Bon les gars (j’ai enfin terminé l’article),
On est Lundi 24 Février, premier jour des vacances. J’avais prévu de me lever tôt pour tenter de faire tout ce que j’avais à faire. Problème : il est 12h38, je viens de me lever (et ai donc rien fait de ce que j’avais à faire).
Par contre, s’il y a un truc que j’ai fait sans avoir à le faire, c’est scroller Twitter et Instagram et voir que tout le monde parlait de la mononucléose.
Après des heures (= trente secondes) d’investigations, j’ai découvert que la cause de tout ça ben c’était la vidéo HI-LA-RANTE de Marine LB.
Après des heures (= trente secondes) de réflexion, j’ai réalisé que je ne m’étais jamais plainte ici de cette purée de mononucléose que j’aie eu en L2 (en 2018, donc). Chose réalisée, chose réparée : laissez-moi vous conter mes trois semaines en coloc dans mon corps avec la mononucléose.
L’AVANT
Une mononucléose n’arrivant jamais seule et mettant environ un mois à se manifester, il est important de remonter dans le temps pour vous raconter l’AVANT mononucléose (quand tout allait bien).
Nous sommes donc en Janvier 2018. Mon meilleur ami organise une soirée pour son anniversaire pendant laquelle je rencontre un mec super cool. J’étais en couple et pour moi la fidélité dans un couple ça ne commence pas quand le maire lit l’article 212 du code civil donc bon, nos bouches n’ont servi qu’à se parler.
Quelques semaines plus tard, les chemins de mon copain et moi se séparèrent et sur ma route se trouvait ce même mec rencontré deux – trois semaines plus tôt.
Un ajout sur Snapchat plus tard, il me propose qu’on se voie. J’accepte (c’était pas du tout un date hein, j’aime pas ça) (mon dernier rencard c’était avec mon dernier copain, devant un plat de pâtes collantes parce que je ne sais pas cuisiner, sur mon canapé lit -enfin lit qui sert de canapé parce que je vis dans 21m2- et en pyjama) (on est restés dix mois ensemble) (mdr).
Bref, on se donne rendez-vous dans un bar à Grenoble. Je bois un truc (sûrement un Coca) (j’ai toujours pas réussi à arrêter d’ailleurs). Il me raccompagne et m’embrasse sous la pluie, censée laver mon péchés immédiatement (ça n’a pas marché). L’histoire s’arrête là.
LE PENDANT
Le temps passe, je me remets avec mon ex et continue ma vie. Deux semaines plus tard environ, je rentre de chez mes parents et me couche à 16h et quelques. Etant donné mon rythme de vie décalé, 16h c’est en général davantage mon heure de lever que de coucher mais bon, je me dis que je dois être (trop) fatiguée. On verra demain.
Le lendemain, lundi, je me réveille à 12h avec un mal de crâne à tel point que je pensais qu’ils avaient envoyé Sophie Marceau faire un remake de la Boum dans ma tête. Mal de tête + 20h de sommeil, j’aurais dû me douter qu’un truc clochait. Mais non.
Je monte dans le tram pour aller en cours, et là, je vois ma vie défiler devant mes yeux à l’arrêt juste après chez moi. J’envoie un message à mon copain dont le père était médecin qui me dit « Audrey, je pense que tu as la grippe, reste chez toi tu vas nous contaminer ». Moi, rester chez moi. Euh, y a que le cours de procédure civile que je sécherai donc non, j’y suis allée.
L’après-midi a passé (lentement), le cours de droit administratif a passé (trop lentement), le cours d’histoire a passé (VRAIMENT trop lentement) et je suis rentrée chez moi, toujours avec une folle impression d’être en train de littéralement crever.
Beaucoup m’ont dit « mais Audrey, va voir un médecin » sauf que je vis à Grenoble, que les médecins ne prennent pas de nouveaux patients, que mon médecin est à Saint-Etienne, que je ne rentre que le week-end sur Saint-Etienne et que le week-end mon médecin est en week-end lui aussi donc ne pouvait pas me recevoir. Puis j’ai une petite santé, j’ai chopé des pneumopathies, des angines, la grippe H1N1, bref tout.
Les semaines se sont enchainées et pendant plus d’un mois ma vie se résumait à me lever, aller en cours, rentrer dormir 15h, me relever etc. J’ai séché certains cours pour lesquels j’étais vraiment pas capable de me lever mais je ne voulais pas lâcher donc je ne me suis jamais arrêtée.
Pour être honnête, c’était juste pour être à l’aise avec ma conscience parce que je me voyais tellement dépérir que je me suis dit que si cette maladie signait vraiment la fin de ma vie, ce serait dommage de rater ma place au paradis parce que j’ai séché les deux semaines de cours avant ma mort.
La maladie est passé, mais le pire était à venir.
L’APRES
Quelques semaines après ma guérison, mon ex (enfin mon copain à l’époque) tombe malade. Etant major de promo et absent à peu près 0 jours par an, je me dis que si lui ne vient pas en cours c’est qu’il est VRAIMENT pas bien (je vous rappelle que son père est médecin).
Il va à l’hôpital faire des tests et m’appelle en me disant « j’ai Epstein-Barr ». Euh, what, quel est ce truc, de quoi tu me parles, j’ai fait un bac ES et pas parce que j’étais bonne en éco mais juste parce que je ne l’étais pas en bio donc les maladies et moi bof DE QUOI TU ME PARLES.
Il m’explique un peu et me dit que ça se transmet par la salive. Me vient alors une question des plus évidentes « c’est ma faute? » (j’espérais que non mais en même temps j’espérais quand même que oui parce que la salive quoi).
Bref, il a eu la jaunisse, une hépatite et la mononucléose pendant un mois. Il a raté plusieurs semaines de cours mais a quand même fini major de promo avec plus de 17 de moyenne. Le talent, direz-vous.
Morale de l’histoire : allez chez le médecin quand vous êtes malade parce que j’aurais pu avoir de graves complications et embrasser sous la pluie ne répare pas vos péchés.
Allez,
A demain sûrement (ça fait bizarre de dire ça olala)
Audrey