A peine le temps de défaire mes valises que je suis déjà là, à vous raconter mes petites aventures à Cavalaire (bon, en fait j’ai mis deux secondes à commencer l’article, certes, mais trois semaines à le terminer , oups). Si c’est pas de l’amour ça …
Je suis partie la semaine du 15 août (1ère fausse bonne idée) à Cavalaire (2ème fausse bonne idée) avec mon copain (3ème fausse bonne idée) (non je rigole :p). Bref, je suis partie LA semaine où tout le monde part, dans LE coin où tout le monde part, avec LA personne avec qui tout le monde veut partir (au moins). Donc forcément quand t’es déjà poissarde à la base mais qu’en plus tu nargues la poisse, ben il ne peut que t’arriver des galères. Récit.
La SNCF
On passera la grève des TER Lyon – Saint-Etienne. La SNCF fait tellement de trucs aberrants chaque semaine que j’ai déjà épuisé tout mon stock de blagues sur elle. En revanche, on va parler de la suppression des trains Marseille – Toulon PILE au moment où je devais les prendre. Pas besoin d’avoir d’idées de blagues pour le coup, cette annulation en est une immense à elle seule.
Pour ceux qui ne sont jamais allés à Cavalaire, il n’y a pas de gare là-bas. Oui oui, il n’y a PAS DE GARE LA-BAS (alors qu’il y en a une à Agde, ok).
Plusieurs solutions s’offrent alors à vous : vous arrêter à Toulon puis prendre un bus, vous arrêter à Marseille puis prendre un autre bus (mais pendant que vous ferez Marseille – Cavalaire en bus, votre soeur aura le temps de se faire trois allers-retours en Australie : à éviter) ou vous arrêter à Saint-Raphaël (chose que j’avais faite l’année dernière pour Ramatuelle) (chose que j’aurais dû refaire cette année) (mais chose que je n’ai pas faite cette année). Nous avions bien évidemment choisi la première, sinon c’est pas drôle.
A peine le temps de poser mes six sacs / valises (pour cinq jours, beau ratio) sur le quai de la gare de Marseille que mon regard avait déjà croisé celui du panneau d’affichage des trains et surtout du petit « annulé » à côté de TOUS ceux pour Toulon. Je répète : TOUS les trains pour TOULON.
Me voilà donc, bloquée dans une gare que je ne connaissais pas, sans moyen pour aller à ma destination souhaitée, sans aucun moyen pour retourner d’où je venais non plus. La belle vie quoi.
Les valises dans le bus
Après avoir enfin réussi à trouver un train, restait encore l’épreuve du car (ben oui, je vous avait dit qu’en s’arrêtant à Toulon, l’aventure était encore loin d’être terminée). Si prendre le bus est quelque chose de banal pour beaucoup, chaque petit geste est une aventure pour moi.
Qui dit jolie ville dit jolies photos Instagram. Qui dit jolies photos Instagram dit jolies tenues. Et qui dit jolies tenues dit ……………….. GROSSE VALISE POUR LES TRANSPORTER (j’aurais dû mettre valise au pluriel, mais j’ai pas osé).
Me voilà donc partie avec mes quarante tenues pour cinq jours et presque autant de sacs (parce qu’on ne mélange pas les chapeaux et les vêtements quand on s’appelle Audrey). Le problème (encore un) quand on emporte douze valises et qu’on doit prendre un car, c’est que rien ne te garantit que tes valises rentrent dans sa mini soute. Rien. Encore moins en pleine saison quand TOUS les autres ont eu la même idée que toi (à savoir, emporter toute leur garde-robe).
Si pour l’aller les choses se sont à peu près bien passées, ça a été vachement plus compliqué au retour. Bien sûr, rentrer le vendredi de la semaine du 15 août alors même qu’à peu près toute la planète Terre rentrait ce jour-là n’était pas forcément une bonne idée, mais vis ma vie de jeune qui travaille deux semaines par an (c’est dur la vie, vraiment très dur)…. dont la semaine juste après le 15 août. Rentrer à ce moment-là n’était alors pas un choix mais bel et bien une obligation.
Bref, j’ai rapidement regretté d’avoir arrêté de jouer à Tetris il y a quinze ans quand il a fallu faire rentrer les valises de quarante passagers dans la soute d’un car où même les petites fesses de ces quarante personnes ne rentraient pas. On a finalement réussi, ma mère m’ayant toujours dit que quand on veut, on peut. Vous savez bien.
S’il y aurait encore des dizaines de petites galères à raconter (faire une mousse au chocolat avec un batteur qui dégage les oeufs du saladier au lieu de les monter en neige, passer trois heures dans les embouteillages de Saint-Tropez pour faire vingt kilomètres et plein d’autres petits trucs que le politiquement correct m’empêche de révéler ici), ça, je le garde pour une fois ou je le tairai à tout jamais.
A vendredi. Merci.
Audrey