Hello,
Il y a deux ans j’étais une petite meuf normale qui rentrait sur Paris après un mois de confinement chez ses parents. Je revois le train partir de Lyon, mais je ne me verrai jamais arriver, parce qu’il y a deux ans ma vie a changé : j’ai découvert que j’étais épileptique.
Bon, ce début dramatique est très loin de mon quotidien. Je ne vais pas vous mentir, l’épilepsie n’a pas changé grand-chose à ma vie à moins que c’est déconseillé pour moi de conduire pour le moment (c’est peut-être pas plus mal), que je ne peux pas nager en eau libre (je ne sais plus nager) et que …. je dois prendre un cachet à 9h et un autre à 21h tous les jours et probablement toute la vie.
Et oui, après neuf mois sans traitement suite à l’arrêt du Lamictal qui m’avait démonté la santé, j’ai été contrainte de reprendre un médicament contre l’épilepsie après avoir refait une crise en mai dernier. Enfin, « contrainte » pas vraiment, disons juste que ma neurologue m’a dit « vous savez, il y a de plus en plus de morts subites inexpliquées chez les épileptiques sans traitement mais vous êtes libre de faire votre choix ». Oui, enfin « libre libre », voilà quoi.
Bref, j’ai dû reprendre un traitement.
Je voulais réadopter le Lamictal parce que, même si entre nous le courant était bof passé, au moins je savais à quoi m’en tenir, mais ma neurologue a refusé et m’a mis le seul autre traitement que l’on peut garder pendant la grossesse (c’est pas à l’ordre du jour hein, mais flemme de devoir changer de traitement dans cinq ans) : le Keppra.
Bref, comme pour le Lamictal, il faut commencer le traitement avec une dose faible et l’augmenter petit à petit. Je suis au dosage maximal depuis deux semaines et, pour le moment, je n’ai pas d’effets secondaires, hormis une grosse fatigue mais qui est aussi peut-être due au fait que je fasse 36 000 trucs dans la journée (mais dans le doute, je préfère mettre ça sur le dos du Keppra).
J’avais lu tellement de mauvais avis sur le Keppra qui m’avaient un peu fait paniquer avant de le prendre. Aussi, Oslo mon petit chien épileptique suivait ce traitement et était constamment épuisé. J’étais donc un peu terrifiée à l’idée de me retrouver dans le même état. Au final, rien de tout cela.
Je fais en effet plus de siestes que quand j’avais deux ans (j’en faisais pas), mon eczéma est NRV comme on dit (mais il n’était pas mieux quand je n’avais pas de traitement) et je suis un peu irritable mais rien qui puisse me pourrir la vie. J’ai juste dû décaler mes horaires de prise qui étaient initialement 8h et 20h car après trois « réveils qui n’ont pas sonné » (= réveils que j’ai éteints), je me suis rendu compte que je n’étais vraiment pas du matin.
Je croise infiniment les doigts pour pouvoir un jour arrêter le traitement mais en attendant celui-ci me convient bien. Je sais que mon témoignage ne sera qu’une goutte d’eau dans l’océan de critiques (sûrement justifiées) que reçoit le Keppra mais sachez qu’entre lui et moi tout va bien, contrairement au Lamictal qui me rendait encore plus mal que réaliser que je n’aurai plus jamais deux mois de vacances en été.
A+
Audrey
Merci ❤️
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Bon courage avec ton traitement Audrey, j’espère que tu pourras un jour t’en passer définitivement et que tu réussiras à surmonter les effets indésirables. Tu es une battante, je crois en toi. Rien ne t’empêchera de réaliser tes rêves et si je peux t’aider c’est avec plaisir. Ne lâche rien, la plus courageuse ❤
_vh
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