homme blessĂ© avec les secours Ă  ses cĂŽtĂ©s. Les bĂ©nĂ©voles nous disent de ne pas aller trop vite pour ne pas glisser nous aussi. Ahaha, s’ils savaient, aucun risque pour nous d’ĂȘtre en excĂšs de vitesse lĂ …

Les derniers kilomĂštres sont un peu moins compliquĂ©s mais mon mental craque. On arrive au 21e kilomĂštre. Dans ma tĂȘte, je m’Ă©tais prĂ©parĂ©e Ă  courir la distance d’un semi marathon, soit 21,1km comme l’indiquait le rĂšglement de la course, mais gros choc : le 21e kilomĂštre ne laisse entrevoir aucune ligne d’arrivĂ©e. Vraiment AUCUNE.

L’histoire finira par dire qu’il y avait en rĂ©alitĂ© 21,5 kilomĂštres pour 950 mĂštres de dĂ©nivelĂ©. Les larmes se sont mises Ă  couler pour la premiĂšre fois de ma vie en franchissant la ligne d’arrivĂ©e. PartagĂ©e entre douleurs musculaires et fiertĂ© personnelle, je me suis promise de ne plus jamais faire ce genre de choses.

Aujourd’hui, deux semaines et demie plus tard, je vous Ă©cris en prĂ©parant ma valise pour la petite SaintĂ©Lyon de 24km. MĂȘme type de course, mĂȘme conditions et donc mĂȘme folie dans cette dĂ©cision.

A bientĂŽt,

Audrey

Vivre avec de l’hyperthyroĂŻdie : mon expĂ©rience

Hello,

Certains sont au courant, d’autres non, mais aprĂšs avoir Ă©tĂ© l’heureuse Ă©lue pour une coloc cĂ©rĂ©brale avec de l’Ă©pilepsie alors qu’aucune cause explicite n’a encore Ă©tĂ© trouvĂ©e Ă  cela, j’ai Ă©tĂ© diagnostiquĂ©e, il y a un mois maintenant, d’une hyperthyroĂŻdie que je traite depuis.

Contexte

DĂ©but juin dernier, lors d’un 10km plus difficile qu’agrĂ©able, j’ai dĂ» m’arrĂȘter Ă  la vue de mes battements cardiaques qui avaient dĂ©passĂ© les 210 par minute (pour les gens qui s’y connaissent pas -comme moi- c’est beaucoup trop Ă©levĂ©).

AprĂšs quelques examens chez le cardiologue qui n’avait dĂ©celĂ© aucun problĂšme Ă  ce niveau, j’ai rĂ©alisĂ© une prise de sang qui a rĂ©vĂ©lĂ© que ma thyroĂŻde Ă©tait anormalement basse (trĂšs basse, genre elle aurait pas pu l’ĂȘtre davantage). Des examens complĂ©mentaires ont montrĂ© que ma T3 et T4 Ă©taient trop Ă©levĂ©es. Le cumul des deux a menĂ© au diagnostic final : je souffre de la maladie de Basedow, forme la plus courant d’hyperthyroĂŻdie chez les jeunes.

AprĂšs le choc du diagnostic, les questions sur « pourquoi encore moi? », la dĂ©tresse face aux deux mĂ©dicaments que j’allais devoir prendre trois fois par jour (en plus des autres pour l’Ă©pilepsie) et surtout face aux prises de sang que j’Ă©tais obligĂ©e de faire tous les dix jours pour contrĂŽler que mon traitement ne tue pas mes globules blancs, j’ai pu accepter et comprendre plein de symptĂŽmes que j’avais tus et cachĂ©s depuis un an.

SymptĂŽmes

Avec du recul, j’ai pu me rendre compte que mon caractĂšre et ma personnalitĂ© avaient Ă©normĂ©ment changĂ© depuis un an, date prĂ©tendue du dĂ©but de la maladie.

J’Ă©tais devenue d’un coup trĂšs irritable, trĂšs Ă©nervĂ©e, trĂšs Ă  fleur de peau, extrĂȘmement angoissĂ©e et profondĂ©ment fatiguĂ©e.

On mettait initialement cela sur le fait de prendre beaucoup de mĂ©dicaments pour l’Ă©pilepsie, de toutes les choses que je faisais Ă  cĂŽtĂ© des diplĂŽmes que je suivais (les boulots, les assocs, le blog etc.), avec du recul, il semblerait que tout cela n’ait eu aucune influence. J’Ă©tais simplement malade depuis le dĂ©but et sans la course durant laquelle mon coeur s’est emballĂ©, on ne l’aurait jamais su.

Les symptĂŽmes de l’hyperthyroĂŻdie sont nombreux : perte de cheveux (maintenant que mon chien est blanc et plus noir comme l’ancien, je ne peux plus accuser le chien de laisser des poils partout en sachant trĂšs bien que ce sont des cheveux), fatigue (je dors Ă  21h un jour sur deux), perte de poids (on avait mis cela sur le compte du sport que je faisais), augmentation cardiaque (RAS de mon cĂŽtĂ©, hormis pendant cette fameuse course), dĂ©pression et anxiĂ©tĂ© (je n’ai jamais Ă©tĂ© aussi stressĂ©e de ma vie).

Traitement

J’ai commencĂ© fin aoĂ»t du Propylex Ă  prendre trois fois par jour, deux comprimĂ©s Ă  chaque fois.

Ce n’est pas le traitement que l’on donne initialement mais ayant eu des gros problĂšmes d’allergie Ă  la Lamotrigine, mon endocrinologue a prĂ©fĂ©rĂ© commencer immĂ©diatement par celui que l’on ne donne normalement qu’en cas d’allergie Ă  l’autre molĂ©cule.

L’inconvĂ©nient est que je pense qu’il est plus facile de se procurer de la drogue Ă  Paris que du Propylex (j’ai pas tentĂ©). Aucune pharmacie que j’ai faite ne l’a de disponible immĂ©diatement donc il faut le commander mais je ne peux pas le commander tant qu’il me reste plus d’une plaquette des boites que j’ai reçues lors de ma prĂ©cĂ©dente commande. Une plaquette de dix me faisant un peu moins de deux jours, c’est compliquĂ© niveau timing. Mais bon, on s’adapte.

Basculement vers l’hypothyroĂŻdie

Ma derniÚre prise de sang date de vingt jours aprÚs le début du traitement. Ma T3 et ma T4 sont redevenues normales, je reprends du poids et je me sens beaucoup moins stressée.

Le vrai danger est que le traitement est Ă  prendre pendant minimum un an et demi, renouvelable une fois puis aprĂšs c’est l’ablation de la thyroĂŻde en raison des risques d’attaque contre les globules blancs. Il est frĂ©quent que pendant cette pĂ©riode de traitement, le corps bascule en hypothyroĂŻdie (l’inverse donc de l’hyperthyroĂŻdie que j’avais). Pour limiter cela, il est nĂ©cessaire de rĂ©ajuster continuellement le traitement voire potentiellement de prendre un traitement contre l’hypo par la suite…

La suite

Aujourd’hui, je ne sais pas vraiment de quoi sera fait la suite. Je dĂ©couvre la maladie en mĂȘme temps que j’apprends Ă  vivre avec elle. Personne n’est capable de me dire pourquoi j’en suis atteinte, ma mĂšre a fait les tests et ne l’a pas (heureusement), je n’ai aucun souci cardiaque et la maladie ne peut apparemment pas ĂȘtre causĂ©e par le stress, donc on ne sait pas. Comme pour l’Ă©pilepsie.

Le traitement est trĂšs handicapant, je reste extrĂȘmement fatiguĂ©e et faire des choses de la vie quotidienne est parfois trĂšs pĂ©nible pour moi mais mon humeur a radicalement changĂ©. Je me sens mieux dans ma peau (mĂȘme si la prise de poids n’est pas Ă©vidente Ă  accepter), moins stressĂ©e mĂȘme si tout n’est pas rĂ©glĂ© Ă  ce niveau-lĂ  et plus confiante Ă  l’avenir.

J’aime bien l’idĂ©e de pouvoir raconter ici ce que je vis car j’ai les tĂ©moignages sur la question avant le diagnostic final m’ont Ă©tĂ© d’une aide incroyable et que j’espĂšre pouvoir relire ça dans un an quand je serai guĂ©rie.

Bonne journée,

Audrey

Un mois de cohabitation avec le Keppra

Hello,

Il y a deux ans j’Ă©tais une petite meuf normale qui rentrait sur Paris aprĂšs un mois de confinement chez ses parents. Je revois le train partir de Lyon, mais je ne me verrai jamais arriver, parce qu’il y a deux ans ma vie a changĂ© : j’ai dĂ©couvert que j’Ă©tais Ă©pileptique.

Bon, ce dĂ©but dramatique est trĂšs loin de mon quotidien. Je ne vais pas vous mentir, l’Ă©pilepsie n’a pas changĂ© grand-chose Ă  ma vie Ă  moins que c’est dĂ©conseillĂ© pour moi de conduire pour le moment (c’est peut-ĂȘtre pas plus mal), que je ne peux pas nager en eau libre (je ne sais plus nager) et que …. je dois prendre un cachet Ă  9h et un autre Ă  21h tous les jours et probablement toute la vie.

Et oui, aprĂšs neuf mois sans traitement suite Ă  l’arrĂȘt du Lamictal qui m’avait dĂ©montĂ© la santĂ©, j’ai Ă©tĂ© contrainte de reprendre un mĂ©dicament contre l’Ă©pilepsie aprĂšs avoir refait une crise en mai dernier. Enfin, « contrainte » pas vraiment, disons juste que ma neurologue m’a dit « vous savez, il y a de plus en plus de morts subites inexpliquĂ©es chez les Ă©pileptiques sans traitement mais vous ĂȘtes libre de faire votre choix ». Oui, enfin « libre libre », voilĂ  quoi.

Bref, j’ai dĂ» reprendre un traitement.

Je voulais rĂ©adopter le Lamictal parce que, mĂȘme si entre nous le courant Ă©tait bof passĂ©, au moins je savais Ă  quoi m’en tenir, mais ma neurologue a refusĂ© et m’a mis le seul autre traitement que l’on peut garder pendant la grossesse (c’est pas Ă  l’ordre du jour hein, mais flemme de devoir changer de traitement dans cinq ans) : le Keppra.

Bref, comme pour le Lamictal, il faut commencer le traitement avec une dose faible et l’augmenter petit Ă  petit. Je suis au dosage maximal depuis deux semaines et, pour le moment, je n’ai pas d’effets secondaires, hormis une grosse fatigue mais qui est aussi peut-ĂȘtre due au fait que je fasse 36 000 trucs dans la journĂ©e (mais dans le doute, je prĂ©fĂšre mettre ça sur le dos du Keppra).

J’avais lu tellement de mauvais avis sur le Keppra qui m’avaient un peu fait paniquer avant de le prendre. Aussi, Oslo mon petit chien Ă©pileptique suivait ce traitement et Ă©tait constamment Ă©puisĂ©. J’Ă©tais donc un peu terrifiĂ©e Ă  l’idĂ©e de me retrouver dans le mĂȘme Ă©tat. Au final, rien de tout cela.

Je fais en effet plus de siestes que quand j’avais deux ans (j’en faisais pas), mon eczĂ©ma est NRV comme on dit (mais il n’Ă©tait pas mieux quand je n’avais pas de traitement) et je suis un peu irritable mais rien qui puisse me pourrir la vie. J’ai juste dĂ» dĂ©caler mes horaires de prise qui Ă©taient initialement 8h et 20h car aprĂšs trois « rĂ©veils qui n’ont pas sonnĂ© » (= rĂ©veils que j’ai Ă©teints), je me suis rendu compte que je n’Ă©tais vraiment pas du matin.

Je croise infiniment les doigts pour pouvoir un jour arrĂȘter le traitement mais en attendant celui-ci me convient bien. Je sais que mon tĂ©moignage ne sera qu’une goutte d’eau dans l’ocĂ©an de critiques (sĂ»rement justifiĂ©es) que reçoit le Keppra mais sachez qu’entre lui et moi tout va bien, contrairement au Lamictal qui me rendait encore plus mal que rĂ©aliser que je n’aurai plus jamais deux mois de vacances en Ă©tĂ©.

A+

Audrey

Le test d’effort d’une fille qui n’aime pas faire des efforts : cardiologue 21618e rdv

Hello,

Hier j’ai pris une journĂ©e de congĂ© pour aller chez le cardiologue (c’est donc ça la vie d’adulte, mdr ?) pour faire un test d’effort. En ce moment j’ai l’impression de voir mon cardiologue plus que ma propre mĂšre tellement j’y vais souvent.

DĂ©but juin dernier j’ai fait un 10km qui s’est extrĂȘmement mal passĂ© (je suis montĂ©e Ă  212 battements par minute et ai donc concrĂštement failli crever sur place). Mon mĂ©decin m’a directement orientĂ©e vers un cardiologue, m’annonçant que j’Ă©tais au bord de la mort blablabla (exagĂ©ration bien sĂ»r, mais c’Ă©tait presque ça). J’ai donc pris rendez-vous chez mon cardiologue d’amour que je n’avais pas vu depuis un an (dĂ©jĂ ) et qui commençait Ă  un peu me manquer (non) (enfin assez pour que je fasse Bois Colombes – Boulogne pour le voir, tout de mĂȘme).

J’avais dĂ©jĂ  fait un check up complet l’annĂ©e derniĂšre aprĂšs ma crise d’Ă©pilepsie et il n’y avait rien Ă  signaler, mais ayant des petites tendances hypocondriaques, ça ne m’a pas empĂȘchĂ©e de stresser pendant les trois mois qui me sĂ©paraient de mon rendez-vous, au cas oĂč.

Etape 1 : 1er rdv (enfin 1er de 2022, vous avez compris)

Dimanche 19 juin. J’avais activĂ© l’alarme Doctolib qui permet d’ĂȘtre prĂ©venu si un rendez-vous avec notre praticien se libĂšre avant le nĂŽtre. En plein devant Prison Break, je reçois une notification me disant qu’un rdv s’est libĂ©rĂ© pour le lendemain Ă  16h30. ProblĂšme : je travaille et ne peux pas quitter le boulot avant 17h.

Alex me dit vas-y prends-le, tu t’arrangeras. Je l’Ă©coute (comme toujours) (non). Je nĂ©gocie le lendemain avec ma directrice qui me donne son accord pour que je parte plus tĂŽt (enfin j’ai rien nĂ©gociĂ© du tout puisqu’elle a dit oui directement), et me voilĂ  en route pour le cardiologue, la peur au ventre mais l’espoir d’ĂȘtre enfin sure que je n’ai rien en sortant du rdv (spoiler : ce ne sera pas le cas).

Je rentre, il m’examine, me fait un Ă©lectrocardiogramme : tout est ok mais ça le turlupine quand mĂȘme que je sois montĂ©e aussi haut pendant mon 10km donc il me prescrit un test d’effort et une prise de sang (lĂ  ça se complique).

Etape 2 : La prise de sang

J’ai peur de rien (mon copain rirait en lisant ça), RIEN, sauf ce qui pique, TOUT ce qui pique : cactus, abeilles, couteaux, AIGUILLES.

Quand le cardiologue m’a prescrit cette prise de sang, je n’ai pas pu me retenir et ai lĂąchĂ© un petit « vous Ă©tiez mon mĂ©decin prĂ©fĂ©rĂ©…. mais lĂ …. ». Bref, j’ai attendu le dernier moment pour la faire (= juste avant de retourner le voir pour le test d’effort).

Me voilĂ  donc un samedi matin 8h Ă  aller au labo. J’avais, la veille, demandĂ© Ă  Alex de m’accompagner tellement ça me terrorise mais il dormait tellement comme un petit bĂ©bĂ© que j’ai voulu faire le moins de bruit possible et lui faire la surprise de rentrer Ă  9h avec la prise de sang dĂ©jĂ  faite sauf que j’avais perdu mon ordonnance et en voulant aller la chercher dans la chambre, oĂč il dormait, je me suis explosĂ© l’orteil dans le bureau. Ca l’a rĂ©veillĂ©, et ne voulant pas me laisser seule dans cette (TERRIBLE) Ă©preuve, Monsieur s’est levĂ© en vitesse et habillĂ© pour m’accompagner.

On arrive au labo, la fille me demande si je suis bien Ă  jeun de 12h, je rĂ©ponds oui alors que je m’Ă©tais tapĂ© mon meilleur Magnum aux amandes 9h plus tĂŽt parce que j’avais pas compris que quand le cardiologue m’avait dit de ne pas manger le matin, il parlait de ne pas non plus manger Ă  minuit la veille mais tant pis, je m’Ă©tais prĂ©parĂ©e mentalement Ă  la faire maintenant, je ne pouvais plus partir.

On attend, longtemps, trĂšs longtemps. Le moment tant redoutĂ© arrive. J’ai rien senti. Bref, c’Ă©tait fini.

Etape 3 : Test d’effort + rĂ©sultats de la prise de sang

Et nous voilĂ  donc lundi 11 juillet, l’heure de faire le test d’effort et d’avoir un compte rendu des rĂ©sultats de la prise de sang par mon cardiologue.

Je me mets au max : petite tenue de sport, petites baskets trop belles, grosse motivation, surtout quand on sait que maintenant que j’ai dĂ©mĂ©nagĂ© Ă  Bois Colombes je suis Ă  une heure trente de son cabinet.

J’arrive lĂ -bas, la secrĂ©taire me fait signer un papier attestant que le cardiologue m’a prĂ©venue que je pouvais mourir pendant le test (euh nan il m’a jamais dit ça hein), je rencontre une fille dans la salle d’attente qui, Ă  ma tenue, comprend que je suis lĂ  pour un test d’efforts et me rassure en me disant que c’est sur un vĂ©lo, facile et que je vais m’Ă©clater (spoiler : c’Ă©tait pas sur un vĂ©lo, pas facile et je me suis pas Ă©clatĂ©e).

Je rentre dans la salle, on m’installe des Ă©lectrodes de partout. Je commence Ă  courir, de 6km/h Ă  15km/h. Tout va bien. Mon coeur va bien. Mon corps un peu moins.

Puis mon cardiologue lit les rĂ©sultats de la prise de sang : pas de diabĂšte, glycĂ©mie au top, tout est ok sauf trois choses. Ma crĂ©atinine n’est pas assez Ă©levĂ©, mon taux de bon cholestĂ©rol non plus (il me conseille de manger plus de poissons gras sans savoir qu’on mange dĂ©jĂ  des pates au saumon un jour sur deux) et surtout, j’ai un problĂšme de thyroĂŻde. Mon taux n’est vraiment pas bon, il m’a prescrit des analyses complĂ©mentaires pour savoir si j’ai une hypothyroĂŻdie ou si c’est juste le Keppra qui me cause ça, dont une prise de sang (naaaaan). Une histoire sans fin.

Rendez-vous donc bientĂŽt pour un prochain article sur comment une fille qui a peur des piqures peut en avoir autant Ă  faire dans sa vie. :)))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))

Audrey

Ma (presque) premiĂšre fois en avion

Hello Hello,

Le week-end dernier on est parti Ă  Venise avec mon copain.

C’Ă©tait mon (trop beau) cadeau d’anniversaire, et pour que ses souvenirs soit Ă  la hauteur de cette attention, Alex a pu compter sur moi pour rendre ce voyage I-NOU-BLI-ABLE.

Je viens d’une famille qui ne voyage pas, et la Moi adulte (qui a dit que je l’Ă©tais?) a prĂ©fĂ©rĂ© mettre ses salaires dans des Coca du distributeur de la fac plutĂŽt que dans des voyages, donc ce vol Ă©tait un de mes premiers (vous me permettrez de ne pas comptabiliser notre aller-retour Ă  Londres parce que dans mes souvenirs c’Ă©tait bien moins horrible que ce que j’ai vĂ©cu pour aller Ă  Venise et je refuse de penser que j’exagĂšre quand je dis que l’avion c’est le pire truc du monde).

L’avion c’Ă©tait donc un lointain truc que je pensais ne jamais prendre, Ă  tel point que j’adorais passer des soirĂ©es entiĂšres Ă  me faire peur en lisant le livre sur la disparition du Vol MH370 ou des articles sur le suicide du pilote Andreas Lubtiz. Lol, trop drĂŽle… mais beaucoup moins drĂŽle quand il a fallu prendre l’avion ce 9 avril 2022.

Mon copain avait bien regardĂ© pour y aller en train, imaginant dĂ©jĂ  la galĂšre que ça allait ĂȘtre de me supporter une heure trente encore plus angoissĂ©e que d’habitude, mais avait abandonnĂ© l’idĂ©e quand il a vu la durĂ©e et le prix du trajet.

Nous voilĂ  donc Ă  10h Ă  l’aĂ©roport (pour un dĂ©part trois heures plus tard), allĂ©gĂ©s de 9 euros 50 de OrlyVal pour faire littĂ©ralement cinq minutes de trajet (pour les Lyonnais, c’est le mĂȘme genre de piĂšge Ă  touristes que le Rhonexpress) (arrrgh).

Une fois mon billet scannĂ©, je rentre dans un univers parallĂšle : des boutiques duty free plus chĂšres que celles soumises aux taxes, des Pringles Ă  7 euros le paquet (mdr on est oĂč lĂ ?!) (dans un aĂ©roport) et un sandwich triangle dĂ©gueulasse offert par mon copain que je devais faire semblant d’apprĂ©cier par politesse (nan je rigole, il a bien compris que ça c’Ă©tait PLUS JAMAIS).

Plus le temps passe et plus je me rends compte que ok on est peut-ĂȘtre arrivĂ© un peu trop tĂŽt comme le prĂ©voyait Alexandre mais au moins ça lui laisse le temps de bien m’expliquer comment ça va se passer dans l’avion : ceinture au dĂ©collage, aprĂšs tu t’endors jusqu’Ă  ce qu’on te demande de remettre ta ceinture 15 minutes avant l’atterrissage. Je le vois encore me dire « t’inquiĂšte, ça secoue que pendant les 15 premiĂšres et 15 derniĂšres minutes, tout le reste est calme ». M. D. R. Tous des menteurs ces mecs !

Une petite photo dans la salle d’attente pour mes fans ( = mes parents) et nous voilĂ  embarquant dans l’avion. Je dĂ©couvre que je suis assise Ă  cĂŽtĂ© d’Alex Ă  gauche et un touriste français qui a l’air grave cool Ă  droite. Devant nous, il y a des gosses. Je suis trop contente (plus pour longtemps). J’adore les enfants. Je vais vivre un trajet excellent………………M. D. R.

Tout se passe bien pendant les premiĂšres dizaines de minutes. Quand soudain, au bout d’environ 45 minutes sur 1h30 de trajet, on commence Ă  beaucoup bouger. Le personnel nous demande en italien de rattacher nos ceintures (j’ai pas compris mais j’ai vu tout le monde se rattacher donc j’ai fait pareil).

J’ai jamais Ă©tĂ© bonne en calculs mentaux et pourtant il m’a fallu moins de dix secondes pour comprendre qu’on Ă©tait loin des 15 minutes avant l’atterrissage auxquelles on Ă©tait censĂ© se rattacher.

L’avion bouge de plus en plus. Mon copain avait fermĂ© le hublot pour ĂȘtre tranquille donc je ne vois rien, je sens simplement l’avion ĂȘtre aspirĂ© vers le bas, remonter, ĂȘtre aspirĂ© Ă  nouveau, remonter, et tout ça, sans fin. Je regarde Alex, lui demande si c’est normal, il me dit « mais oui c’est des trous d’air ça arrive tout le temps » (spoiler : ça n’arrive pas du tout tout le temps).

Ma tĂȘte se met Ă  rejouer en boucle l’histoire du suicide du pilote dans les montagnes ou de la disparition du vol en Asie. Je commence Ă  avoir envie de vomir et des vertiges. Et lĂ , les nains devant moi hurlent « PAPAAAAAAAAAA L’AILE ELLE EST CASSEE ». Comment ? Ca ? L’aile ? Elle ? Est ? CassĂ©e ?

Je ne comprends pas, je n’imaginais pas finir ma vie comme ça, aprĂšs une semaine de boulot intense et alors que les vacances venaient tout juste de commencer. En plus, je n’avais pas encore mangĂ© mes pĂątes et pizzas promises. Non, je ne veux pas mourir ici. Non. Laissez-moi.

AprĂšs quarante minutes de cauchemar, on voit l’aĂ©roport sur les hublots de l’autre cotĂ©. Mon calvaire va enfin se terminer. L’avion descend, je souffle, l’avion remonte, je pleure. SĂ»rement une erreur d’aiguillage, la piste n’Ă©tait pas libre, nous voilĂ  partis pour refaire un tour dans le ciel. Je ne peux plus tenir.

Alex tente tant bien que mal de me rassurer mais il ne sait pas comment faire. Je sens que je ne peux plus me retenir. Nos chemins avec le sandwich triangle vont se sĂ©parer ici. Je demande Ă  Alex un sac, il commence Ă  vider son sac Ă  dos (❀), mon voisin de droite qui a pitiĂ© (et un meilleur niveau en anglais que moi) demande Ă  l’hĂŽtesse de l’air un sac plastique.

Je suis enfin en possession d’un sac.

Je vomis mes tripes (et mon sandwich triangle).

On arrive Ă  Venise.

Je dis plus jamais (l’Histoire racontera que je suis finalement remontĂ©e dans l’avion trois jours aprĂšs pour le retour et que tout s’est extrĂȘmement bien passĂ©e) et Alexandre racontera que de tous ces trajets en avion (et ils furent nombreux), c’Ă©tait un des pires.

Morale de l’histoire : choisissez bien votre voisine de trajet et 18h de train avec moi seront toujours moins difficiles Ă  supporter que 1h d’avion.

En tout cas, je pensais que ce voyage en avion serait le numĂ©ro 1 des trajets les plus Ă©prouvants mais je peux vous assurer que mon Saint-Etienne – Lyon en ce Lundi de PĂąques l’est tout autant.

Bonne soirĂ©e, la mienne ne fait que commencer avec 20 minutes de retard de train ❀

Audrey

Voici venu le temps de mes 24 ans

Salut la compagnie,

En ce 3 janvier, je fĂȘte mes 24 ans. L’avantage d’ĂȘtre nĂ©e en (tout) dĂ©but d’annĂ©e, c’est que j’ai deux fois plus de raisons de prendre des bonnes rĂ©solutions Ă  cette pĂ©riode de l’annĂ©e. L’inconvĂ©nient d’ĂȘtre nĂ©e en (tout) dĂ©but d’annĂ©e, c’est que je n’ai pas de deuxiĂšme chance de prendre un nouveau dĂ©part pendant un an si je rĂ©ussis pas les bonnes rĂ©solutions prises Ă  cette pĂ©riode de l’annĂ©e. Aie.

Retour sur 2021

Depuis que j’ai rĂ©alisĂ© un de mes plus grands rĂȘves le 12 juillet 2014, le 1 et le 2 sont mes chiffres prĂ©fĂ©rĂ©s. Je m’Ă©tais donc autoconvaincue que mes 21 ans (en 2019), seraient la meilleure annĂ©e de ma vie. Bref petit rappel : mon cousin est restĂ© six mois dans le coma, un de mes anciens meilleurs amis m’a trahie et mon petit coeur de loveuse a saignĂ©.

D’un naturel optimiste, je m’Ă©tais dit « c’est pas grave, ça sera 2021 ta meilleure annĂ©e ». Bon, covid, Ă©pilepsie, Stevens-Johnson, on peut pas dire que ce fut vraiment le cas mais comme il en faut plus que ça pour Ă©loigner mon positivisme, je mise tout sur 2022 qui, sur le papier, s’annonce plutĂŽt cool.

Bref tour d’horizon de mes objectifs 2022.

1/ Trouver un travail

La fin des Ă©tudes s’approche de plus en plus et va venir le jour oĂč je devrai trouver un travail. On commence Ă  recevoir des propositions et franchement j’Ă©tais pas du tout prĂȘte pour la vie d’adulte.

Quoi privilégier ? La localisation, le salaire, le boulot, les gens, le confort de vie, les jours de télétravail (lol) ?

J’attends fĂ©vrier – mars avant de plus m’y pencher, mais autant vous dire que l’Ă©poque oĂč j’hĂ©sitais entre prendre option MPS ou SES en seconde me manque un peu.

2/ Finir les Ă©tudes … ou pas

Si tout se passe bien (et que mes examens des deux ne tombent pas en mĂȘme temps) (mdr) (c’est pas drĂŽle), je suis censĂ©e valider deux diplĂŽmes en juin. Qui dit deux diplĂŽmes dit deux mĂ©moires, et lĂ , les choses se compliquent un peu.

Je sais pas vous mais cet Ă©tĂ© j’Ă©tais pleine de bonnes intentions, pensant que je terminerais mon mĂ©moire pour Dauphine en janvier pour pouvoir ensuite me concentrer uniquement sur celui d’Assas le reste de l’annĂ©e. On est en janvier, et hormis le sujet prĂ©cis, je n’ai rien d’autre. Bon, c’est dĂ©jĂ  mieux que 90% de la promo, vous me direz.

Mes parents ne sont pas encore au courant mais si je ne sors pas lessivĂ©e de cette annĂ©e (et que la session n’est pas annulĂ©e comme elle l’a Ă©tĂ© ces deux derniĂšres annĂ©es), j’aimerais m’inscrire au DU Droit du nuclĂ©aire qui a lieu Ă  Montpellier la derniĂšre semaine d’aoĂ»t et la premiĂšre de septembre.

Je veux faire ce diplĂŽme depuis trĂšs longtemps, je l’avais d’ailleurs extrĂȘmement mis en avant dans ma lettre de motivation pour ĂȘtre acceptĂ©e au Master 2 de Montpellier (et je pense que c’est en Ă©norme partie grĂące Ă  ça que j’avais Ă©tĂ© prise sans avoir suivi le bon cursus) et cette envie ne faiblit pas, mĂȘme si au niveau professionnel il ne me servira Ă  rien.

Mon copain passe le CRFPA cette année et son été sera consacré aux révisions donc autant mettre à profit le mien pour suivre ce diplÎme qui me tient à coeur.

3/ Acheter un appartement

LE rĂȘve de ma vie s’apprĂȘte Ă  (peut-ĂȘtre) ĂȘtre exaucĂ©. Je sais que le parcours va ĂȘtre trĂšs long et rempli d’embuches maintenant que j’ai (Ă  tort, on le pense de plus en plus) Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e Ă©pileptique, mais j’espĂšre profondĂ©ment que 2022 pourra ĂȘtre l’annĂ©e pendant laquelle je deviendrai propriĂ©taire.

J’avais pour but initial d’acheter Ă  Aix-en-Provence. Je pense que ça ne sera pas le cas car Paris – Aix c’est trop loin, mais Ă  voir.

4/ Continuer le sport

J’ai tellement galĂ©rĂ© Ă  reprendre que je n’accepterai pas d’arrĂȘter Ă  nouveau de courir. J’espĂšre que les Ă©vĂ©nements sportifs ne seront pas annulĂ©s Ă  cause de la covid, et j’espĂšre que nos sorties course Ă  pied ne seront pas, encore une fois, limitĂ©e Ă  1km autour de notre domicile. A suivre….

5/ Etre heureuse

Objectif bidon mais qui est un bon rĂ©sumĂ© des quatre autres. La situation sanitaire nous aura au moins permis de nous rendre compte que rien n’est acquis : sortir Ă  23h, acheter une biĂšre Ă  7 euros dans un bar ou mĂȘme dĂ©penser son salaire dans une robe chez Maje, RIEN n’est acquis.

Si le confinement a Ă©tĂ© trĂšs difficile pour certains, il a Ă©tĂ© libĂ©rateur pour moi. J’ai eu le temps de faire plus de choses, de travailler davantage tout en pouvant garder des moments de temps libre et de m’interroger sur ce que je voulais vraiment faire et devenir.

Je ne sais pas ce que l’avenir nous rĂ©serve mais j’espĂšre que quoi qu’il se passe on arrivera Ă  trouver du positif dans les Ă©vĂ©nements.

Bonne journée,

Audrey

Que des good vibes Ă  Strasbourg

Hello la Team,

DĂ©but dĂ©cembre, avec mon copain, on a dĂ©cidĂ© de bouger Ă  Strasbourg. J’avoue que je ne suis pas du tout une fille qui aime l’hiver, le nord et le froid, donc j’ai tendance Ă  avoir plus d’idĂ©es de destinations ensoleillĂ©es pour avril – mai que de villes sympas Ă  visiter quand il fait moins 12 et qu’il neige, mais Strasbourg Ă©tait une des rares faisant partie de cette derniĂšre catĂ©gorie.

J’avais eu l’occasion d’y aller une fois avec le collĂšge quand j’Ă©tais en 3e et en gardait tout de mĂȘme de jolis souvenirs, mĂȘme si j’y ai laissĂ© environ deux orteils tellement il y faisait froid.

Le problĂšme est que quitte Ă  aller Ă  Strasbourg, autant le faire pendant le magnifique marchĂ© de NoĂ«l dont tout le monde parle. Le deuxiĂšme problĂšme est que pour aller Ă  Strasbourg pendant le magnifique marchĂ© de NoĂ«l dont tout le monde parle, il faut mettre le mĂȘme budget que pour aller aux CaraĂŻbes en aoĂ»t. (Encore une fois) plus intelligents que les autres, on s’Ă©tait dit qu’on allait y aller en voiture, prendre un logement Ă  30km de Strasbourg et vivre notre meilleure vie. Si on avait su.

On avait rendez-vous chez notre hĂŽte du week-end Mireille (cinq Ă©toiles pour Mireille, incroyable cette femme) Ă  19h30. On en avait pour cinq heures de route, mais Ă©coutant les conseils de belle-maman avec qui on Ă©tait au théùtre la veille, on a dĂ©cidĂ© de prendre une heure de marge, mĂȘme si ça nous semblait beaucoup trop pour un dĂ©part un vendredi midi quand tous les Parisiens bossent (mdrrrrrrrrr vive le tĂ©lĂ©travail).

Etape 1 : L’aller

On a dĂ©jĂ  mis deux heures (littĂ©ralement, 120 minutes) pour SORTIR DE PARIS, on Ă©tait mĂȘme pas sorti de notre ville qu’on savait dĂ©jĂ  qu’on aurait une heure de retard. Si seulement ça s’Ă©tait arrĂȘtĂ© lĂ .

Ayant le permis mais n’ayant pas touchĂ© un volant depuis un an (parisienne, Ă©pileptique, angoissĂ©e, toussa), je savais que j’allais avoir du mal Ă  reprendre la conduite, mais bon, je pensais que c’Ă©tait comme le vĂ©lo, ça s’oubliait pas. Lol. J’ai eu le temps de faire trois mĂštres (et une marche arriĂšre), avant que mon copain me dise « non mais Audrey tu sais que lĂ  on joue avec notre vie » et reprenne le volant. Ah.

On roule, doublant les dix mille camions qu’on croise, ravis d’enfin rencontrer des vĂ©hicules plus lents que la Toyota Aygo de mon copain (c’est si rare). La destination se rapproche, nous voilĂ  enfin arrivĂ©s Ă  destination.

On dĂ©charge l’intĂ©gralitĂ© de nos cinquante sacs (difficile de voyager avec notre fils *) (non je rigole les 3/4 Ă©taient pour moi) et arrive devant un chouette lotissement avec de jolies maisons. On appelle Mireille. Mireille nous dit qu’elle est dans tel appartement de tel immeuble. On lui dit qu’on ne voit que des maisons, pas d’immeubles. Elle nous dit que c’est impossible car il n’y a que des appartements autour d’elle. On lui dit que c’est la merde. Le GPS nous a pas indiquĂ© la bonne destination. Et c’est repartiiiiii.

Il nous reste dix minutes de route. Je commence Ă  dĂ©tester cette petite voiture qu’on cĂŽtoie depuis sept heures alors qu’elle n’a rien fait de mal. C’est si loin Strasbourg. Je regarde le temps que ça aurait mis en train. 2h. 2 putain d’heures.

On arrive enfin chez Mireille et on va se coucher rapidement parce que le lendemain j’ai cours Ă  9h Ă  distance pour Assas (mdr).

Etape 2 : Le prof qui oublie de se lever

Le lendemain, 8h50 pĂ©tantes j’Ă©tais levĂ©e avec mon ordinateur que je trainais spĂ©cialement pour l’occasion afin de ne pas ĂȘtre en retard pour mon premier cours Ă  distance pour Assas prĂ©vu dix minutes plus tard.

J’ouvre le lien. On me dit que je ne peux pas me connecter car je ne suis pas inscrite Ă  Assas. Mdr. Comment ça je ne suis pas inscrite alors qu’ils ont encaissĂ© mon chĂšque de 900 euros pour 80h de cours deux mois avant ? COMMENT CA ?

Ca commence Ă  chauffer dans la conversation de groupe car tous ceux qui ne font pas leur diplĂŽme principal Ă  Assas ont le mĂȘme souci. Je me calme. C’est pas grave, je rattraperai le cours plus tard (non en vrai je me calme pas du tout mais bref ma nouvelle rĂ©solution est d’ĂȘtre plus calme donc on fait semblant).

Quand soudain, Ă  10h, on reçoit un mail de notre directeur de diplĂŽme qui nous dit que le prof n’a pas pu assurer le cours pour des raisons personnelles. Est-ce qu’il a laissĂ© cinquante Ă©tudiants se lever et l’attendre pendant une heure un samedi matin pour rien ? Oui oui.

Etape 3 : La disparition inexpliquĂ©e de l’Ă©charpe

On dĂ©cide de profiter de notre journĂ©e Ă  Strasbourg qui s’annonce donc beaucoup plus longue que prĂ©vue puisque mon cours de trois heures est annulĂ©. Je m’habille chaudement, gants, bonnet, manteau en (fausse) fourrure : aucun bout de froid ne pourra passer sur ma peau. Manque plus qu’Ă  mettre l’Ă©charpe magnifique que m’a offerte mon copain pour ĂȘtre au top. Ben comment ça l’Ă©charpe elle est pas dans ma valise ? Ben comment ça l’Ă©charpe elle est pas dans la chambre ? Ben comment ça l’Ă©charpe elle est pas non plus dans l’appartement ?

Bon c’est pas grave, j’ai dĂ» l’oublier dans la voiture hier dans la nuit. Mon copain qui est reparti Ă  la voiture la veille au soir pour rĂ©cupĂ©rer un truc pour Charlie m’assure qu’il ne l’a pas vue mais comme c’Ă©tait la nuit et que je ne voulais pas croire qu’elle Ă©tait perdue (moi perdre un truc mdr ? jamais), ben j’ai prĂ©fĂ©rĂ© me dire qu’il Ă©tait juste bigleux. Il fallait bien qu’il ait un dĂ©faut quand mĂȘme…

Etape 4 : La panne de voiture

On se dirige vers la voiture pour partir en direction de Strasbourg, inaccessible en transports en commun depuis lĂ  oĂč on est. De loin je vois les feux de la voiture clignoter. Je commence Ă  rire, pensant qu’Alex a fait un truc non voulu avec la clĂ© et que lol trop drĂŽle on dirait que la voiture est en panne. Lol trop drĂŽle, ben en arrivant dans la voiture, on a dĂ©couvert que la voiture elle Ă©tait VRAIMENT en panne. :)))

Impossible de dĂ©marrer. Vraiment impossible. On appelle mon pĂšre qui est plutĂŽt pas mauvais en rĂ©parations, il nous dit qu’on est dans la merde. On appelle mon beau-pĂšre qui est ingĂ©nieur automobile donc plutĂŽt encore moins mauvais en rĂ©parations, il nous dit qu’on est dans la merde. On appelle l’assurance de la voiture qui, elle, nous dit qu’elle ne va pas nous laisser dans la merde mais que pour ça il faut attendre 1h que le mĂ©canicien arrive dans notre bled paumĂ©.

On attend une heure, moi paniquĂ©e parce que mon Ă©charpe n’Ă©tait pas dans la voiture, Alex paniquĂ© parce qu’il envisageait la possibilitĂ© que la voiture ne puisse pas ĂȘtre rĂ©parĂ©e et donc qu’en plus de ne plus avoir mon Ă©charpe on ait carrĂ©ment plus la voiture. On regarde un film pour se dĂ©tendre. On se dĂ©tend pas du tout, mais on regarde quand mĂȘme un film.

Au bout de 59 minutes Alex rappelle l’assurance en mode « les gars il fait froid on est dehors bougez-vous ». On subit leur musique d’attente horrible. Le mec raccroche en disant qu’il faut rappeler au bout d’une heure, pas 59 minutes. Mdr. Bref.

Au bout de deux heures et quelques le mécano arrive enfin, répare la voiture et dit à Alex de vite aller au Norauto à 3km de là pour changer la batterie et de ne SURTOUT PAS CALER car il ne pourra plus jamais redémarrer. La pression est immense pour notre chauffeur pro aka mon copain dont la spécialité est de caler à des moments improbables, mais tout va bien, on arrive à Norauto et ils acceptent de réparer la batterie.

100 euros et trente minutes plus tard, nous voilĂ  repartis pour enfin visiter Strasbourg. Il est 16h.

Etape 5 : L’achat impossible d’une Ă©charpe

Mon Ă©charpe Ă©tant dĂ©finitivement portĂ©e disparue, on dĂ©cide d’en racheter une. Ca me soule un peu de remettre 70 euros dedans mais je l’aimais trop et je savais que le fait de l’avoir perdue faisait de la peine Ă  Alexandre qui me l’avait offerte donc pas grave.

On va sur le site. Et lĂ , rupture de stock, c’est un drame (finalement on a pu en racheter une une semaine aprĂšs car quelqu’un a renvoyĂ© la sienne).

Etape 6 : La course improbable de pÚres noël en moto

Le lendemain on dĂ©cide de quitter cette ville pour aller Ă  Metz car ça nous a un peu soulĂ©s et la journĂ©e de la veille Ă©tait Ă©puisante. Tout se passe bien sur le premier kilomĂštre, jusqu’Ă  ce qu’on voie cinq – six policiers qui arrivent devant nous et nous demandent de nous arrĂȘter.

On Ă©tait en plein dans la sĂ©rie The Night Of (meilleure sĂ©rie du monde au passage, mĂȘme si la fin est dĂ©cevante) donc je commençais dĂ©jĂ  Ă  m’imaginer que mon mec Ă©tait un grand meurtrier recherchĂ© par le FBI.

On se met sur le cÎté. Les policiers ne disent rien. On attend.

Et lĂ , improbable, on dĂ©couvre qu’on nous fait nous arrĂȘter sur le cĂŽtĂ© car il est l’heure du dĂ©filĂ© de pĂšres noĂ«l en moto de la ville.

Cet événement résume tout notre séjour : WTF.

A bientĂŽt,

Audrey

PS :

* le fils en question 😉

Les amis, j’ai couru mon premier semi marathon !!!

Helllloooooooooooo,

Je ne sais pas ce qui est le plus incroyable : le titre (qui n’est pas putaclic) ou le fait que j’aie pas encore Ă©chouĂ© Ă  publier tous les mardis et vendredis ? Je vous laisse choisir (mĂȘme si j’ai quand mĂȘme ma petite idĂ©e sur le sujet).

Pour ceux qui n’ont pas suivi, il y a un mois, aprĂšs que mon copain et un ami Ă  moi ont terminĂ© le marathon de Paris, j’ai dĂ©cidĂ© de me lancer un ENORME objectif pour la petite fille essoufflĂ©e aprĂšs une course de 200 mĂštres que j’Ă©tais : m’inscrire au semi marathon de Paris qui aura lieu le 6 mars prochain.

Initialement ça devait ĂȘtre un secret entre mon ami et moi. Je ne voulais pas l’Ă©bruiter, ni mĂȘme le dire Ă  mon copain, par peur d’Ă©chouer et de dĂ©cevoir. Au final, j’en ai parlĂ© Ă  Alexandre avant de m’inscrire et j’ai gaffĂ© devant mes parents. Une fois eux au courant, tout le monde pouvait l’ĂȘtre. J’ai alors publiĂ© un article ici annonçant ce dĂ©fi, que je n’Ă©tais VRAIMENT pas sure de relever.

La premiĂšre semaine d’entrainement a Ă©tĂ© horrible. On a commencĂ© le vendredi 22 octobre par une simple course de 3 kilomĂštres que j’ai terminĂ©e lessivĂ©e et en pleurs (mdrrrrr). Je me suis dit que c’Ă©tait mal barrĂ© pour le semi dans quatre mois mais mon copain qui sait Ă  quel point je suis radine (team capricorne) savait que le fait d’avoir payĂ© 60 euros pour l’inscription allait me motiver. Il a donc continuĂ© Ă  croire en moi.

Il m’avait fait un programme super cool Ă  base de trois sĂ©ances par semaine : une de fractionnĂ©, deux d’endurance (une sortie courte et une sortie longue). Les sĂ©ances de fractionnĂ© commençaient Ă  3 fois 400 mĂštres et on ajoutait une fois par semaine. Les sorties courtes commençaient Ă  3km et on ajoutait 0,5 par semaine. Les sorties longues commençaient Ă  5km et on ajoutait 1 km par semaine.

Je n’ai ratĂ© aucune sĂ©ance (ah si, une de fractionnĂ© la semaine derniĂšre et une sortie longue il y a deux semaines mais je l’ai rattrapĂ©e la semaine d’aprĂšs). Il y en a eu des difficiles, d’autres plus faciles, jusqu’Ă  hier, jour oĂč la sĂ©ance de 9km Ă©tait programmĂ©e.

On a un peu visitĂ© tous les coins vers chez moi et mon rĂȘve ultime Ă©tait de courir jusqu’Ă  la Tour Eiffel en passant par les quais. Les quais, c’est loiiiiiin d’ĂȘtre le chemin le plus court puisqu’on est quasiment sur 8km aller.

Comment on devait en faire 9, j’ai proposĂ© Ă  mon copain de faire les 8km pour s’y rendre et de faire 1km dans Paris puis rentrer en mĂ©tro, mais l’idĂ©e l’enchantait peu donc il m’a proposĂ© de plutĂŽt tenter de faire 14. Ni moi, ni lui n’y croyions, mais j’ai quand mĂȘme acceptĂ© parce que je voulais aller Ă  la Tour Eiffel (de toute façon il allait pas me porter sur 8km pour le retour donc si je ne voulais pas avancer il aurait bien Ă©tĂ© obligĂ© de me suivre dans le mĂ©tro).

J’avais remarquĂ© dans mes autres sĂ©ances que quand je partais pour courir 5km, j’Ă©tais fatiguĂ©e au bout de 2-3 alors que quand je partais pour 8, je commençais Ă  en avoir marre au bout de 4-5. Je me suis donc dit que si je voulais faire 14km, il fallait que je fasse croire Ă  mon cerveau qu’il allait en faire 21, comme ça il en aurait marre, au pire, au bout de 11-12. Et il l’a tellement cru, que mon corps a fini par le faire.

On part en direction de la Tour Eiffel. Ca a mal commencĂ© puisqu’au bout de littĂ©ralement 25 mĂštres on a dĂ» s’arrĂȘter parce que Alex perdait son pantalon (mdr). Mais bon, faux dĂ©part, retour dans la course, nous voilĂ  lancĂ©s pour rejoindre la Tour Eiffel.

On court, j’ai un point de cĂŽtĂ© trĂšs vite mais, partie dans ma tĂȘte pour faire 21km, je ne peux pas m’arrĂȘter au bout de 2. N’ayant pas l’habitude d’en avoir, je tente tous les moyens pour le faire passer : inspirer, expirer, lever les bras, faire la Tour Eiffel au milieu de la rue en me tenant plus droite qu’Ă  l’entretien d’admission Ă  mon master : rien ne marche. C’est au moment oĂč j’arrĂȘte tout ça qu’il finit par passer. Je ne sais pas trop quoi en conclure (rien de positif en tout cas).

On arrive Ă  3km500. Ma belle-mĂšre appelle mon copain donc pause forcĂ©e pour la team. Je regarde ma montre, je me sens vraiment trĂšs bien, suffisamment pour commencer Ă  me dire que les 21km, ça va pas juste ĂȘtre pour mieux faire les 14, mais les 21, je VAIS les faire. Je ne prĂ©viens pas Alexandre de mon envie pour pas me mettre une pression inutile, mais au fond de moi, je sais que je veux atteindre ce but. Il l’apprendra au 18e km.

On court, on court, on arrive au 8e km et surtout dans Paris et lĂ , je suis dans un Ă©tat d’euphorie que je ne saurais pas expliquer. Je ne m’arrĂȘte mĂȘme plus aux feux rouges, je manque de me faire renverser par un Parisien qui a eu son permis dans un Kinder Surprise mais je ne cĂ©derai pas, on est Ă  plus d’un tiers de fait sur mon objectif de semi-marathon, mais surtout on est Ă  1km de mon objectif de la semaine de 9km alors que j’ai l’impression de mĂȘme pas avoir commencĂ© Ă  courir.

On fait des tours du Champ-de-Mars. J’essaie de gratter des kilomĂštres car j’ai la flemme d’arriver devant chez moi Ă  14km et devoir faire 7km dans les rues de Boulogne sans but. Mon copain ne comprend pas, dans sa tĂȘte je devais avoir du mal Ă  terminer les 14km et ça l’arrangerait qu’on rentre Ă  pied maintenant plutĂŽt que je m’Ă©puise ici et qu’on doive prendre le mĂ©tro en transpirant comme jamais et en Ă©tant trop peu habillĂ©s pour supporter la clim. Je ne veux pas lui dire que je vise les 21km. Je lui dis simplement que le paysage est trop beau.

(et c’est vrai, le paysage Ă©tait trop beau)

On fait 10km devant la Tour Eiffel. Je demande une petite pause de 2-3 minutes. On repart. Il me lance un dĂ©fi : si je fais 15km, on mange pizza ce soir. Ben mon grand, bien sĂ»r que je vais les faire les 15km. T’es pas encore au courant mais on va en faire six de plus mĂȘme.

On arrive aux 15km, je lui dis « viens on va jusqu’aux 16 ». Au 16e kilomĂštre, on fait une pause plutĂŽt longue (7-8 minutes) sur un banc et lĂ  pour la premiĂšre fois j’ai pensĂ© Ă  arrĂȘter avant de dire « allez c’est bon on repart ». Mon copain comprend pas trop ce qu’il se passe mais c’est reparti, je lui dis qu’on va jusqu’aux 18. Il me suit. Enfin plutĂŽt, je tente de le suivre.

Ca commence Ă  ĂȘtre dur. La petite Moi qui faisait des chorĂ©graphies et chantait dans la rue en courant au 10e kilomĂštre laisse place Ă  une fille qui souffre Ă  cause de son ongle d’orteil qui se retourne contre sa basket, mais je lĂąche pas.

18e kilomĂštre, on est devant chez moi. Je dis Ă  Alex de ne pas arrĂȘter sa montre. Il me demande si je veux aller jusqu’au semi. Je dis oui. J’aurais jamais dĂ».

Je SAVAIS dĂšs le dĂ©but que si mon objectif officiel Ă©tait de faire 21km, j’allais galĂ©rer. Et ça n’a pas manquĂ©. InstantanĂ©ment, tout est devenu beaucoup plus difficile. Me dire qu’officiellement on devait faire que 9km puis 14 puis 15 puis 16 rendait la chose plus facile car je savais que je pouvais m’arrĂȘter sans dĂ©cevoir Alexandre puisque ça aurait Ă©tĂ© normal de s’arrĂȘter Ă  cette distance. LĂ  je n’avais plus le choix, je devais finir mon semi.

Les 3 derniÚres kilomÚtres ont été difficiles, vraiment difficiles, mais je ne voulais pas lùcher. Et surtout, je ne pouvais pas lùcher.

On arrive au 20e kilomĂštre. La fin s’approche. Je peine Ă  avancer. 20,5, 20,8, 21….. 21,2. La dĂ©livrance.

L’aprĂšs semi-marathon : le retour Ă  l’appart a Ă©tĂ© terrible. J’avais vraiment du mal Ă  marcher et je ne sentais plus mon ongle que j’ai depuis dĂ» couper.

Je suis descendue de l’appart acheter du Coca pour fĂȘter ça pendant que mon copain commandait des pizzas. Heureusement qu’il y avait un ascenseur parce que honnĂȘtement je ne suis pas sure que j’aurais pu monter cinq Ă©tages en escalier (et pourtant, je peux faire beaucoup pour du Coca…).

Aujourd’hui, Ă  J+1 quasiment heure pour heure, je ne rĂ©alise pas encore que j’ai rempli un de mes trois objectifs de 2022, je ne rĂ©alise pas que ça m’ouvre des portes que je pensais fermĂ©es Ă  tout jamais et notamment celles de m’amuser en courant, je ne rĂ©alise pas que mon copain, coureur expĂ©rimentĂ© dont le palmarĂšs serait trop long Ă  rappeler, m’a accompagnĂ©e et soutenue dans ce projet en croyant assez en moi pour qu’il devienne rĂ©alitĂ©…

Croyez en vos rĂȘves. Et faites tout pour les rĂ©aliser.

Bonne soirée,

Audrey