Je ne suis pas une fille très chiante (et là ma mère, mon père, mes grands-parents et tous les autres qui me liront vont bondir, mais non je ne suis pas super chiante en comparaison avec certains), mais s’il y a bien un truc sur lequel je ne transigerai jamais, c’est les chaussures.
Je ne sais pas d’où me vient cette passion, mais quand je regarde le nombre de paires de ma grand-mère paternelle (dont les ¾ qu’elle ne met pas), je me dis qu’elle y est forcément pour quelque chose.
Une paire de chaussures, c’est LE truc qu’on regarde en premier. Le truc qui peut changer ta tenue du tout au tout. Le truc qui peut te faire passer d’un look funky à un look plus sage, d’une tenue banale à une véritable imitation du style de Lady Gaga.
L’autre jour je me baladais sur Internet (toujours à la recherche de chaussures, mais juste pour les regarder parce que je n’ai plus le droit d’en acheter) lorsque je suis tombée sur la paire la plus mignonne du monde. Une magnifique création de Claudie Pierlot (je me suis découvert une passion pour cette marque il y a quelques semaines, les looks décalés mais tellement mignons me font craquer bien que je sois incapable de porter ce genre de pièces). Je me suis empressée de la montrer à ma maman, lorsque, dans ses yeux, j’ai pu voir le dégoût et l’envie de me renier qu’elle a eue en apprenant que j’aimais ce genre de chaussures. S’en sont ensuivis les « trouve un boulot qui te fasse gagner beaucoup d’argent parce qu’il ne faudra pas compter sur moi pour t’acheter des chaussures quand tu seras adulte » ou autres « mais Audrey tu te rends compte que tu as plus de chaussures dans ton placard que j’en ai eu dans toute ma vie ».
A une époque de ma vie je détestais les talons. N’étant pas immense, mais pas petite non plus, je refusais d’en porter par peur d’être confondue avec Elisany Silva (et également par peur de me casser la gueule, mais je me suis très vite rendue compte que pour cela, le port de talons n’était pas obligatoire).
Ma première paire date d’octobre 2013. Des talons d’environ 5 cm à peine, et pourtant une impression de voir le monde de très haut à chaque fois que je les portais (mes talons de 12 cm achetés par la suite sont en train de rire dans le placard). Pour tout avouer, j’ai eu énormément de mal à marcher avec au début. J’ai même fini par me dire que les talons ce n’était pas pour moi. Mais après de multiples essais, j’ai fini par m’y faire, et depuis je ne les ai jamais abandonnés.
Je n’ai jamais suivi les modes (sauf si la mode « (tentative d’)imitation de Capucine Anav » existe). Dans une génération où être une fille et ne pas aimer les baskets est vu comme un crime, j’attends ma condamnation. Plutôt branchée escarpins que chaussures de sport. Malgré mes différents achats « basketeux », je n’ai pu m’y résoudre.
Ma passion pour les chaussures diverge avec ma passion du « marcher pieds-nus dans la maison » (enfin je devrais plutôt dire de ma flemme d’aller chercher des pantoufles dans le placard). Mais maman, après tout, il est plus utile de collectionner des chaussures que des timbres ou des petites voitures, non ?
A.N.