L’inconditionnelle de 50′ inside que je suis ne pouvait ignorer l’existence de Saint-Tropez à la réputation aussi étincelante que les stars qui s’y trouvent. Alors qu’elle ne fut pas ma joie quand les parents de l’ami avec qui je suis partie à Ramatuelle m’ont proposé de m’y amener (merci).

Détestant tout ce qui s’apparente au luxe, Saint-Tropez n’avait, a priori, rien pour me plaire. A priori, oui.

Saint-Tropez, cette ville à part. Saint-Tropez, cette ville où tu croises des yachts de la taille de ta maison, celle du voisin et celle du voisin de ton voisin rassemblées à chaque regard. Saint-Tropez, cette ville où les michtonneuses avec des talons plus hauts que la tour de Pise (mais un peu moins d’équilibre qu’elle, coucou la fille qui a failli tomber devant nous, c’est pas parce qu’on a fait semblant de ne rien voir qu’on n’a vraiment rien vu) et des sacs à main contenant toute leur panoplie de maquillage pour aller séduire un vieux riche plus proche de son entrée dans une tombe que de sa sortie de la maternité sont monnaie courante. Saint-Tropez, oui, Saint-Tropez.

Je ne retiendrai pas de toi ton architecture presque aussi wtf que les tenues de ma prof d’espagnol au lycée ni la nonchalance de tes habitants, certainement lassés par tous ces touristes perdus à qui ils n’ont aucune envie d’indiquer le chemin qu’ils connaissent pourtant par coeur. Non, mon cerveau gardera seulement le souvenir d’une ville mignonne….mais surtout envahie de magasins de chaussures. Et on sait tous que les chaussures c’est plus important que tout.
Audrey