Update : un ami à moi m’a rappelé que j’avais déjà fait une belle chute à la SaintéLyon 2022, mais comme y a pas de preuve (et que j’ai déjà écrit tout mon article), on va faire comme si ça n’avait pas existé ok ?
Je fais partie des gens qui pensent que TOUT arrive pour une raison. Et quand je ne trouve pas de raison évidente aux galères qui m’arrivent, je me dis que la seule explication possible est un petit coup de pouce du destin qui savait que je manquais d’inspiration pour écrire ici. Voici donc le récit de ma première chute en course à pied (et ça fait pas rêver).
S’il y a une règle et une seule que pour le moment j’arrive à respecter chaque semaine c’est le fait d’aller courir tous les midis où je suis en télétravail (soit deux fois par semaine). En général, je fais de petites séances car je ne suis quand même pas payée à rien faire et qu’entre le temps de course, de pause dans la course, de douche puis de repas, je ne peux pas me permettre de prendre un RTT à chaque fois que je veux courir un midi.
Mais mardi dernier, c’était différent.
Oui, mardi dernier c’était différent. Je me sentais étrangement bien au point de n’avoir besoin de faire aucune pause ou presque et donc d’avoir plus de temps pour courir. Ben oui, si tu enlèves 20 minutes de pause à ta séance, tout de suite t’as le temps de faire 4km en plus. J’ai donc décidé que j’allais transformer ma sortie de 60 minutes en une sortie de 85 minutes, pour une fois que j’étais motivée.
Tout s’est merveilleusement bien passé avec un soleil à en faire rougir de jalousie le mois de juillet qui fut catastrophique (et me faire regretter le chauffage soufflant et la couverture chauffante que j’ai achetés la semaine dernière) (bon, le chauffage je ne peux pas trop le regretter parce qu’il est toujours pas arrivé) (MERCI AMAZON) et des sensations au top par rapport à ce que je ressens habituellement.
Une fois arrivée à 45 minutes de course soit le moment de faire demi tour pour arriver à 85 minutes à la fin, soit le point le plus LOIN de mon appart de cette sortie, j’ai senti mon corps étrangement attiré par le sol. Mais genre vraiment bien attiré par le sol.
Une seconde plus tard, je me retrouvais par terre comme une crêpe avec le genou et le coude en sang et la main ouverte sur une petite surface (mais je vous jure qu’à ce moment-là j’ai cru qu’on allait m’amputer de trois membres). Et comme si ça ne suffisait pas, voilà que ma tête, un peu trop lourde et donc surement très remplie (je l’espère) est venue épouser le sol sans que je ne puisse la retenir. Je venais de me prendre une bouche d’égout mal fermée dans les pattes.
Je me suis donc retrouvée là, à Pont de Neuilly, comme une merde au milieu d’un trottoir avec une multitude de runneurs qui passent sans s’arrêter (merci les amis), le genou en sang, sans Pass Navigo pour prendre le bus et rentrer chez moi et sans monnaie pour payer un ticket pour prendre le bus et rentrer chez moi sans Pass Navigo. Me voilà donc à devoir faire 5 bornes en courant avec un genou en moins (on s’en rend pas compte mais c’est utile un genou pour courir) pour rejoindre mon petit appartement, laver ma plaie et maudire pour le restant de ma vie ce putain de sport dangereux (et les bouches d’égout mal fermées!!).
Audrey