Que mettre dans son sac pour le Marathon des Sables ?

Si tu participes à une prochaine édition du Marathon des Sables mais que, comme moi avant le départ, tu ne sais pas trop quoi mettre dans ton petit sac, cet article est pour toi.

Le choix du sac est trĂšs important. L’organisation impose une capacitĂ© minimale de 20L. En arrivant sur le camp, on a trĂšs vite compris qu’il y avait deux teams : la team RaidLight et la team Waa Ultra (sponsor du Marathon des Sables). De mon cĂŽtĂ©, c’est vers WAA que je me suis tournĂ©e avec un sac Ă  un peu moins de 200 euros (https://www.waa-ultra.com/fr/mds-ultra-bag-20l.html).

A l’intĂ©rieur de ce magnifique sac, je conseille de rentrer tous les Ă©lĂ©ments suivants (oui oui, ça rentre). Les liens sont clicables 🙂

  • CrĂšme solaire (espĂ©rons qu’elle te serve plus qu’Ă  nous qui avons vu le soleil approximativement 3 minutes en 4 jours)
  • Dentifrice : format voyage ou un grand tube dans lequel il reste quasiment plus rien. Ça fait du bien de pouvoir sentir bon de la bouche, Ă  dĂ©faut de pouvoir sentir bon d’ailleurs
  • Brosse Ă  dents : idem, format voyage ou grande brosse Ă  dent sur laquelle tu auras coupĂ© le manche (pour tenter de gagner du poids, tu connais)
  • Labello protection solaire
  • Lingettes : tu peux acheter des lingettes sĂšches emballĂ©es dans des petits paquets qu’il faut mettre dans de l’eau, c’est moins encombrant et moins lourd
  • Couverture de survie : matĂ©riel obligatoire
  • Miroir de signalisation : matĂ©riel obligatoire
  • Doliprane : on sait jamais, j’Ă©tais la pharmacienne du camp tellement j’avais prĂ©vu large alors que personne d’autre n’en avait emmenĂ©
  • Sifflet : matĂ©riel obligatoire
  • Batons : ça me parait absolument indispensable. Pense Ă  bien les tester en amont, pas comme moi :))
  • Batterie solaire et chargeurs : mĂȘme si on n’avait pas de rĂ©seau sur le camp, c’est indispensable pour pouvoir prendre des photos souvenirs
  • Matelas : certains n’en avaient pas mais j’ai pu passer de super nuits grĂące Ă  ça
  • Sac de couchage : matĂ©riel obligatoire. Attention Ă  pas le prendre trop lourd
  • Papier toilettes : non fourni par l’organisation, un plaisir. EnlĂšve le tube en carton pour prendre moins de place.
  • Antiseptique : matĂ©riel obligatoire. Ma voisine de tente m’a dit qu’il existait des tous petits formats. C’est peut-ĂȘtre plus pratique que le format familial qu’on avait emportĂ©.
  • Casquette ou visiĂšre
  • Frontale et piles de rechange : matĂ©riel obligatoire
  • Epingles Ă  nourrice : matĂ©riel obligatoire
  • RĂ©chaud : si tu veux manger chaud
  • Boules Quies : inutile pour la tempĂȘte dans mon cas, mais certains aiment
  • Popote
  • CuillĂšre
  • Briquet : pense Ă  prendre un briquet tempĂȘte
  • Couteau : matĂ©riel obligatoire
  • SĂ©rums physiologiques : pour nettoyer les yeux aprĂšs les tempĂȘtes de sable
  • Allume feux
  • Lunettes de soleil
  • Plusieurs paires de chaussettes
  • Une 3e gourde pour te mouiller pendant la course
  • Oreiller : ça prend pas de place et m’a sauvĂ©e
  • Pansements
  • Tongs pas lourdes
  • Kubor : matĂ©riel obligatoire et mon meilleur repas
  • 100 euros en espĂšces : matĂ©riel obligatoire
  • Nourriture lyophilisĂ©e : on l’a prise sur ce site. Les purĂ©es Ă©taient excellentes, le reste absolument dĂ©gueulasse.

Le sac pĂšse une dizaine de kilos (sans le litre et demi d’eau). Il faut donc (contrairement Ă  moi) vraiment s’entrainer Ă  courir avec, notamment pour Ă©tudier la rĂ©partition du poids Ă  l’intĂ©rieur.

Dans tous les cas, des douleurs dorsales se feront ressentir, alors autant tenter au maximum de les limiter ! (c’Ă©tait affreux)

Objectifs 2025 (il n’est jamais trop tard)

Vous devez sĂ»rement vous dire « mais cette meuf elle est vraiment pas organisĂ©e, comment ça elle fait ses objectifs de l’annĂ©e dĂ©but mars?! ». Mais si vous saviez. Ma liste d’objectifs est dĂ©jĂ  prĂȘte pour les six prochaines annĂ©es. J’ai simplement pas du tout eu le temps de m’y pencher dessus pour pouvoir en faire un article (car on sait tous que si les objectifs sont pas publics, on les tient jamais).

Voici donc ma liste d’objectifs 2025, triĂ©s par catĂ©gories car je vous l’avais dit, je suis vraiment trop organisĂ©e comme personne.

  1. Objectifs sportifs

A la base je ne sais pas trop si j’Ă©tais encore motivĂ©e par le fait de passer le sport en prioritĂ© de cette annĂ©e, mais je me dis que je commence Ă  me faire vieille (27 ans depuis deux mois…) et que si un jour je veux des enfants, il va falloir y penser donc autant profiter Ă  fond des annĂ©es qu’il me reste sans pour atteindre plein d’objectifs qui seront plus difficiles Ă  atteindre aprĂšs, et notamment au niveau du sport.

Cette année en termes de chrono, je me mets les objectifs suivants :

  • 42km : 3h50
  • 21km : 1h45
  • 10km (l’angoisse) : 45 min
  • 5km : 20 min

Je voulais Ă©galement faire le Marathon des Sables et ça c’est cochĂ© (youpi) et me tenir Ă  50 abdos 5 fois par semaine mais je n’ai pas encore commencĂ©, oups.

A un moment de mon annĂ©e je pensais Ă©galement acheter un vĂ©lo et avais donc pour objectif de faire 1 000km avec mais je pense que ça ne me fait pas assez vibrer pour le coĂ»t engendrĂ© donc je vais rester sur la course Ă  pied et potentiellement la natation si j’arrive Ă  y aller sans rĂ©activer mes problĂšmes de peau.

2. Objectifs financiers

L’argent, ma passion premiĂšre.

Pour cette annĂ©e, j’aimerais augmenter mon patrimoine net de 35% et mon salaire de 11%. Je vais pas mentir, ça va ĂȘtre tendu mais qui sait.

J’ai aussi un objectif d’augmenter la somme allouĂ©e Ă  la bourse de 30% et d’arriver Ă  1 500 euros investis sur la PremiĂšre Brique. Ces objectifs me semblent, sauf problĂšme, quasiment sĂ»rs d’ĂȘtre rĂ©alisĂ©s.

3. Objectifs culturels

Pour devenir une meilleure personne qui ne dit pas « j’ai pas la ref » Ă  chaque fois qu’on lui parle, je me suis mis quelques objectifs culturels, Ă  savoir :

  • Lire 40 livres
  • Aller 6 fois au musĂ©e
  • Ecrire 50 articles ici
  • Regarder 25 fils (je dĂ©teste ça)

Bilan 2024 : O M G

Je me suis longtemps posĂ©e pour rĂ©flĂ©chir Ă  si 2024 avait Ă©tĂ© la meilleure ou la pire des annĂ©es mais je n’ai toujours pas trouvĂ© la rĂ©ponse. De toute Ă©vidence, je pense que de toutes les annĂ©es que j’ai vĂ©cues, celle-ci aura Ă©tĂ© la plus marquante. Et pourtant, la barre avait Ă©tĂ© mise assez haut en 2023 avec mon premier marathon, mais 2024 a tout balayĂ© sur son passage. Entre moments de joie intenses et difficultĂ©s Ă  surmonter : petit retour sur cette annĂ©e qui restera gravĂ©e Ă  jamais.

AprĂšs une annĂ©e 2023 trĂšs axĂ©e sur le sport, jusqu’Ă  sacrifier parfois mes performances au travail, j’avais dĂ©cidĂ© de faire de mon boulot une prioritĂ© en 2024. Je suis assez ambitieuse et j’adore surtout ce que je fais au quotidien donc c’Ă©tait important pour moi de pouvoir, tant que j’en ai la possibilitĂ©, tenter d’arriver aussi loin que je le pouvais. Et j’ai Ă©tĂ© plus que remerciĂ©e.

Cette annĂ©e professionnelle a Ă©tĂ© l’occasion pour moi de rĂ©aliser un de mes plus grands objectifs que je m’Ă©tais fixĂ© pour l’annĂ©e de mes 27 ans (et donc qui est arrivĂ© un peu plus tĂŽt que prĂ©vu) : avoir une alternante. Probablement ma plus belle rĂ©ussite professionnelle de cette annĂ©e.

En termes de santĂ©, ça a Ă©tĂ© trĂšsssss compliquĂ©. Si l’Ă©pilepsie m’a laissĂ©e tranquille toute l’annĂ©e, on ne peut pas en dire autant de mon eczĂ©ma qui s’est aggravĂ© et de mon hyperthyroĂŻdie qui n’arrive pas Ă  se stabiliser. J’hĂ©site Ă©normĂ©ment Ă  changer d’endocrinologue mais c’est un processus bien plus complexe que de changer de mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste donc pour le moment je continue de rĂąler dans mon coin sans changer de praticien. Aie.

Enfin, au niveau sportif, l’annĂ©e a Ă©tĂ© rythmĂ©e par pas mal d’Ă©checs (abandon au 27e du marathon de Paris, Marathon de Nice avec la grippe, non prĂ©sentation au semi de Lyon car mon alternante arrivait ce jour-lĂ ) mais aussi de vraies rĂ©ussites qui ont rempli mon coeur de joie, notamment mon record sur semi et la SaintĂ©Lyon.

MĂȘme si maintenant 2025 a bien commencĂ©, j’espĂšre de tout coeur qu’elle sera un peu plus simple au niveau Ă©motionnel que 2024 et espĂšre qu’elle pourra ĂȘtre encore plus belle !

Rdv Ă  la fin de l’annĂ©e pour le bilan 🙂

Marathon des Sables Atlantic Coast – Partie 6 : Le retour Ă  la rĂ©alitĂ©

Alors que j’avais espĂ©rĂ© pendant quatre jours ce moment oĂč j’allais enfin pouvoir dormir dans un lit digne de ce nom et prendre une douche (une vraie, pas celle causĂ©e par la pluie non stop), ben ce moment m’a paru plutĂŽt fade. Et pas uniquement parce que, comme l’intĂ©gralitĂ© des participants prenaient leur douche au mĂȘme moment, le dĂ©bit d’eau chaude Ă©tait ridicule, mais aussi et surtout car j’ai compris que ça y est, c’Ă©tait fini… L’aventure la plus incroyable de ma vie venait de se terminer.

On en a longuement parlĂ© avec les participants avec qui je suis restĂ©e en contact et je pense qu’aucune autre personne que nous ne peut comprendre ce qu’on a vĂ©cu.

Ca va au-delĂ  d’une Ă©preuve sportive, c’est une vraie aventure humaine durant laquelle on a créé des liens indestructibles, durant laquelle on s’est dĂ©couvert dans les situations les plus compliquĂ©es que l’on pourrait vivre, durant laquelle on a pu connaitre nos dĂ©fauts et nos qualitĂ©s, mĂȘme si j’avoue qu’avec la poisse que j’ai eue pendant toute l’aventure, beaucoup ont dĂ» se dire que j’avais plus de dĂ©fauts que de qualitĂ©.

A peine rentrĂ©s, on imaginait dĂ©jĂ  le jour oĂč on repartirait. Et je souhaite Ă  tous ceux qui peuvent se le payer de se lancer, vous comprendrez aprĂšs ce qu’on a ressenti.

Merci le Marathon des Sables. Je ne t’oublierai jamais.

Et rendez-vous en Jordanie en 2026 !

Marathon des Sables Atlantic Coast – Partie 5 : la derniĂšre Ă©tape

6h30. Moment du réveil.

La fatigue a pris le dessus sur ce camp et nous ne sommes que des fantĂŽmes tentant tant bien que mal de plier nos tentes pour arriver au dĂ©part. Il faut dĂ©jĂ  tout ranger. L’aventure est finie. DĂ©jĂ , finie.

Finie, enfin presque. Reste encore l’Ă©tape de 27km, soit la plus grande distance que j’aurais faite pendant cette course, sous une pluie dĂ©mentielle et avec un vent contraire qui nous suivra jusqu’Ă  la ligne d’arrivĂ©e malgrĂ© nos espoirs du dĂ©part.

8h : le dĂ©part est donnĂ©. Je me sens Ă©trangement bien. Je cours pas mal, notamment dans les montĂ©es (ce qui n’arrive jamais) et me met mĂȘme Ă  prendre des dunes qui auraient pu ĂȘtre Ă©vitĂ©es par un chemin plat Ă  10m de lĂ . Je suis on fire et Alex est un peu sur le cul.

MalgrĂ© ma folie passagĂšre et ma joie (de courte durĂ©e) d’ĂȘtre ici, il pleut beaucoup pendant la premiĂšre heure et le vent qu’on pensait passager ne fait qu’augmenter.

AprĂšs le premier checkpoint, le dĂ©nivelĂ© annoncĂ© par l’organisation est censĂ© ĂȘtre terminĂ©. On s’est donc tous autorisĂ©s Ă  penser que ça allait ĂȘtre tout plat jusqu’Ă  la fin, alors mĂȘme qu’on rentrait dans une succession de dunes Ă  monter et descendre sans en voir la fin.

Mes guĂȘtres qu’on avait dĂ©cidĂ© d’agrafer (solution de derniĂšre chance) tiennent plutĂŽt bien, sauf sur le devant qu’on a dĂ» dĂ©sagrafer aprĂšs s’ĂȘtre rendu compte que les agrafes me rentraient littĂ©ralement dans le pied Ă  chaque pas Ă  environ 3 minutes 12 du dĂ©part. Il devient aussi impossible d’avancer en ouvrant les yeux tellement le vent dans les dunes est violent.

Les 11 derniers kilomĂštres se rĂ©sument Ă  une immense plage sans fin, trĂšs monotone et avec un putain de vent de face qui me fait parfois reculer. Je compte les kilomĂštres, en me promettant de ne jamais refaire cette course qui me pousse Ă  bout mentalement. Cette promesse a Ă©tĂ© plus courte que le temps qu’il m’a fallu pour m’endormir une fois rentrĂ©e Ă  l’hĂŽtel.

Puis arrive le 27e kilomĂštre, censĂ© ĂȘtre la fin de l’Ă©tape. Mais aucune ligne d’arrivĂ©e en vue. Elle ne sera que deux kilomĂštres plus loin. Et deux kilomĂštres, Ă  12 minutes au kilomĂštre, ça fait beaucoup.

On voit enfin la ligne d’arrivĂ©e. C’est la fin. On l’a fait. On a fini le Marathon des Sables Atlantic Coast 2025. Et je crois que je viens de vivre la meilleure aventure de toute mon existence.

Marathon des Sables Atlantic Coast – Partie 4 : le jour de repos

AprĂšs deux journĂ©es de course assez prenantes Ă©motionnellement parlant, nous avons eu le droit Ă  un jour de full repos. Enfin, full repos jusqu’Ă  ce qu’on nous propose de descendre Ă  1h de marche pour ramasser des dĂ©chets sur la plage (la honte, les gens sont vraiment dĂ©gueulasses, le Sahara Ă©tait polluĂ© comme never).

Deux-trois minutes de rĂ©flexion ont suffi Ă  me dire que c’Ă©tait une vraiment mauvaise idĂ©e de consacrer son jour de repos Ă  aller Ă  nouveau marcher alors qu’une nouvelle Ă©tape nous attendait le lendemain. Nous sommes donc restĂ©s se reposer au camp oĂč nous avons passĂ© la journĂ©e Ă  … manger.

Et oui, pour une fois nous avons eu de la chance niveau météo, et aprÚs deux jours de pluie, le soleil était enfin de sortie ce qui nous permettait de faire du feu et manger chaud nos 12 repas lyophilisés auxquels on avait quasi pas touché.

Dans l’aprĂšs-midi, l’organisation a mis en place une sorte de piste de danse avec une distribution de Coca. Quel bonheur de pouvoir Ă  nouveau avoir ce goĂ»t sucrĂ© dans la bouche. On a ensuite organisĂ© un petit apĂ©ro improvisĂ© avec nos collĂšgues de tente avant de partir s’endormir pour la derniĂšre nuit, sans nous douter de ce qui allait se passer.

Le départ le lendemain était initialement prévu à 5h mais avait été décalé (heureusement) à 8h.

On avait tout de mĂȘme dĂ©cidĂ© de dĂźner tĂŽt pour se coucher tĂŽt. Et quelle bonne idĂ©e, parce que dĂšs 19h la tempĂȘte a commencĂ© Ă  se lever et tous ceux qui n’avaient pas encore fait leur feu et rangĂ© leurs affaires ont Ă©tĂ© pris au piĂšge et obligĂ©s d’aller se coucher le ventre vide.

J’ai eu Ă©normĂ©ment de mal Ă  m’endormir car le vent pliait la tente et faisait un bruit sourd absolument impossible Ă  supporter. L’application Kindle de mon portable m’a bien aidĂ©e Ă  tenter de me divertir un peu dans cette tente de 0m2 dans laquelle on ne pouvait mĂȘme pas se mettre assis et avec aucun rĂ©seau. Et est montĂ© le stress pour la journĂ©e du lendemain qui allait donc se passer aprĂšs une nuit quasiment blanche…

Marathon des Sables Atlantic Coast – Partie 3 : le deuxiĂšme jour de course

AprĂšs une nuit un peu agitĂ©e par une petite tempĂȘte mais pendant laquelle j’ai Ă©trangement super bien dormi sur mon matelas Decathlon, avec mon sac de couchage de luxe (il restait plus que ça comme je suis une meuf pas organisĂ©e qui a pensĂ© Ă  l’achat du sac de couchage deux semaines avant la course) et ma tente remplie d’eau car mes gourdes se sont vidĂ©es pendant la nuit, nous voilĂ  partis pour la grande Ă©tape de la course.

Le Marathon des Sables s’organise ainsi : la premiĂšre et la troisiĂšme Ă©tape ont le mĂȘme nombre de kilomĂštres pour tous les participants. Durant la deuxiĂšme Ă©tape, en revanche, on choisi entre 3 distances : 20km, 40km ou 60km (qui ne faisait que 54km cette annĂ©e).

Mon but initial Ă©tait de faire l’Ă©tape de 60km pour atteindre les 120 en fin d’aventure. Si la veille je pensais que ça allait ĂȘtre compliquĂ© en raison de mes guĂȘtres et de mon mental de chips, j’avais passĂ© une bonne partie de la nuit Ă  analyser le parcours et me dire que merde Ă  la fin, j’allais faire les 54km et ça irait. C’est donc dans cet Ă©tat d’esprit que nous avons commencĂ© le parcours (sous la pluie) (c’Ă©tait le dĂ©but de 3 jours de tempĂȘte, mais heureusement, on ne le savait pas encore).

On a commencĂ© en marchant malgrĂ© le plat du parcours et le terrain propice Ă  courir et au 2e kilomĂštre quand il a fallu choisir entre le parcours des 20 et celui des 40/60, nous sommes partis sur ce dernier, sans imaginer que je signais mon arrĂȘt de mort.

Mes guĂȘtres scotchĂ©es ont pas mal tenu jusqu’au kilomĂštre 11 Ă  peu prĂšs, moment oĂč elles nous ont Ă  nouveau quittĂ©s. Encore un Ă©norme coup au moral car en plus du sable qui rentrait dans mes chaussures, il pleuvait et les orages de la nuit avaient créé d’Ă©normes trous d’eau dans lesquels on avait pas le choix de marcher. Sauf que l’eau + le sable, ben ça donne Ă  coup sur des ampoules.

Au km15 j’ai commencĂ© Ă  me dire que c’Ă©tait mort pour refaire quasiment un marathon de plus et donc qu’on allait partir sur le format 40km, le choix se faisant 18km plus loin. Mais mon mental n’y Ă©tait absolument pas, et alors que je pense avoir impressionnĂ© tous mes proches (moi la premiĂšre) avec mon mental Ă  la SaintĂ©Lyon, c’est ce mĂȘme mental qui allait ici causer ma perte…

Au 2e checkpoint et aprĂšs 20km, j’ai dĂ©cidĂ© d’abandonner. La dĂ©cision a Ă©tĂ© difficile et pas forcĂ©ment comprise par les autres et par l’organisation car j’Ă©tais extrĂȘmement large sur les barriĂšres horaires et on voyait que physiquement je n’avais aucune douleur, mais je me connais et quand la tĂȘte n’y est pas je ne peux pas continuer, qu’importe pour quelle course ou quelle distance c’est. Je savais que c’Ă©tait la fin et que c’Ă©tait mieux pour moi, pour ne pas gĂącher ma fin d’aventure, on en avait mĂȘme pas passĂ© la moitiĂ©.

Le service rapatriement m’a emmenĂ©e sur le checkpoint 3 Ă  environ 30 bornes de course oĂč j’ai pu croiser des coureurs et des dromadaires (je ne sais pas lequel m’a fait le plus plaisir), et nous sommes rentrĂ©s au camp oĂč j’ai pu passer la fin de la journĂ©e avec Yoann le gagnant de la 54km et ceux qui faisaient la distance 20km.

Etrangement, forcĂ©ment je me sentais triste d’avoir abandonnĂ© mais j’Ă©tais tellement persuadĂ©e que c’Ă©tait la meilleure dĂ©cision que je n’ai jamais eu aucun regret, hormis celui de ne pas avoir mesurĂ© la difficultĂ© mentale que reprĂ©sentait cette course.

J’ai fini la journĂ©e en attendant Alex qui a rĂ©ussi l’exploit de faire les 34 derniers kilomĂštres en moins de temps que moi sur les 20 premiers et on est allĂ© se coucher, sous la flotte, tous transpirants, sans avoir pu manger chaud parce que trop de vent pour faire du feu et avec la haine de savoir qu’il nous restait encore 2 nuits sur ce camp qu’on commençait Ă  dĂ©tester (et dont je regrette maintenant de ne pas en avoir assez profitĂ©).

Stay Tuned pour le rĂ©sumĂ© du jour de repos, aka mon jour pref de l’aventure

Marathon des Sables Atlantic Coast – Partie 2 : le premier jour de course

AprĂšs 6h de navette pas trĂšs reposantes puisque j’ai rĂ©ussi Ă  fermer l’oeil une heure tout au plus, le bus nous a dĂ©posĂ©s dans un endroit avec approximativement rien autour : sur le dĂ©part de la premiĂšre Ă©tape du Marathon des Sables Atlantic Coast 2025. Et c’est Ă  ce moment-lĂ  que j’ai fait la rencontre de ce qui allait ĂȘtre mon pire cauchemar pendant les 4 jours qui ont suivi : les toilettes de la course.

Pour des raisons je pense Ă©cologiques, les WC n’Ă©taient ni des toilettes normales que j’aurais apprĂ©ciĂ©es, ni des toilettes turques qui, sans ĂȘtre confortables, auraient au moins eu le bĂ©nĂ©fice d’ĂȘtre des toilettes. A la place, l’orga avait installĂ© des sortes de cuvettes dans lesquelles il fallait mettre un sac et faire attention Ă  ne pas poser son gros cul dessus mais Ă  rester en squat pour ne pas prendre le risque qu’elles tombent. Ça a un certain charme quand tu n’arrives pas Ă  caser ton renfo de la semaine, mais ça devient beaucoup moins cool quand tu sais que tu vas devoir courir 120 bornes et rentrer en pissant lĂ -dedans.

Vers 9h le vrai dĂ©part a Ă©tĂ© donnĂ© et c’est Ă  ce moment-lĂ  seulement que j’ai commencĂ© Ă  rĂ©aliser ce qu’il se passait. On ne connaissait encore quasiment personne de nos coĂ©quipiers de galĂšres puisqu’on Ă©tait un peu tous restĂ©s dans notre coin Ă  l’hĂŽtel (mĂȘme si tout le monde me voyait dĂ©jĂ  comme la putain de meuf qui avait perdu sa pochette aprĂšs 10 min sur le sol marocain) (ils savaient pas encore que c’Ă©tait que le dĂ©but des galĂšres de mon aventure) mais on se regardait tous en mode « Ă§a va ĂȘtre tendu ».

C’est aussi le moment oĂč j’ai dĂ©couvert ce que c’Ă©tait de courir dans du sable mou. Les kilomĂštres en allure 10 min au km correspondant approximativement Ă  des kilomĂštres Ă  4 d’allure sur de la route, la chaleur (ah si j’avais su, je me serais jamais plainte de la chaleur mdr) et les bĂątons indispensables mais que je n’avais bien sĂ»r jamais testĂ©s avant donc que je me prenais continuellement dans les pieds : bref, je me suis rapidement dit que ça allait ĂȘtre chaud mais par chance, l’Ă©preuve du jour ne faisait que 23km.

Au 7e kilomĂštre est arrivĂ©e la premiĂšre dune d’une longue sĂ©rie. On va pas se mentir, c’Ă©tait splendide, mais c’est bien tout ce que c’Ă©tait. Moi qui m’Ă©tais sentie pousser des ailes dans les montĂ©es de la premiĂšre partie de la SaintĂ©Lyon, j’ai trĂšs vite compris que le dĂ©nivelĂ© sur terre et celui sur sable ne donnent pas vraiment le mĂȘme ressenti.

AprĂšs une Ă©norme montĂ©e (pas celle sur la photo) (je vous jure qu’elle Ă©tait Ă©norme), je me suis dit que j’allais profiter de la descente pour courir un peu, chose que je n’avais pas faite depuis environ 6,9km. Quelle bonne idĂ©e.

ArrivĂ©e en bas de la descente, j’ai senti une sensation Ă©trange sur mes pieds. Du sable. Alors quand t’es au milieu du Sahara tu te dis que c’est pas si Ă©trange d’avoir du sable dans les pieds. Mais si. Parce qu’on avait collĂ© de super guĂȘtres censĂ©es protĂ©ger les pieds du sable pour ne pas prendre des ampoules qui viendraient compliquer la course, voire rendre quasiment impossible de la terminer. J’ai baissĂ© les yeux, jusqu’Ă  me retrouver nez Ă  nez avec mes guĂȘtres dĂ©collĂ©es.

Petit moment de panique puisque je m’Ă©tais fait la rĂ©flexion dans le bus que j’avais pensĂ© Ă  tout, sauf Ă  la colle pour les coller si elles se dĂ©collaient. A tout…. sauf Ă  la colle pour les coller si elles se dĂ©collaient. Et c’Ă©tait exactement ce qu’il venait de se passer.

J’ai commencĂ© Ă  pleurer en comprenant que ma course venait peut-ĂȘtre de s’arrĂȘter lĂ , en bas de la premiĂšre dune. AprĂšs plusieurs arrĂȘts rĂ©guliers pour vider mes chaussures, j’ai passĂ© la fin de l’Ă©tape Ă  prier pour que quelqu’un de plus intelligent que nous (c’est pas bien compliquĂ©) ait de la colle ou un fil sur le camp Ă  mon arrivĂ©e. Cet Ă©pisode marquera le dĂ©but de mon craquage mental.

Les kilomĂštres passaient assez difficilement. Mentalement, je n’y Ă©tais plus du tout. Les ampoules m’angoissaient beaucoup car comme vous l’aurez vu dans mon article de la semaine derniĂšre, j’ai quand mĂȘme pas mal de courses cette annĂ©e et je ne voulais pas que de potentielles ampoules viennent toutes les compromettre. Je voulais juste arriver sur le camp, qu’on recolle mes guĂȘtres correctement et qu’on puisse terminer cette aventure. Mais ça ne s’est malheureusement pas passĂ© comme ça.

AprĂšs un peu plus de 4h40 je crois, je suis venue Ă  bout de ces 23km en Ă©tant quand mĂȘme dans la premiĂšre moitiĂ© des femmes de la course, et ce malgrĂ© mes arrĂȘts pour vider mes chaussures et mon craquage mental du kilomĂštre 7. Je me suis dit qu’il fallait absolument qu’on trouve quelqu’un qui avait pensĂ© Ă  prendre de la colle. Mais Ă©videmment tout le monde avait cousu ses guĂȘtres et personne ne pouvait nous aider.

En tentative de derniĂšre chance, on les a scotchĂ©es en espĂ©rant que ça tienne pour le lendemain et on s’en est allĂ© dĂ©couvrir notre tente (et dĂ©couvrir qu’on ne pouvait pas faire de feu car on Ă©tait aussi Ă©clatĂ©s en survie qu’en collage de guĂȘtres et qu’il y avait trop de vent). C’Ă©tait donc le premier de nos nombreux repas froids. 🙂

On est alors partis se coucher Ă  l’heure des poules, en ne sachant pas que nous venions de vivre notre dernier jour de soleil dans le Sahara.

Rdv vendredi pour le post sur le deuxiĂšme jour ! Et pas sure qu’il soit mieux que le premier !

Marathon des Sables Atlantic Coast : la plus belle aventure de ma vie (Partie 1 : l’Avant course)

Je rentre tout juste du Marathon des Sables au Maroc et woua, quelle claque. Je ne pensais pas pouvoir vivre un jour quelque chose d’aussi fort Ă©motionnellement parlant que la SaintĂ©Lyon. Et pourtant.

On nous a dit en partant que personne d’autre que nous qui l’avions vĂ©cu ne pourrait comprendre ce qu’on ressentait et plus j’en parle autour de moi, plus je comprends que c’est la rĂ©alitĂ© et que pour beaucoup cette course se rĂ©sume Ă  marcher des heures dans du sable, pisser dans un tonneau et dormir sur des cailloux.

Bon, je vais pas vous mentir, tout n’est pas faux, et si cela se rĂ©sumait Ă  ça, je ne serais pas lĂ  en train de regarder la prochaine destination que j’allais faire. La rĂ©alitĂ© c’est que seuls ceux qui l’ont vĂ©cu peuvent comprendre l’aventure humaine que c’est, au-delĂ  d’ĂȘtre une simple course. Et pour ne jamais oublier ce que j’ai vĂ©cu (jusqu’Ă  la prochaine fois), j’ai dĂ©cidĂ© d’en Ă©crire ici le rĂ©cit.

Je ferai, plus tard, un article sur la prĂ©paration et notamment sur celle du sac parce que c’est pas une course Ă  laquelle on s’inscrit sur un coup de tĂȘte. Non non, ça demande une prĂ©paration Ă©norme. Mais pas juste une prĂ©paration physique comme n’importe quelle course : ça demande DES MOIS d’organisation, et si je peux vous Ă©viter les petits soucis que j’ai eus, ce serait avec grand plaisir. Mais dans l’intervalle on va avancer un petit peu le temps jusqu’Ă  arriver Ă  samedi dernier et notre dĂ©part pour Agadir.

La SaintĂ©Lyon m’a Ă©puisĂ©e mentalement et quand, en juillet dernier, je me suis inscrite au Marathon des Sables je n’imaginais dĂ©jĂ  pas que j’allais la finir (lol), mais je n’imaginais surtout pas Ă  quel point cette course allait m’user. Alors je ne voyais pas le problĂšme qui allait se poser si j’enchainais deux grosses courses de ce type. Mais je peux vous dire que, avec du recul, ben c’Ă©tait pas l’idĂ©e du siĂšcle.

AprĂšs un mois de coupure sĂšche sans aucun sport pour me reposer physiquement et mentalement, l’heure de la reprise a sonnĂ© le 1er janvier. Et malheureusement, je n’Ă©tais absolument pas prĂȘte mentalement Ă  repartir et encore moins en sachant que j’avais un nouvel Ă©norme objectif 3 semaines aprĂšs.

Je suis donc arrivĂ©e samedi dernier Ă  l’aĂ©roport en n’ayant pas du tout envie d’ĂȘtre lĂ , tout en Ă©tant consciente de la chance que j’avais d’avoir pu me l’offrir. Je sentais que psychologiquement je n’y Ă©tais pas du tout et que ça allait ĂȘtre trĂšs compliquĂ© pour moi de survivre Ă  cette semaine qui me rebutait Ă©normĂ©ment. Si j’avais su.

Une fois arrivĂ©s Ă  l’aĂ©roport d’Agadir, soulagĂ©s de voir que la valise en soute n’avais pas Ă©tĂ© perdue (ma pire angoisse), on s’est regardĂ© avec Alex en rigolant et en se disant que rien ne pouvait plus nous arriver maintenant. Ahaha. Oui, on a bien ri. Jusqu’Ă  ce que l’on entre dans la navette affrĂ©tĂ©e par l’organisation et que l’on dĂ©couvre que l’une de mes deux pochettes sur mon sac de course avait disparu. DISPARU.

J’ai couru avec un sac WAA (marque sponsor de la course) qui a la particularitĂ© d’avoir pas mal de poches dont deux qui s’attachent au niveau de la ceinture et permettent de stocker tout ce dont on a besoin pour la course du jour (nourriture, portable etc). Mais ce n’est pas tout. Elles permettent aussi et surtout, en accrochant les poches des deux cĂŽtĂ©s, de stabiliser le sac quand on court. Vous comprendrez donc qu’il Ă©tait absolument indispensable d’avoir les deux poches pour pouvoir courir. Et il m’en manquait une.

AprĂšs une petite alerte enlĂšvement et la joie de dĂ©couvrir que la poche que j’avais perdue n’Ă©tait pas celle qui contenait l’intĂ©gralitĂ© de mes papiers d’identitĂ© (la gourde) (mais je pensais pas qu’elles pouvaient se dĂ©crocher, enfin!!!), nous nous sommes rĂ©solus Ă  admettre qu’elle Ă©tait dĂ©finitivement perdue. Premier problĂšme Ă  rĂ©gler donc : racheter un sac avant le dĂ©but de la course prĂ©vue 36h plus tard.

Par chance, l’organisation tenait un stand le lendemain sur lequel ils vendaient tout un tas de babioles et notamment des sacs (Ă  189 euros, j’en pleure encore) pour les idiots comme moi qui arrivent sans matos.

Je me suis donc retrouvĂ©e avec un sac jaune alors que j’avais accordĂ© toute ma tenue avec le sac vert initialement achetĂ©. Au final, Alex mon styliste m’a proposĂ© de garder le sac vert qui allait avec ma tenue (fallait penser au cĂŽtĂ© instagrammable de mes futures photos Ă  90 euros le pack) sur lequel nous avons accrochĂ© les poches jaunes du sac que je venais d’acheter. Un style comme un autre aprĂšs tout. J’ai jamais aimĂ© me fondre dans la masse…

AprĂšs une bonne nuit de sommeil dans une chambre d’hĂŽtel assez sympathique mais sans wifi (la mort), nous voilĂ  en route pour le contrĂŽle antidopage de la course. Ah les bĂ©nĂ©voles n’ont pas Ă©tĂ© déçus quand ils vont vu la liste de mes pathologies et de mes traitements longue durĂ©e. Mais bon, contre toute attente j’ai rĂ©ussi haut la main les tests antidopage (puisqu’ils m’en ont pas fait) et ai obtenu le Saint Graal : un petit bracelet qui m’autorisait Ă  partir le lendemain Ă  2h du matin pour 6h de bus, direction : le Sahara.

La derniĂšre soirĂ©e Ă  l’hĂŽtel a Ă©tĂ© un peu compliquĂ©e. Je ne comprenais pas comment je pourrais courir 120 bornes dans le dĂ©sert le lendemain (spoiler : je me suis arretĂ©e Ă  70) et encore moins comment je pourrais me lever Ă  2h pour rejoindre la navette. Et encore, je ne savais pas que l’hĂŽtel avait choisi ce jour en particulier pour organiser une soirĂ©e karaokĂ© avec des gens qui chantent encore moins bien que moi jusqu’Ă  23h30. On adore.

Et c’est ainsi qu’aprĂšs moins de 3h de dodo, nous sommes partis en direction de la navette qui nous emmenait, on ne le savait pas encore, vivre la plus belle aventure de notre existence.

Rdv dans le prochain article pour le rĂ©sumĂ© de notre premier jour dans le Sahara 🙂

Mes dossards de l’annĂ©e 2025, omg

On ne change pas les bonnes vieilles habitudes : je cours uniquement dans le but de pouvoir faire des courses officielles. Et si certains dépensent leur argent en clopes ou soirées, je préfÚre mettre le mien dans des dossards réguliers, quitte à sacrifier certaines courses et les faire en endurance fondamentale car on ne peut pas faire des RP à chaque fois, évidemment.

Voici donc la liste (non exhaustive, car tout le monde sait que je vais en rajouter) des courses prévues pour cette année 2025.

1/ Le Marathon des Sables – Atlantic Coast – 70km (janvier)

Je ferai bien sĂ»r un rĂ©sumĂ© de cette incroyable aventure dans un prochain post mais oui, le Marathon des Sables Ă©tait mon premier dossard de l’annĂ©e. Et quel dossard. J’ai vĂ©cu, Ă  ce jour, la plus belle aventure de toute mon existence et je ne pourrai jamais ĂȘtre reconnaissante Ă  la hauteur de ce que j’ai vĂ©cu. C’Ă©tait magique.

2/ Semi de Paris (mars)

AprĂšs un mois de fĂ©vrier trĂšs tranquille (sans course prĂ©vue), le mois de mars s’annonce un peu tendu niveau timing avec, pour le premier dossard, l’incontournable semi de Paris, intĂ©grĂ© Ă  la prĂ©pa du marathon de la mĂȘme ville.

Comme chaque annĂ©e on va se demander si je tente ou pas un RP (record personnel pour les novices) ou si je le fais Ă  l’allure marathon comme il le faudrait. Et comme chaque annĂ©e je vais me dire que je le fais Ă  l’allure marathon pour au final dĂ©cider, 2 min avant le dĂ©part, d’y aller Ă  fond en espĂ©rant avoir un petit record Ă  la clĂ©. Trop hĂąte, c’est encore et toujours ma distance prĂ©fĂ©rĂ©e.

3/ Sine Qua Non – 10km (mars)

PremiĂšre course nocturne de l’annĂ©e (la SaintĂ©Lyon m’a piquĂ©e), un petit 10km Ă  une semaine du semi donc sans avoir Ă  100% rĂ©cupĂ©rĂ©. Le but n’est pas forcĂ©ment de faire un record sur cette distance créée par le diable, mais juste de pouvoir cocher un petit 10km sympathique sans se fatiguer Ă  se lever un dimanche Ă  5h du matin puisqu’il a lieu le samedi soir. Youpi.

4/ EcoTrail de Paris – 32km (mars)

J’ai eu l’Ă©norme chance de gagner un dossard offert par mon club de running Campus en partenariat avec I-run et Salomon sur la distance 30km de l’EcoTrail de Paris (en vrai il en fait 32). Je suis infiniment heureuse de pouvoir participer Ă  cette course mythique, ce sera ma premiĂšre fois.

On va pas se mentir, je suis totalement flippée car vous savez que le trail et moi ça fait 12, mais il reste un mois pour performer dans cette discipline. Lol.

5/ FoulĂ©es de l’assurance – 5km (mars)

Je vous avais dit que le mois de mars était chargé.

Course incontournable pour moi puisque je la cours sous les couleurs de ma boite d’assurance qui m’offre gentiment le dossard.

Initialement l’objectif Ă©tait de faire un podium (j’ai fait 5 ou 6e l’annĂ©e derniĂšre). Je vous avoue que vu la gueule de mon mois de mars, on va peut-ĂȘtre reporter l’objectif Ă  l’annĂ©e pro. En tout cas, j’airai Ă  fond pour faire honneur Ă  Mitsui, mais pas sure de briller sur cette course.

6/ Marathon de Paris (avril)

Ma course pref de tous les temps. J’ai abandonnĂ© l’annĂ©e derniĂšre Ă  cause d’un problĂšme de cafĂ©ine dans mes gels. J’ai retenu la leçon pour cette fois et testĂ© la nutrition avant.

Mon objectif rĂ©aliste Ă©tant de passer sous les 4h (mon record est actuellement de 4h07, fait sur mon premier marathon) (j’avais la grippe Ă  mon second), l’objectif un peu plus fou serait de faire 3h50. On verra comment ça se passe, je commence tout juste ma prĂ©pa puisque j’Ă©tais au marathon des sables avant.

7/ Trail du Saint-Jacques – 25km je crois (juin)

Petit trail auquel je me suis inscrite sur un coup de tĂȘte aprĂšs la SaintĂ©Lyon en pensant que le trail me manquerait (pas du tout). En tout cas ça va ĂȘtre compliquĂ© mais sympathique puisque c’est dans la ville Ă  cĂŽtĂ© de chez mes parents (Ă  1h30 quoi) (oui 1h30 de voiture quand tu vis Ă  Paris c’est Ă  cĂŽtĂ©) (chacun son Ă©chelle) et que je la cours avec ma belle-mĂšre et Alex. Il va falloir bosser les montĂ©es.

8/ La Parisienne – 10km (septembre)

Toujours un dossard offert par ma boite. L’annĂ©e derniĂšre, je n’ai pas pu la courir car j’avais la grippe (encore) (je me suis vaccinĂ©e depuis). Cette annĂ©e j’aimerais bien la courir mais absolument pas pour y faire un temps puisque c’est absolument impossible, la course Ă©tant sur le Top 3 des moins bien organisĂ©es Ă  Paris.

9/ 10km Paris Centre ou Semi de Boulogne (novembre)

Mon coeur balance entre les deux. Le 10km Paris Centre Ă©tant mon 10km prĂ©fĂ©rĂ© mais le semi de Boulogne Ă©tant trĂšs bien placĂ© par rapport Ă  mon dernier dossard qui est le marathon de Valencia. Je continue de rĂ©flĂ©chir tant que les inscriptions ne sont pas ouvertes, mais les deux sont prĂ©vus le mĂȘme jour. Grrr.

10/ Marathon de Valencia

Et oui, je fais partie des heureux chanceux (ceux qui ont fait la queue 4h avant l’ouverture quoi) Ă  avoir eu un dossard pour le Marathon de Valencia qui est mon objectif numĂ©ro 1 de cette annĂ©e 2025.

Marathon mythique, relativement plat il me semble, j’espĂšre pouvoir briller sur cette distance et peut-ĂȘtre me rĂ©concilier avec les marathons que je n’apprĂ©cie pas forcĂ©ment courir (trop long).

Tellement hùte de cette année et de tous les dossards qui vont se rajouter !!!