Hello la Team,
Début décembre, avec mon copain, on a décidé de bouger à Strasbourg. J’avoue que je ne suis pas du tout une fille qui aime l’hiver, le nord et le froid, donc j’ai tendance à avoir plus d’idées de destinations ensoleillées pour avril – mai que de villes sympas à visiter quand il fait moins 12 et qu’il neige, mais Strasbourg était une des rares faisant partie de cette dernière catégorie.
J’avais eu l’occasion d’y aller une fois avec le collège quand j’étais en 3e et en gardait tout de même de jolis souvenirs, même si j’y ai laissé environ deux orteils tellement il y faisait froid.
Le problème est que quitte à aller à Strasbourg, autant le faire pendant le magnifique marché de Noël dont tout le monde parle. Le deuxième problème est que pour aller à Strasbourg pendant le magnifique marché de Noël dont tout le monde parle, il faut mettre le même budget que pour aller aux Caraïbes en août. (Encore une fois) plus intelligents que les autres, on s’était dit qu’on allait y aller en voiture, prendre un logement à 30km de Strasbourg et vivre notre meilleure vie. Si on avait su.
On avait rendez-vous chez notre hôte du week-end Mireille (cinq étoiles pour Mireille, incroyable cette femme) à 19h30. On en avait pour cinq heures de route, mais écoutant les conseils de belle-maman avec qui on était au théâtre la veille, on a décidé de prendre une heure de marge, même si ça nous semblait beaucoup trop pour un départ un vendredi midi quand tous les Parisiens bossent (mdrrrrrrrrr vive le télétravail).
Etape 1 : L’aller
On a déjà mis deux heures (littéralement, 120 minutes) pour SORTIR DE PARIS, on était même pas sorti de notre ville qu’on savait déjà qu’on aurait une heure de retard. Si seulement ça s’était arrêté là.
Ayant le permis mais n’ayant pas touché un volant depuis un an (parisienne, épileptique, angoissée, toussa), je savais que j’allais avoir du mal à reprendre la conduite, mais bon, je pensais que c’était comme le vélo, ça s’oubliait pas. Lol. J’ai eu le temps de faire trois mètres (et une marche arrière), avant que mon copain me dise « non mais Audrey tu sais que là on joue avec notre vie » et reprenne le volant. Ah.
On roule, doublant les dix mille camions qu’on croise, ravis d’enfin rencontrer des véhicules plus lents que la Toyota Aygo de mon copain (c’est si rare). La destination se rapproche, nous voilà enfin arrivés à destination.
On décharge l’intégralité de nos cinquante sacs (difficile de voyager avec notre fils *) (non je rigole les 3/4 étaient pour moi) et arrive devant un chouette lotissement avec de jolies maisons. On appelle Mireille. Mireille nous dit qu’elle est dans tel appartement de tel immeuble. On lui dit qu’on ne voit que des maisons, pas d’immeubles. Elle nous dit que c’est impossible car il n’y a que des appartements autour d’elle. On lui dit que c’est la merde. Le GPS nous a pas indiqué la bonne destination. Et c’est repartiiiiii.
Il nous reste dix minutes de route. Je commence à détester cette petite voiture qu’on côtoie depuis sept heures alors qu’elle n’a rien fait de mal. C’est si loin Strasbourg. Je regarde le temps que ça aurait mis en train. 2h. 2 putain d’heures.
On arrive enfin chez Mireille et on va se coucher rapidement parce que le lendemain j’ai cours à 9h à distance pour Assas (mdr).
Etape 2 : Le prof qui oublie de se lever
Le lendemain, 8h50 pétantes j’étais levée avec mon ordinateur que je trainais spécialement pour l’occasion afin de ne pas être en retard pour mon premier cours à distance pour Assas prévu dix minutes plus tard.
J’ouvre le lien. On me dit que je ne peux pas me connecter car je ne suis pas inscrite à Assas. Mdr. Comment ça je ne suis pas inscrite alors qu’ils ont encaissé mon chèque de 900 euros pour 80h de cours deux mois avant ? COMMENT CA ?
Ca commence à chauffer dans la conversation de groupe car tous ceux qui ne font pas leur diplôme principal à Assas ont le même souci. Je me calme. C’est pas grave, je rattraperai le cours plus tard (non en vrai je me calme pas du tout mais bref ma nouvelle résolution est d’être plus calme donc on fait semblant).
Quand soudain, à 10h, on reçoit un mail de notre directeur de diplôme qui nous dit que le prof n’a pas pu assurer le cours pour des raisons personnelles. Est-ce qu’il a laissé cinquante étudiants se lever et l’attendre pendant une heure un samedi matin pour rien ? Oui oui.
Etape 3 : La disparition inexpliquée de l’écharpe
On décide de profiter de notre journée à Strasbourg qui s’annonce donc beaucoup plus longue que prévue puisque mon cours de trois heures est annulé. Je m’habille chaudement, gants, bonnet, manteau en (fausse) fourrure : aucun bout de froid ne pourra passer sur ma peau. Manque plus qu’à mettre l’écharpe magnifique que m’a offerte mon copain pour être au top. Ben comment ça l’écharpe elle est pas dans ma valise ? Ben comment ça l’écharpe elle est pas dans la chambre ? Ben comment ça l’écharpe elle est pas non plus dans l’appartement ?
Bon c’est pas grave, j’ai dû l’oublier dans la voiture hier dans la nuit. Mon copain qui est reparti à la voiture la veille au soir pour récupérer un truc pour Charlie m’assure qu’il ne l’a pas vue mais comme c’était la nuit et que je ne voulais pas croire qu’elle était perdue (moi perdre un truc mdr ? jamais), ben j’ai préféré me dire qu’il était juste bigleux. Il fallait bien qu’il ait un défaut quand même…
Etape 4 : La panne de voiture
On se dirige vers la voiture pour partir en direction de Strasbourg, inaccessible en transports en commun depuis là où on est. De loin je vois les feux de la voiture clignoter. Je commence à rire, pensant qu’Alex a fait un truc non voulu avec la clé et que lol trop drôle on dirait que la voiture est en panne. Lol trop drôle, ben en arrivant dans la voiture, on a découvert que la voiture elle était VRAIMENT en panne. :)))
Impossible de démarrer. Vraiment impossible. On appelle mon père qui est plutôt pas mauvais en réparations, il nous dit qu’on est dans la merde. On appelle mon beau-père qui est ingénieur automobile donc plutôt encore moins mauvais en réparations, il nous dit qu’on est dans la merde. On appelle l’assurance de la voiture qui, elle, nous dit qu’elle ne va pas nous laisser dans la merde mais que pour ça il faut attendre 1h que le mécanicien arrive dans notre bled paumé.
On attend une heure, moi paniquée parce que mon écharpe n’était pas dans la voiture, Alex paniqué parce qu’il envisageait la possibilité que la voiture ne puisse pas être réparée et donc qu’en plus de ne plus avoir mon écharpe on ait carrément plus la voiture. On regarde un film pour se détendre. On se détend pas du tout, mais on regarde quand même un film.
Au bout de 59 minutes Alex rappelle l’assurance en mode « les gars il fait froid on est dehors bougez-vous ». On subit leur musique d’attente horrible. Le mec raccroche en disant qu’il faut rappeler au bout d’une heure, pas 59 minutes. Mdr. Bref.
Au bout de deux heures et quelques le mécano arrive enfin, répare la voiture et dit à Alex de vite aller au Norauto à 3km de là pour changer la batterie et de ne SURTOUT PAS CALER car il ne pourra plus jamais redémarrer. La pression est immense pour notre chauffeur pro aka mon copain dont la spécialité est de caler à des moments improbables, mais tout va bien, on arrive à Norauto et ils acceptent de réparer la batterie.
100 euros et trente minutes plus tard, nous voilà repartis pour enfin visiter Strasbourg. Il est 16h.
Etape 5 : L’achat impossible d’une écharpe
Mon écharpe étant définitivement portée disparue, on décide d’en racheter une. Ca me soule un peu de remettre 70 euros dedans mais je l’aimais trop et je savais que le fait de l’avoir perdue faisait de la peine à Alexandre qui me l’avait offerte donc pas grave.
On va sur le site. Et là, rupture de stock, c’est un drame (finalement on a pu en racheter une une semaine après car quelqu’un a renvoyé la sienne).
Etape 6 : La course improbable de pères noël en moto
Le lendemain on décide de quitter cette ville pour aller à Metz car ça nous a un peu soulés et la journée de la veille était épuisante. Tout se passe bien sur le premier kilomètre, jusqu’à ce qu’on voie cinq – six policiers qui arrivent devant nous et nous demandent de nous arrêter.
On était en plein dans la série The Night Of (meilleure série du monde au passage, même si la fin est décevante) donc je commençais déjà à m’imaginer que mon mec était un grand meurtrier recherché par le FBI.
On se met sur le côté. Les policiers ne disent rien. On attend.
Et là, improbable, on découvre qu’on nous fait nous arrêter sur le côté car il est l’heure du défilé de pères noël en moto de la ville.
Cet événement résume tout notre séjour : WTF.
A bientôt,
Audrey
PS :
* le fils en question 😉

Alors pour plagier mon chat est roi, j’ai envie de dire langage :p tu as changé Audrey 😉
Je me demande toujours comment tu fais pour te mettre dans des situations pareils, tu as de la chance que ton copain accepte encore de partir en week end avec toi car avec tout ce qui arrive en permanence, je suis sur que c’est toi qui porte la poisse :p
Merci pour la bonne barre de rire pendant ma maladie. Ca aggrave mes crampes d’estomac mais ca fait quand même du bien.
J’espère que les articles suivants arriveront rapidement, ca fait beaucoup de bien de te lire ❤
_vh
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Ahahahah oui il a du courage !!! J’aurais lâché l’affaire bien avant :p
Merci infiniment
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