Week-end en Ardèche

Coucou,

Après trois mois à regarder en boucle des reportages sur des campings (Alex en peut plus), notre heure de partir pour la (presque) première fois en bungalow est enfin venue. Et pour cette première fois, nous avons choisi la plus belle région de France, à savoir : la mienne.

C’est donc en Ardèche (à quand même trois heures de voiture de chez mes parents) (ce détail a son importance), que nous avons choisi de poser nos valises pour trois jours, du 3 au 5 septembre. Un bon bol d’air chaud en prévision puisqu’ils annonçaient 32-33 degrés pendant cette période quand nous avons réservé. Bon, tout ne s’est in fine pas vraiment passé comme prévu.

On aurait dû sentir que ca allait être compliqué quand, en rentrant des courses trois jours avant le grand départ (parce que oui on a fait nos courses à Saint-Etienne avant de partir pour ne pas les faire à la petite supérette du camping, les rats) la canette de bière qu’on avait prise spécialement pas en verre pour pas qu’elle se casse a EXPLOSE dans notre sac . Mais non, toujours très positifs, nous étions plein d’espoir pour ce séjour. Si on avait su.

1/ La Gastro d’Alex

Lundi soir.

Alors que l’on aurait dû être en train de faire nos valises pour partir le lendemain matin (non je rigole, on allait encore les faire au dernier moment), Alex a commencé à se sentir mal. Mais pas mal en mode gentiment mal : TRES MAL.

Et après quelques dizaines de minutes au lit sans avoir voulu manger le merveilleux repas préparé par ma maman (elle lui en veut encore je pense), voilà qu’Alex vomit toutes les calories avalées depuis trois semaines. Et s’en est suivi une nuit d’horreur à vomir non stop et à regretter de s’être moqué de moi l’année dernière quand j’ai eu la grippe pendant nos vacances à la Réunion.

Les calculs ont vite été faits : impossible pour lui de conduire avec une gastro et impossible pour moi de conduire même sans gastro si on ne voulait pas mourir parce que j’avais confondu la gauche et la droite et fini dans un fossé. On a donc pris la terrible décision pour la petite fille en moi qui rêvait d’aller au camping de ne pas partir.

Ayant plus d’un tour dans mon sac et le QI d’Einstein, je me suis dit qui ne tente rien n’a rien et ai demandé à Alex d’appeler le camping pour savoir si, sur un malentendu, on ne pouvait pas décaler notre venue d’un jour, le temps qu’Alex se rétablisse (nous étions plein d’espoir). A notre plus grand étonnement, ils ont accepté moyennant un petit paiement en plus. Trop cool. Enfin, c’est ce que je croyais.

2/ La tempête au camping

Je vais pas vous mentir, le trajet a été relativement compliqué. 3h (3h30 quand le copilote est Audrey) à conduire dans des petites rues étroites et vallonées avec une gastro, ça doit être compliqué. Mais Alex a assuré comme un chef, l’idée de pouvoir se baigner sous le soleil dans la jolie piscine du camping en guise de carotte. Mdr.

On est donc arrivé au camping sous un magnifique ciel gris et une température de genre QUINZE DEGRES. Bon, on s’est dit que c’était pas pas grave puisqu’il y avait une piscine intérieure qui ferait totalement l’affaire. Enfin, c’est ce qu’on se disait pour se rassurer. La réalité c’est que le lendemain une sortie en canoë était prévue et que ça semblait assez compromis.

On s’est couché assez tôt, surtout Alex qui était en PLS. De mon côté, j’ai un peu trainé dans le salon de 2m2 pour ne pas le réveiller mais suis quand même allée assez rapidement me coucher parce que nous avions l’honneur de vivre une TEMPETE pour notre première nuit en bungalow. Entre vent, pluie, éclair, tonnerre, nous voilà donc à 200 bornes de chez mes parents sans aucun espoir de pouvoir faire THE activité pour laquelle on est venus ici, à savoir le canoë.

3/ La crevaison de Marius

Pour apaiser notre déception suite à l’annulation du canoë (enfin notre propre annulation parce que la base nautique n’a pas voulu nous rembourser et a maintenu les descentes malgré l’orage apocalyptique, un gag), un ami de la fac de Grenoble a proposé de venir nous voir en vélo jusqu’au camping.

Super moment, on a discuté autour d’un Coca pour moi, un café pour lui et je me suis dit « oh cool on sera pas venus pour rien, on a peut-être pas tant de malchance que ça ».

Une heure après son départ, il m’envoie un message me disant « ma roue a crevé, j’attends mon père qui doit venir me chercher en voiture pour rentrer ». Ah, visiblement en plus d’être poisseuse, je suis CONTAGIEUSE. Et pas contagieuse que niveau malchance visiblement…

4/ LA GASTRO D’AUDREY

La dernière soirée au camping se profilait. Rien à signaler : Alex se sentait mieux, moi ça allait, enfin bref, aucun signe annonciateur de la nuit que j’allais passer n’apparaissait.

On a décidé d’aller au restaurant. J’avais un appétit de monstre et ai commandé un magret entier en pensant partager un bout avec Alex pour accompagner sa salade jusqu’à finir par le manger intégralement. Mais ce n’est pas tout : j’ai également terminé la salade d’Alex parce que oui la gastro ça coupe l’appétit. Enfin, normalement.

Forte de mes 8 000 calories avalées à ce repas, je suis partie me coucher en rigolant avec Alex du fait qu’il soit une faible nature parce que même en dormant avec lui j’avais pas chopé sa gastro alors que je suis immunodéprimée. On a ri, fort, très fort, presque aussi fort que le bruit que j’ai fait à 2h du matin quand j’ai VOMI L’INTEGRALITE DE CE QUE J’AVAIS MANGE DEPUIS UNE SEMAINE, dont les 8 000 calories de la veille donc.

Une nuit d’horreur, les cheveux trempants dans le vomi, des vertiges, une envie extreme de mourir et surtout un souci énorme qui se posait : nous étions vendredi, jour du départ du camping. Je me suis retrouvée à devoir rester 4h en voiture avec une gastro, à m’endormir sur la fenêtre et supplier Alex d’aller plus vite mais quand même pas trop vite parce que sinon j’avais envie de vomir.

Bonnes vacances !

Audrey

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