Après deux journées de course assez prenantes émotionnellement parlant, nous avons eu le droit à un jour de full repos. Enfin, full repos jusqu’à ce qu’on nous propose de descendre à 1h de marche pour ramasser des déchets sur la plage (la honte, les gens sont vraiment dégueulasses, le Sahara était pollué comme never).
Deux-trois minutes de réflexion ont suffi à me dire que c’était une vraiment mauvaise idée de consacrer son jour de repos à aller à nouveau marcher alors qu’une nouvelle étape nous attendait le lendemain. Nous sommes donc restés se reposer au camp où nous avons passé la journée à … manger.
Et oui, pour une fois nous avons eu de la chance niveau météo, et après deux jours de pluie, le soleil était enfin de sortie ce qui nous permettait de faire du feu et manger chaud nos 12 repas lyophilisés auxquels on avait quasi pas touché.
Dans l’après-midi, l’organisation a mis en place une sorte de piste de danse avec une distribution de Coca. Quel bonheur de pouvoir à nouveau avoir ce goût sucré dans la bouche. On a ensuite organisé un petit apéro improvisé avec nos collègues de tente avant de partir s’endormir pour la dernière nuit, sans nous douter de ce qui allait se passer.
Le départ le lendemain était initialement prévu à 5h mais avait été décalé (heureusement) à 8h.
On avait tout de même décidé de dîner tôt pour se coucher tôt. Et quelle bonne idée, parce que dès 19h la tempête a commencé à se lever et tous ceux qui n’avaient pas encore fait leur feu et rangé leurs affaires ont été pris au piège et obligés d’aller se coucher le ventre vide.
J’ai eu énormément de mal à m’endormir car le vent pliait la tente et faisait un bruit sourd absolument impossible à supporter. L’application Kindle de mon portable m’a bien aidée à tenter de me divertir un peu dans cette tente de 0m2 dans laquelle on ne pouvait même pas se mettre assis et avec aucun réseau. Et est monté le stress pour la journée du lendemain qui allait donc se passer après une nuit quasiment blanche…