Coucou bonjour hello.
Un an que je rêve de pouvoir ENFIN écrire et publier ce post (mais j’ai quand même mis un mois à le mettre en ligne, mdr, lol, très marrant) (oui j’ai remplacé mon « trop drôle » habituel par un « très marrant », histoire que la routine ne s’installe pas entre nous, vous voyez).
Il y a quelques semaines mon petit-frère de quinze ans a eu le code, me laissant, ainsi, être la seule bouffonne (c’est mon nouveau mot préféré, je le sors à toutes les sauces, pardonnez-moi) de la famille à ne pas l’avoir. Plus d’excuse, plus de « non mais je le ferai après mes partiels », « de toute façon même si j’avais le permis je ne voudrais pas conduire alors à quoi bon ? »: le temps passait et la fin de mon contrat avec mon auto-école approchait. Hors de question pour moi de perdre l’équivalent d’une trentaine de paires de chaussures juste parce que j’avais la flemme de le passer (bon, au final on a quand même perdu les vingt heures payées d’avance mais ce n’est pas ma faute et j’expliquerai plus tard) (l’art du suspense) (adieu chaussures) (la tristesse m’envahit, j’espère que vous aussi).
J’avais prévenu mes parents: je ne m’inscrirais que les 12 ou 21 (mes nombres préférés) de chaque mois. Problème: pour le mois de mai, ils tombaient soit un vendredi soit un dimanche. Impossible donc. Alors j’ai bloqué la date du 10 mai, sans grande conviction. Déjà qu’en le passant le douze j’étais pas sûre de l’avoir mais alors le dix…. (ça c’est mon côté superstitieuse).
Je choisis le lieu d’épreuve dont l’adresse commence par 21. Bah oui, quitte à ne pas le passer le 12, au moins avoir un 1 et un 2 dans l’adresse. Problème (encore): il est (à peu près) à l’autre bout du monde (du moins de la ville). Ma mère, cédant à tous mes caprices, accepte tout de même de m’y amener. Merci.
Mercredi 10 mai, rendez-vous quatorze heures. On part à treize heures, histoire de faire mentir ma fameuse réputation de fille toujours en retard. Je la supplie presque à genoux de se mettre sur la place de parking 21 (superstitieuse ET folle, coucou). Je rentre dans le bâtiment et vois que l’épreuve se déroule dans la salle 211. Signe du destin ? Aucune idée, tout ce que je sais c’est que mon cerveau s’est, à ce moment-là, dit qu’il n’avait pas le droit à l’erreur (et il se l’est encore plus dit après avoir entendu ma mère dire, à peu près, cinquante fois « plus jamais je viens ici » « putain Audrey t’aurais pu le passer dans un endroit plus près »).
Alors je suis rentrée dans la salle, avant d’en sortir, quarante minutes après, l’impression d’avoir raté ma vie, comme toujours mais avec cette petite voix, au fond de moi, qui me disait « non mais tu peux pas échouer là où ton petit-frère a réussi » (superstitieuse, folle et schyzo, je sais ce que vous vous dites…).
J’ai dû attendre les résultats trois heures, TROIS-PUTAIN-D’HEURES pendant lesquelles j’implorais à peu près tout ce que je pouvais implorer pour que cette horreur de code de la route soit terminée.
Puis, comme 99% des gens, au moment où j’ai appris que je l’avais je me suis dit « ahahahahahah mais c’était trop facile » et suis entrée dans la catégorie des gens très chiants qui vont vous dire « mdr c’est trop simple » quand vous lui direz que vous avez peur de passer le code. Mes plus plates excuses. En attendant, depuis trois semaines je conduis. Je n’ai encore écrasé personne, mais j’ai déjà confondu trois fois la pédale de frein et celle d’embrayage. Ca promet.
Audrey
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