J’ai envoyĂ© ma premiĂšre candidature en Master 2, et ce fut un Ă©chec

(Ce titre est beaucoup trop long)

Bon, tout autour de nous s’est arrĂȘtĂ© depuis maintenant une semaine, tout, sauf le temps. Et qui dit temps qui s’Ă©coule dit mois de Mars qui arrive et qui dit mois de Mars qui arrive dit dĂ©but des candidatures en Master 2.

J’ai envoyĂ© la premiĂšre mardi… et ce fut un Ă©-chec.

Les candidatures en master c’est vraiment le diable pour tout Ă©tudiant. J’avais anticipĂ© le truc, Ă©tant donnĂ© que j’Ă©tais censĂ©e encore avoir cours, en m’inscrivant dĂ©jĂ  sur tous les e-candidat des facs qui m’intĂ©ressaient.

Le problĂšme est que les candidatures ouvrent Ă  des dates diffĂ©rentes, et hier (mardi) c’Ă©tait l’heure de l’ouverture de (insĂ©rer le nom d’une fac que j’ai dĂ» supprimer pour des raisons que vous devinerez), ma premiĂšre candidature. Je pense honnĂȘtement que c’est un des plus gros Ă©checs de ma vie jusqu’ici, mdr.

Les directeurs de masters demandent tout un tas d’informations parfois qualifiables de bidons mais surtout une lettre de motivation. Normalement, ça c’est mon domaine. Je suis sure de moi sur peu de points, mais je pense quand mĂȘme ĂȘtre capable de trouver les bons mots pour vendre des lunettes Ă  un aveugle quand je suis inspirĂ©e.

Le problĂšme c’est qu’en l’occurrence, ben je ne l’Ă©tais pas du tout. J’ai donc eu une brillante idĂ©e : reprendre la lettre que j’avais envoyĂ©e Ă  mon employeur l’annĂ©e derniĂšre et qui avait bien plu. Quelques petits trucs changĂ©s pour faire genre qu’elle est personnalisĂ©e et hop : c’est envoyĂ©.

Une fois la page refermĂ©e, je suis revenue tĂ©lĂ©charger le dossier que je venais d’envoyer car je les garde tous en prĂ©vision d’un potentiel futur probable -mais plus trop probable depuis le dĂ©but du coronavirus- entretien d’admission, histoire de savoir ce que j’ai mis dans la lettre de motivation et le CV (c’est plus ou moins toujours la mĂȘme chose puisque je ne change ni de personnalitĂ© ni de projet pro entre deux facs, mais vous voyez l’idĂ©e quoi).

Et lĂ , c’est le drame.

Je constate :

1 ➚ J’ai oubliĂ© de modifier la premiĂšre phrase de ma lettre de motivation qui commence donc par « mes annĂ©es de licence de droit touchent Ă  leur fin et je ne vois pas de meilleure fin blabla ». Ben oui, j’avais pensĂ© Ă  tout changer, sauf le dĂ©but, Ă©crit l’annĂ©e derniĂšre quand j’Ă©tais encore en L3. La honte.

2 ➚ J’ai oubliĂ© de mettre mon relevĂ© de notes du premier semestre de Master 1. De 1) c’est problĂ©matique quand tu candidates Ă  un Master 2. De 2) c’est problĂ©matique quand le premier semestre de Master 1 est ta meilleure moyenne semestrielle depuis le dĂ©but de ta scolaritĂ©.

3 ➚ Le pire, le pompon sur la Garonne, la cerise sur le gĂąteau, LA CONNERIE SUPREME DANS LE DOSSIER DE CANDIDATURE : j’ai pas mis le bon nom de responsable de master.

Vraiment, les gens, je suis dĂ©bile 90% du temps mais en gĂ©nĂ©ral j’essaie de ne pas l’ĂȘtre quand cette dĂ©bilitĂ© peut me causer des soucis, genre maintenant, sauf que lĂ , j’ai appris POSTERIEUREMENT (= quand j’ai appuyĂ© sur envoyer) que la plaquette que j’avais vue Ă©tait celle de 2019 et qu’entre temps le monsieur avait changĂ©.

Ben oui, c’est trĂšs logique mi-mars, alors que les candidatures ont ouvert, de laisser une plaquette qui n’est plus Ă  jour. Ben oui. Remarque, s’ils sont aussi organisĂ©s, ce sera peut-ĂȘtre positif pour moi d’ĂȘtre recalĂ©e. Mais bon, aie l’ego quoi.

Heureusement pour moi, c’Ă©tait loin d’ĂȘtre mon premier choix (et ça explique donc que je ne puisse pas donner le nom de la fac en question, pour ne pas me griller mes chances d’admission qui sont dĂ©jĂ  quasi nulles).

Allez, Ă  demain.

Audrey

Update : ils m’ont acceptĂ©e (??????)

 

 

 

En voiture, Simone !

Hellllllllllloooooo,

Samedi dernier j’ai dĂ©cidĂ© d’aller courir dans les bois pour fuir les StĂ©phanois que je ne supportais dĂ©jĂ  plus alors que je venais tout juste d’arriver sur leurs terres (pourquoi je fais tout le temps des phrases super longues comme ça ?) (je ne sais pas). Tout ne s’est pas vraiment passĂ© comme prĂ©vu.

Explications.

Je rĂȘvais depuis longtemps d’aller au Gouffre d’enfer, un (le seul) point de vue trop beau de SaintĂ©. Mais n’Ă©tant pas dĂ©bile comme les Parisiens qui font des barbecues sur les pelouses de Montmartre en temps de confinement, je me suis dit que je resterais dans les bois et non Ă  l’endroit oĂč il y a tous les touristes.

Mon portable dans les mains, mes clĂ©s dans la voiture : hop, c’Ă©tait parti pour 20 minutes de route. 20. Mdr. Lol. Bref.

GOUFFRE D'ENFER SAINT ETIENNE

Etape 1 : Sortir de chez ses parents

Faut savoir que l’architecte de ma maison (c’est mon pĂšre) n’avait pas anticipĂ© que seize ans aprĂšs sa construction, une teubĂ© allait avoir son permis dans la famille (croyez-moi que quand on voit comment je conduis, personne n’aurait pu anticiper que je l’aie un jour). Ainsi, un dĂ©marrage en cĂŽte de l’angoisse, digne des plus grandes cascades, trĂŽne Ă  la sortie de notre maison.

J’ai beau avoir mon permis depuis deux ans et demi, je le rate Ă  chaque fois que quelqu’un me regarde partir (soit 99% du temps) (pas pour admirer mon talent de conductrice mais pour pouvoir gueuler si je me rapproche un peu trop prĂšs du portail Ă  force de le rater). 

Nous sommes donc Samedi, 15h. Comme tous les jours, mon frĂšre sort et son meilleur ami vient le chercher. Comme tous les jours, mon frĂšre est en retard et son meilleur ami doit donc l’attendre. Comme tous les jours, son meilleur ami l’attend pile devant mon portail, ce qui m’empĂȘche de sortir.

J’attends 5 minutes, 10 minutes, puis il comprend enfin qu’il gĂȘne (j’aurais pu descendre de la voiture pour lui dire, mais moi pas ĂȘtre sociable et moi ĂȘtre arrangĂ©e par le fait de repousser le moment oĂč j’allais rater mon dĂ©marrage en cĂŽte, vous voyez).

Il se dĂ©cale. J’avance et dois m’arrĂȘter une fois le portail passĂ©, dĂ©jĂ  pour vĂ©rifier qu’il soit bien fermĂ© et ainsi Ă©viter que mon chien sorte et se fasse Ă©craser, mais aussi et surtout parce que le gouvernement n’a pas encore privatisĂ© toutes les routes que j’emprunte, mĂȘme si face au danger que je reprĂ©sente, je crois que c’est Ă  l’ordre du jour de la prochaine assemblĂ©e ; je dois donc laisser passer les gens prioritaires car je sors d’une voie privĂ©e.

Et lĂ , c’est le drame.

Le portail est fermĂ©, il n’y a pas de voiture, je n’ai donc plus aucune excuse pour ne pas avancer. Ce qui devait arriver arriva : je ratai mon dĂ©marrage en cote devant un gosse de 18 ans qui venait de le faire en marche arriĂšre pour me laisser sortir. AĂŻe l’ego.

Gouffre d'enfer - Saint-Etienne

Etape 2 : Comprendre le GPS

Je mets le GPS et le suis. Tout se passe bien jusqu’Ă  proximitĂ© de l’HĂŽpital Nord, trajet que je connais par coeur puisqu’il a rythmĂ© mon Ă©tĂ©. C’est une fois arrivĂ©e lĂ -bas que ça commence Ă  se corser.

Je considĂšre que le GPS est une des meilleures inventions du siĂšcle, vraiment, mais il faut bac +40 pour comprendre les indications qu’il fournit ou quoi ? Bref, le fait est que je ne les ai pas comprises et au lieu d’aller tout droit, j’ai tournĂ© Ă  gauche et me suis retrouvĂ©e sur la voie rapide allant en direction du Puy ce qui n’est pas DU TOUT la bonne direction.

Sauf que qui dit voie rapide dit impossibilitĂ© de faire demi-tour (la suite de l’histoire prouvera de toute façon que je ne sais pas faire demi-tour). Je me tape donc 15 minutes aller, 15 minutes retour inutiles pour enfin rejoindre la route que j’aurais dĂ» emprunter dĂšs le dĂ©but.

Gouffre d'enfer - Saint-Etienne

Etape 3 : Faire demi-tour, justement

J’arrive au gouffre d’enfer, gare ma voiture, pars courir – marcher – crever pendant une heure puis redescends tout pour reprendre ma voiture. Je roule, tout va bien. A un moment, le GPS ne capte plus car il n’y a plus de rĂ©seau. Je me dis « pas grave, c’est tout droit de toute façon ».

J’arrive sur des routes de plus en plus petites, oĂč croiser quelqu’un pour moi qui aprĂšs quasiment trois ans de permis ait encore besoin de dix places pour me garer correctement serait vraiment la merde.

Et lĂ , catastrophe. Je m’enfile dans une voie sans issue sans savoir que c’en est une (j’ai eu le code du premier coup pourtant). Impossible de reculer car plusieurs voitures sont derriĂšre moi pour essayer de se garer et impossible de faire demi-tour car je ne sais pas faire, impossible donc de bouger. Vraiment, je me voyais mourir ici.

ForcĂ©ment, je bloquais tout le monde. Le gouffre d’enfer c’est un lieu hyper touristique si tu vas ailleurs que dans les bois donc il y a des policiers en permanence lĂ -bas. Je vois un agent arriver vers moi. Je panique et rĂ©flĂ©chis dĂ©jĂ  au nombre de chaussures que j’aurais pu acheter avec l’amende qu’il va me mettre blabla : drama girl.

Il s’approche de moi et me dit « vous allez oĂč ? ». Euh ben nulle part lĂ . Il se propose gentiment de m’aider en me guidant mais mdr, s’il avait su. Il commence « avancez, reculez, braquez Ă  droite……… L’AUTRE DROITE » (ben oui, je vous rappelle que je suis comme Macron, je connais pas ma droite et ma gauche). Dix minutes pour sortir de lĂ . La honte. Mais c’Ă©tait pas fini.

Gouffre d'enfer - Saint-Etienne

Etape 4 : Rentrer chez soi

Je me retrouve seule, traumatisĂ©e par cette aventure, sans GPS, dans un endroit que je connais pas et avec une seule envie : rentrer chez moi voir mon cousin. Je roule, roule et reconnais enfin l’endroit oĂč j’ai couru dix minutes plus tĂŽt. Je suis donc sur la bonne route.

Je rallume le GPS, tout va bien. Puis lĂ , j’arrive sur la voie rapide (la fameuse) et un putain d’ami de merde m’appelle, ce qui ETEINT LE GPS.

Je ne dĂ©croche pas (bien sĂ»r), mais n’ai plus de GPS et ne peux pas m’arrĂȘter sur la voie rapide pour le remettre et encore moins le remettre sans m’arrĂȘter sauf que je ne connaissais pas la route puisque je m’Ă©tais perdue Ă  l’aller.

Je roule, je roule, en espĂ©rant voir un truc que je connais sur les panneaux (ce n’est jamais arrivĂ©). A un moment je me dis bon stop la connerie sors Ă  la prochaine sortie parce qu’Ă  cette allure dans deux heures t’es Ă  Marseille.

Je sors et lĂ , bĂ©ni soit le seigneur, je me retrouve Ă  l’endroit oĂč j’ai bossĂ© cet Ă©tĂ©, en plein milieu de SaintĂ© mais Ă  l’endroit oĂč j’ai bossĂ© cet Ă©tĂ© quand mĂȘme donc Ă  un endroit que je connais. Je reprends la route, je roule 15 minutes et arrive enfin chez moi.

Je retrouve mon cousin et mon oncle me dit « allez mens pas, on sait tous que si t’as mis autant de temps c’est que t’es allĂ©e rejoindre ton copain ». Si seulement…

Conclusion : mon nouvel objectif de vie c’est d’ĂȘtre assez riche pour pouvoir avoir un chauffeur.

Audrey

PS : les mots en violet renvoient Ă  des liens d’anciens articles correspondant au thĂšme, si vous vous ennuyez…

La mononucléose

Bon les gars (j’ai enfin terminĂ© l’article),

On est Lundi 24 FĂ©vrier, premier jour des vacances. J’avais prĂ©vu de me lever tĂŽt pour tenter de faire tout ce que j’avais Ă  faire. ProblĂšme : il est 12h38, je viens de me lever (et ai donc rien fait de ce que j’avais Ă  faire).

Par contre, s’il y a un truc que j’ai fait sans avoir Ă  le faire, c’est scroller Twitter et Instagram et voir que tout le monde parlait de la mononuclĂ©ose.

AprĂšs des heures (= trente secondes) d’investigations, j’ai dĂ©couvert que la cause de tout ça ben c’Ă©tait la vidĂ©o HI-LA-RANTE de Marine LB.

AprĂšs des heures (= trente secondes) de rĂ©flexion, j’ai rĂ©alisĂ© que je ne m’Ă©tais jamais plainte ici de cette purĂ©e de mononuclĂ©ose que j’aie eu en L2 (en 2018, donc). Chose rĂ©alisĂ©e, chose rĂ©parĂ©e : laissez-moi vous conter mes trois semaines en coloc dans mon corps avec la mononuclĂ©ose.

L’AVANT

Une mononuclĂ©ose n’arrivant jamais seule et mettant environ un mois Ă  se manifester, il est important de remonter dans le temps pour vous raconter l’AVANT mononuclĂ©ose (quand tout allait bien).

Nous sommes donc en Janvier 2018. Mon meilleur ami organise une soirĂ©e pour son anniversaire pendant laquelle je rencontre un mec super cool. J’Ă©tais en couple et pour moi la fidĂ©litĂ© dans un couple ça ne commence pas quand le maire lit l’article 212 du code civil donc bon, nos bouches n’ont servi qu’Ă  se parler.

Quelques semaines plus tard, les chemins de mon copain et moi se sĂ©parĂšrent et sur ma route se trouvait ce mĂȘme mec rencontrĂ© deux – trois semaines plus tĂŽt.

Un ajout sur Snapchat plus tard, il me propose qu’on se voie. J’accepte (c’Ă©tait pas du tout un date hein, j’aime pas ça) (mon dernier rencard c’Ă©tait avec mon dernier copain, devant un plat de pĂątes collantes parce que je ne sais pas cuisiner, sur mon canapĂ© lit -enfin lit qui sert de canapĂ© parce que je vis dans 21m2- et en pyjama) (on est restĂ©s dix mois ensemble) (mdr).

Bref, on se donne rendez-vous dans un bar Ă  Grenoble. Je bois un truc (sĂ»rement un Coca) (j’ai toujours pas rĂ©ussi Ă  arrĂȘter d’ailleurs). Il me raccompagne et m’embrasse sous la pluie, censĂ©e laver mon pĂ©chĂ©s immĂ©diatement (ça n’a pas marchĂ©). L’histoire s’arrĂȘte lĂ .

LE PENDANT 

Le temps passe, je me remets avec mon ex et continue ma vie. Deux semaines plus tard environ, je rentre de chez mes parents et me couche Ă  16h et quelques. Etant donnĂ© mon rythme de vie dĂ©calĂ©, 16h c’est en gĂ©nĂ©ral davantage mon heure de lever que de coucher mais bon, je me dis que je dois ĂȘtre (trop) fatiguĂ©e. On verra demain.

Le lendemain, lundi, je me rĂ©veille Ă  12h avec un mal de crĂąne Ă  tel point que je pensais qu’ils avaient envoyĂ© Sophie Marceau faire un remake de la Boum dans ma tĂȘte. Mal de tĂȘte + 20h de sommeil, j’aurais dĂ» me douter qu’un truc clochait. Mais non.

Je monte dans le tram pour aller en cours, et lĂ , je vois ma vie dĂ©filer devant mes yeux Ă  l’arrĂȘt juste aprĂšs chez moi. J’envoie un message Ă  mon copain dont le pĂšre Ă©tait mĂ©decin  qui me dit « Audrey, je pense que tu as la grippe, reste chez toi tu vas nous contaminer ». Moi, rester chez moi. Euh, y a que le cours de procĂ©dure civile que je sĂ©cherai donc non, j’y suis allĂ©e.

L’aprĂšs-midi a passĂ© (lentement), le cours de droit administratif a passĂ© (trop lentement), le cours d’histoire a passĂ© (VRAIMENT trop lentement) et je suis rentrĂ©e chez moi, toujours avec une folle impression d’ĂȘtre en train de littĂ©ralement crever.

Beaucoup m’ont dit « mais Audrey, va voir un mĂ©decin » sauf que je vis Ă  Grenoble, que les mĂ©decins ne prennent pas de nouveaux patients, que mon mĂ©decin est Ă  Saint-Etienne,  que je ne rentre que le week-end sur Saint-Etienne et que le week-end mon mĂ©decin est en week-end lui aussi donc ne pouvait pas me recevoir. Puis j’ai une petite santĂ©, j’ai chopĂ© des pneumopathies, des angines, la grippe H1N1, bref tout.

Les semaines se sont enchainĂ©es et pendant plus d’un mois ma vie se rĂ©sumait Ă  me lever, aller en cours, rentrer dormir 15h, me relever etc. J’ai sĂ©chĂ© certains cours pour lesquels j’Ă©tais vraiment pas capable de me lever mais je ne voulais pas lĂącher donc je ne me suis jamais arrĂȘtĂ©e.

Pour ĂȘtre honnĂȘte, c’Ă©tait juste pour ĂȘtre Ă  l’aise avec ma conscience parce que je me voyais tellement dĂ©pĂ©rir que je me suis dit que si cette maladie signait vraiment la fin de ma vie, ce serait dommage de rater ma place au paradis parce que j’ai sĂ©chĂ© les deux semaines de cours avant ma mort.

La maladie est passé, mais le pire était à venir.

L’APRES

Quelques semaines aprĂšs ma guĂ©rison, mon ex (enfin mon copain Ă  l’Ă©poque) tombe malade. Etant major de promo et absent Ă  peu prĂšs 0 jours par an, je me dis que si lui ne vient pas en cours c’est qu’il est VRAIMENT pas bien (je vous rappelle que son pĂšre est mĂ©decin).

Il va Ă  l’hĂŽpital faire des tests et m’appelle en me disant « j’ai Epstein-Barr ». Euh, what, quel est ce truc, de quoi tu me parles, j’ai fait un bac ES et pas parce que j’Ă©tais bonne en Ă©co mais juste parce que je ne l’Ă©tais pas en bio donc les maladies et moi bof DE QUOI TU ME PARLES.

Il m’explique un peu et me dit que ça se transmet par la salive. Me vient alors une question des plus Ă©videntes « c’est ma faute? » (j’espĂ©rais que non mais en mĂȘme temps j’espĂ©rais quand mĂȘme que oui parce que la salive quoi).

Bref, il a eu la jaunisse, une hĂ©patite et la mononuclĂ©ose pendant un mois. Il a ratĂ© plusieurs semaines de cours mais a quand mĂȘme fini major de promo avec plus de 17 de moyenne. Le talent, direz-vous.

Morale de l’histoire : allez chez le mĂ©decin quand vous ĂȘtes malade parce que j’aurais pu avoir de graves complications et embrasser sous la pluie ne rĂ©pare pas vos pĂ©chĂ©s.

 

Allez,

A demain sûrement (ça fait bizarre de dire ça olala)

Audrey

 

 

 

 

 

Job d’Ă©tĂ© en banque : les conneries

Coucouuuuu,

DĂ©solĂ©e je suis dĂ©solĂ©e pour la qualitĂ© de mes articles qui diminue mais j’ai un peu pas du tout le temps en ce moment…

Mardi, je vous ai racontĂ© mon arrivĂ©e rocambolesque dans mon job de l’Ă©tĂ© dernier. Si le niveau avait quand mĂȘme Ă©tĂ© mis assez haut dĂšs le dĂ©but, ce n’Ă©tait pourtant qu’un avant-goĂ»t de ce qui m’attendait pendant les trois semaines qui allaient suivre.

En tant qu’auxiliaire vacances (ou stagiaire d’Ă©tĂ©) (c’est le nom qu’ils nous donnent) (c’est trop chou) (oui), on est en charge de l’accueil. Qui dit accueil, dit clients. Qui dit clients, dit choses Ă  raconter. RĂ©sumĂ© des conneries que j’ai faites (et rĂ©parĂ©es) :

✗ DĂ©biter le mauvais client

Il faut savoir que quand on cherche un client dans la barre servant Ă  ça sur le logiciel, on ne voit que ceux qui dĂ©pendent de notre agence. Il faut faire une manip’ pour voir ceux qui sont inscrits dans une autre.

Un beau jour, lors de ma deuxiĂšme semaine il me semble, un client ne parlant pas français et ayant un prĂ©nom qui me semblait d’origine Ă©trangĂšre s’est prĂ©sentĂ©. Il y avait tellement de lettres dans son prĂ©nom que j’ai simplement tapĂ© son nom de famille dans la barre de recherches et suis tombĂ©e sur un client qui avait la mĂȘme date de naissance, le mĂȘme nom et qui semblait avoir le mĂȘme prĂ©nom.

Il m’a demandĂ© une carte minute d’une certaine somme. AprĂšs quelques vĂ©rifications pour m’assurer que toutes les conditions Ă©taient remplies, je lui ai donnĂ©e. Une petite signature, un merci, un sourire et hop, la journĂ©e se termine.

Le lendemain, un homme trĂšs Ă©nervĂ© a appelĂ© mon collĂšgue et commencĂ© Ă  l’insulter parce que son compte avait Ă©tĂ© dĂ©bitĂ© sans qu’il ne fasse rien. AprĂšs vĂ©rifications, c’est bien moi qui avais fait le dĂ©bit.

J’ai dit que j’Ă©tais sure de moi, que je me rappelais du nom de cet homme et d’avoir eu du mal à lire son prĂ©nom (il m’avait apportĂ© un passeport avec le prĂ©nom effacĂ© Ă  moitiĂ©). L’homme maintenait pourtant qu’il n’Ă©tait jamais venu. On a commencĂ© Ă  envisager de regarder les camĂ©ras de surveillance pour vĂ©rifier qui disait la vĂ©ritĂ©.

A un moment, j’ai demandĂ© Ă  parler au monsieur qui disait ne pas ĂȘtre venu Ă  la banque, avec l’impression de devenir vraiment folle. J’Ă©tais sure de moi, vraiment, pourtant il avait l’air si sincĂšre et si gentil avec moi (contrairement Ă  avec mon collĂšgue). Clairement, j’ai une voix d’enfant donc je pense qu’il n’osait pas trop me brusquer alors que si erreur il y avait eu, elle avait Ă©tĂ© causĂ©e par moi.

Je ne comprenais vraiment pas ce qu’il se passait. Tout est ultra sĂ©curisĂ©, on avait sa signature sur un fichier donc je n’avais pas pu tout inventer.

Et lĂ , il a dit quelque chose qui a fait tilt « Ă§a fait deux fois que ça m’arrive, faites attention Ă  ce que vous faites ». J’ai donc dĂ©cidĂ©, avec mon collĂšgue, de contacter la personne que je « remplaçais » pour l’Ă©tĂ© et avec qui on Ă©tait allĂ©s boire un verre la veille qui m’a dit « punaise oui ce client vient souvent demander de l’argent Ă  notre agence alors qu’en fait il dĂ©pend de LibĂ©ration » (une autre agence).

Tout s’expliquait : le vrai client qui Ă©tait venu rĂ©cupĂ©rer l’argent dĂ©pendait d’une autre agence et n’apparaissait donc pas dans ma barre de recherches avant que je ne fasse la manip’ pour voir tous les clients de la caisse rĂ©gionale.

Comme j’avais trouvĂ© un nom et une date de naissance correspondant, je me suis dit qu’il n’y avait aucune chance que ce ne soit pas lui (visiblement si). Seule une lettre du prĂ©nom changeait. Toujours tout vĂ©rifier. Toujours.

✗ Clients protĂ©gĂ©s : je fais du droit et le programme de la premiĂšre annĂ©e en droit civil c’est les majeurs protĂ©gĂ©s (ceux sous tutelle ou curatelle). Je sais Ă  quel point ils demandent des procĂ©dures et une vigilance particuliĂšres, notamment au niveau bancaire.

Pendant ma formation, on nous a rappelĂ© dix fois que les clients protĂ©gĂ©s avaient deux comptes : un normal sur lequel ils ne pouvaient faire aucun retrait et un appelĂ© portemonnaie sur lequel leur tuteur mettait une certaine somme d’argent par semaine qu’ils pouvaient retirer.

Ne jamais dĂ©biter le compte normal d’un majeur protĂ©gĂ©, rĂšgle numĂ©ro 1 et seule rĂšgle Ă  retenir. T’inquiĂšte poulette, j’ai retenu.

Une cliente majeure protĂ©gĂ©e est arrivĂ©e au guichet la derniĂšre semaine oĂč je travaillais. Je me suis directement dit « chouette, je vais enfin pouvoir utiliser la seule chose que j’ai apprise pendant ma formation thĂ©orique ».

Je sĂ©lectionne le compte portemonnaie mais retourne sur le fichier client de la dame pour vĂ©rifier que ce sont les bons numĂ©ros (vous comprendrez bien que c’est pas marquĂ© « compte portemonnaie », c’est simplement des numĂ©ros). Oui, tout concorde. Je valide, lui dĂ©livre sa carte, elle retire et part.

Quelques minutes aprĂšs, je suis retournĂ©e sur son fichier pour vĂ©rifier (je ne sais pas pourquoi, intuition sĂ»rement) et lĂ  j’ai vu que c’est son compte normal qui a Ă©tĂ© dĂ©bitĂ©. PaniquĂ©e, j’alerte mon collĂšgue qui ne peut pas retenir un « putain ». Je ne comprenais pas.

Passons les dĂ©tails, retenez simplement qu’en retournant sur le fichier client et en revenant sur la page du virement, ça m’a remise dans le compte par dĂ©faut et donc le compte normal de la dame sauf qu’aprĂšs avoir vĂ©rifiĂ© que les numĂ©ros du compte que j’avais sĂ©lectionnĂ©s sur la page virement correspondaient bien au compte portemonnaie, je n’ai pas vĂ©rifiĂ© Ă  nouveau que les numĂ©ros du compte sĂ©lectionnĂ© sur la page virement correspondent bien Ă  ceux du compte portemonnaie que je venais de vĂ©rifier (vous suivez?). Je ne pensais pas que ça annulait la sĂ©lection quand on changeait de page. C’est peut-ĂȘtre logique pour vous, mais ça ne l’Ă©tait pas pour moi.

Au final, tout s’est arrangĂ©, j’ai appelĂ© la personne qui s’occupe de ça tellement paniquĂ©e qu’elle n’a mĂȘme pas osĂ© m’engueuler.

✗ Raccrocher d’un appel client avec un « bisou » : pour finir, un truc mignon : j’ai raccrochĂ© d’un appel client avec un bisou. En mĂȘme temps certains viennent tellement souvent qu’au final je les voyais plus que mes parents dans la journĂ©e, donc ça facilite une certaine proximitĂ©.

Allez,

A mardi.

Bon week-end, le mien va ĂȘtre long.

Audrey

 

Job d’Ă©tĂ© en banque : l’IndĂ©sirĂ©e

Salut les moustiques,

Je suis malade. Mais vraiment. Ce qu’il s’est passĂ© c’est que jeudi j’ai achetĂ© des tiramisu pour les ramener Ă  Grenoble. Ma mĂšre m’avait bien dit que c’Ă©tait une mauvaise idĂ©e, « tu vas rompre la chaine du froid en les ramenant Ă  Grenoble blabla ». Sauf que la petite Audrey, la chaine du froid ça lui parle autant que rĂ©ussir Ă  sauter plus de deux fois Ă  la corde Ă  sauter. RĂ©sultat, j’en ai mangĂ© un hier, je suis malade depuis et comme j’aime pas gĂącher la nourriture, je l’ai fini ce soir. On adore.

Bref.

L’annĂ©e derniĂšre j’ai travaillĂ© dans une banque pendant trois semaines. Comme c’est la pĂ©riode pour envoyer ses candidatures, je me suis dit que ça pourrait ĂȘtre cool que vous ayez un petit retour dessus (enfin j’espĂšre).

J’y ai bossĂ© trois semaines en Juillet et Ă©tais HYPER motivĂ©e, attendant ça depuis mes dix-huit ans. J’avais d’ailleurs passĂ© mon permis uniquement parce que c’Ă©tait une condition sine qua non pour postuler. Sachant tout cela, vous pouvez deviner que ma motivation Ă©tait bien plus importante que mon talent en la matiĂšre.

CANDIDATURES

Pour ĂȘtre honnĂȘte, je ne suis pas passĂ©e par la procĂ©dure normale puisque mon pĂšre travaille dans cette banque. J’ai donc simplement dĂ» envoyer une lettre de motivation, un CV, un justificatif de mon statut d’Ă©tudiant et une copie de mon casier judiciaire, devant donc ĂȘtre vierge (ma sagesse enfin rĂ©compensĂ©e).

Je n’ai pas eu d’entretien ni rien mais une pĂ©riode d’essai de trois jours pour trois semaines de travail il me semble. Je ne doute pas que, de toute façon, mon pĂšre avait dĂ» leur raconter Ă  quel point j’Ă©tais LA fille parfaite donc bon.

ARRIVEE SUR LES LIEUX (ça se complique)

Le mardi matin, j’arrive dans l’agence figurant sur mon contrat, le sourire aux lĂšvres et avec un petit « coucou c’est moiiiiiii, la nouvelle auxiliaire vacances » comme si tout le monde m’attendait (alors que personne ne m’attendait) (mais quand je dis personne, c’est vraiment PERSONNE) (vous allez comprendre aprĂšs).

Le mardi, c’est le jour des rĂ©unions dans les banques. On descend dans la salle prĂ©vue Ă  cet effet et je vois que vraiment personne mais alors ABSOLUMENT personne ne s’attendait Ă  ce que j’arrive. Vous voyez, je me sens trĂšs souvent pas Ă  ma place, mais alors lĂ  j’avais carrĂ©ment l’impression que la place que j’occupais n’existait pas.

Le grand directeur de l’agence me dit « Audrey, il faut qu’on parle, dans mon bureau ». Je commence Ă  paniquer…. moi avoir dĂ©jĂ  fait une connerie en 10 min ici ? Mais non pas ĂȘtre mon genre de faire une connerie en 10 min ici (si). Moi pas comprendre ce qui m’arrive. Moi vouloir rentrer chez moi. Moi vais rentrer chez moi beaucoup plus vite que prĂ©vu.

Le directeur me regarde, me dit « je suis embĂȘtĂ© parce que je n’ai absolument pas besoin de vous ici ». Je regarde le directeur en me disant « je suis embĂȘtĂ©e parce que moi j’ai VRAIMENT besoin de vous puisque j’ai dĂ©jĂ  dĂ©pensĂ© ma paie avant de l’avoir eue ».

Je sens mon portable vibrer. Mes amis n’Ă©tant pas du genre Ă  ĂȘtre rĂ©veillĂ©s Ă  8h du matin pendant les vacances, je dĂ©croche et me retrouve avec la responsable des ressources humaines au bout du fil qui me gronde parce que « mais je vous ai dit il y a deux mois que vous deviez aller dans *insĂ©rer le nom d’une autre agence* »

Il est vrai qu’elle m’avait appelĂ©e il y a trois mois pour me dire que, contrairement Ă  ce qui avait Ă©tĂ© annoncĂ©, je serais dans une autre agence, sauf qu’entre temps j’avais oubliĂ© et surtout j’avais signĂ© un contrat qui disait que j’Ă©tais affectĂ©e dans l’agence dans laquelle j’Ă©tais. Les gars, si j’ai eu 15,5 en droit du travail c’est pas pour remettre en cause la valeur d’un contrat de travail et de ce qui est Ă©crit dedans hein.

Bon, finalement, je me suis retrouvĂ©e dans une agence Ă  l’autre bout de SaintĂ©, mais au moins, j’ai eu quelque chose Ă  vous raconter.

MISSIONS 

Je devais d’abord rĂ©pondre au tĂ©lĂ©phone avec une phrase tellement longue et compliquĂ©e et qui, pourtant, Ă  chaque appel ne devait pas changer.

Je devais aussi faire des virements, donner des « cartes minutes » qui permettent aux personnes sans carte bancaire de retirer (nous n’avons absolument pas accĂšs Ă  de l’argent liquide donc c’est la seule solution pour nous de le faire), rĂ©pondre Ă  des questions, expliquer Ă  des clients comment marchait l’application de la banque alors que punaise, je dĂ©couvrais en mĂȘme temps qu’eux.

Il y a bien sûr eu des conneries, mais ça, je les garde pour vendredi.

AVIS

J’ai adorĂ© mon expĂ©rience lĂ -bas. Je postulerai Ă  nouveau cette annĂ©e, mĂȘme si je pense que les dates n’accorderont pas car je suis en partiels en Mai, en stage en Juin et peut-ĂȘtre en entreprise en AoĂ»t. J’ai vraiment adorĂ©, l’Ă©quipe, le mĂ©tier, mĂȘme les clients chiants me touchaient.

Hésitez pas à envoyer vos candidatures.

A vendredi pour mes conneries,

Audrey

Mon addiction au Coca et solutions (j’en ai pas)

Coucou,

Je ne sais pas si vous avez remarquĂ©, mais j’essaie de reprendre un rythme rĂ©gulier (mardi et vendredi) pour poster (enfin vous n’avez pas pu remarquer puisque ça fait une semaine que je fais ça mdrr). Ca me donne un objectif, que je ne suis malheureusement pas convaincue de rĂ©ussir Ă  tenir mais bon, c’est l’intention qui compte, askip’.

Bon, c’est bien d’avoir passĂ© des annĂ©es Ă  raconter ma vie sur ce blog sans rĂ©ellement d’enseignements Ă  en tirer mais je pense qu’en grandissant (et surtout en voyant que certains de mes derniers articles qui s’attardaient davantage sur le fond que sur la forme pouvaient vous aider), je me suis dit que j’avais plutĂŽt envie de me tourner vers quelque chose de plus utile en parlant notamment de toutes les choses qui m’ont handicapĂ©e ou perturbĂ©e.

Bien sĂ»r, je ne stopperai jamais les articles racontage de vie parce que je n’ai pas non plus Ă©tĂ© investie d’une mission sociale et que j’ai du mal Ă  trouver quelqu’un qui me fasse plus rire que moi-mĂȘme quand je relis mes aventures bidons (mdr) mais je pense qu’il est temps d’Ă©crire un peu plus utilement parfois.

Aujourd’hui j’aimerais parler d’un truc qui peut paraitre drĂŽle mais qui ne l’est absolument pas : mon addiction au Coca.

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Un voyage (un peu trop) rĂ©ussi en train (c’est louche)

Salut mes poules,

J’avais prĂ©vu un article sur pourquoi ces cinq jours de vacances m’ont soulĂ©e, mais prioritĂ© au (presque) direct (et Ă  mes aventures avec la SNCF), je reviens aujourd’hui pour vous parler de ce beau dimanche dernier oĂč j’ai repris le train pour la premiĂšre fois aprĂšs un mois et demi de grĂšve.

Mes parents vivent Ă  Saint-Etienne, moi Ă  Grenoble. 150 kilomĂštres (et trois heures de train) (enfin quand y en a) nous sĂ©parent donc. Ces trois heures sont toujours l’occasion de vivre de jolies aventures Ă  raconter sur ce blog. Je dois, en effet, avouer que le succĂšs phĂ©nomĂ©nal de mes Ă©crits est en Ă©noooooorme partie dĂ» Ă  la SNCF (merci).

Depuis un mois et demi, je rentre et repars en bus mais c’est chiant, c’est cher et en plus il faut que je me lĂšve Ă  5h pour aller sur Grenoble et que je me couche Ă  2h pour en revenir car les horaires sont vraiment vraiment nazes. Je me suis donc dit que 2020 Ă©tait l’annĂ©e du renouveau (et surtout l’annĂ©e du lever tard) et que j’allais tenter de reprendre le train, sans certitude que Grenoble me voie un jour arriver.

Et vous savez quoi ? Tout s’est si bien passĂ© que j’ai du mal Ă  trouver de quoi rĂąler 😼 

Je suis arrivĂ©e Ă  la gare une demie heure en avance, comme toujours, j’ai pris mon train sans embuche, sans machine qui ne fonctionnait pas, sans oublier mon code de carte bancaire (par contre ça ça m’est arrivĂ© pour acheter une robe samedi) (je vous jure que c’Ă©tait pas pour que ma mĂšre la paie), sans que la vendeuse au guichet se trompe de ville d’arrivĂ©e, sans qu’il y ait une queue assez longue pour relier Marseille en chaine humaine, enfin bref tout allait bien.

Je suis montĂ©e dans le train, j’ai pu choisir ma place, j’ai choisi une place dans le sens de la marche alors qu’aprĂšs CINQ ANS Ă  faire SaintĂ©-Lyon deux fois par semaine je ne sais toujours pas quel est le sens de la marche. Bon, le train est parti avec quatre minutes de retard mais pas assez pour me faire rater ma correspondance.

Je suis arrivĂ©e Ă  Lyon, quatre minutes en retard donc, pour prendre ma correspondance pour Grenoble qui partait six minutes aprĂšs. Je suis arrivĂ©e voie I, mon train pour Grenoble partait voie J (mĂȘme quai, voie en face), m’Ă©vitant ainsi de courir comme un canard Ă  qui on vient de couper la tĂȘte pour l’avoir.

Je suis montĂ©e dans le train, le train a roulĂ©, j’avais mĂȘme du WiFi pendant tout le trajet (???). Je suis arrivĂ©e Ă  Grenoble avec trois minutes d’avance, j’ai pas dĂ» vider mon sac entier dans la rue pour rentrer chez moi parce que j’avais pensĂ© Ă  mettre mes clĂ©s dans la poche de devant justement pour Ă©viter de devoir tout vider. J’ai ouvert la porte, j’ai trouvĂ© un appartement toujours aussi bien rangĂ© que quand je l’ai quittĂ© (donc pas du tout) mais pas d’inondation, de cambriolage ou de rĂ©sidence cramĂ©e car j’ai oubliĂ© d’Ă©teindre ma plaque de cuisson avant de partir.

Vous sentez la couille arriver ? Ben figurez-vous que ce ne fut pas le cas. En ce Dimanche 19 Janvier 2020, un de mes trajets avec la SNCF s’est enfin bien passĂ©.

Amen (et bonne semaine).

Audrey

L’Ă©chec de la certification Voltaire

Salut,

Je sors de la certification Voltaire.

NavrĂ©e de voir qu’aprĂšs vingt-et-un an Ă  perfectionner TOUS-LES-JOURS mon sens de l’humour, la plus grande blague de ma vie est et restera cet examen.

J’avais dĂ©jĂ  fait un article sur le projet Voltaire, sans passer la certification. J’avais criĂ© mon amour pour ce logiciel au monde entier et dit Ă  quel point il m’avait aidĂ©e. Si j’avais su…. mdr.

Bon, l’examen est assez simple je trouve. Vraiment. L’intĂ©gralitĂ© des rĂšgles qu’il faut maitriser est contenue dans le Projet Voltaire donc c’est vraiment simple d’avoir un score correct je pense. Mais pour cela, encore faut-il Ă©couter les consignes, ce que je n’ai pas fait. 😉

DĂ©jĂ  il faut savoir que ça fait une semaine qu’il n’y a jamais de trams quand j’en ai besoin (j’ai dĂ» aller Ă  la fac Ă  pied pour assister au dernier cours de compta de ma vie jeudi) (mon amour pour cette matiĂšre n’a donc aucune limite). J’ai donc dĂ» me rendre avec mes jambes Ă  la chambre du commerce et de l’industrie de Grenoble sans mĂȘme savoir que celle-ci existait et donc encore moins oĂč elle se trouvait.

J’arrive lĂ -bas (une heure en avance). DĂ©jĂ , je sens une ambiance assez louche, Ă©piĂ©e par des mecs mieux habillĂ©s que pour assister Ă  un dĂ©filĂ© Dior alors que je ressemble Ă  une plouc. Mais bon, j’attends, de toute façon j’ai pas le choix, relisant quelques rĂšgles d’orthographe au cas oĂč.

On arrive dans la salle, je commence Ă  me sentir vraiment mal. J’ai une sorte d’otite depuis quelques jours (enfin je suppose mais comme elle perce pas, j’en sais rien) et je commence Ă  vraiment me dire que passer cet examen ce jour-ci n’Ă©tait peut-ĂȘtre pas une bonne idĂ©e. Je confirme, c’en Ă©tait pas une.

La responsable nous explique les consignes et nous en donne une hyper importante : ne mettez pas de blanc, c’est une machine qui corrige et elle ne peut pas lire les feuilles sur lesquelles il y a du correcteur. Ok, ok. T’inquiĂšte poulette, t’inquiĂšte.

L’examen commence, je le termine en 45 minutes au lieu de 2h donc dĂ©jĂ  on se dit qu’il y a une couille quelque part mais aprĂšs j’ai toujours Ă©tĂ© rapide et finir mon examen de comptabilitĂ© en 30 minutes au lieu d’1h m’a pas empĂȘchĂ©e d’avoir 16 (j’Ă©tais obligĂ©e de le placer, dĂ©solĂ©e).

Quand soudain, au moment de rendre ma feuille je demande Ă  la responsable Ă  quoi sert cette petite feuille supplĂ©mentaire qu’on nous a donnĂ©e et qui contient les mĂȘmes cases que celles qu’on doit normalement remplir. Elle me rĂ©pond « Ă  corriger au cas oĂč vous vous trompiez puisque le correcteur est interdit » le corr….e….c…..teur….est…..INTERDIT. Omg.

Je la regarde, dĂ©sespĂ©rĂ©e, en lui disant que j’ai un peu oubliĂ© et qu’une question sur deux a Ă©tĂ© corrigĂ©e avec du correcteur. Elle me regarde, dĂ©sespĂ©rĂ©e, en me disant que c’est un peu inquiĂ©tant que j’aie oubliĂ© et qu’une question sur deux ait Ă©tĂ© corrigĂ©e avec du correcteur. Elle me dit qu’elle ne sait pas si la machine pourra lire mais qu’au cas oĂč, je devrais reporter mes rĂ©ponses corrigĂ©es sur la seconde feuille. Ce que je fais.

Quand soudain, dans un Ă©lan de connerie supĂ©rieur Ă  ce dont je suis d’habitude capable, je me dis que, comme conseillĂ© dans les consignes, je vais effacer ma dictĂ©e Ă©crite en minuscules pour la réécrire en majuscules (on avait une partie dictĂ©e et une partie QCM) et ĂȘtre ainsi sure que mes lettres soient bien visibles. De toute façon, j’avais encore une heure devant moi Ă  glander.

Devinez avec quoi je l’ai effacĂ©e ?

Du correcteur.

Ben oui, je me suis dit que c’Ă©tait pas grave parce que la machine allait pas corriger la dictĂ©e mais simplement les questions.

La responsable, affolĂ©e et complĂštement choquĂ©e par ma dĂ©bilitĂ© revient me voir en courant et dit « mais mademoiselle je viens de vous dire qu’il ne fallait pas mettre de correcteur ». Mais madame, est-ce que j’ai une tĂȘte Ă  ĂȘtre assez intelligente pour comprendre aprĂšs l’avoir entendu dix fois qu’il ne fallait pas mettre de correcteur ? NON.

Aujourd’hui nous sommes trois jours aprĂšs l’examen. Je ne sais pas si ma feuille sera corrigĂ©e et mets dĂ©jĂ  de cĂŽtĂ© 60 euros pour pouvoir le repasser.

Morale de l’histoire : Ă©coutez les consignes et n’utilisez pas de correcteur aux examens avec des QCM. JAMAIS.

Audrey

EczĂ©ma sur le sein (on aime)

(Ce blog est en train de prendre un tournant mĂ©dical, j’adore, j’adore, J’ADORE) 

Au dĂ©but de l’annĂ©e, une plaque trĂšs disgracieuse est apparue sur mon arĂ©ole droite. Mais bon vu que je me trimballe pas les boobs Ă  l’air et que je ne vis que pour le regard des autres, ben ça m’a pas trop trop inquiĂ©tĂ©e … Pas trop trop, mais un peu quand mĂȘme. Surtout quand mes grands-parents ont commencĂ© Ă  me prĂ©senter tous les pires scĂ©narios que les forums disaient qu’il pouvait m’arriver (Doctissimo, c’est une affaire de famille).

Je suis, je pense, la personne la plus hypocondriaque qui existe. Je suis, je le sais, ce genre de personne nĂ©e pour permettre aux mĂ©decins de payer leurs quatre mois de vacances sur un yacht (clichĂ©) avec mes visites inutiles toutes les semaines. Je suis, je le confie, ce genre de dĂ©bile Ă  stresser parce qu’elle a un retard de rĂšgles de deux jours et demi et qu’elle se voit dĂ©jĂ  ĂȘtre la prochaine Vierge Marie et accoucher dans une grange (sans pĂ©ridurale punaise !!!!) (je vous l’ai pas dĂ©jĂ  dit ça ?). Alors croyez-moi que quand mes grands-parents ont commencĂ© Ă  me dire qu’il Ă©tait temps de m’inquiĂ©ter, ben je me suis VRAIMENT inquiĂ©tĂ©e. 

J’étais Ă  ce moment-lĂ  dans le sud et ma paranoĂŻa a des limites que mon portefeuille ne peut pas ignorer donc payer des dizaines d’euros pour une visite hors parcours chez un mĂ©decin qui n’était pas le mien juste parce que j’étais inquiĂšte alors que j’avais vĂ©cu avec ce truc sur mon corps pendant des mois sans que ça me pose problĂšme, c’était hors de ma portĂ©e.

J’ai quand mĂȘme pris rendez-vous Ă  Saint-Etienne, chez la remplaçante de ma mĂ©decin (qui avait dĂ» partir en vacances sur son yacht grĂące Ă  mes visites inutiles toutes les semaines) (mdr) (mais elle est revenue avant quatre mois quand mĂȘme), convaincue qu’elle Ă©carterait tout de suite toutes mes inquiĂ©tudes (double mdr).

J’ai rĂ©ussi Ă  tomber sur la seule mĂ©decin plus parano que sa patiente (je l’aime trop, j’attends juste que ma mĂ©decin reparte en vacances pour tomber malade et pouvoir Ă  nouveau avoir sa remplaçante, mais voilĂ ). Au lieu de me rassurer, nous avons envisagĂ© quelque chose d’absolument fantastique : le cancer du sein. Bon, son regard traduisait qu’elle ne pensait pas trop que c’était ça, mais sa main en train de me faire une ordonnance pour une mammographie (« juste pour vĂ©rifier Â», elle a dit) montrait qu’elle y pensait un peu quand mĂȘme.

Me voilĂ  donc Ă  appeler tous les centres de radiologie de la ville pour trouver un rendez-vous plus tĂŽt que ceux dans deux mois qu’on me proposait (frĂšre, j’ai le temps de mourir combien de fois en deux mois sĂ©rieux ?) (beaucoup trop en tout cas). J’en avais trouvĂ© un pour le 15 juillet (deux semaines aprĂšs donc) que j’ai finalement dĂ» annuler parce que j’étais en formation pour mon boulot d’Ă©tĂ© ce jour-lĂ  et que moi aussi je veux me payer des vacances sur un yacht (j’ai le mal de mer), donc pas le choix d’y aller. Finalement, ma mĂšre a rĂ©ussi Ă  en dĂ©nicher un pour le 13 juillet, alors que quand j’appelais tout Ă©tait complet. Cherchez pas Ă  comprendre…

Me voilĂ  donc arrivĂ©e au centre pour faire ma radio (entre temps la secrĂ©taire avait refusĂ© de me faire une mammographie parce que selon elle j’avais approximativement 0,001% de chances d’avoir un cancer donc qu’on commencerait par une radio et aprĂšs on aviserait). Me voilĂ  donc plantĂ©e devant le mĂ©decin qui allait faire ma radio. Me voilĂ  donc voir dans son regard qu’il se demande si c’est une blague cette radio. Me voilĂ  donc comprendre grĂące Ă  ses gestes que malgrĂ© tout ça c’est un bon mĂ©decin et qu’il va quand mĂȘme me la faire ma radio.

Une fois l’hypothĂšse cancer Ă©cartĂ©e, il fallait bien trouver ce que j’avais. C’est lĂ  que, idĂ©e de gĂ©nie, le radiologue me dit « vous devriez consulter un dermatologue, je suis sure que c’est de l’eczĂ©ma mais seul lui pourra vous le confirmer ». Ni une ni deux, je prends rdv chez ma dermato, le seul rdv dispo Ă©tant……………….. un mercredi matin, pendant que je travaille donc (c’est pas pour tout de suite le yacht) (je suis tellement lourde sĂ©rieux).Une demie journĂ©e de vacances posĂ©e, un rdv de quinze minutes passĂ© et un air dĂ©pitĂ© de la dermato supportĂ© (elle pigeait pas pourquoi on m’avait fait stresser un mois en me disant que j’avais peut-ĂȘtre un cancer alors que mĂȘme un PACES aurait vu que c’Ă©tait de l’eczĂ©ma) (moi non plus), me voilĂ  donc avec ma petite ordonnance pour traiter mes plaques.

Conclusion :

  • J’ai pu voir sur les forums (Doctissimo c’est une affaire de famille je vous ai dit) que beaucoup de gens avaient ce genre de problĂšmes : pensez Ă  l’eczĂ©ma avant que vos mĂ©decins vous laissent penser au pire.Ne vous soignez pas seuls : cette zone reste trĂšs sensible et seul un mĂ©decin (compĂ©tent) (lol) peut savoir quelle crĂšme il est possible d’y appliquer 🙂

Audrey

PS : pensez quand mĂȘme Ă  la maladie de Paget du mamelon, on ne l’a pas encore envisagĂ©e dans mon cas mais sait-on jamais

Tolexine GĂ© đŸ± Mon Avis

(J’ai enfin rĂ©ussi Ă  mettre en justifiĂ© cet article punaise)

Coucou 🙂

Ma peau est ma pire ennemie (ex-aequo avec la prof d’histoire) (mdr). J’ai toujours eu Ă©normĂ©ment d’eczĂ©ma et une peau si sĂšche qu’aucun bouton d’acnĂ© n’a osĂ© si aventurer … Le rĂȘve, beaucoup penseront. Le cauchemar, d’autres comprendront.

Si l’acnĂ© a prĂ©fĂ©rĂ© s’installer ailleurs que sur mon visage, elle n’a pas hĂ©sitĂ© Ă  recommander le coin Ă  sa cousine la kĂ©ratose pilaire qui a dĂ©sormais posĂ© ses valises sur ma tronche depuis plusieurs annĂ©es. Ma dermatologue m’a alors proposĂ© de prendre le mĂ©dicament Tolexine.

J’ai longtemps hĂ©sitĂ© avant de le commencer, surtout en lisant la liste des effets secondaires. Etant donnĂ© que je ne prends presque plus aucun mĂ©dicament depuis 4-5 ans, j’avais peur que mon corps rĂ©agisse plus que la normale et me fasse subir tous les effets secondaires possibles et imaginables. Le point sur ceux que j’ai, ou non, ressentis.

Troubles du sommeil : on commence avec le pire pour moi. Je m’endors tous les jours vers 3-4h et quand j’arrive Ă  faire des nuits de 5h, j’ai l’impression d’avoir hibernĂ©. Je dors tellement peu, que j’arrive mĂȘme pas Ă  dormir mal.

Anorexie : bon, sur ce point-lĂ  tout roule. Les saucisses-frites du CROUS passent toujours aussi bien (je sais, j’avais dit que j’arrĂȘtais), rien Ă  signaler.

Dépression : rien à signaler non plus.

Boutons sur les Ă©paules : il y a deux semaines, j’ai des sortes de plaques ressemblant Ă  de l’eczĂ©ma qui sont apparus sur mes Ă©paules. Il semblerait, d’aprĂšs d’autres tĂ©moignages, que ça puisse ĂȘtre liĂ© Ă  la prise de ce mĂ©dicaments. Ce n’est pas douloureux, ça gratte juste un peu.

Niveau rĂ©sultats, je n’en suis qu’Ă  trois semaines mais je (et mes parents aussi) vois vraiment des rĂ©sultats. Je ne sais pas si ma peau redeviendra rouge comme elle l’Ă©tait avant Ă  l’arrĂȘt du mĂ©dicament, mais sur moi ça semble fonctionner.

Mon avis n’est bien sĂ»r que le mien et pourra ĂȘtre totalement diffĂ©rent Ă  la fin du traitement 🙂 Mais je suis pour le moment trĂšs contente d’avoir testĂ©, mĂȘme si mes heures de sommeil en retard commence Ă  ĂȘtre beaucoup trop Ă©levĂ©es.

AUDREY