D’une petite soirée romantique à une (trop) grande soirée rythmée par un match de 90 minutes + 30 minutes de prolongations + tirs au but : bienvenue dans mon calvaire d’hier.
Hellloooo,
On est le 29 juin. La France se réveille les yeux encore mouillés à cause de la défaite d’hier contre ceux qu’elle se pensait sure de gagner et de mon côté je me réveille les yeux encore mouillés à cause de ma soirée romantique qui est tombée à l’eau après cette même défaite d’hier contre ceux qu’on se pensait surs de gagner. Bref, c’est la merde.
Hier j’ai passé la soirée avec mon copain.
Comme j’étais rentrée chez mes parents et qu’on n’était pas ensemble depuis assez longtemps pour qu’il bouge ses fesses pour m’accompagner à l’anniversaire de mon frère ce week-end, je ne l’avais pas vu depuis vendredi et avais donc proposé qu’on passe une soirée tous les deux ce lundi en me disant que les 90 minutes de match ne seraient qu’un sale moment à passer avant de pouvoir le retrouver. Si j’avais su.
Je me suis mise sur mon 31 : petit appart (presque) rangé, 40 minutes passées à lui cuisiner des petits feuilletés et télé prête à être allumée : TOUT était parfait.
Les quinze premières minutes ça allait. Personne n’avait marqué de but, ce qui permettait à tous les Français d’avoir encore la certitude de battre nos voisins Suisses. Quand soudain, bien tranquillement allongée dans mon lit en train de somnoler dans l’attente que le match soit enfin fini, j’entends le commentateur hurler de rage et de désespoir : la Suisse venait de marquer.
Bon allez un petit but pour la route : on leur laisse, c’est cadeau. Puis de toute façon j’avais parié sur 3-1 pour la France donc fallait bien que le « 1 » arrive à un moment ou à un autre. Mais bon, là c’était quand même un peu tôt quoi.
Le temps passe, les buts se font rare, la première mi-temps se termine, l’angoisse monte mais bon y a pire dans la vie (genre le temps d’attente avant que mon copain m’autorise à manger le dessert -trop bon- qu’il avait rapporté).
Mes ex beaux-parents m’appellent, je quitte le lit pour aller dans le couloir et là : 1 but, 2 buts, 3 buts, plus rien n’arrête nos Bleus d’amour. Quel beau match. Je me dis allez plus qu’un quart d’heure de match à supporter. Mon copain me rassure en me disant limite que là c’est bon on peut éteindre la télé de toute façon on est surs de gagner.
Quand soudain, c’est le drame : 1 but, 2 buts de la Suisse, égalité à cinq minutes de la fin. Je commence à me dire que mettre un but en cinq minutes ça va être difficile pour la France mais bon les Suisses en ont bien marqué deux en 10 minutes donc pourquoi pas.
Le temps passe, le temps réglementaire touche à sa fin et pas sure que le temps additionnel suffise pour rattraper les choses parce que pour une fois les joueurs n’ont pas passé trop de temps à se rouler par terre en simulant une blessure.
Les prolongations se profilent à l’horizon, je commence à déprimer, l’arbitre siffle, je termine de déprimer : c’est parti pour trente minutes supplémentaires. Mais bon, c’est quoi trente minutes dans une vie et dans une soirée. Allez, une demi-heure et c’est terminé.
Les trente minutes passent. J’ai le temps de me faire une deux trois tasses de thé et de caler douze fois « punaise mais ils savent pas jouer » (fun fact : mon prof du lycée a marqué sur mon bulletin scolaire pour le trimestre de volley « difficile de progresser quand on a peur du ballon », mdr) mais voilà que la partie n’est pas terminée puisqu’aucune équipe n’a marqué. :))))))
Tirs aux buts are coming : mon copain m’explique que voilà ils en tirent d’abord cinq mais que ça peut s’arrêter assez vite car si une équipe en marque 3 et l’autre 0 ça s’arrête sans attendre la fin des trois. L’espoir grandit mais s’éloigne assez rapidement quand je vois que les 9 premiers tirs sont réussis.
En tant que bonne petite Française fière de son pays je me dis que c’est IMPOSSIBLE de se faire battre par la Suisse quand on est champions du monde (bah ouais quoi) donc je sais que le petit Kylian va marquer et que les tirs vont continuer. Et ben non.
Fin de l’histoire et du match : la France a perdu. Mon copain a déprimé toute la soirée et moi qui devais partir en week-end vers la Suisse dans quinze jours, je ne suis plus sure d’avoir très envie d’y aller (le seum, vous connaissez).
Bref par contre, je crois que j’ai un peu été piquée à la folie footballistique et suis actuellement en train de regarder le match Suède – Ukraine alors que je suis seule chez moi et pourrais donc décider de faire autre chose de plus intéressant (genre réviser les 80 pages du cours sur lequel porte mon partiel de vendredi.
Allez, A+ pour la coupe du monde.
Audrey