Gilets jaunes & compagnie

Je vais me faire taper sur les doigts mais bon, évitez de me faire trop mal si vous voulez que je puisse continuer à écrire…

Les taxes augmentent, le peuple en a marre, le gouvernement s’en fout : ça aurait pu être une rébellion justifiée, c’est devenue une pâle copie d’un Secret Story raté où cris, colère et violences sont les clés pour exister.

Gilets jaunes : comment leur action a-t-elle décrédibilisé leur cause ?

Au début, ils protestaient contre la hausse des taxes sur les carburants. Aujourd’hui, ils ne savent plus trop pourquoi ils protestent, mais ils le font quand même. Sûrement un peu de fierté. Evidemment un manque d’honnêteté.

Ils sont là, partout, à bloquer les uns qui n’ont que leur travail pour manger, à insulter les autres qui se battent pour tenter de se relever.

Ils prétendent agir au nom et dans l’intérêt de ceux qu’ils arrêtent sur le bord de la route pendant des heures, ces Hommes transformés en objet dont l’utilisation est censée faire réagir le gouvernement.

Ils prétendent agir pour le peuple, ce même peuple devant représenter l’ensemble des Français dont ils excluent pourtant ceux qui ont choisi une marque de voiture trop chère à leurs yeux.

Ils prétendent agir pour toi, pour eux, pour nous, nous réduisant au silence, derrière la parole de quelques uns censée traduire celle de chacun.

Ils implorent la baisse des taxes tout en réclamant la hausse du nombre de professeurs, de chambres d’hôpital ou un accès gratuit à la culture.

Ils critiquent l’inertie du gouvernement face à la fraude fiscale qui fait perdre des milliards d’euros à l’Etat mais tentent de bloquer les centres commerciaux pour que la TVA cesse d’entrer dans les caisses de ce même Etat.

Ils réfutent l’idée de devenir un mouvement politique, cette et ces politique(s) qu’ils détestent, mais agissent main dans la main avec une partie de l’opposition politique, cette même opposition pour qui voter en 2017 n’était même pas, pour eux, une option.

Ils pointent du doigt ces milliardaires pour qui payer des impôts est loin d’être une priorité mais quémandent quelques lignes défendant leur cause dans leurs journaux.

Ils ont commencé par se battre pour des idées, ils finissent par lutter contre une personnalité.

Ils auraient pu tenter de parler, ils ont préféré tout casser. Ecartant alors toute forme de dialogue au profit d’une violence non maitrisée.