Les jours passent aussi vite que la SaintéLyon n’approche. Ce rêve qui me paraissait tellement loin quand j’ai annulé ma participation l’année dernière en me jurant que je reprendrais un dossard cette année se trouve maintenant à seulement quelques semaines d’être réalisé (ou du moins d’être tenté). Et ça fait peur.
Ma prépa a été loin d’être parfaite et même si je suis un programme spécialement pour cela, je ne réalise pas pouvoir réellement m’entrainer pour 14-15h de courses avec du dénivelé, dans le froid et dans la nuit. Cela me semble irréaliste et infaisable, et plus les jours passent plus je me rends compte d’à quel point ça va être dur.
1/ La durée
La durée de course est probablement un des points qui me fait le moins peur. J’ai fait deux fois les 100km de Millau à vélo et je sais que j’aurais pu faire 4 ou 5h de plus si j’avais pas eu le choix. Bien sûr, le sport n’est pas le même, mais je pense vraiment que c’est un des seuls paramètres qui ne me fera pas de tort.
2/ La distance
Ma distance maximum courue est actuellement un marathon et je ne la dépasserai pas jusqu’au jour J.
Forcément, doubler d’un coup sa distance maximum me fait extrêmement peur, car au-delà de l’aspect mental qui est assez compliqué pour moi et probablement ma plus grande faiblesse dans ce sport, physiquement il faut les tenir les deux marathons à la suite. Et ça, ben je ne suis pas sure d’en être capable et je n’ai malheureusement pour le moment pas fait assez de sorties longues pour être sereine sur ce point.
3/ Le dénivelé
Probablement un des points les plus difficiles pour moi car je vis à Paris et cours sur les quais de seine où il y a approximativement 0 mètres de dénivelé positif.
J’ai bien essayé d’ajouter des séances de cotes dans ma préparation en montant et descendant des escaliers, mais forcément, j’arriverai moins affutée sur ce point que ceux qui vivent dans les Alpes et pratiquent le dénivelé depuis le moment où ils ont appris à marcher.
4/ La nuit
Je dors beaucoup, que dis-je : je dors ENORMEMENT. Je ne sais pas si c’est mes maladies ou juste la vieillesse qui me guette mais dormir 9h est pour moi un grand minima et en général à 22h c’est extinction des feux car la fatigue me file un mal de tête de l’espace.
Le hic est que la course commence à minuit, pour une arrivée prévue vers 16h le lendemain.
L’idée que j’ai pour le moment est d’aller chercher mon dossard le vendredi soir après le boulot pour ensuite être tranquille le samedi et pouvoir dormir jusqu’à tard le matin puis refaire une sieste et me réveiller vers 20h (mes parents vivent à 15 minutes du départ). Mais entre l’imaginaire et la réalité, il n’y a parfois qu’un pas mais il y a aussi souvent un fossé. On verra.
5/ La météo
Et voici LE point qui m’angoisse le plus.
Mon eczéma rend la fraicheur absolument insupportable de douleur et je stresse énormément à l’idée de devoir passer 16h dans une tenue mouillée en cas de pluie ou de chute (tmtc que je chute souvent).
Bon, pour ce point je n’ai absolument aucune solution hormis prier très fort pour que l’été qu’on n’a pas eu en juillet et août arrive en décembre mais j’ai peu d’espoir, la SaintéLyon tombant systématiquement LE premier jour où il neige à Saint-Etienne depuis des décennies (mais priez quand même svp).
Bref, la SaintéLyon est un défi tant sur le plan mental que physique et parvenir à atteindre cette ligne d’arrivée serait probablement le plus grand aboutissement de ma vie (et signerait le début – et la fin de mon aventure dans le trail). Pensez fort à moi.
Audrey