Comme je l’avais annoncé dans mon article retraçant les courses prévues en 2025, le mois de mars est très chargé avec une course par week-end pendant 4 semaines. :))) C’est donc tout naturellement que 6 jours après le semi de Paris, je me suis lancée sur ma première course nocturne depuis la SaintéLyon : les 10km de la Sine Qua Non Run.
Bon, je vais pas vous mentir, la distance 10km est approximativement ma pire ennemie : trop court pour être lent mais trop long pour être agréable. Bref, le 10km, c’est la distance du diable. Et pour être honnête, si je n’étais pas tombée par hasard sur cette course NOCTURNE dans un moment de grande nostalgie de la SaintéLyon, ben je ne m’y serais jamais inscrite. Et j’aurais eu tort.
Compte tenu de mon état physique (et des deux ongles perdus dans la bataille sur le semi de Paris la semaine juste avant), je ne pensais pas être capable de battre mon RP (47 minutes 40) et doutais même de ma capacité à finir en moins de 50 minutes, même si j’allais tout faire pour.

C’est donc équipée de mes super baskets carbone et de tout le stress de Paris que je me suis élancée sur cette distance, ne sachant absolument pas ce que je pouvais faire (ni dans quelle mesure mes ongles tombés seraient un handicap).
Le premier kilomètre a été relativement lent à cause d’un embouteillage alors même que je partais dans les 5 premiers pourcent des coureurs. Je ne comprends pas comment c’est possible, mais c’est ce qu’il s’est passé.
La nuit n’était pas encore tombée mais on était sur une fin de soleil et il commençait à faire vraiment froid (merci à la Audrey du passé qui a laissé tomber l’idée de courir en débardeur et short car même en legging et manches longues en haut je me suis gelée) ce qui accentuait les douleurs sur mes ongles, car il faut savoir que mon principal handicap dans la vie c’est que même en période de canicule, les extrémités de mon corps sont toujours très froides. Alors je vous laisse imaginer l’état de mes pieds quand il fait 0 degrés.
Bref, les kilomètres ont défilé et j’étais sur une assez bonne allure même si j’ai commencé à craquer au 3e à cause de vraies douleurs aux ongles. J’ai un peu chouiné, avant de réaliser que ça me faisait perdre une énergie que je n’avais pas et qu’Alex me dise « bon Audrey, ok t’as mal, mais plus t’es lente et plus t’auras mal longtemps« . Et c’est sûrement grâce à cette phrase dite au km5 que j’ai fait mon RP in fine.

J’ai fait une bien meilleure deuxième partie de course en me rendant compte que j’étais quasiment certaine de faire moins de 50 minutes, mais en aucun cas je pensais envisageable le fait de battre mon record.
Au 8e kilomètre et alors même qu’il faisait nuit noire (et que j’avais pas de frontale car je l’avais passée à une copine qui partait à la Réunion), j’ai eu la chance de croiser un copain de fac de Grenoble (???) dans les supporters sur le côté qui m’a RECONNUE (???????) (je sais pas si c’est positif qu’il me reconnaisse après sept ans sans se voir quand je suis au bout de ma vie mais bon) et a crié mon nom et ça m’a tellement boostée.
Au final, j’ai passé les 2 derniers kilomètres à 4’35 d’allure alors que je finis à 4’45 de moyenne et surtout pas autant dans le mal que sur mes précédents 10km, donc je pense que si j’avais imaginé pouvoir faire un bon chrono je me serais davantage donnée. Mais quel plaisir de pouvoir retrouver un peu de vitesse après avoir tout perdu pendant un an.
Courez, ça rend heureux je vous promets (et faire tomber ses RP ça rend encore plus heureux !!).