J’ai voulu faire le rat … et la SNCF a encore eu raison de moi !

J’ai beau avoir un CDI depuis trois ans, il y a des réflexes d’étudiante qui ne sont jamais partis, et celui d’être un rat en fait partie.

Alors quand j’ai dû choisir entre un aller en train pour le sud à 17h à 80 euros et un aller en train pour le sud à 21h à 40 euros, j’ai bien évidemment choisi le train de nuit, pensant que j’aurais la même expérience qu’en bus de nuit (pour rappel, j’ADORE le bus de nuit). Mais pas exactement.

J’ai déjà fait trois trajets aller-retour en train de nuit : deux en couchettes (un pour Millau, un pour Cannes), que j’avais peu aimés, et un en place assise que j’avais vachement préféré. C’est donc tout naturellement que je me suis tournée sur une place assise pour ce nouveau trajet (et en plus, la vie est bien faite : c’était le moins cher :D).

Je ne m’attendais de toute évidence pas à ce que ce soit le trajet le plus confortable de mon existence, mais j’étais loin d’imaginer la réalité de l’enfer que ça allait être.

Bon déjà tout a commencé quand j’ai découvert que mon wagon était le plus loin en partant de la gare, et donc que j’avais bien 1km à marcher avec une énorme valise et deux sacs parce que je suis toujours trop prévoyante, même quand je pars 6 jours. Mais ça, c’était rien, en comparaison avec le reste de la nuit que j’allais passer.

Une fois arrivée à ma place, il a aussi fallu supporter de faire le trajet avec une colonie de vacances. Je n’ai pas de problèmes particuliers avec les enfants, mais j’étais en télétravail le lendemain et non en congés et avec une arrivée prévue à 7h30 du matin, si je n’arrivais pas à dormir de la nuit, je n’allais pas être fraiche pour enchainer sur une journée de boulot chargée. En réalité, ce ne sont absolument pas les enfants qui m’ont empêchée de dormir mais… la lumière du train qui ne fonctionnait pas.

Et oui, après une heure de trajet, un gentil monsieur de la SNCF est venu nous indiquer que la lumière du wagon ne fonctionnait pas (comprenez, ne s’éteignait pas) (???) (??????????) et nous proposer d’aller poursuivre le trajet en couchettes. Le hic est qu’étant une femme vivant dans un monde de dégénérés mentaux, il m’était absolument impossible de me retrouver en couchettes au dernier moment avec des gens que je ne connaissais pas et sans m’y être préparée avant et les couchettes réservées aux femmes étaient bien évidemment pleines.

J’ai donc refusé et ai passé une merveilleuse nuit (blanche?) à me demander si ça arrivait à d’autres individus que ceux de la SNCF d’avoir une lumière qui, quand elle bug, ne peut pas s’éteindre (et non pas s’allumer comme celle des gens normaux). J’ai eu ma réponse à 5h du matin quand le soleil a commencé à se lever et que la fucking lumière blanche archi agressif qui était restée allumée toute la nuit s’est, comme par magie, éteinte… 🙂

Résultat, j’ai de suite modifié mon train de nuit du retour pour, telle une gosse de riches que je ne suis pas, m’offrir le luxe de pouvoir voyager dans un TGV digne de ce nom ! Il est évidemment arrivé en retard, mais, au moins, il est arrivé. Et c’est tout ce qu’on lui demandait, non ?

Laisser un commentaire