(Plus long article de mon blog, je suis dĂ©solĂ©e mais câĂ©tait trop important pour faire court)
A lâoccasion de mes 18 ans qui Ă©taient le 3 janvier (ceux qui ont oubliĂ© il nâest pas trop tard pour me le souhaiter. Pour une idĂ©e dâexcuse valable : dites-moi que vous Ă©tiez en excursion dans la jungle mexicaine depuis deux semaines et que, mĂȘme si vous avez pensĂ© trĂšs fort Ă moi vous nâavez pas pu me le souhaiter, promis je ferai semblant de vous croire), mon cousin a dĂ©cidĂ© de mâemmener en boite de nuit. CâĂ©tait ma premiĂšre VRAIE sortie en boite, jâĂ©tais donc O-BLI-GEE de vous raconter ça.
Mon appartement de vacances Ă©tant situĂ© au Cap dâAgde (dans la partie NON NATURISTE) Ă deux pas (ou presque) de lâAMNESIA et du PACHA, je baigne dans lâunivers des boites de nuit depuis que je suis une enfant. Je rĂȘvais devant tous les gens qui faisaient la queue des heures devant la boite pour rentrer et qui avaient lâair trĂšs joyeux Ă danser mĂȘme sans musique (les 15 verres de Vodka quâils avaient bus juste avant aidaient bien Ă ĂȘtre si heureux, mais ça je ne le savais pas, jâĂ©tais une enfant oh !). Pourtant, il aura fallu attendre mes 18 ans (non en fait câĂ©tait le 2 janvier Ă 23H30 du coup je nâavais pas encore 18 ans) pour que je passe enfin une vraie soirĂ©e entiĂšre dans une boĂźte.
Mon pĂšre nâa jamais cessĂ© de me dire « à ton Ăąge jâallais en boite et je rentrais Ă 6h du matin puis jâenchainais avec la plage » Ă cela Ă©videmment je posais la question ultime « mais papa tu dormais quand ? » question Ă laquelle ma grand-mĂšre sâempressait de rĂ©pondre « il rattrapait les heures de sommeil qui lui manquaient en cours de français pendant le reste de lâannĂ©e ahahahaha » (animĂ©s les repas de famille, je confirme). Jâai donc pu constater ce que câĂ©tait dâenchainer un rĂ©veil matinal aprĂšs un coucher matinal lui aussi, 2h de sommeil allĂ© hop !
22h30 : Mon cousin, accessoirement le chauffeur de la soirĂ©e (eh oui je nâai pas le permis mais ça ne va pas tarder), vient me chercher chez moi en mâannonçant « bon Audrey on va chercher des amis, il y en a un qui a commencĂ© Ă boire il va dire des choses Ă©tranges mais il est gentil » : merci, ça donne envie.
23h30 : on arrive devant la boite, et lĂ malheur : un monsieur vĂ©rifie les cartes dâidentitĂ©. Une tonne de questions viennent Ă mon esprit : est-ce quâil va me laisser rentrer ? Il ne va quand mĂȘme pas me faire attendre jusquâĂ minuit devant la boite ? Finalement il mâa laissĂ© rentrer pour une raison que seuls mes abonnĂ©s Twitter connaissent, jâĂ©tais super heureuse, pour une fois je nâavais plus de soucis de limite dâĂąge.
23H40 : on arrive au niveau des fouilles, je passe entre trois mecs, jâattends sagement quâun (vieux) monsieur vĂ©rifie que je nâai pas embarquĂ© un couteau ou une arme (ou Ă boire, quand on voit le prix des consos on comprend mieux pourquoi certains tentent de ramener leur petite bouteille dâeau). LĂ le (vieux) monsieur me dit « toi câest bon », fiĂšre de moi je dis au copain de mon cousin « jâai une tĂȘte dâange Ă ce point pour quâil ne me fouille pas ? », question Ă laquelle il sâest empressĂ© de me rĂ©pondre « non câest juste que tu es une fille, il nâa pas le droit » ah ok.
Puis, on se dirige vers la caisse, je sors fiĂšrement mes 12 euros (12, encore 12), mais je comprends vite que ce soir lâentrĂ©e est gratuite (je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, je ne sais pas grĂące Ă qui), je range donc mon billet et mes deux piĂšces.
ArrivĂ©e dans lâenceinte de la boite avec mes trois compagnons de soirĂ©e, ma premiĂšre pensĂ©e a Ă©tĂ© « woua câest grand ». Les gens avaient dĂ©jĂ lâair bien atteints par lâalcool. Jâavais juste envie de leur dire « punaise les gars il est mĂȘme pas minuit vous allez ĂȘtre comment Ă 3h du matin ? » mais visiblement ils devaient ĂȘtre habituĂ©s puisque trois heures plus tard ils continuaient de boire (et tenaient toujours debout, enfin presque).
0h19 : (la photo sur mon tĂ©lĂ©phone tĂ©moigne de lâheure exacte de cet Ă©vĂšnement important de ma vie), un des amis de mon cousin avec qui jâĂ©tais venue dĂ©cide de me payer mon PREMIER verre dâalcool. Je ne sais pas ce quâil y avait dedans, mĂȘme lui ne le sait pas en fait, tout ce que je sais câest que jâai dĂ» le boire dâun coup et que jâai failli mourir sur place. Il mâa bien fallu une demi-heure pour reprendre mes esprits. (Merci Ă lui au passage, qui a quand mĂȘme payĂ© 5 euros pour me voir crier que jâavais la tĂȘte qui tournait pendant vingt minutes).
Bon, pour finir, de minuit et demie Ă trois heures (le moment oĂč nous sommes rentrĂ©s, parce que oui nous avions un repas de famille le lendemain et si on ne voulait pas ressembler Ă des zombies [ce qui fut le cas tout de mĂȘme] on se devait de rentrer tĂŽt), il ne sâest rien passĂ©, si ce nâest les gros lourds de 30 ans qui viennent ici pour draguer des filles de 18 ans, ou encore les mecs totalement bourrĂ©s qui pensent que venir te parler en puant la vodka est la meilleure maniĂšre de te donner envie de les connaitre.
Si je devais rĂ©sumer cette soirĂ©e en un mot, ce serait inoubliable. Ok certains gens sont trop bizarres, ok parfois je me suis demandĂ©e comment certains tenaient encore sur leurs deux jambes, ok souvent je me suis dit que je devais ĂȘtre la seule enfant sage aux alentours, mais au final jâai rĂ©ellement trouvĂ© ça super. Jâaurais peut-ĂȘtre dĂ» commencer plus tĂŽt, comme les gens normaux.
A.N.