J’AI EU MON PERMIS

J’AI EU MON PERMIS.

L’histoire aurait pu s’arrĂȘter lĂ , mais accordons-nous sur le fait que ce n’Ă©tait pas vraiment intĂ©ressant Ă  raconter ici. Alors remercions vivement ma dĂ©bilitĂ©, qui m’a permis de pouvoir Ă©crire un truc (un minimum) marrant sur mon obtention du permis.

Bon, tout d’abord, sachez que le permis est une vaste blague, que si une personne qui sait autant conduire que moi l’a eu, TOUT LE MONDE peut l’avoir. Donc respirez, conduisez (et ne grillez pas de STOP).

Pour ceux qui n’ont pas passĂ© leur permis (donc la majoritĂ© des gens qui lisent ce post), sachez que l’administration Ă©tant hyper branchĂ©e nouvelles technologies toussa-toussa, les rĂ©sultats sont dorĂ©navant disponibles sur Internet. Pour expliquer un petit peu le dĂ©lire, il faut aller sur un site, inscrire son numĂ©ro d’identification de 7964680 chiffres, sa date de naissance, LA CATEGORIE DE SON PERMIS (retenez bien ceci, c’est important pour la suite) et un code, histoire de vĂ©rifier qu’un petit coeur bat bien dans le corps de celui qui entend dĂ©couvrir ses rĂ©sultats de permis.

Les rĂ©sultats sont disponibles le surlendemain du passage du permis, vers 1h du matin. Sachant ça, j’Ă©tais Ă  l’affĂ»t dĂšs minuit et demie « au cas oĂč », allant mĂȘme jusqu’Ă  me rĂ©veiller chaque heure de la nuit pour connaitre ces putain de rĂ©sultats. Une heure, deux heures, trois heures, six heures: toujours rien. Sept heures, je me rĂ©veille dĂ©finitivement et commence Ă  essayer Ă  peu prĂšs toutes les cinq minutes (en vrai c’Ă©tait toutes les trois secondes et demie, pardonnez-moi), on ne sait jamais, si les rĂ©sultats tombaient Ă  7h10 alors que mĂȘme le coq du voisin dort encore. Le problĂšme est que le nombre de tentatives par heure est limitĂ© afin de prĂ©venir l’Ă©ventuel intĂ©rĂȘt d’un robot par mon futur Ă©chec, on ne sait jamais.

7h58, toujours aucun rĂ©sultat, mais EN PLUS de cela, le charmant site m’annonce qu’Ă  force de faire des tentatives ratĂ©es d’entrĂ©e dans la base de donnĂ©es, je ne pourrai rĂ©essayer que dans une heure. Quand soudain, un Ă©clair de gĂ©nie (il en fallait bien au moins un) me traverse l’esprit: j’avais passĂ© le PERMIS B pas le A, catĂ©gorie par dĂ©faut de la demande de rĂ©sultats. VoilĂ  pourquoi mes rĂ©sultats n’Ă©taient pas en ligne alors qu’ils auraient dĂ» l’ĂȘtre depuis une heure du matin. Je me retrouvais donc Ă  devoir attendre une heure tout en sachant que mes rĂ©sultats Ă©taient disponibles depuis longtemps mais que je ne pouvais pas les voir.

Restait une solution: appeler mon auto-Ă©cole qui avait dĂ©jĂ  dĂ» recevoir les rĂ©sultats mais, bien trop honteuse de mon passage de permis ratĂ© (que j’ai finalement eu, ne cherchez pas Ă  comprendre), je me suis rĂ©solue Ă  attendre une heure pour rien.

Alors mesdames, alors messieurs, un Sage (je ne sais plus son nom, je crois mĂȘme que je ne l’ai jamais su; la culture a ses limites, que je n’ai pas encore pu dĂ©passer) disait: « la prĂ©cipitation est presque toujours suivie du repentir tandis que la rĂ©ussite accompagne immanquablement la patience ».

Soyez patients, soyez intelligents, et PASSEZ VOTRE PERMIS.

Audrey

J’ai testĂ© (et dĂ©testĂ©) pour vous: l’examen du permis de conduire

Yo les bĂ©bĂ©s, ça gaze ? Ne soyez pas trop enthousiastes, cet article sera tout sauf marrant. Enfin pour vous peut-ĂȘtre un peu, pour moi beaucoup moins (en vrai je dis ça mais je m’auto fait rire donc bon).

Certains le savaient peut-ĂȘtre dĂ©jĂ , mais j’ai passĂ© le permis il y a une heure (oui, enfin, oui… ENFIN). AprĂšs une aventure d’un an et demi pour obtenir le code (que j’ai finalement eu du premier coup et que j’aurais sans doute rĂ©ussi sans jamais rĂ©viser une seule question mais bon, c’est une autre histoire, arrĂȘtez de me faire dĂ©vier, enfin), j’ai enfin passĂ© ce putain (c’est le cas de le dire) de permis. J’avais fait un mini caprice pour y aller le 2 novembre parce que le 2 et le 1 (2/11) sont mes chiffres porte-bonheur et que sur un malentendu ça aurait pu passer…..ouais…..mais en fait non.

Pas trĂšs convaincue de ma capacitĂ© Ă  pouvoir obtenir ce prĂ©cieux papier (ce n’est plus un papier, je sais) rose alors que je savais Ă  peine dĂ©marrer, je me suis quand mĂȘme rendue au 2 rue RĂ©mi MoĂŻse, le merveilleux centre d’examen du permis de conduire dont je dĂ©pends. 2 ? Oui, tout Ă©tait rĂ©uni pour que je l’aie. Mais je ne l’ai quand mĂȘme pas eu. Lol.

Rendez-vous Ă  13h30, arrivĂ©e Ă  13h09 (on n’est jamais trop prĂ©voyant okĂ©, il manquait plus que j’arrive en retard au permis en plus de ne pas savoir conduire, mdr) (trop d’humour, je sais), j’ai commencĂ© Ă  comprendre que ça sentait le sapin quand la porte automatique du centre d’examen n’a pas voulu s’ouvrir devant moi (petit conseil Ă  ceux qui passeront aprĂšs moi et Ă  moi qui repasserais donc aussi par lĂ : il faut limite se coller Ă  la porte pour qu’elle s’ouvre, petit moment gĂȘnant mais qui n’est rien comparĂ© Ă  l’extrĂȘme honte que vous allez vous foutre quand vous serez aux cĂŽtĂ©s de l’inspecteur et que vous confondrez la pĂ©dale qui sert Ă  freiner et celle pour accĂ©lĂ©rer #CaSentLeVĂ©cu).

13h20: La monitrice de mon auto-Ă©cole qui m’accompagnait (et en Ă©tait bien triste) commence Ă  s’avancer vers moi et me dit « vous n’ĂȘtes pas en conduite accompagnĂ©e? Passez premiĂšre parce que les autres ont plus d’expĂ©rience et ça peut vous ĂȘtre prĂ©judiciable de passer aprĂšs eux » (= « t’es une brĂȘle, passe avant ça Ă©vitera de laisser un trop mauvais souvenir de notre auto-Ă©cole aux inspecteurs »).

Je monte dans la voiture, rĂšgle tout correctement: rĂ©troviseurs, siĂšge, volant, limite j’allais en venir Ă  faire le mĂ©nage pour me faire bien voir. L’inspecteur me demande si je suis prĂȘte, mon coeur se dit « bon je vous abandonne, Ă  dans vingt minutes », mon cerveau pense que non mais ma bouche rĂ©pond « je crois ». Ca aurait Ă©tĂ© dommage de mal partir avant mĂȘme d’ĂȘtre partie.

Nous voilĂ  en route, je fais les contrĂŽles: droite, milieu, gauche, AU TOP et ce, pendant dix minutes. L’inspecteur allant mĂȘme jusqu’Ă  lancer un « bravo ». Je me voyais dĂ©jĂ  en train de fĂȘter mon permis avec mon Big Mac et mes verres de Coca Ă  6 euros (cc Krishma) au McDo. Quand soudain, lancĂ©e Ă  50km/h, j’aperçois un STOP que j’Ă©tais sur le point de griller. ContrĂŽle rapide, je freine d’un coup, mon cerveau pense « Ă§a secoue, j’espĂšre que vous ne venez pas de manger », ma bouche commence Ă  dire « Ă§a s…. » et s’arrĂȘte net, se rendant compte que la conduite n’est pas mon domaine mais que l’humour semble l’ĂȘtre encore moins.

Je repars, croise un autre STOP tout lĂ -bas, au loin. Je me dis « vas-y fais-lui un arrĂȘt MAGNIFAIIIK » (comme dirait Cristina). ContrĂŽles, petit freinage progressif, re-contrĂŽles (au cas oĂč il n’ait pas vu les premiers), je compte jusqu’Ă  trois, petite premiĂšre, et c’est reparti ET LA le moniteur me dit « mademoiselle, on s’arrĂȘte Ă  un STOP, c’est pas un cĂ©dez le passage » ARE YOU SERIOUS BABY ? Et comme tout bon moniteur le dirait: une erreur en entrainant une autre (trente autres dans mon cas), je voyais mon permis s’envoler petit Ă  petit (mais un peu beaucoup rapidement quand mĂȘme).

Petite liste (non exhaustive, trop peur d’atteindre la limite de caractĂšres si je raconte tout) des conneries que j’ai faites :

  • Le dĂ©marrage en deuxiĂšme Ă  un STOP (erreur de dĂ©butante, ravie de voir que je sais encore moins conduire que parler anglais).
  • L’oubli de tourner les roues Ă  la fin du crĂ©neau et le gentil monsieur qui me dit « vous ĂȘtes sure que c’est fini? » et la petite Audrey qui, pas trĂšs sereinement, rĂ©pond « oui? ».
  • L’entrĂ©e en troisiĂšme sur une voie rapide oĂč il fallait ĂȘtre en deuxiĂšme (agrĂ©mentĂ©e d’un petit « ouuuups » presque aussi long que la voie d’accĂ©lĂ©ration, comme ça si l’inspecteur n’avait rien vu, il Ă©tait maintenant au courant de ma connerie)
  • Le coup du « je pars tout droit alors que le moniteur vient de me dire d’aller Ă  droite ». Du coup, je me suis retrouvĂ©e sur une voie rapide. Ca tombe bien, j’avais ratĂ© l’entrĂ©e dans la premiĂšre, lolilol.
  • Les prioritĂ©s Ă  droite: je n’en ai vu AUCUNE, alors soit je les ai toutes grillĂ©es, soit elles Ă©taient sur la route Ă  droite que j’aurais dĂ» prendre si j’avais pas continuĂ© tout droit sur la voie rapide, youpi.
  • Et la cerise sur le gĂąteau: UNE GAMINE DE CINQ PIGES QUI ECHAPPE A LA SURVEILLANCE DE SA MERE ET SE JETTE DEVANT MA VOITURE une minute trente avant la fin du permis. C’Ă©tait certainement un message subliminal en mode « tu vois ton permis ? Tu viens de l’Ă©craser un peu comme t’as failli m’Ă©craser, allez bises ».

Big up Ă  l’inspecteur (qui Ă©tait fort mignon d’ailleurs, j’ai pas tout perdu dans l’histoire) qui m’a quand mĂȘme dit « les rĂ©sultats seront disponibles lundi » Ă  la fin de l’examen, dĂ©celant tout de mĂȘme dans mon regard que je savais que c’Ă©tait mort. Et big up encore plus big Ă  la monitrice qui Ă©tait derriĂšre moi et qui pleurait intĂ©rieurement Ă  l’idĂ©e de voir que je venais de tuer leur taux de rĂ©ussite au permis.

Non mais ça aurait pu ĂȘtre pire. J’aurais pu Ă©craser une enfant, griller un STOP, me tromper deux fois de route ou…….. tomber sur un inspecteur moche.

Et comme aurait dit la gamine blonde que j’ai failli Ă©craser: allez bises.

Audrey

 

Saint-Tropez 🏖

L’inconditionnelle de 50′ inside que je suis ne pouvait ignorer l’existence de Saint-Tropez Ă  la rĂ©putation aussi Ă©tincelante que les stars qui s’y trouvent. Alors qu’elle ne fut pas ma joie quand les parents de l’ami avec qui je suis partie Ă  Ramatuelle m’ont proposĂ© de m’y amener (merci).

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DĂ©testant tout ce qui s’apparente au luxe, Saint-Tropez n’avait, a priori, rien pour me plaire. A priori, oui.

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Saint-Tropez, cette ville Ă  part. Saint-Tropez, cette ville oĂč tu croises des yachts de la taille de ta maison, celle du voisin et celle du voisin de ton voisin rassemblĂ©es Ă  chaque regard. Saint-Tropez, cette ville oĂč les michtonneuses avec des talons plus hauts que la tour de Pise (mais un peu moins d’Ă©quilibre qu’elle, coucou la fille qui a failli tomber devant nous, c’est pas parce qu’on a fait semblant de ne rien voir qu’on n’a vraiment rien vu) et des sacs Ă  main contenant toute leur panoplie de maquillage pour aller sĂ©duire un vieux riche plus proche de son entrĂ©e dans une tombe que de sa sortie de la maternitĂ© sont monnaie courante. Saint-Tropez, oui, Saint-Tropez.

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Je ne retiendrai pas de toi ton architecture presque aussi wtf que les tenues de ma prof d’espagnol au lycĂ©e ni la nonchalance de tes habitants, certainement lassĂ©s par tous ces touristes perdus Ă  qui ils n’ont aucune envie d’indiquer le chemin qu’ils connaissent pourtant par coeur. Non, mon cerveau gardera seulement le souvenir d’une ville mignonne….mais surtout envahie de magasins de chaussures. Et on sait tous que les chaussures c’est plus important que tout.

Audrey

J’AI EU LE CODE DE LA ROUTE

Coucou bonjour hello.

Un an que je rĂȘve de pouvoir ENFIN Ă©crire et publier ce post (mais j’ai quand mĂȘme mis un mois Ă  le mettre en ligne, mdr, lol, trĂšs marrant) (oui j’ai remplacĂ© mon « trop drĂŽle » habituel par un « trĂšs marrant », histoire que la routine ne s’installe pas entre nous, vous voyez).

Il y a quelques semaines mon petit-frĂšre de quinze ans a eu le code, me laissant, ainsi, ĂȘtre la seule bouffonne (c’est mon nouveau mot prĂ©fĂ©rĂ©, je le sors Ă  toutes les sauces, pardonnez-moi) de la famille Ă  ne pas l’avoir. Plus d’excuse, plus de « non mais je le ferai aprĂšs mes partiels », « de toute façon mĂȘme si j’avais le permis je ne voudrais pas conduire alors Ă  quoi bon ? »: le temps passait et la fin de mon contrat avec mon auto-Ă©cole approchait. Hors de question pour moi de perdre l’Ă©quivalent d’une trentaine de paires de chaussures juste parce que j’avais la flemme de le passer (bon, au final on a quand mĂȘme perdu les vingt heures payĂ©es d’avance mais ce n’est pas ma faute et j’expliquerai plus tard) (l’art du suspense) (adieu chaussures) (la tristesse m’envahit, j’espĂšre que vous aussi).

J’avais prĂ©venu mes parents: je ne m’inscrirais que les 12 ou 21 (mes nombres prĂ©fĂ©rĂ©s) de chaque mois. ProblĂšme: pour le mois de mai, ils tombaient soit un vendredi soit un dimanche. Impossible donc. Alors j’ai bloquĂ© la date du 10 mai, sans grande conviction. DĂ©jĂ  qu’en le passant le douze j’Ă©tais pas sĂ»re de l’avoir mais alors le dix…. (ça c’est mon cĂŽtĂ© superstitieuse).

Je choisis le lieu d’Ă©preuve dont l’adresse commence par 21. Bah oui, quitte Ă  ne pas le passer le 12, au moins avoir un 1 et un 2 dans l’adresse. ProblĂšme (encore): il est (Ă  peu prĂšs) Ă  l’autre bout du monde (du moins de la ville). Ma mĂšre, cĂ©dant Ă  tous mes caprices, accepte tout de mĂȘme de m’y amener. Merci.

Mercredi 10 mai, rendez-vous quatorze heures. On part Ă  treize heures, histoire de faire mentir ma fameuse rĂ©putation de fille toujours en retard. Je la supplie presque Ă  genoux de se mettre sur la place de parking 21 (superstitieuse ET folle, coucou). Je rentre dans le bĂątiment et vois que l’Ă©preuve se dĂ©roule dans la salle 211. Signe du destin ? Aucune idĂ©e, tout ce que je sais c’est que mon cerveau s’est, Ă  ce moment-lĂ , dit qu’il n’avait pas le droit Ă  l’erreur (et il se l’est encore plus dit aprĂšs avoir entendu ma mĂšre dire, Ă  peu prĂšs, cinquante fois « plus jamais je viens ici » « putain Audrey t’aurais pu le passer dans un endroit plus prĂšs »).

Alors je suis rentrĂ©e dans la salle, avant d’en sortir, quarante minutes aprĂšs, l’impression d’avoir ratĂ© ma vie, comme toujours mais avec cette petite voix, au fond de moi, qui me disait « non mais tu peux pas Ă©chouer lĂ  oĂč ton petit-frĂšre a rĂ©ussi » (superstitieuse, folle et schyzo, je sais ce que vous vous dites…).

J’ai dĂ» attendre les rĂ©sultats trois heures, TROIS-PUTAIN-D’HEURES pendant lesquelles j’implorais Ă  peu prĂšs tout ce que je pouvais implorer pour que cette horreur de code de la route soit terminĂ©e.

Puis, comme 99% des gens, au moment oĂč j’ai appris que je l’avais je me suis dit « ahahahahahah mais c’Ă©tait trop facile » et suis entrĂ©e dans la catĂ©gorie des gens trĂšs chiants qui vont vous dire « mdr c’est trop simple » quand vous lui direz que vous avez peur de passer le code. Mes plus plates excuses. En attendant, depuis trois semaines je conduis. Je n’ai encore Ă©crasĂ© personne, mais j’ai dĂ©jĂ  confondu trois fois la pĂ©dale de frein et celle d’embrayage. Ca promet.

Audrey

Cher François

Tout avait si bien commencé. Un baiser, une acclamation, dix-huit millions de voix rassemblées et autant de gens qui mettaient leurs espoirs entre tes deux mains.

Bon, on s’est vite rendu compte que des mains tu en avais peut-ĂȘtre deux mais vu ta maladresse c’étaient certainement deux mains gauches. De toute façon tu n’aimes pas la droite. Enfin ça c’est ce que je pensais avant d’apprendre que tu comptais apporter ton soutien Ă  Macron. Mais si, tu sais celui qui, comme moi, ne fait pas encore la distinction entre la droite et la gauche, prĂ©fĂ©rant aller lĂ  oĂč le vent le mĂšne.

Qu’il fasse attention, si l’adage « aprĂšs la pluie, le beau temps » est vrai, il ne va plus pouvoir compter longtemps sur le vent pour lui permettre de prendre des dĂ©cisions. Bah oui, il faut dire qu’il a tellement plu pendant ton mandat qu’on se demande si ce n’est pas une façon pour le monsieur d’en haut de nous faire comprendre que lui aussi Ă©tait en dĂ©pression suite Ă  ton Ă©lection.

Oui, tout avait si bien commencĂ©. Un discours place de la Bastille digne d’un concert de grand chanteur, les bras en l’air toussa toussa, Drake serait jaloux. D’ailleurs, en parlant de chanteurs (conserver le « grand » serait un peu mentir, et je crois que des mensonges on en a assez eus sortant de ta bouche pour que je veille Ă  ne pas en rajouter) Yannick NOAH avait fait le choix de te soutenir et de nous offrir un spectacle gĂ©ant ce 6 mai 2012 pour fĂȘter ta victoire. Je crois qu’il regrette. On regrette aussi pour lui. Je crois que vous n’ĂȘtes plus trop amis d’ailleurs. Il aurait pu faire une chanson Ă  ton attention, mais il a prĂ©fĂ©rĂ© en dĂ©dicacer une Ă  Marine. Tu le vis bien ? Ah mais oui, un prĂ©sident normal ne veut pas de chanson en son honneur. Ça tu laisses Carla le faire Ă  Nicolas, le prĂ©sident pas normal que tu as souvent atomisĂ©, pensant certainement mieux faire, autant qu’il pensait faire mieux que Jacques, celui Ă  qui il a succĂ©dĂ©.

François, tu disais vouloir « remettre l’éducation et la jeunesse au cƓur de l’action publique ». Mais François, c’est cette mĂȘme jeunesse qui te faisait confiance que tu as perdue. François, pour qu’on t’aime il ne suffit pas d’éteindre la lumiĂšre derriĂšre toi. Tu payes huit cents personnes pour assurer ton service, laisse-leur faire ça. Les emplois fictifs c’est plutĂŽt le domaine de l’autre François (celui qui veut prendre ta place) (mais qui n’y arrivera pas) parce que lui n’est pas normal, non non, pas normal du tout. Tellement pas normal qu’il arrive mĂȘme Ă  faire bosser une fille qui n’est pas au courant qu’elle est censĂ©e ĂȘtre au travail. Conseil de future amie (bah oui Fillonou, si tu deviens prĂ©sident je crois qu’on sera amenĂ©s Ă  nous rencontrer) (un petit indice ? Au mariage de ton fils et de ma petite Capucine) (oui, j’ai l’espoir d’ĂȘtre invitĂ©e) : quand tu mens sur l’emploi du temps d’une personne, prĂ©viens-la. M’enfin, Fillonou, c’est LA BASE. Me dis pas que tes amis ne t’ont jamais appris ça quand tu voulais tromper ta copine en prĂ©textant ĂȘtre chez l’un d’eux. Non mais en mĂȘme temps je comprends, il faut dire qu’en ce moment des amis tu n’en as plus beaucoup. Puis les tromperies ça c’est plutĂŽt le domaine de l’autre François.

François numĂ©ro un, revenons Ă  toi, tu avais fait du scooter l’image du prĂ©sident normal que tu souhaitais incarner lors de ta campagne. Ce mĂȘme scooter (enfin je ne sais pas si c’est le mĂȘme, mais tu m’as comprise) (entre humoristes incompris, on se comprend) (mdr) est devenu le symbole d’un prĂ©sident pas fidĂšle. Mais bon 48% des hommes français avouent avoir Ă©tĂ© infidĂšles. Ah, c’est donc ça la normalitĂ©. Bravo François.

François, tu n’as pas fait que des choses mal. Non. Loin de lĂ . Si j’étais une fille mĂ©chante je dirais que ne pas te prĂ©senter une seconde fois t’aura permis de ne pas te tromper sur toute la ligne, mais comme je ne suis pas mĂ©chante, et que je ne le pense mĂȘme pas, je vais me contenter de dire que tu as agi avec ton cƓur. En mĂȘme temps quand notre cerveau nous fait dĂ©faut, il ne nous reste que l’affectif pour nous sauver. T’inquiĂšte, il m’arrive la mĂȘme chose. La diffĂ©rence c’est que toi tu es devenu prĂ©sident, et moi une simple citoyenne qui t’aurait donnĂ© son vote si elle avait pu le faire en 2012. Tu as déçu, j’ai Ă©tĂ© déçue. Au fond je ne sais pas si je prĂ©fĂšre ta place ou la mienne. Mais ce que je sais c’est que j’aurais prĂ©fĂ©rĂ© ton salaire Ă  mon argent de poche.

Bah oui, pour pouvoir payer un coiffeur presque dix mille euros, il en faut des soussouus. J’ai Ă©tĂ© trĂšs triste que mes parents prĂ©fĂšrent te donner des impĂŽts pour payer ta coiffure plutĂŽt que de m’acheter des chaussures. Ah, on me dit qu’ils n’ont pas le choix. Je crois que le choix on ne l’aura pas non plus quand au second tour on devra choisir entre la peste et le cholĂ©ra (j’hĂ©sitais sur qui Ă©tait la peste et qui Ă©tait le cholĂ©ra jusqu’à ce que je voie Marine tacler Pierre Gattaz, depuis je pense qu’on peut lui accorder le titre de peste) (mdr) (me dis pas que t’as pas compris, François, ça fait un mois que je crie mon amour pour ton humour sur tous les toits) (enfin surtout dans tous mes tweets). Mais enfin François, laisse-nous notre argent, de toute façon tu n’as pas de cheveux
..alors que j’ai des pieds. Mes cinquante paires de chaussures sont donc plus utiles que ton unique coiffeur.

Non, François je ne te dĂ©teste pas. Non, François, je ne cracherai pas sur les pages du livre d’histoire de mes enfants dans lequel ton nom sera inscrit aux cĂŽtĂ©s de ceux de De Gaulle, Chirac ou Mitterrand. Non, je ne regretterai pas d’avoir dansĂ© quand tu as gagnĂ©. J’avais quatorze ans. Je ne savais rien de toi, Ă  part que tu avais une femme journaliste et ça me suffisait pour t’aimer. Depuis de l’eau a coulĂ© sur les ponts (et est tombĂ©e sur ta tĂȘte) (mdr, pardon), j’ai appris, j’ai compris.

Alors merci François. Oui, merci. Si tu n’avais pas Ă©tĂ© comme tu es, je n’aurais jamais pu faire cet article. J’ai ri. Oui, ri Ă  mes propres blagues. Tu auras au moins fait une heureuse. Le pire dans tout ça c’est que je crois que tu vas me manquer. Les poils de Philae auraient pu ĂȘtre remplacĂ©s par ceux de Phasma mais je crois que les Français prĂ©fĂšrent Figaro (si tu n’as pas compris cette blague, tape « chien Macron » sur Google).

Au revoir François. A dĂ©faut de nous avoir offert un bĂ©bĂ© comme princesse Giulia en 2011, tu nous auras au moins offert des chiots prĂ©sidentiels. J’espĂšre que tu n’es pas le pĂšre. La zoophilie on la laisse aux Normands.

(PS : si tu n’as pas compris certaines blagues, tu peux cliquer sur les liens indiquĂ©s par une couleur diffĂ©rente) (et si t’as toujours pas ri aprĂšs avoir compris bah tant pis).

Audrey

Ma sorciÚre mal-aimée 

Moi, flipette de l’extrĂȘme, phobique des araignĂ©es et team saucisson-trĂšs-gras plutĂŽt que bonbons-trĂšs-sucrĂ©s, je ne peux que dĂ©tester Halloween. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayĂ© de m’y intĂ©resser dans ma jeunesse (oui je suis vieille maintenant, coucou Claire). Fut un temps oĂč mes parents, le nain qui me sert de petit frĂšre (il fait juste dix centimĂštres de plus que moi, mais ça reste mon nain ok?) et moi-mĂȘme habitions en appartement. Bon, ok, ça n’a pas durĂ©, mais quand mĂȘme. A ce moment-lĂ , il Ă©tait bon d’entretenir de bonnes relations avec nos voisins qui, au-delĂ  de partager notre ascenseur, Ă©taient aussi (pas dans l’ordre) (de toute façon il n’y a pas d’ordre): ma nounou, l’ami de mes parents, l’amiE de mes parents, mon futur mari (d’aprĂšs mes parents) (je rĂ©pĂšte, d’aprĂšs mes parents), mes futurs beaux-parents, ma future belle-sƓur, mon futur beau-frĂšre blablabla. Il fallait donc veiller Ă  ne pas trop les froisser en leur faisant de grandes frayeurs dĂ©guisĂ©e magnifiquement bien (lol) le jour d’Halloween.

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(Oui, c’est ça qu’ils appelaient dĂ©guisĂ©e magnifiquement bien) (on ne vous a jamais dit qu’il ne fallait pas faire de peine Ă  un enfant?) (et encore lĂ  j’Ă©tais plus ĂągĂ©e… mais les photos de 2001, je dis non)

Trucs cool Ă  Halloween :

  • Tu peux ENFIN te maquiller abondamment sans passer pour une salope. Bah oui, « c’est Halloween, laisse-moi tranquille »
  • Tu peux ĂȘtre affreux sur les photos sans qu’on te le reproche.
  • Tu peux baver devant les dĂ©guisement d’Heidi KLUM, la seule fille de ce monde qui arrive Ă  ĂȘtre plus belle que toi mĂȘme avec une bouche Ă  moitiĂ© dĂ©foncĂ©e et un visage vieilli. L’injustice quoi.
  • Tu peux inviter ta belle-mĂšre chez toi sans passer six heures Ă  nettoyer ton appart’. Les toiles d’araignĂ©es ? Les mouches crevĂ©es par terre ? Mais c’est pour Halloween voyons.

Trucs pas cool Ă  Halloween :

  • Les dĂ©cors flippants qui te rappellent que oui, tu as dix-huit ans, mais non, ta peur des araignĂ©es ne t’a pas quittĂ©e.
  • Les fausses toiles d’araignĂ©es que tu touches pour montrer que tu es plus forte que ta phobie et qui s’avĂšrent ĂȘtre des vraies :))))))))))
  • Les 150 gosses qui, subitement, deviennent tes meilleurs amis le jour d’Halloween. Eh ? T’as pas des bonbons stp ?
  • Les six heures de ton annĂ©e que tu as perdues Ă  faire un maquillage dans le but qu’il soit le plus moche possible. Truc incomprĂ©hensible pour les filles comme moi qui passent une heure le matin Ă  tenter d’ĂȘtre potable.

Du coup on a trouvé une superbe alternative: déguiser le chien !

hbpb25pk

Avouez, il fait peur ce Virus ? (Oui, en plus d’ĂȘtre dĂ©guisĂ© comme un plouc, il s’appelait Virus, pauvre chien)

Audrey

Les indispensables de mon Ă©tĂ© (et du tien aussi maintenant)

J’avais Ă©crit ce post fin juillet lorsque j’Ă©tais en vacances. Je ne le trouvais pas top et ne voulais pas trop le publier, mais au final je n’ai plus aucune inspiration pour Ă©crire alors je vais quand mĂȘme le mettre en ligne !

C’est sous un magnifique soleil et avec une canette de Coca Ă  la main (pas dans celle avec laquelle j’Ă©cris, l’autre) que je me remets Ă  taper sur mon clavier. Quel immense bonheur de pouvoir réécrire aprĂšs tant de jours sans le faire.

Je ne suis pas une fille super girly et encore moins l’Ă©tĂ©. Un legging (je sais, c’est moche, mais je dĂ©teste mes cuisses donc les shorts ce n’est pas pour moi), un dĂ©bardeur et un maillot de bain me suffisent mais voici un top 5 de mes essentiels de cette saison qui, je suis sure, deviendront les vĂŽtres aussi.

Une batterie externe

Parce que ouais je n’ai pas de rĂ©seau. Ouais je n’ai pas de 4G. Ouais je n’ai pas de WiFi. Ouais je vis coupĂ©e du monde (ou du moins de Twitter) depuis une semaine, mais ça ne m’empĂȘche pas d’avoir besoin de mon tĂ©lĂ©phone. Sauf que quand tu as dĂ©cidĂ© d’acheter un portable qui a une batterie avec une durĂ©e de vie Ă  peu prĂšs Ă©gale Ă  celle d’une araignĂ©e dans ma salle de bains et que tu passes tes journĂ©es (slash tes nuits) en dehors de chez toi, bah il faut prĂ©voir tes arriĂšres. C’est lĂ  que la batterie externe entre en jeu.

J’ai investi dans une Anker qui m’a ruinĂ©e mais qui, au moins, me permet de pouvoir recharger un peu moins d’une dizaine de fois mon tĂ©lĂ©phone ce qui est trĂšs utile quand ton portable se dĂ©charge en trois heures. Si vous recherchez une batterie externe et que vous ĂȘtes prĂȘts Ă  sacrifier une paire de chaussures pour l’obtenir, foncez, elle vaut le coup ! 🙂

Une paire de baskets

La premiĂšre fois que j’ai annoncé à mes parents que je partais courir, j’ai pu voir dans leurs yeux qu’ils me croyaient autant que quand je disais que j’allais rĂ©viser au collĂšge (lol). Pourtant, force est de constater que trois mois plus tard, ma soudaine passion pour le running ne m’a pas quittĂ©e, mĂȘme pire, je ne peux plus m’en passer.

Alors ouais courir c’est chiant: c’est dur, tu transpires, tu es tout moche aprĂšs (encore plus qu’avant quoi), tu sens le jambon pourri et en plus tu ne vois aucun changement sur ton corps (il ne faut pas se mentir ce n’est pas en courant une heure par semaine que tu vas devenir Anastasia ASHLEY) (toujours les mĂȘmes rĂ©fĂ©rences, je sais). Mais la sensation aprĂšs avoir couru est inĂ©galable et tu pourras voir ton corps (un peu) changer sur la durĂ©e. Mais OUI, je te le promets.

En plus de ça, courir c’est bon pour la santĂ© et ça te permettra de manger un paquet de chips sans (trop) culpabiliser. Tout bĂ©nef’. Allez. Rejoins-moi.

Une crĂšme solaire

Si comme moi tu penses que ta peau est plus forte que Monsieur Soleil et que mettre de la crÚme pour te protéger ne sert à rien, ceci est pour toi.

Je n’en ai pas du tout utilisĂ© de tout l’étĂ© (du moins du mois de juillet) et croyez-moi que quand je vois ma peau qui pĂšle comme pas possible, je regrette, comme pas possible aussi. La crĂšme c’est chiant, c’est gras, ça colle, c’est moche visuellement et en plus on a l’impression que ça ne sert Ă  rien, mais je vous assure que c’est LE truc indispensable pour passer un bon Ă©tĂ© et Ă©viter de ressembler Ă  SĂ©bastien (le crabe) (la petite sirĂšne) (allez fais un effort pour comprendre) au retour. En plus les mĂ©decins disent que ça n’empĂȘche pas de bronzer et c’est vrai que j’Ă©tais beaucoup plus bronzĂ©e quand j’Ă©tais enfant (et que je mettais de la crĂšme) (enfin que ma mĂšre m’en mettait). Puis il vaut mieux ĂȘtre blanc Ă  cause de la crĂšme plutĂŽt que rouge Ă  cause du soleil, non ?

Un chapeau (ou plutĂŽt quinze) (on ne sait jamais)

Je voue une vĂ©ritable passion aux chapeaux depuis que Camille en porte. J’en ai beaucoup. J’en ai trop. J’en ai beaucoup trop. Surtout que je n’ai pas forcĂ©ment une tĂȘte Ă  chapeaux. Mais comment ne pas craquer devant les looks de Lucky Luke ou d’Indiana Jones ?

Ma mĂšre veut me renier Ă  chaque fois qu’elle me voit en porter un. Un peu comme les rouges Ă  lĂšvres qui, je cite, « font un peu pute ». Mais que voulez-vous, les chapeaux c’est ma vie au mĂȘme titre que les chaussures et mĂȘme si je n’ai pas le courage d’en mettre chaque jour, je trouve qu’il n’y a rien de plus beau sur cette Terre.

Une montre

Bon ok ça ce n’est pas du tout un indispensable mais c’est pour tenter de convaincre mes parents de m’acheter la montre de mes rĂȘves.. (ouais parce que c’est beaucoup mieux quand ce n’est pas nous qui payons, avouez) (bon et puis si mes parents ne veulent pas vous vous cotiserez pour moi svp
allez
c’était mon anniversaire il y a six mois et demi).

Bon sinon je recommence le boulot la semaine prochaine et Ă©trangement j’aurai beaucoup plus de temps (et d’inspiration, j’espĂšre) pour Ă©crire. Le plus dur est passĂ©, je ne vous manquerai plus jamais ! 

Audrey

PlutĂŽt Punch ou jus d’orange ?

Je ne suis pas une fille cool. Non, vraiment pas. Je ne termine pas la soirĂ©e d’anniversaire de ma copine Marine en petite culotte Ă  faire une danse du ventre sur du Patrick SĂ©bastien avec pour seule scĂšne sa table de salon et comme public ses pots de fleurs (Ă  un moment de la soirĂ©e ce n’est mĂȘme plus la peine de compter sur tes amis pour t’encourager dans ton show, ces derniers Ă©tant au bord du coma Ă©thylique, les fleurs feront l’affaire). Je n’ai jamais pris la fuite Ă  280km/h sur l’autoroute aprĂšs une dispute. De toute façon je n’ai pas le permis. Et je ne sors pas avec des vĂȘtements plus courts que mes cheveux –pour rappel ces derniers ne poussent pas. Enfin bref, le summum de la meuf chiante avec qui les soirĂ©es sont hyper ennuyeuses quoi. Et les journĂ©es aussi.

Mais alors quand en plus de ça, ta culture du « sex on the beach » se rĂ©sume Ă  la chanson de T-Spoon (que tu as Ă©coutĂ©e une fois dans ta vie, et encore tu n’as pas eu le courage de le faire jusqu’à la fin), c’est le pompon.

Mon pĂšre aurait pu me transmettre son cĂŽté festif et ma mĂšre son amour pour le rosĂ© pamplemousse, mais il n’en est rien. Ils ont prĂ©fĂ©rĂ© me donner leur bavardise et leur timiditĂ©. Me laissant devoir militer le restant de mes jours pour les qualitĂ©s, encore mĂ©connues, du troc du Get 27 contre un bon verre de Coca.

Des soirĂ©es je n’en ai pas fait Ă©normĂ©ment. Je n’aime pas ça. Enfin si, mais Ă  petite dose. Je ne comprends pas l’intĂ©rĂȘt de se mettre dans un Ă©tat minable, d’avouer tous les secrets qu’on a passĂ© tant de temps Ă  garder et de dĂ©penser l’équivalent d’à peu prĂšs dix paires de chaussures, lĂ , en une soirĂ©e juste pour quinze verres de Jungle Juice (faute impardonnable, on est d’accord). Mais le peu que j’ai fait, j’ai dĂ» me confronter Ă  la mine dĂ©crĂ©pite des gens Ă  qui je rĂ©pondais « je prendrais plutĂŽt un Ice Tea » quand ils me demandaient si je voulais de la Vodka ou de la Tequila. « Mais Ă  ton Ăąge c’est un gĂąchis de ne pas boire tu verras quand tu seras vieille et que tu ne pourras plus te bourrer la gueule tu regretteras » peut-ĂȘtre, en attendant mon coco je vieillirai moins vite que toi, parce que oui l’alcool dĂ©tĂ©riore ton physique et te fait paraĂźtre des annĂ©es de plus.

Bon mon corps n’est pas parfaitement vierge de toute trace d’alcool. Non. Je goĂ»te les vins que boivent mes parents (avant de faire une tĂȘte immonde qui veut dire « plus jamais je bois ce truc dĂ©gueulasse ») (mais en fait je recommence quand mĂȘme avec un autre un mois plus tard, au cas oĂč, tu vois). Et j’ai mĂȘme Ă©tĂ© jusqu’à tremper mes lĂšvres dans du champagne Ă  un anniversaire. Verdict ? Je te rends ton champagne. Donne-moi du Champomy Ă  la place.

Il y a une suprĂ©matie de l’alcool dans la jeunesse de notre pays. Comme si ceux qui buvaient Ă©taient forcĂ©ment cool alors que les autres sont des baltringues. Mais mon gars tu ne vas pas me dire que Gerard Depardieu, reprĂ©sentant (presque) officiel du je-me-bourre-la-gueule-et-je-cours-agresser-tout-le-monde, est cool ! Autant que tu ne vas pas me dire que Capucine Anav ne l’est pas juste parce qu’elle ne boit pas (coucou).

Alors ouais je ne suis pas une fille drĂŽle et le pire c’est que j’en suis fiĂšre. Oh et puis arrĂȘtez de vous plaindre vous serez bien contents de m’avoir quand je pourrais ĂȘtre votre SAM tous les samedis soir (si j’ai mon permis un jour). En attendant prenez votre mal en patience. Puis avouez que ce n’est pas si mal d’avoir une superbe amie sobre qui sera capable de raconter toutes vos conneries faites sous l’empire de l’alcool le lendemain en esquissant un grand sourire qui voudra dire « je t’avais dit  ».

(Merci Google et le placard de la salle Ă  manger de mes parents de m’avoir aidĂ©e Ă  trouver des noms de boissons alcooliques et/ou alcoolisĂ©es)

Audrey

Metropolis avait Superman, la France a Emmanuel MACRON

Hollande avait dĂ©cidĂ© de faire de la jeunesse sa prioritĂ©. Quatre ans aprĂšs son Ă©lection c’est pourtant cette mĂȘme jeunesse qu’il a totalement perdue. Entre fausses promesses et vraies dĂ©ceptions, le Gouvernement ne parvient pas Ă  regagner la confiance de ceux qui vont construire l’avenir du pays qu’il prĂ©side. Ce sont pourtant ces jeunes en perdition qui lui ont fait confiance en allant dĂ©poser le nom du candidat PS dans les urnes ce printemps 2012. Et le projet de loi Travail de ce dĂ©but d’annĂ©e n’aura fait qu’agrandir ce fossĂ©.

Mercredi 6 avril 2016, Emmanuel MACRON annonce le lancement d’un nouveau mouvement politique dont il sera le visage : « En Marche ! ». Deux termes discordant totalement de l’inertie du gouvernement dont il est pourtant encore le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du NumĂ©rique. De vĂ©ritables idĂ©es, une motivation rĂ©elle et dĂ©jĂ  des milliers de soutiens, l’homme qui se dĂ©fend de prĂ©tendre au poste de PrĂ©sident de la RĂ©publique semble pourtant en bonne voie pour se faire une place au plus haut.

Alors Macron c’est un peu le mec parfait : celui qui se marie avec sa prof de français pendant que nous n’arrivons mĂȘme pas Ă  convaincre la nĂŽtre de nous rajouter un demi-point pour arriver Ă  la moyenne au dernier contrĂŽle. Celui qui est laurĂ©at d’un concours d’orthographe quand il a seize ans tandis que nous avons toujours « -2 » Ă  cause de notre Ă©criture sur nos copies d’Histoire. Celui qui semble aussi intĂ©ressant mentalement que physiquement. Bref, l’homme idĂ©al : sourire aux lĂšvres et tĂȘte bien remplie.

Les visages qui composent notre gouvernement ne reprĂ©sentent en rien la vie en France. D’abord il y a ceux qui sont totalement dĂ©connectĂ©s de la rĂ©alitĂ© et rĂąlent parce que leur salaire de 8.000 euros ne leur suffit pas –vous comprenez, c’est dur la vie et le prix du paquet de pĂątes ne cesse d’augmenter, pauvres choux. Mais ça ne s’arrĂȘte pas lĂ , il y a aussi ceux qui tentent de faire passer des lois non pas pour le bien collectif mais pour leur intĂ©rĂȘt personnel. Enfin, l’ñge avancĂ© –pardon, mais avouez que vous n’ĂȘtes pas trĂšs jeunes– d’une trÚÚÚÚÚÚÚs grande majoritĂ© de ceux qui dĂ©cident des lois ne leur permet pas de se mettre dans la peau de chacun des habitants du pays. Conscient de cette Ă©cart, E. Macron a dĂ©cidĂ© de changer la donne et de permettre aux oubliĂ©s du Gouvernement de prendre la parole en crĂ©ant un nouveau mouvement pour faire bouger les choses.

Le tout jeune ministre a aussi fait part de son projet d’organiser un porte Ă  porte chez les Français pour ĂȘtre au plus prĂšs du peuple. Comment vous dire que si vous aviez dĂ©jĂ  l’impression que les politiques envahissaient vos tĂ©lĂ©visions et votre quotidien pendant les campagnes prĂ©sidentielles, Macron a carrĂ©ment dĂ©cidĂ© de s’incruster dans votre salon (enfin ses militants, Monsieur sera trop occupĂ©).

La gratuitĂ© de l’adhĂ©sion Ă  son « parti » politique diffĂšre de ceux dĂ©jĂ  existants dans lesquels il faut donner une participation financiĂšre pouvant aller du prix d’une paire de chaussures Ă  celui de tout son dressing (bon ok c’est UN PEU exagĂ©rĂ©). Ceci s’inscrit dans une logique d’amadouer le plus grand nombre pour rattraper, ou du moins tenter de rattraper, les partis implantĂ©s depuis des dĂ©cennies tels que le Parti Socialiste, le Front National ou les RĂ©publicains.

Entre belle et grande gueule, tout semblait parfait. Oui, semblait. PrĂȘte Ă  brandir des grandes pancartes dans la rue pour le soutenir, j’étais en accord parfait avec ce gentil monsieur jusqu’à ce que le JDD annonce son ambition de collaborer avec des banquiers ou de riches personnes qui pourraient l’aider Ă  financer son parti. Alors certes, ce ne sont pas ses beaux yeux qui vont faire tomber l’argent du ciel et n’ayant pas la fortune colossale de Donald TRUMP il est sans doute dans l’obligation de recourir Ă  cela, mais espĂ©rons que ces gĂ©nĂ©reux donateurs (lol) ne lui fassent pas perdre de vue sa ligne de conduite et ses idĂ©es prĂ©dominantes.

Il a dĂ©jĂ  convaincu une bonne partie de la jeunesse qui, lassĂ©e des paroles en l’air de son PrĂ©sident, voit en M. Macron une issue de secours dans une salle en feu. Alors Monsieur, ne nous dĂ©cevez pas.

Audrey

Sais-tu bien parler aux filles?

En tant qu’assistante de Cupidon (spĂ©ciale dĂ©dicace Ă  ClĂ©mentine), j’en ai vu passer des mecs remplis de bonnes intentions mais pas trĂšs douĂ©s niveau amour. Ma liste d’exs Ă©tant aussi remplie que mon CV (ps : je n’ai jamais travaillĂ©), je me sens lĂ©gitime de vous aider. Alors chers hommes, ceci est pour vous.

Quelle ne fut pas ma surprise (Ă©lue expression de l’annĂ©e 2016) quand mon meilleur ami m’a rĂ©pondu « parce que les filles n’aiment pas les mecs gentils » lorsque je l’ai interrogĂ© sur les raisons de sa transformation en connard Ă  chaque fois qu’il draguait quelqu’un. Alors
.alors
.comment te dire
.non, les femmes n’aiment pas les connards. Mais vraiment pas.

Je sais, il ne faut pas changer pour plaire nananana, mais on s’en fout. Si tu es un salaud fais un effort, si tu ne sais pas les dates de la guerre de cent ans (1337-1453, ne me remercie pas) fais un effort, si tu ne sais pas jouer de la guitare FAIS UN EFFORT (dĂ©dicace Ă  Manon, dĂ©cidĂ©ment il y a trop de messages personnels dans cet article).

A une Ă©poque de ma vie j’étais mordue de magazines people (only God can judge me, non mais en plus j’aime toujours hein). Dans ces fameux magazines, il y avait une rubrique « love » qui tentait de te faire une description prĂ©cise de l’homme idĂ©al. J’ai grandi avec cette image du mec parfait qui semblait universelle, avant de me rendre compte que soit les journalistes disaient n’importe quoi, soit je n’étais vraiment pas une fille normale (on retiendra la premiĂšre solution, sinon cet article n’a plus d’intĂ©rĂȘt). Alors voici une liste -non exhaustive- des mauvais conseils que j’ai trouvĂ©s :

Chapitre 1 : Le faux compliment pour faire passer en douce une vraie critique

« Ha mais
.nan
.mais
.si j’ai dit que t’avais grossi c’est parce que
..euh
.parce que
euh
euh
.en fait tu es tellement mince que mĂȘme quand tu prends 2 grammes ça se voit
euh
tu comprends hein ?? » NON JE N’COMPRENDS PAS. Sachez que vous justifier de la sorte accentue encore plus notre colĂšre (et nos complexes). Assumez ! votre bouche a dĂ©cidĂ© de sortir ce que votre cerveau pensait, c’est la vie.

Chapitre 2 : Bad boys non merci

DĂ©solĂ©e de casser le mythe, mais non toutes les filles n’aiment pas les bad boys. Ils peuvent mĂȘme ĂȘtre trĂšs (trĂšs trĂšs) repoussants pour beaucoup.

Dans la mĂȘme lignĂ©e, les mecs trop sĂ»rs d’eux, qui agressent la moindre personne n’attirent en aucun cas. AUCUN CAS. Trop de confiance en soi, tue la confiance en soi. Alors certes c’est cool un homme qui croit en lui, mais c’est gavant un mec qui pense ne rien avoir Ă  apprendre des autres et ĂȘtre le meilleur du monde (Ă  bon entendeur) (coucou toi).

Voyons le cĂŽtĂ© positif de cette rĂ©vĂ©lation : tu ne seras pas obligĂ© d’aller braquer le vendeur de bonbons de la rue d’en face pour la sĂ©duire.

Chapitre 3 : Non toutes les femmes n’aiment pas les hommes mineurs

Demi Moore semble avoir lancé la mode du « je sors avec le mec le plus jeune possible », mais non nous ne sommes pas toutes comme ça, et non nous ne faisons pas passer des « love castings » au sortir du berceau.

Je n’ai rien contre les femmes qui sortent avec des gens de la moitiĂ© de leur Ăąge, non non rien, mais je ne comprends pas le dĂ©lire de se taper des mecs de l’ñge de ceux qu’on garde en baby-sitting.

Donc dĂ©penser des milliers d’euros pour avoir un semblant de jeunesse Ă©ternelle est inutile (gardez plutĂŽt cet argent pour nous acheter des chaussures, c’est bien les chaussures).

Chapitre 4 : En avant les Barbies

Celui-lĂ  c’est sĂ»rement celui qui arrive tout en haut de mon classement du « conseil le plus pourri » (le meilleur pour la fin).

Lors d’une sĂ©ance bronzette il y a quelques annĂ©es, je suis tombĂ©e sur un article d’un cĂ©lĂšbre magazine people (comme dirait mon frĂšre, je te dis pas ce que c’est mais ça commence par « clo » et ça finit par « ser ») qui disait que pour sĂ©duire une fille il fallait lui laisser penser que tu avais les mĂȘmes centres d’intĂ©rĂȘts qu’elle












. Conseillant aux hommes de taire leur passion pour le foot et de la remplacer par un « j’adore faire les magasins » mais aussi de se renseigner prĂ©alablement auprĂšs des amies de la fille pour savoir quelles Ă©taient ses passions (et ouais maintenant on a Twitter pour ça, plus rapide/efficace/discret) et ainsi pouvoir se faire des fiches de rĂ©visions afin d’ĂȘtre incollable. Mdr, lol, roulade arriĂšre, serpilliĂšre par terre (coucou LaĂ«titia, Fanny, AurĂ©lie, ClĂ©mentine), fin de la blague.

Rangez vos stylos, vos fiches Bristol et vos illusions d’amour Ă©ternel grĂące Ă  cette astuce. Parlez-nous de petites voitures, de boxe, de foot, on apprendra des choses au moins et ça peut toujours ĂȘtre utile pour les ressortir par la suite et passer pour la fille super cultivĂ©e.

Alors non les magazines ne sont pas des panacĂ©es et ne vous feront pas sortir de votre cĂ©libat grĂące aux conseils qu’ils divulguent. Heureusement que je suis lĂ  pour vous Ă©clairer.

Audrey